Le Suisse d’honneur

Il faut bien qu’au moins une fois par an le calendrier me rappelle que je suis aussi citoyen helvète. C’est en effet le 1er août qu’est célébrée la Fête nationale de la Confédération helvétique, ce tout petit pays qu’est la Suisse, qui résulte d’une construction démocratique exemplaire. Salut à mes nombreux cousins, cousines, membres de ma famille maternelle, avec qui le lien est maintenu grâce à ce blog !

Hasard ou choix ? C’est en tout cas à la veille de cette fête nationale qu’a été annoncée la grande nouvelle de la nomination à Vienne du plus célèbre chef suisse du moment, Philippe Jordan

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Philippe Jordan dirigera l’Opéra de Vienne

Extrait de l’article du Figaro : 

« Pianiste de formation, Philippe Jordan fait ses armes en tant que répétiteur à l’opéra de la petite ville d’Ulm, en Allemagne. Dans l’ombre, le jeune musicien apprend à diriger. En 1998, le chef d’orchestre de nationalités argentine et israélienne, Daniel Barenboïm, cherche un assistant à Berlin et lui confie la direction de son spectacle.

Le jeune apprenti devient un maître. S’offrent à lui des postes de prestige. De 2001 à 2004, il est directeur musical de l’Opéra de Graz et de l’orchestre Philharmonique de Graz, puis de 2006 à 2010, il est le principal chef invité à la Staatsoper Unter den Linden Berlin. Entre-temps, la consécration: en 2009, Philippe Jordan prend en charge la direction musicale de l’Opéra national de Paris. Cinq ans plus tard, il est nommé chef de l’Orchestre symphonique de Vienne en 2014. À nouveau, l’Autriche lui tend les bras.

Le musicien tient la baguette dans les plus grands opéras et festivals du monde. Pour ne nommer que les plus prestigieux: le Metropolitan Opera de New York, la Scala de Milan, le Royal Opera House de Londres, le Festival de Salzbourg, celui d’Aix-en-Provence. »

Heureusement, Philippe reste à l’Opéra de Paris jusqu’à la fin de son contrat en 2021.

Je ne suis pas objectif, évoquant le fils d’Armin Jordan (Emmanuel Pahud me rappelait, l’autre soir, que c’est à Liège, en mai 2006, qu’il avait joué pour la dernière fois avec le grand chef suisse quelques semaines avant sa disparition).

Tant de souvenirs personnels et musicaux me rattachent à Philippe Jordan. La première fois que je l’ai vu, c’était encore un à peine adolescent, au Victoria Hall à Genève, où il assistait à un concert de son père. Pourtant, les activités du père laissaient peu de place à la vie de famille, et Philippe a fait seul son chemin de musicien, sans renier l’influence, mais sans rester dans l’ombre paternelle. Je tiens d’Armin ce souvenir : Quelques semaines avant de rejoindre Aix, où il dirigeait pratiquement chaque année (comme je l’ai raconté après la disparition de Jeffrey Tate), il s’enquiert auprès de Philippe, qui vient de fêter ses 19 ans, de ce qu’il a prévu pour l’été à venir… Philippe lui répond : Je serai aussi à Aix-en-Provence, j’ai été engagé comme assistant de Jeffrey Tate » !

Depuis lors, le parcours du jeune homme n’a cessé d’être exemplaire. Un parcours « à l’ancienne », comme ses illustres aînés, comme son père, il a fait ses classes, sans brûler les étapes. Souvenir des pelouses de Glyndebourne en 2002, où je m’étais rendu pour un Don Giovanni décapant dirigé par Louis Langréed’un pic-nic partagé avec le chef suisse qui, lui, dirigeait sa première Carmen.

L’année suivante, Philippe Jordan vient diriger à Liège et à St Vith un programme original, une sérénade pour vents de Mozart (la K.388), la sérénade pour cor et ténor de Britten avec le ténor Patrick Raftery et le cor solo de l’OPRL Nico de Marchi, et la 3ème symphonie « Rhénane » de Schumann. Je n’aurai plus d’autre occasion de le réinviter à Liège, tant l’agenda du nouveau directeur de l’opéra de Graz se remplit, et les engagements internationaux du jeune chef explosent.

En 2009, à 35 ans, il est nommé directeur musical de l’Opéra de Paris. On sait ce qu’il est advenu de cette aventure artistique à haut risque, une relation d’une intensité, d’une exigence et d’une confiance exemplaires entre un chef qui sait ce qu’il veut et où il va et un orchestre composé de brillantes individualités qui n’était pas toujours réputé pour sa discipline.

Lorsque Philippe Jordan achèvera son mandat, en 2021, à la tête de l’opéra de Paris, on pourra sans risque inscrire son « règne » en lettres d’or dans l’histoire du vaisseau amiral de l’art lyrique français. Et lui dire notre infinie gratitude. Pour tant de soirées d’exception (comme ces Gurre-Lieder de Schoenberg à la Philharmonie), d’ouvrages lyriques où il nous a fait redécouvrir un orchestre débarrassé de l’empois d’une certaine tradition (que n’a-t-on lu sous la plume de certains spécialistes auto-proclamés : Philippe Jordan « manquait ditalianita » dans Verdi ou Puccini, ou « dirigeait Wagner comme du Debussy » et inversement !).

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Bouquet final

On avait fait l’ouverture à Pibrac (Révolution), on a fait pas moins de deux clôtures ! Le #FestivalRF17 s’est achevé vendredi soir par un double bouquet final à Montpellier et à Marciac.

Sur le Parvis de l’hôtel de ville de Montpellier, une soirée proposée et diffusée en direct par FIP avec trois groupes qui ne risquaient pas de refroidir l’atmosphère : Rey Cabrera, African Salsa Orchestra et La Mambanegra

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J’ai pour ma part rejoint Marciac, pour une soirée unique et double à la fois : clôture du Festival Radio France et ouverture du 40ème Jazz in Marciac

Katia et Marielle Labèque et leurs amis chanteurs et percussionnistes basques Eñaut Elorrieta, Thierry Biscary, Raphael Seguinier, Harkaitz Martinez de San Vicente, Mikel Ugarte Azurmend précédaient Norah Jones sous l’immense chapiteau de la petite commune gersoise.

IMG_0059(avec Mathieu Gallet co-président du Festival Radio France auprès de Katia et Marielle Labèque)

Jeudi, à l’Opéra Berlioz, c’était des retrouvailles avec « le » flûtiste star, Emmanuel Pahudet Michael Schonwandt en très grande forme à la tête de « son » Orchestre de Montpellier. Nielsen, Langgaard et Sibelius (un concert à réécouter sur francemusique.fr)

Je faisais le compte au dîner qui suivit un concert très applaudi : 25 ans d’amitié avec le flûte solo des Berliner Philharmoniker !

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Et cet agréable sentiment que ni les années ni la distance n’ont de prise sur notre complicité.

(répétition du concerto pour flûte de Nielsen)

Mercredi soir, bonheur de pouvoir – enfin – partager un concert de jazz au Domaine d’O avec Yaron Herman en trio, rejoints pour un boeuf final par Emile Parisien, fantaisie et imagination au pouvoir !

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Et mardi soir, c’était le concert emblématique du Festival 2017 : trois compositeurs russes, quasi contemporains, Prokofiev, Glière et Chostakovitchun chef historique, le vétéran Vladimir Fedosseievle Choeur et l’Orchestre philharmonique de Radio France en grand appareil, et la voix souple et charnue d’Albina Shagimuratova. Un programme spectaculaire à réécouter en entier sur francemusique.fr.

C’est à un tout jeune média de Montpellier que j’ai confié mes impressions sur ce #FestivalRF17. Au-delà des chiffres, certes éloquents – 105.000 spectateurs pour 152 concerts et manifestations, soit une hausse de 17% par rapport à 2016 – 58 communes, 65 lieux de concert dans toute l’Occitanie – il y a ce bonheur partagé avec tous ces publics si mélangés, il y a la joie de travailler avec des équipes formidables, et encore mille projets pour l’avenir…

Salut les artistes !

D’abord salut respectueux à un artiste parfait, admirable et admiré dans tout ce qu’il a joué, Claude Rich

Retour sur une première partie de Festival qui, depuis son ouverture polyphonique à Pibrac (Révolutionsemble séduire des publics de plus en plus nombreux. Et salut à tous ces amis musiciens qui, de concert en concert, enchantent nos oreilles et…frustrent le directeur que je suis et qui n’a pas le temps de suivre tous ces concerts, surtout lorsqu’ils se déroulent simultanément en plusieurs lieux du grand territoire de l’Occitanie.

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Première revue de détail non exhaustive.

(Jean Paul Gasparian sur une place noire de monde de Saint Jean de Védas le 12 juillet)

IMG_0235(Edgar Moreau et Andris Poga avec l’Orchestre national du Capitole de Toulouse le 17 juillet)

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IMG_0251(Frederik Steenbrink et Isabelle Georges le 17 juillet après un bouleversant Happy End)

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Retrouvailles avec Renaud Capuçon et Emmanuel Krivine après un magnifique concert de l’Orchestre National le 19 juillet.

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Un trio de choc et de grâce avec Marc Bouchkov, Christian-Pierre La Marca et Philippe Cassard (ici un extrait du mouvement lent du 1er trio de Mendelssohn)

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(Répétition du poème symphonique (1912) Aux Heures de la nouvelle lune de Nikolai Roslavets) Alexandre Bloch  aux commandes de l’Orchestre National de Lille en grande forme dans un programme idéal pour le Festival : De Moscou à Rome

Tous les concerts du festival à écouter ou réécouter sur Francemusique.fr et toutes les vidéos du Festival à retrouver sur la chaîne Youtube #FestivalRF17

Révolution

Première soirée de festival réussie, mais on n’y est pas arrivés sans peine !

Certes, tous les musiciens étaient bien là, les équipes de Radio France bien installées, le ciel était clément, mais on apprenait en milieu d’après-midi qu’Orange (France Telecom) avait « oublié » de commander et donc d’installer la ligne qui seule permettrait le soir la diffusion du concert en direct de la Basilique Sainte Germaine de Pibrac sur France Musique et les radios de l’UER. Une heureuse concomitance voulait que se tienne un conseil d’administration du Festival Radio France au siège de la Région à Toulouse, et que les deux co-présidents du Festival – Mathieu Gallet et Carole Delga – apprennent la mauvaise nouvelle en même temps que nous. Un appel de la présidente de la Région Occitanie au directeur régional d’Orange et deux heures plus tard la fameuse ligne était posée… Marc Voinchet, le patron de France Musique, soulagé !

Quand on n’est pas Toulousain, on ne connaît pas le calvaire quotidien de milliers d’automobilistes qui doivent endurer, matin et soir, des bouchons infernaux. Pour rejoindre Pibrac – distant de 20 petits kilomètres du centre de Toulouse – il nous aura fallu 65 minutes, et encore, dès qu’on avait pu franchir la barrière du périphérique, la circulation était fluide… Parisiens, Franciliens, de quoi vous plaignez-vous ?

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Mais dès que chacun eut pris place dans l’étrange nef de cette étrange église, et que les huit groupes vocaux et instrumentaux du Concert Spirituel menés par Hervé Niquet eurent lancé le voyage en polyphonie promis aux spectateurs, tous les tracas du jour disparurent instantanément.

J’avais déjà vécu l’expérience à la Cité de la Musique à Paris (lire Originaux)

L’émotion, la surprise, l’émerveillement, intensément partagés par un public qui n’avait jamais entendu pareille musique, n’en furent que décuplés.

IMG_0091IMG_0088(Le maître d’oeuvre de la soirée – Hervé Niquet – et celle qui a permis à des milliers d’auditeurs de la partager – Carole Delga)

 

 

Pour Brigitte

Tout a été dit, écrit, sur Brigitte – pardon, je ne parle pas de l’épouse très médiatique du nouveau président de la République, que je n’ai pas l’heur de connaître, mais d’une amie chère disparue il y a cinq ans, le 23 juin 2012, à la veille de son soixantième anniversaire, la pianiste Brigitte Engerer. Le temps passe mais n’atténue ni la tristesse ni le regret. J’ai l’impression que la Nuit du piano que nous avions organisée à la Salle Philharmonique de Liège, et confiée à Brigitte Engerer, à l’automne 2010, c’était hier. Tant sont vivaces chacun des moments de pure grâce que la pianiste française et ses partenaires nous avaient prodigués.

Et pourtant Brigitte affrontait déjà la maladie à répétition qui allait l’emporter quelques mois plus tard. Mais elle semblait s’en moquer, se refusant à modérer un goût prononcé pour la cigarette, le bon vin et le jeu (je lui avais naguère fait découvrir le casino tout proche dans la station thermale de Valkenburg).

Brigitte était chez elle à Liège depuis son prix au concours Reine Elisabeth de Belgique en 1978. Je l’admirais, la connaissais de loin, avant d’arriver à la direction de l’orchestre philharmonique de Liège puis ce furent douze ans de compagnonnage ininterrompu. En 2003, elle fut la reine du festival de mi-saison « Piano Roi »un 1er concerto de Tchaikovski à couper le souffle. En 2006 elle jouait le quintette avec piano de Chostakovitch avec le quatuor Danel, en 2009 c’était Saint-Saëns à Anvers, et cette incroyable Nuit du piano d’octobre 2010 à Liège. Comme cette Valse de Ravel, âpre et sensuelle, avec l’immense Nicholas Angelich

    La Valse de Ravel à 2 pianos : Nicholas Angelich et Brigitte Engerer  

Elle tenait à jouer le 1er concerto de Brahms en novembre 2012 avec Christian Arming, qui venait de prendre ses fonctions de directeur musical de l’OPRL. La rencontre n’aura jamais lieu…

J’aurai encore une pensée pour Brigitte Engerer en entendant son inséparable partenaire des dernières années, le 20 juillet prochain au Festival Radio France, Boris Berezovsky

Rappel non exhaustif d’une discographie qui reflète la générosité, le tempérament, le grand art d’une personnalité qui nous manque…

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Invités

Jeudi dernier, j’étais l’invité de midi de France Bleu Hérault et de ses très sympathiques animateurs Agnès Mullor et Hervé Carrasco.
Nous n’avons pas vraiment donné dans la mélancolie ni le sérieux de circonstance. Finalement c’est comme ça que j’aime (qu’on devrait toujours ?) parler de musique.
À écouter ici : L’invité de midi
Sans me prévenir, mes interlocuteurs avaient préparé un petit quizz musical. Je m’attendais, à tort, à quelques pièges.
Je ne sais qui leur a inspiré le choix des extraits, mais ce fut un bonheur d’évoquer les artistes et les concerts qu’ils avaient choisis, tous évidemment programmés dans le tout proche Festival Radio France
D’abord, reconnue dès les premières notes, la Troisième symphonie de Mahler (programmée le 16 juillet avec l’Orchestre des Jeunes de Catalogne – JONC). Puis, avec une émotion toujours renouvelée, la merveilleuse Isabelle Georges chantant Bei mir bist du shein, qui propose, le 17 juillet, un programme original intitulé Happy End avec le pianiste Frederik Steenbrink.
Puis Mozart sous les doigts immédiatement reconnaissables de Fazil Say (le 18 juillet)
Enfin, le début du concerto en ré mineur de Bach, j’ai (bien) supposé qu’il pouvait s’agir de Justin Taylor – un récital programmé le 24 juillet à 12h30.
Finalement un bon aperçu de la diversité d’un Festival plus ouvert et accessible que jamais. (#FestivalRF17)

Musique sans protection

L’an dernier, je titrais Fête ou défaite de la musique ? Extrait : « …la dimension festive de la musique…tient justement à ce qu’on la découvre, l’entend, l’aime dans la réalité des sons produits, dans la ferveur et la joie de ses interprètes amateurs ou non. Pas dans la déformation artificielle d’un son saturé »

Sur Facebook hier j’écrivais ceci, qui n’a pas laissé sans réaction :

La Fête de la Musique ça rend sourd ?
J’ai mauvais esprit, c’est évident, mais comment prendre cet avertissement dans un document vantant la Fête de la Musique à Montpellier : « la Fête de la Musique est l’occasion de s’amuser et de faire la fête. C’est pourquoi il est important de se protéger à l’aide de protections auditives (sic) ». Et on rajoute : » La musique doit être un plaisir durable et ne pas détériorer notre audition« . On allait le dire !
Question bête : pourquoi ne pas réduire (un peu, un peu plus même) le nombre de décibels envoyés dans les tympans des pauvres auditeurs (et de tous les autres alentour d’ailleurs) ?

J’en conviens, tout cela fait un peu vieux ronchon rabat-joie, mais ce n’est pas d’hier que je refuse la dictature des décibels, qui est tout sauf musique ! Quand on en est à distribuer des protections auditives, qu’on m’explique où est le plaisir du partage, d’une vibration en commun ?

Ma fête de la Musique, je l’ai vécue en deux épisodes, sans protection d’aucune sorte, jouissant pleinement des sonorités des instruments joués devant moi.

Samedi, dans le cadre du Festival d’Auvers-sur-Oise,

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c’était l’improbable mariage entre un grand piano de concert et un marimba

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et l’extraordinaire duo formé par le pianiste français Thomas Enhco et la percussionniste bulgare Vassilena Serafimova.

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Lundi soir, cruel dilemme : des amis chers se produisant, au même moment, dans deux lieux différents. Tedi Papavrami et Nelson Goerner au théâtre des Bouffes du Nord

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et Michel Dalberto à la Salle Gaveau. J’avais promis à ce dernier d’y être, et je n’ai pas regretté, comme des centaines d’autres, d’avoir affronté la canicule naissante pour assister à un récital magnifiquement construit… et réalisé.

IMG_9843En ouverture la sonate « Clair de lune » de Beethoven, suivie du Prélude, choral et fugue de Franck – une rumeur insistante annonce un enregistrement prochain du piano de Franck par Michel Dalberto dans un lieu qui m’est très familier -, puis après l’entracte la Ballade (sans orchestre) et le 6ème Nocturne de Fauré.

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Après une Appassionata souveraine, fiévreuse, extrême, Michel Dalberto refermait cette magistrale leçon de grand piano avec sa transcription de Morgen de Richard Strauss.

Dans la salle, nombre d’amis du pianiste, son collègue Philippe Cassard, deux de ses plus brillants élèves, Jean-Paul Gasparian et Ismael Margain.  Ils seront tous les trois du Festival Radio France (#FestivalRF17qui s’ouvre le 10 juillet prochain !