Portraits de Berlin

Les musées de Berlin – la plupart situés dans la Museuminsel (l’île aux musées) – regorgent de trésors que j’ai enfin pris le temps d’admirer (voir Le peintre romantique et Les musiciens en peinture). 

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Essentiellement présents dans la Alte Nationalgalerie (photo ci-dessus) et la Gemäldegalerie (intégrée au Kulturforum, un complexe inauguré en 1998 à côté de la Philharmonie), ce sont des dizaines de portraits de toutes époques. Florilège très loin d’être exhaustif !

img_0684Sandro BotticelliJulien de Médicis (Gemälde-Galerie)

img_0688Sandro Botticelli, Portrait d’une jeune femme (probablement Simonetta Vespucci)

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Jan Sanders van Hemessen, ,La peseuse d’or

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Rembrandt, Jeune femme accoudée à la porte (Hendrickje Stoffels)

img_0654Frans Hals, Catharina Hooft et sa nourrice

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Rubens, L’enfant à l’oiseau

img_0629Lucas Cranach le jeune, Portait du juriste Leonhard Badehorn

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Anselm Feuerbach Autoportrait (1873)

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Arnold Böcklin, Le chanteur Karl Wallenreiter (1861)

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Böcklin, Autoportrait avec un verre de vin (1888)

img_0516Böcklin, Autoportrait avec la mort jouant du violon, 1872

img_0482Böcklin, Le peintre et sa femme, 1863

img_0463Elisabeth Jerichau-BaumannDouble portrait des frères Jacob et Wilhelm Grimm, 1855

img_0523Franz von LenbachRichard Wagner (voir aussi Les musiciens en peinture)

A propos de Wagner, je signale un coffret passionnant des trois opéras de jeunesse de Wagner dirigés par Sawallisch, encore proposé à prix réduit sur jpc.de

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L’île berlinoise

C’est devenu une tradition. Entre mon anniversaire, le 26, et la Saint-Sylvestre, je m’échappe vers une ville où je peux faire le plein de musique et de musées, l’an dernier Leipzig et Dresde, que je ne connaissais pas, cette année Berlin où je suis venu si souvent en coup de vent pour un concert ou un congrès professionnel.

Première visite à la Alte Nationalgallerie, où j’ai enfin vu le tableau qui manquait à ma galerie de l’Île des morts de Böcklin. Il y a longtemps, à Bâle, en 2012 à New York, en 2013 à l’Ermitage de Saint-Pétersbourg – avec cette énigme L’île mystérieuse,et l’an dernier à Leipzig en majesté dans ce fabuleux Museum der bildenden Künste

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Tableau toujours aussi fascinant…

Pour rappel, deux compositions également fascinantes, le poème symphonique éponyme de Rachmaninov, et la tétralogie symphonique de Reger, dans d’immenses versions :

815o92UdZLL._SL1500_Version/vision légendaire de Fritz Reiner captée en 1957 à Chicago, reprise dans la sélection de Diapason

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Lecture éminemment inspirée de la fresque symboliste de Reger due au grand Schmidt-Isserstedt, à qui j’ai promis de consacrer bientôt un portrait…

En attendant de trier les photos prises à la Alte Nationalgallerie (toute une salle dédiée à Caspar David Friedrich !) ces quelques toiles ou sculptures liées à la musique :

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L’un des célèbres portraits de Wagner par Franz von Lenbach (1832-1904)

Buste de Wagner par Lorenz Gedon.

Quant à ce portrait de groupe, il vaut plus pour la qualité de ceux qui sont représentés que pour son intérêt artistique :

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De Joseph Danhauser (1805-1845), l’un des représentants de la période Biedermeierce tableau de 1840 montrant Liszt au clavier. Face au buste de Beethoven, sa compagne d’alors, la comtesse Marie d’Agoult à ses pieds, le virtuose est bien entouré : assis à gauche, Alexandre Dumas et George Sand. Au second plan, debout, de gauche à droite, le jeune Victor Hugo, Paganini et Rossini !

Mais puisqu’on est venu à Berlin pour la musique, première étape hier soir à la Komische Operpour un spectacle qui tenait tout à la fois du cabaret Chez Michou, de l’opérette viennoise, des Folies Bergère, Les Perles de Cléopâtre d’Oscar Straus (qui décida lui-même d’ôter un S à son nom, pour ne pas être confondu avec le reste de la dynastie Strauss, avec laquelle il n’avait pas lien de parenté).

On a bien ri, on s’est bien amusé, une partition bien troussée, même si elle n’approche ni Strauss (Johann) ni Lehar.

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Les sans-grade (X) : Horst Stein

« He shunned the flamboyant and jetset lifestyle enjoyed by the likes of Karajan, and to watch he could be somewhat uncharismatic. » On peut difficilement faire plus juste et piquant que The Telegraph dans la nécrologie que le journal britannique publia à la mort du chef d’orchestre allemand Horst Stein (1928-2008)

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Une tête, un physique qu’on croirait échappés d’un tableau médiéval, et une notoriété en effet très loin de celle des stars de la baguette, réduite au cercle restreint des mélomanes avertis.

Et pourtant Horst Stein a fait une carrière plus qu’honorable, malheureusement interrompue par la maladie à la fin des années 90 et a surtout laissé une discographie de très grande qualité.

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J’avais salué le beau coffret consacré à Max Reger pour l’essentiel constitué d’enregistrements réalisés par Horst Stein avec l’orchestre symphonique de Bamberg, une phalange qui a fêté ses 70 ans l’an dernier et dont il a été le directeur musical de 1985 à 2000.

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Avant Bamberg, Stein avait dirigé l’Orchestre de la Suisse Romande, de 1980 à 1985, où il avait succédé à Wolfgang Sawallisch. Et enregistré pour Decca quelques disques qui font référence, comme un exceptionnel ensemble Sibelius

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Dans la même collection Eloquence, à signaler toute une série d’enregistrements, passés inaperçus, mais hautement recommandables, avec l’Orchestre philharmonique de Vienne, comme une fantastique intégrale des concertos pour piano de Beethoven avec Friedrich Gulda,,les 2ème et 6ème symphonies de Bruckner (Decca avait entrepris une intégrale avec Vienne et plusieurs chefs, Abbado, Maazel notamment), Weber, Wagner.

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Les fresques de Rafael

L’année 1914 a été prodigue en grands chefs d’orchestre : Giulini, Kondrachine, Fricsay, Rowicki, Kubelik excusez du peu ! En 2014, Fricsay et Giulini ont bénéficié d’hommages discographiques « à la hauteur » (lire Centenaires). Kondrachine a été oublié, Rowicki partiellement réédité.

Quant au chef tchèque Rafael Kubelik (1914-1996), il avait été bien servi par ses éditeurs successifs, mais incomplètement pour ce qui concerne Deutsche Grammophon :

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La branche italienne d’Universal/DGG avait édité un coffret comportant les quatre intégrales symphoniques réalisées par Kubelik pour l’étiquette jaune : Beethoven, Dvorak, Mahler et Schumann, qui n’avait pas été largement distribué en France.

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Voici que Deutsche Grammophon se rattrape avec une vraie intégrale de tout ce que le chef, né tchèque, mort suisse, avait gravé. A l’apogée d’une carrière mouvementée, qui a prouvé que Rafael Kubelik ne transigeait pas avec la liberté, avec sa liberté.

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Voir les détails de ces coffrets sur : Bestofclassic

Impossible de résumer, de caractériser en quelques mots – laissons cela aux critiques professionnels – l’art et la carrière de Rafael Kubelik. 

J’ai eu, une seule fois, la chance de le voir en concert, à la fin des années 70, dans l’horrible salle du Palais des Congrès à Paris. Il dirigeait l’Orchestre de Paris dans la 9ème symphonie de Mahler. J’en ai conservé un souvenir lumineux, Et c’est aussi avec Kubelik que j’ai commencé mon exploration des symphonies de Dvorak (lire La découverte de la musique : carnet tchèque), puis Smetana.

Que faut-il retenir de son abondante discographie, et en particulier de ce beau coffret Deutsche Grammophon ? Que Kubelik est un musicien du grand large, qui brosse à fresque, s’épanouit dans de vastes paysages symphoniques. Ce n’est pas faire injure à sa mémoire de dire que ses Mozart, ses Beethoven (une intégrale originale réalisée avec un orchestre différent pour chaque symphonie), ne sont pas essentiels, comme si la forme classique lui était un carcan.

En revanche, quel souffle dans Dvorak, Smetana, Martinu ou Janacek ! Quelle poésie dans la musique de scène du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn, ou les opéras de Weber (Oberon) et Wagner (Lohengrin) présents dans le coffret DG ! (mais très peu idiomatique dans un Rigoletto capté à la Scala, et souvent présenté – pourquoi ? – comme une référence). Ses symphonies de Mahler me laissent partagé, peut-être à cause d’une prise de son qui m’a toujours semblé étriquée – pourtant c’est l’orchestre de la Radio bavaroise – quand, dans le même temps, Solti faisait des étincelles chez Decca.

Et puis il y a pas mal de curiosités dans ce coffret DG (voir la liste complète sur Bestofclassic: un disque Haendel avec Berlin – Water music et les Royal fireworks – daté mais pas désagréable – pour l’anecdote, c’est un extrait de ce disque qui servait d’indicatif à l’indéboulonnable émission de Jean Fontainele dimanche soir sur France Inter, Prestige de la musique ! -, sans doute la version de référence du grand opéra de Pfitzner, Palestrina, une rareté de Carl Orff, Oedipe le tyran (1959), des concertos pour piano bien peu personnels d’ Alexandre Tcherepnine, avec le compositeur au piano, une grande version des Gurrelieder de Schoenberg, ou encore deux magnifiques visions des 4ème et 8ème symphonies d’un compositeur allemand vraiment trop négligé du XXème siècle, Karl-Amadeus Hartmann

Rafael Kubelik a eu une fin de vie pénible. Après son retour triomphal à Prague – qu’il avait fuie en 1948 – pour le concert d’ouverture du Printemps de Prague 1990 – quelques mois après la chute du mur de Berlin – il devra cesser de diriger, sans doute victime de la maladie d’Alzheimer, et vivra reclus dans sa maison des environs de Lucerne où il s’était établi dans les années 60.

Ci-dessous ce témoignage très émouvant du cycle de Smetana, jamais aussi bien nommé – Ma Patrie – dirigé par Kubelik retrouvant sa chère Philharmonie tchèque.

 

 

 

L’esprit Auber

Tous les Parisiens… et les touristes connaissent le nom de la plus grande station d’échange métropolitaine intra muros Auber voisine de l’Opéra Garnier. Mais savent-ils qui est cet Auber ? nettement moins sûr !

Daniel François Esprit Auber aurait sans doute tenu les premières places si les sondages de popularité ou de notoriété avaient existé au XIXème siècle. Né en 1782 il est mort, à 89 ans, en 1871, il incarne le genre et l’esprit de l’opéra-comique français.

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On retrouvait hier soir la Salle Favart, l’Opéra-Comique, où Auber connut ses succès les plus éclatants et les plus durables, avec un spectacle déjà donné le mois dernier à l’Opéra royal de Wallonie, Le Domino noir. 

On avait encore dans les yeux et les oreilles la réussite du Comte Ory de Rossini – direction de Louis Langrée, mise en scène de Denis Podalydès – fin décembre. Intéressant pour prendre la mesure de ce qu’Auber doit au compositeur italien installé à Paris depuis 1825 et de son émancipation par rapport à son prestigieux modèle.

Je vais donc répéter ce qui a été écrit à peu près partout – rare unanimité critique ! -.

Ce Domino noir est un pur régal pour les yeux comme pour les oreilles.

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Dans la fosse, Patrick Davin prouve, une nouvelle fois, qu’il est aussi à l’aise dans la création (Philippe Boesmans), dans le grand répertoire symphonique – combien de belles soirées à l’Orchestre philharmonique royal de Liège ! – que dans les ouvrages lyriques plutôt rares (c’est lui qui avait redonné vie à La Jacquerie de Lalo lors du Festival Radio France 2015).

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La mise en scène du Comédien-Français Christian Hecq – décidément c’est une spécialité de l’Opéra-comique ! – est brillante, virtuose, drôle, pétillante, jamais vulgaire. Et le plateau est composé à la perfection : Anne-Catherine Gillet, Cyrille Dubois, Marie Lenormand – impayable Jacinthe – Laurent Kubla, François Rougier, il faudrait tous les citer. Tous francophones.

29790068_10156239756783194_4593135319425646022_n(la Jacinthe de Marie Lenormand… qui me faisait penser, allez savoir pourquoi, à Montserrat Caballé !)

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Je signale qu’on retrouvera Anne-Catherine Gillet et Cyrille Dubois le 21 juillet prochain, dans le cadre du Festival Radio France Occitanie Montpellierpour la création – en version de concert – de l’opéra Kassya laissé inachevé par Delibes et complété par Massenet.

Quant au Domino noir, on ne peut pas dire que la discographie soit à la mesure du succès de l’ouvrage jusqu’au début du XXème siècle.

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On espère qu’une captation de ce spectacle aura été faite soit à Liège, soit à Paris, et sera bientôt disponible pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance ou la possibilité d’y assister.

 

 

Les sans-grade (VIII) : Joseph Keilberth

Il est mort il y a cinquante ans, à l’âge de 60 ans : le chef d’orchestre Joseph Keilberth est né en 1908, la même année que Karajan, mort prématurément d’une crise cardiaque le 20 juillet 1968, tandis qu’il dirigeait Tristan et Isolde à l’opéra de Munich.

Je me rappelle une série d’émissions que nous avions commises avec mon complice de Disques en lice, Pierre Gorjat (lire Une naissance), pour la chaîne culturelle de la Radio suisse romande, Espace 2, série intitulée : Les cinq K. Mon ami Pierre trouvait qu’on faisait bien trop de cas (!) du seul qui occupait alors – au mitan des années 80 – le devant de la scène musicale, Herbert von Karajan. Moins violemment critique que lui, je pensais qu’on devait, sinon réhabiliter, du moins remettre en lumière quatre autres illustres baguettes, contemporaines de Karajan, qui ne méritaient aucunement de rester dans l’ombre du patron des  Berliner Philharmoniker : Rudolf Kempe (1910-1976),  Hans Knappertsbusch  (1888-1965), Otto Klemperer (1885-1973)… et Joseph Keilberth (1908-1968).

De ces cinq chefs (inutile de dire qu’il ne reste rien de ces émissions, qui furent effacées à peine diffusées… et qui manquèrent cruellement lorsque survint la mort de Karajan le 16 juillet 1989 !), le seul qui ait été oublié des rééditions discographiques est Keilberth. Même si je me suis laissé dire que Warner pourrait reprendre les enregistrements parus pour l’essentiel sous l’étiquette Telefunken.

J’ai longtemps délaissé les quelques disques de Keilberth que j’ai dans ma discothèque, à l’exception de son légendaire Freischütz. J’ai eu tort.

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Je redécouvre des Beethoven magnifiquement chantants, mobiles, superbement articulés.

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Richard Strauss s’accorde particulièrement à l’art de Keilberth. Comme une lumière et une sensualité méridionales qui éclairent l’écheveau de la trame orchestrale.

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Même lumière dans Brahms (une intégrale des symphonies à rééditer), bien perceptible dans ce « live » avec la radio bavaroise

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En attendant, on l’espère, de retrouver le legs symphonique de Keilberth chez Warner on retrouvera des bribes, vraiment trop chiches, de l’art de celui qui fut l’âme et le directeur musical de l’orchestre symphonique de Bamberg de 1950 à sa mort.

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Mais c’est en chef d’opéra que Joseph Keilberth est resté le mieux documenté au disque, en particulier avec la réédition spectaculaire de la toute première Tétralogie captée en stéréo… en 1955 à Bayreuthque les spécialistes tiennent pour un must.

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Richard Strauss est aussi très bien servi.

 

J’ai une affection particulière pour ces versions d’Arabella (sublime Lisa della Casa) et de la Femme sans ombre.

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Le son de la neige et Karl Böhm

À l’heure où j’écris  ces lignes, il neige de nouveau sur l’Ile de France et ma maison. J’imagine que ce nouvel épisode hivernal va encore faire la une des journaux télévisés (voir Paris centre du monde)

Oserai-je avouer que le spectacle de la neige, et plus encore le son de la neige, me fascinent aujourd’hui autant que lorsque j’étais enfant ? La rumeur de la ville ou des champs, les bruits de la vie comme tamisés par ce manteau immaculé, une atmosphère magique…. Evidemment la magie est moindre quand on doit se déplacer… ou subir les errements de conducteurs en déroute !

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On s’apprête à passer le week-end au chaud en découvrant le beau coffret qu’on avait commandé dès que le spécialiste incontesté du dit chef m’en eut prévenu – je veux parler de Remy Louis – : après trois coffrets plutôt concentrés sur les enregistrements symphoniques,

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Deutsche Grammophon propose un fort pavé consacré à Karl Böhmchef d’opéra.

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On aurait aimé saluer sans réserve cette initiative, mais le titre du coffret est trompeur : il ne s’agit pas de l’intégrale des « vocal recordings » de Karl Böhm, puisqu’il y manque rien moins que le fameux Ring capté à Bayreuth, et une rare Chauve-souris parue sous étiquette Decca avec la Rosalinde la plus lumineuse de la discographie, Gundula Janowitz.

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Mais, tel qu’il est, ce superbe coffret rappelle l’immense chef d’opéra que fut Karl Böhm, ses versions incandescentes de Lulu et Wozzeck, des Mozart certes plus classiques, moins aventureux que ceux de Gardiner ou Harnoncourt, mais jamais anodins ou banals – et quelles distributions ! – et bien sûr de légendaires Richard Strauss dont Böhm fut l’un des plus ardents et fidèles interprètes.

Tous les détails – oeuvres, interprètes -de cet « indispensable » de toute discothèque à voir ici : Karl Böhm chef d’opéra