Ouvertures

IMG_2139(L’Opéra-Comédie, Montpellier)

À quelques jours d’intervalle, les deux maisons d’opéra de la région Occitanie, Montpellier et Toulouse, ont fait l’ouverture de leur saison. Deux réussites, saluées comme telles d’abord par le public qui se pressait très nombreux à la première de l’Italienne à Alger à l’Opéra-Comédie le 26 septembre, et qui a fait un triomphe à la troisième représentation de Tiefland hier soir au Capitole.

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Pari toujours osé de ne pas choisir un « tube » du répertoire lyrique, encore que le Rossini de Montpellier ne soit pas une rareté.

Un Rossini dirigé comme du Mozart par le maître des lieux, Michael Schonwandtque je n’avais jamais entendu dans ce répertoire, et qui porte très haut la réussite de ce spectacle à la tête d’un orchestre en très grande forme (savoureux solos de cor, clarinette, flûte) et d’une distribution très jeune et homogène – mention spéciale pour le tout jeune ténor authentiquement rossinien Alasdair Kent ,timbre, virtuosité, ligne de chant, élégance.

À Toulouse, le choix de l’ancienne direction du Capitole d’ouvrir la saison avec un ouvrage doublement méconnu a surpris, et sans doute refroidi un public plus friand d’italianita.

Mais ce Tiefland d’Eugen d’Albert est un magnifique ouvrage qu’on ne connaissait que par le disque.

La réussite est totale, sur scène, dans la fosse, avec une distribution de très haute tenue, et l’oeuvre, musicalement, dramatiquement, est fascinante de bout en bout. L’orchestre et les choeurs du Capitole brillent de tous leurs feux sous la baguette très. inspirée d’un expert du romantisme allemand Claus Peter Flor (lire Forumopera : l’amour rédempteur)

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Deux références discographiques :

71m1BCM67KL._SL1400_L’Italienne d’Abbado permet de retrouver l’art incomparable d’Enzo Dara disparu il y a quelques semaines.

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J’en profite pour signaler la réédition à tout petit prix d’un très bel ensemble Mendelssohn dirigé par Claus Peter Flor

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C’était mieux avant ?

C’est l’histoire d’un texte écrit trop vite, publié hier matin et retiré. Et maintenant corrigé, ou plutôt remanié.

D’abord parce que, sans le savoir, le titre de ce billet plagie celui de l’éditorial de Franz-Olivier Giesbert dans Le Point de cette semaine, qui lui-même évoque un petit bouquin coup de gueule de Michel Serres

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« Dix Grands Papas Ronchons ne cessent de dire à Petite Poucette, chômeuse ou stagiaire qui paiera longtemps pour ces retraités : « C’était mieux avant ». Or, cela tombe bien, avant, justement, j y étais. Je peux dresser un bilan d’expert.
Qui commence ainsi : avant, nous gouvernaient Franco, Hitler, Mussolini, Staline, Mao… rien que des braves gens ; avant, guerres et crimes d’Etat laissèrent derrière eux des dizaines de millions de morts.
Longue, la suite de ces réjouissances vous édifiera. » Michel Serres

Je me référais, beaucoup plus modestement, aux discussions souvent passionnées, parfois passionnantes, que je vois sur Facebook – il m’arrive d’y participer ! – entre critiques éminents, discophiles invétérés, collectionneurs incollables, à propos du disque classique ou de témoignages audio ou vidéo de l’art de grands musiciens. La tonalité générale témoigne d’une nostalgie d’un âge d’or révolu, et, en effet, sans que ce soit péjoratif, d’un « C’était mieux avant » !

Sur ce blog, je ne suis pas le dernier à céder à cette tentation (lire Le génie de Genia)

En même temps, que de découvertes ou redécouvertes grâce à ces débats, notamment sur des pages dédiées (comme Conductors Orchestra Historical) ou grâce à des photos et documents exceptionnels (merci Remy Louis, Jean-Charles Hoffelé et bien d’autres que je devrais citer).

Dans ce même papier, je citais, maladroitement sans doute puisque d’aucuns y ont vu une critique, voire une attaque, les coffrets publiés par Diapason dans une collection intitulée La Discothèque idéale de Diapason

« Vous en rêviez… nous l’avons fait. Quoi donc ? La Discothèque idéale de Diapason. De quoi s’agit-il ? D’une forme nouvelle d’encyclopédie sonore, à la fois histoire de la musique et de l’interprétation, qui vous permettra, en collectionnant ses coffrets d’une dizaine de CD, d’avoir accès aux chefs-d’œuvre des grands compositeurs dans leurs plus incontestables versions de référence.

A l’origine de cette initiative, une tête pensante : Gaëtan Naulleau qui assume la direction artistique du projet. Et un double constat. D’abord, la quasi-disparition des disquaires qualifiés capables de vous guider dans vos choix. A cela nous remédions, en sélectionnant pour vous la crème de la crème avec la caution de notre expertise critique – et les mêmes scrupules que nous mettons à séparer le bon grain de l’ivraie dans le flot de nouveautés qui nous arrivent chaque mois. »

 

 

Je relevais, ce que ne dit pas ce texte de présentation, que, pour des raisons juridiques qui échappent aux non-initiés, ces très beaux coffrets, magnifiquement composés, font l’impasse – à quelques rares exceptions près – sur la production discographique des 50 dernières années. Et que présenter cet ensemble comme une discothèque de référence peut induire en erreur un jeune mélomane désireux de se constituer sa propre discothèque. D’autant plus que les guides Fayard ou Laffont dus à J.C.Hoffelé et Piotr Kaminski et Ivan Alexandre (pour le baroque) qui nous guidaient et nous éclairaient il y a vingt ou trente ans ont disparu de la circulation et n’ont jamais été remplacés.

Certes, le lecteur assidu de Diapason a, chaque mois, nombre de rubriques, en plus de la critique des nouveautés et rééditions, qui le guident, l’informent, l’éclairent. Mais je ne suis pas le seul à être en manque d’ouvrages récapitulatifs, qui sont aujourd’hui trop coûteux à réaliser (même Gramophone et Penguin ont abandonné la partie).

Précision me concernant : Je me suis essayé, durant deux saisons, à un exercice que je n’avais jusqu’alors pas pratiqué, celui de la critique écrite de disques – qui ne ressortit pas du tout au même genre que la critique radiophonique, j’en atteste (lire Le difficile art de la critique). Je reste très reconnaissant aux responsables de Diapason, en particulier Gaëtan Naulleau, de m’avoir ouvert leurs colonnes, de m’avoir supporté – parfois dans les deux acceptions du terme -, et in fine de m’avoir fait prendre conscience de la difficulté de l’exercice. Difficulté accrue par l’ambiguïté de ma position : on ne peut définitivement pas être juge et partie, et si j’ai eu la grande joie de pouvoir chroniquer le très beau coffret d’hommage à Armin Jordan, j’ai été plus d’une fois très mal à l’aise lorsque je devais écrire, avec ma franchise habituelle, sur des artistes, des chefs bien vivants, que je suis amené à fréquenter, voire à engager, dans mon activité professionnelle…

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Châteaux des Carpathes

Il y a dix jours, je quittais à regret une ville – Brașov– et un pays – la Roumanie – que, quarante-quatre ans après un premier voyage, j’ai redécouverts avec passion.

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Le Château des Carpathes est un roman de Jules Verne dont je ne connaissais que le titre.

 

L’opéra qu’en a tiré  Philippe Hersant m’est plus familier. Créé au Festival Radio France le 1er août 1992, l’ouvrage a beaucoup contribué à la reconnaissance et à la notoriété du compositeur français, qui s’est frayé une voie originale et singulière dans un paysage de musique contemporaine largement dominé par Boulez et ses disciples.

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Quand on prend le temps de parcourir les paysages contrastés, montagnes couvertes de forêts profondes, vallées sinueuses, du massif des Carpathes  en Roumanie (et en partie en Bulgarie), ce que j’ai eu la chance de faire à quatre reprises en quarante ans, on comprend que Jules Verne, Bram Stoker (Dracula) y aient puisé inspiration et installé des personnages fantasmatiques.

C’est bien dans ces régions montagneuses du centre et du nord de la Roumanie, partagées entre Transylvanie, Moldavie, Bucovinequ’on perçoit le mieux la richesse – et le poids – d’une histoire mouvementée, le mélange de cultures, de langues (allemand, hongrois, roumain, russe), le brassage des religions, qui font la singularité de cette région d’Europe.

Des photos, des images de ce parcours estival :

Cliquer sur les liens Brasov la ville couronnée

Châteaux des Carpathes : Pelisor

Châteaux des Carpathes : la résidence royale de Peles

L’horreur Dracula

Le monastère de Bistrita

Piatra Neamt

Secu hors du temps

L’ermitage de Sihastria

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Les Immortelles d’Agapia

La citadelle de Neamt

Le monastère de Varatec

 

 

 

Une Turandot bulgare

On ne s’attend à rien, sauf au pire, lorsqu’on voit des affiches pour une représentation d’un opéra aussi spectaculaire que Turandot de Puccini dans une station balnéaire bulgare. Pourtant, à 10 € la (très bonne) place, on ne risquait pas grand chose, une heureuse surprise peut-être ?

Le théâtre d’été est situé au milieu d’un immense parc qui surplombe la mer – c’est ainsi que les longues plages de sable de Burgas ville ont été préservées de toute urbanisation intempestive –

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Dix minutes avant le début de la représentation, le théâtre est loin d’afficher complet. A l’entracte on constatera une demie jauge. Désintérêt d’une population pourtant naguère largement éduquée à la musique, à l’opéra, au théâtre ?

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Je crois bien que, plus encore que La Bohème, Tosca, Manon Lescaut ou Madame Butterfly, Turandot est l’ouvrage de Puccini que j’ai vu le plus souvent en scène (la saison dernière encore à Montpellier – lire Remaniement, amour et cruauté)l’un des  opéras que je connais par coeur, et qui m’a toujours fasciné par son écriture orchestrale et chorale, plus que par les performances purement vocales, même si elles sont impressionnantes, des rôles principaux.

Eh bien cette Turandot bulgare, sans prétendre à l’originalité dans la mise en scène – des plus convenues – n’avait rien à envier à des productions plus prestigieuses. Le rôle-titre parfaitement assumé par une belle et large voix, celle de Gabriela Georgieva 

Calaf était chanté vaillamment par un pilier de l’opéra de Sofia, Boiko Tsvetanov– qui a quand même craqué son Nessun Dorma. Belle révélation avec la Liu de la jeune Maria Tsvetkova, Des choeurs pas toujours homogènes, des voix parfois ingrates pour les ministres Ping, Pang, Pong, le reste de bon niveau et un orchestre tout ce qu’il faut de sensuel et rutilant sous la baguette experte de Grigor Palikarov.

Au disque j’en reviens toujours à deux versions, l’une – Karajan – pour la pure somptuosité orchestrale et chorale, malgré les erreurs de casting pour Turandot et Liu – l’autre – Leinsdorf -justement pour une distribution inégalée

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Le tourbillon de la vie

Jeanne Moreau est morte, quelques semaines avant son 90ème anniversaire. Comme Michèle Morgan, quelques films seulement ont forgé sa légende.

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Une légende qu’elle-même et le milieu culturel ont soigneusement entretenue, jusqu’à la caricature souvent. Mais c’est le propre des stars que de susciter, longtemps après qu’elles ont disparu des plateaux de cinéma ou des scènes de théâtre, engouement, vénération, admiration exclusifs.

Je n’ai rencontré qu’une fois Jeanne Moreau à l’occasion de la sortie d’un CD qui n’a pas laissé un souvenir impérissable de ses talents de conteuse, même si le piano de Jean Marc Luisada est comme toujours passionnant.

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J’étais tout prêt à lui dire des gentillesses, à avoir même un brin de conversation avec elle, j’étais alors directeur de France Musique. Elle était en service commandé, on lui avait demandé de paraître à un cocktail organisé par Deutsche Grammophon, elle ne manifesta aucun intérêt pour les personnes présentes (essentiellement des professionnels), se fit tirer le portrait avec son pianiste, et s’en fut dès que la corvée fut achevée.

Quelques années plus tard, l’actrice sur le retour allait faire la cruelle expérience de ce qu’on ne se risque pas impunément à la mise en scène d’opéra. J’ai rarement vu pareil ratage dans cet Attila de 2001 à l’Opéra de Paris, sauvé du naufrage par l’immense Samuel Ramey .

Il ne faudrait pas non plus que les jeunes générations ne gardent de Jeanne Moreau que la savoureuse caricature de Laurent Gerra (à voir ici à 3’33 »)

Pour beaucoup d’entre nous, l’actrice disparue reste une voix, inimitable, inimitée.

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Et, dans l’éclat de sa beauté première, nous restent quelques grands films qui la font immortelle.

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Les printemps de Gundula

J’ai hésité sur le titre de ce billet, je pensais à : L’érotisme de la pureté. 

Il y a deux ans, pour l’évoquer (Légendes vives), j’écrivais : « la voix séraphique, et pourtant charnelle, lumineuse, et pourtant tendue, de Gundula Janowitz. »  La cantatrice autrichienne fête le 2 août prochain, selon l’expression consacrée, ses 80 printemps.

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(Gundula Janowitz, ici avec une autre légende du chant, son aînée Christa Ludwig)

Deutsche Grammophon lui rend, pour l’occasion, le plus beau des hommages avec un coffret de 14 CD très soigneusement élaboré. Il ne s’agit pas d’une simple compilation – même sous pochettes d’époque – mais d’une véritable récapitulation non seulement des enregistrements « officiels » que Gundula Janowitz a faits sous d’illustres baguettes pour la marque jaune mais aussi de « live » bienvenus, même s’ils étaient déjà disponibles ailleurs.

J’emprunte à un « commentateur » de ce coffret sur Amazon.fr ces quelques lignes qui traduisent parfaitement mon sentiment : « Un timbre d’une pureté incomparable, au vibrato scintillant, immédiatement reconnaissable et intemporellement admirable. Un phrasé magique sur une voix de lumière, de cette « beauté lunaire » comme on l’a souvent qualifiée, qui exerce sur l’auditeur une attraction irrésistible et une fascination béate. On n’adhère pas à la voix de Gundula Janowitz : on s’éprend, on succombe, on s’abandonne.

Cette Autrichienne aujourd’hui jeune de quatre fois vingt printemps, se faisait remarquer (par Walter Legge) en fille-fleur à Bayreuth en 1960, sous la direction de Knappertsbusch (on la retrouvera d’ailleurs deux ans plus tard dans la captation légendaire de 1962). Elle fait alors ses débuts pour Karajan à Vienne en 1960 dans la Barberine des Noces de Figaro; durant les trois décennies suivantes elle sera l’une des voix favorites de Karajan et de Karl Böhm, tant à la scène qu’aux studios. »

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J’ai grandi avec Gundula Janowitz dans mon apprentissage des opéras de Mozart, puis des Vier letzte Lieder de Richard Strauss (concurremment avec Elisabeth Schwarzkopf). Ce coffret renferme deux versions des mélodies de Strauss, en studio avec Karajan et en concert avec Bernard Haitink au Concertgebouw.

Je n’ai malheureusement jamais entendu la cantatrice en scène ou au concert…

(des extraits de la production légendaire de Giorgio Strehler des Noces de Figaro à l’Opéra de Paris)

On se précipitera évidemment – pour ceux qui ne l’auraient pas entendue – sur l’émission Lirico Spinto que Stéphane Grant consacrait dimanche sur France Musique à La Voix de Gundula.

Pour les germanophones, cette interview/autoportrait de Gundula Janowitz

Un coffret indispensable ! Avec un peu d’avance je souhaite à mon tour einen wunderschönen 80. Geburtstag  à Madame Janowitz !

 

Franco-Belge

Sur France Musique comme sur toutes les radios françaises, j’ai toujours entendu son nom prononcé ainsi : Klu-i-tin-ce. Ce qui a le don de bien amuser mes amis belges qui l’appelaient : Kl-oeil-tenn-se. Le chef d’orchestre André Cluytensné Belge en 1905 à Anvers, est mort Français à Neuilly, il y a exactement 50 ans, le 3 juin 1967.

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Son éditeur historique, EMI/Pathé devenu Warner/Erato, a fait les choses en grand pour célébrer l’une des plus intéressantes baguettes du XXème siècle, à vrai dire un peu oubliée en dehors du cercle restreint des discophiles avertis.

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Tout est remarquable dans ce coffret de 65 CD et, pour une fois, on veut citer la Note de l’éditeur :

« De l’abondante discographie d’André Cluytens, la postérité a d’abord retenu l’immense interprète de Ravel, dont il a gravé deux vastes anthologies, l’une en mono et l’autre en stéréo. Beaucoup ont appris leur Ravel avec son recueil stéréo longtemps disponible dans la collection Rouge et Noir ou se souviennent du chef qui dirigea l’enregistrement du siècle des Concertos avec Samson François. 

Les rééditions EMI ont également souvent célébré la toute première intégrale des symphonies de Beethoven jamais gravée par l’Orchestre philharmonique de Berlin, achevée trois ans avant celle de Karajan, et qui semblait à jamais indémodable…

….Ce coffret est émaillé de très nombreuses premières en CD : la plupart des 78 tours, dont la symphonie n°94 de Haydn publiée uniquement en Italie, la première Enfance du Christ ou, enfin rendue au public, la version intégrale et à notre connaissance unique du Martyre de Saint-Sébastien.  Mieux encore certains enregistrements voient leur premier jour comme Cydalise et le Chèvre-Pied  de Pierné dont le montage a pu être achevé pour cette édition, ou cette Espana de Chabrier, enregistrée à la suite des concertos de Beethoven avec Solomon : les prises étaient tout simplement restées en bout de bande, et nous les publions ici pour la toute première fois.

La remasterisation intégralement réalisée à partir des bandes originales redonne une vie saisissante à ces gravures et a donné lieu de surcroît à des trouvailles heureuses comme ce disque Richard Strauss/Smetana avec Vienne dont nous avons pu retrouver et publier les bandes stéréo (seule la mono avait été publiée à l’origine)…

Je confirme que ce travail est absolument exceptionnel et m’a redonné envie de réécouter des versions que je croyais bien connaître. Une prodigieuse Symphonie fantastique, un sommet de la discrographie berliozienne, tous les Ravel, Roussel, les symphonies de Beethoven bien sûr, et tant et tant d’autres que je m’apprête à découvrir ou redécouvrir. Aurons-nous droit au même cadeau pour le volet lyrique de l’art d’André Cluytens ?

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