Les fresques de Rafael (suite)

J’avais évoqué le grand chef tchèque Rafael Kubelik (1914-1996) il y a un an à l’occasion de la publication par Deutsche Grammophon d’un somptueux coffret regroupant l’ensemble des enregistrements réalisés pour le label jaune

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Voici qu’Orfeo nous livre, dans un coffret de 15 CD, une série passionnante de « live », qui modifie sensiblement la perception qu’on peut avoir de ce chef, que le concert stimulait, et que le studio confinait parfois dans une prudence trop sage.

 

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Si l’on n’est toujours pas convaincu de la pertinence de ses Mozart, et malgré un Haydn rare dans sa discographie, si les symphonies de Brahms demeurent plus élégiaques, pastorales qu’épiques ou enflammées, on est emporté par la verve, l’allure fringante, que Kubelik confère à ses compatriotes, Dvorak (les quatre dernières symphonies, autrement plus rhapsodiques que la belle intégrale gravée à Berlin), un grandiose cycle Smetana – qui n’a pas le même degré d’émotion que le « live » du grand retour du vieux chef dans sa patrie en 1990, 41 ans après son exil

– et surtout une Sinfonietta fouettée au vif de Janacek.

Grandioses lectures des ultimes symphonies de Bruckner et des Bartok d’anthologie.

Rota : le match des Riccardo

Sort ces jours-ci un disque promis à un beau succès, d’un minutage très généreux (81 minutes), dont le titre est tout un programme: The Fellini Album

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Riccardo Chailly dirige la formation symphonique de la célèbre scène lyrique de Milan, la Filarmonica della Scala, les suites d’orchestre de quelques-unes des musiques de film que Nino Rota(1911-1979) a écrites pour le grand Federico FelliniLa Dolce Vita, Amarcord, 8 ½, Les ClownsCasanova.

Vingt ans plus tôt, avec le même orchestre, Riccardo Muti entreprenait un hommage plus large au compositeur fétiche de Fellini, disparu il y a 40 ans.

On retrouve dans ces deux albums, depuis réédités dans un indispensable coffret très bon marché (Sony)

81cfRe2-rjL._SL1500_des musiques de films de Fellini bien sûr (comme Chailly, La Dolce Vita, 81/2, Amarcord),  Prova d’orchestra, La Strada mais aussi Visconti (Rocco et ses frères, Le Guépard), Francis Ford Coppola (Le Parrain)

Inévitablement, la comparaison se fait entre Chailly et Muti. Surtout avec le même orchestre !

Il suffit d’écouter ce célèbre passage de Huit et demi, La passerelle des adieux, cette scène finale qui nous tire des larmes.

Quelque chose me gène chez Chailly, outre une prise de son moins détaillée, plus clinquante que celle de Muti, peut-être un côté un peu racoleur, premier degré (comme à la reprise du thème à 3’33 »)

Chez Muti, la poésie, l’inexorable nostalgie qui parcourt toute cette musique, me paraissent infiniment mieux restituées.

Et puisqu’on évoque les films de Visconti, pour qui Nino Rota a écrit certaines de ses plus belles pages, je voudrais parler d’un livre que j’ai sur ma table de chevet depuis un certain temps.

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« Enfant solitaire, il jouait dans une cour de prison, non loin de la cellule où Genet écrivait Le Condamné à mort. Quelque 87 films plus tard, dernière star française, son œuvre d’acteur, les figures, les passions, les époques qu’il porte en lui, son panthéon intérieur, lui confèrent une dimension proustienne. Venu de nulle part, doté du don de plaire et de déplaire, Alain Delon a triomphé, mais aussi payé cher son éclat, sa personnalité, ses convictions, certaines de ses amitiés, sa fidélité à lui-même. La beauté n’est rien sans la liberté qui l’anime.
Dans un récit vif-argent, une fresque à rebours des clichés et des fantasmes, Jean-Marc Parisis peint un caractère, une exception, un destin. Delon comme on ne l’avait jamais vu, écrit. »

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Douleur et gloire

J’avais rarement vu pareille unanimité dans l’encensement critique du dernier film de Pedro Almodovar : Douleur et gloire

J’ai attendu le creux d’un week-end changeant pour aller me faire ma propre idée. Dans une salle de quartier clairsemée – mais la concurrence est rude, notamment avec la Palme d’or , Parasite.

Comment dire le sentiment très mélangé que j’éprouve ? Oserai-je avouer même une certaine déception ? Alors que j’admire inconditionnellement le cinéaste madrilène.

Tout est bien dans ce film, le scénario – une sorte d’autoportrait sans complaisance du réalisateur bientôt septuagénaire – les acteurs – Antonio Banderas justement récompensé à Cannes – une image léchée, des plans bien construits. Mais service minimum de la part d’Alberto Iglesias, qui nous avait habitué à des partitions plus convaincantes.

Et pourtant je n’ai pas retrouvé les flamboyances, les audaces, les dérapages de Kika, de Talons aiguilles, La loi du désir, même de Parle avec elle ou des Amants passagers.

61fNIl83dmL._SL1000_Presque un film d’Almodovar…sans Almodovar !

Souvenir – puisque la nostalgie baigne ce dernier opus – d’un restaurant en 2006. . Dans l’ancien hôtel particulier de Marie-Laure de Noailles, place des Etats-Unis à Paris, inhabité pendant de longues années après la mort de la célèbre mécène, le Cristal Room Baccarat avait ouvert une galerie et un restaurant, que n’avait pas encore repris Guy Martin. Je ne sais plus pourquoi la conversation roulait sur Penelope Cruz, lorsque mon vis-à-vis m’annonce : « La voici qui arrive !« … L’actrice s’installait en effet à la table voisine de la nôtre, et pas seule : avec Pedro Almodovar et cinq ou six autres convives ! C’était à la veille de l’inauguration de la rétrospective/exposition Almodovar organisée à la Cinémathèque ! Je n’osai rien dire au cinéaste et à son actrice fétiche… Timidité quand tu nous tiens, mais je m’en fus à la Cinémathèque dès le lendemain.

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Sainte Nitouche

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Vendredi soir, première parisienne d’un spectacle qui a beaucoup tourné depuis sa création en octobre 2015 à Toulon (sous la direction du chef belge Jean-Pierre Haeck), Mam’zelle Nitouche, l’opérette sans doute la plus connue de Louis-Auguste-Florimond Ronger, dit Hervé.

Au théâtre Marigny, à deux pas de l’Elysée, rouvert depuis quelques mois sous la houlette de l’ancien directeur du Châtelet, Jean-Luc Choplin, qui en a fait un nouveau temple de la comédie musicale et de l’opérette. En l’occurrence, cette série de représentations de Mam’zelle Nitouche – jusqu’au 15 juin – est à l’initiative du Palazzetto Bru ZaneOn avait déjà applaudi une première « résurrection » de l’oeuvre d’Hervé due au PBZ, Les Chevaliers de la Table ronde en décembre 2015 !

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On ne change pas une équipe qui gagne ! La recette du succès de ces Chevaliers a été appliquée avec bonheur à Mam’zelle Nitouche : la mise en scène loufoque et déjantée de Pierre-André Weitzla direction spirituelle de Christophe Grapperon (avec, cette fois, dans la fosse, les excellents musiciens des Frivolités parisiennes).

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Et une distribution qui ne mérite que des éloges :

Denise de Flavigny / Mam’zelle Nitouche, Lara Neumann
Célestin / Floridor, Damien Bigourdan
Fernand de Champlâtreux, Samy Camps
Le Major, comte de Château-Gibus, Eddie Chignara
La Tourière / Sylvia, Sandrine Sutter
Le Directeur, Antoine Philippot
Lydie, Clémentine Bourgoin
Gimblette, Ivanka Moizan
Gustave, officier, Pierre Lebon
Robert, officier, David Ghilardi
Le Régisseur, Piero (alias Pierre-André Weitz)

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Au milieu de tout ce petit monde, tour à tour Mère supérieure du couvent de Hirondelles,    Corinne, chanteuse de cabaret sur le retour, ou Loriot, Olivier Py s’en donne à coeur joie.

L’apparition de Sainte Nitouche au dernier acte n’est pas la moins réussie des surprises que nous réserve la mise en scène de Pierre-André Weitz !

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Bref, on s’amuse beaucoup. Même si le sujet est un peu daté, la substance musicale un peu courte. On en redemande !

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Démiurge

Je déteste les adjectifs excessifs, passe-partout, qui ne veulent plus rien dire tant ils sont galvaudés.

Mais, pour une fois, je vais qualifier le concert auquel j’ai assisté hier soir de fabuleux, fantastique, historique même !

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Un programme d’une belle intelligence d’abord : sur le papier, rien ne semble rapprocher Brahms et sa Troisième symphonie d’Harold en Italie de Berlioz.

Hier soir, l’enchaînement entre ces chefs-d’oeuvre paraissait évident, comme allant de soi !

Grâce, il faut le dire ici haut et fort, à celui qui préside aux destinées musicales de l’Orchestre National de France depuis bientôt deux ans, Emmanuel Krivine. Plutôt que chef d’orchestre, il faudrait le nommer démiurge ou alchimiste. Parce que c’est lui l’artisan de ce lustre retrouvé, de cette cohésion de chaque instant des pupitres, de ce bonheur collectif de jeu d’une phalange que j’ai personnellement toujours aimée pour sa singularité, ses couleurs, ses qualités individuelles…. et ses défauts !

Je ne crois pas avoir jamais entendu au concert la difficile Troisième symphonie de Brahms, avec cette allure, cette souplesse, l’écoute miraculeuse entre les pupitres, et, passé un premier mouvement encore corseté, cette liberté qui est le propre des grands attelages chef-orchestre. Sublime deuxième mouvement, avec son balancement idéal, ni pesant ni trop rapide, et les interventions magiques de la clarinette de Patrick Messina, du cor d’Hervé Joulain – pardon de ne pas citer les autres ! –

Et en seconde partie, une autre oeuvre finalement rare au concert, Harold en Italie de Berlioz, dont je parlais déjà dans mon billet du 8 mars dernier : Harold en Russie.

Berlioz l’évoque ainsi dans ses Mémoires

« Paganini vint me voir. “J’ai un alto merveilleux me dit-il, un instrument admirable de Stradivarius, et je voudrais en jouer en public. Mais je n’ai pas de musique ad hoc. Voulez-vous écrire un solo d’alto ? Je n’ai confiance qu’en vous pour ce travail.” “Certes, lui répondis-je, elle me flatte plus que je ne saurais dire, mais pour répondre à votre attente, pour faire dans une semblable composition briller comme il convient un virtuose tel que vous, il faut jouer de l’alto ; et je n’en joue pas. Vous seul, ce me semble, pourriez résoudre le problème.” “Non, non, j’insiste, dit Paganini, vous réussirez ; quant à moi, je suis trop souffrant en ce moment pour composer, je n’y puis songer ». J’essayai donc pour plaire à l’illustre virtuose d’écrire un solo d’alto, mais un solo combiné avec l’orchestre de manière à ne rien enlever de son action à la masse instrumentale, bien certain que Paganini, par son incomparable puissance d’exécution, saurait toujours conserver à l’alto le rôle principal. La proposition me paraissait neuve, et bientôt un plan assez heureux se développa dans ma tête et je me passionnai pour sa réalisation. Le premier morceau était à peine écrit que Paganini voulut le voir. À l’aspect des pauses que compte l’alto dans l’allegro : “Ce n’est pas cela ! s’écria-t-il, je me tais trop longtemps là-dedans ; il faut que je joue toujours.” “Je l’avais bien dit, répondis-je. C’est un concerto d’alto que vous voulez, et vous seul, en ce cas, pourrez bien écrire pour vous”. Paganini ne répliqua point, il parut désappointé et me quitta sans me parler davantage de mon esquisse symphonique. […] Reconnaissant alors que mon plan de composition ne pouvait lui convenir, je m’appliquai à l’exécuter dans une autre intention et sans plus m’inquiéter de faire briller l’alto principal. J’imaginai d’écrire pour l’orchestre une suite de scènes, auxquelles l’alto solo se trouverait mêlé comme un personnage plus ou moins actif conservant toujours son caractère propre ; je voulus faire de l’alto, en le plaçant au milieu des poétiques souvenirs que m’avaient laissés mes pérégrinations dans les Abruzzes, une sorte de rêveur mélancolique dans le genre du Childe-Harold de Byron. De là le titre de la symphonie : Harold en Italie. Ainsi que dans la Symphonie fantastique, un thème principal (le premier chant de l’alto) se reproduit dans l’œuvre entière ; mais avec cette différence que le thème de la Symphonie fantastique, l’idée fixe s’interpose obstinément comme une idée passionnée, épisodique, au milieu des scènes qui lui sont étrangères et leur fait diversion, tandis que le chant d’Harold se superpose aux autres chants de l’orchestre, avec lesquels il contraste par son mouvement et son caractère, sans en interrompre le développement. »

L’alto solo de l’ONF, Nicolas Bône, incarne à la perfection le « rêveur mélancolique » dont parle Berlioz, au milieu d’un orchestre brillant de mille feux, galvanisé par un chef qui lâche la bride à ses troupes en conservant une maîtrise confondante sur les incessants changements de rythmes et d’humeurs dont regorge la partition.

Salle en délire, longue ovation au soliste, à des musiciens visiblement heureux et à Emmanuel Krivine qui nous avouait que peu de chefs ont envie de diriger cette oeuvre, si complexe, exigeante dans la mise en place. Il aurait bien eu tort de s’en priver.. et de nous en priver.

Un concert exceptionnel à réécouter et revoir sur France Musique !

L’occasion de réécouter aussi l’une des grandes versions au disque de la 3ème symphonie de Brahms, l’enregistrement de 1963 d’Herbert von Karajan

et cette version – qui m’a fait découvrir Harold au disque ! – de Rudolf Barchai… dirigée par David Oistrakh !

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J’en profite pour rappeler que l’Orchestre National de France et Emmanuel Krivine sont à Montpellier le 19 juillet prochain, dans le cadre du Festival Radio France, pour un programme choisi sur mesure : le Double concerto de Brahms et ma Seejungfrau bien-aimée de Zemlinsky !

Réservations très vivement conseillées : lefestival.eu

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Serres et Venise

Que dire de plus que le torrent d’éloges unanimes qui a suivi l’annonce du décès de Michel Serres samedi dernier ? Comme beaucoup d’auditeurs de France Interj’ai entendu sa dernière émission. Il était l’invité de Question politique le dimanche 26 mai, jour d’élections européennes !

Le succès de Michel Serres – un peu comme Jean d’Ormesson à qui il m’a souvent fait penser ! – tenait à son aisance, sur le petit écran, à nous rendre plus intelligents. Les cheveux blancs, l’accent rocailleux de son Tarn natal, la vivacité de l’oeil, l’impression qu’il donnait d’embrasser l’univers et l’histoire, ont tôt fait de lui assurer une place de choix dans la sphère collective.

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Je n’ai pas beaucoup lu Michel Serres, je l’avoue. Ce petit bouquin sobrement intitulé Musique, sorti il y a huit ans, m’avait échappé. Peut-être devrais-je le lire…

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« D’où jaillit la Musique ? Des bruits du monde ? Des clameurs issues des assemblées ? De nos émotions ? Et comment la définir ? Rien de plus difficile que de
répondre à ces questions. J ai préféré dire ce qu elle est en trois contes.
Légendaire, le premier suit la vie d Orphée, son initiation auprès des Bacchantes et des Muses, puis sa plongée dans les Enfers à la recherche d Eurydice, son amante. Comment aimer en Musique ?
Autobiographique, le second envahit le Grand Récit de la connaissance qui devient ici une Grande Symphonie. Peut-on penser en Musique ?
Biblique enfin, le dernier psalmodie, de la Genèse à la Nativité. Doit-on prier en Musique ? »

L’interview avait donnée Michel Serres « compositeur raté, pianiste passable » à Télérama (« N’étant porteuse d’aucun sens, la musique les possède tous ») mérite d’être relue.

Autre actualité à laquelle a échappé de justesse Michel Serres : l’accident survenu à Venise dimanche matin :

C’est un message de mon amie Arièle Butaux sur Facebook qui m’a alerté presque en temps réel. J’avais eu la naïveté de croire que ce que j’avais vu – et dénoncé – , il y a deux ans (La valse de la lagune), le scandale absolu de cette invasion, avait cessé.

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Depuis dimanche, on nous dit que ces monstres ont été interdits à Venise… en 2012, puis à nouveau en 2019 ! Et pourtant…

On ressort des études, plus ou moins sérieuses, qui démontreraient qu’un bateau de ce genre à quai pollue plus que la totalité du parc automobile d’une grande ville.

Mais quand le leader des croisiéristes – MSC – le propriétaire du bateau fou de Venise, achète pour quelques millions de pub dans tous les grands médias, ajoutant, à destination du public français, que ses bateaux sont fabriqués en France (aux chantiers navals de Saint-Nazaire), quand les élus de Venise – et d’autres villes ou sites touristiques (comme Santorinlorgnent sur la manne prodigieuse des hordes de touristes déversées par ces paquebots, comment invoquer le respect de l’environnement, les bonnes pratiques écologiques ?

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Ce n’est pas seulement à Venise que le scandale est insupportable. Comment a-t-on pu laisser proliférer de tels monstres, de telles villes flottantes, au mépris de toutes les règles les plus élémentaires du vivre-ensemble et du respect de l’environnement ? Je n’ai pas beaucoup entendu les écolos sur le sujet…

Sur cette photo, publiée sur les réseaux sociaux, on peut comparer la taille du Titanic à celle de l’un des paquebots d’aujourd’hui… Sans commentaire.

Wolfgang et les Contemporains

Le 14 juillet prochain – et pourquoi pas un 14 juillet pour célébrer des musiciens que le Paris des Lumières a adorés ? – le Concert de la Loge qui est toujours privé de son olympique adjectif (!) donne à l’Opéra Comédie de Montpellier un concert « d’époque » !

Seule certitude – on ne sait jamais avec Julien Chauvin ! – on n’entendra pas une note de Mozart ! Mais du Haydn, ou plutôt des Haydn, les deux frères Joseph et Michael, et même du Cherubini. Lire ce qu’en dit le violoniste et chef du Concert de la LogeLe Mozart suédois

Dans ce programme un vrai contemporain de Mozart : Joseph Martin Krausà qui j’avais déjà consacré un billet après un séjour à Stockholm ( Il est né le 20 juin 1756, quand Wolfgang est né le 27 janvier 1756, il est mort le 15 décembre 1792 à Stockholm, un an après la mort de Mozart le 5 décembre 1791. Un quasi frère jumeau du Salzbourgeois. Natif de Bavière, Joseph Martin Kraus fait, à 22 ans,  le choix de la Suède de Gustave IIIsouverain éclairé et cultivé…)

J’avais déjà souligné la très belle intégrale des symphonies de Kraus, parue chez Naxos, dans l’interprétation idiomatique de Petter Sundkvist et de son orchestre de chambre de Suède

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Voici que le label allemand Capriccio publie un coffret à petit prix de 5 CD très représentatif de l’art du compositeur né allemand, mort suédois !

Avec des raretés comme la musique de scène écrite – en français – pour l’Amphitryon de Molière

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Hautement recommandable (et commandable sur Amazon.de !)

De son côté, le label britannique Chandos s’était lancé, à l’instigation du chef suisse Matthias Bamert dans une entreprise assez considérable d’exploration du répertoire orchestral des contemporains de Mozart et Haydn. Je signale l’offre très exceptionnelle du vendeur allemand JPC.de qui propose, pour le moment en exclusivité, et à prix cassés (19,99 €), trois coffrets de 10 CD de ces enregistrements. Tout n’est pas frappé du sceau du génie, ni compositeurs, ni interprètes, mais c’est l’occasion de pas mal de découvertes, et d’heureuses heures d’écoute ! Vous connaissiez Gyrowetz, Wesley, Baguer, Pichl, Herschel,  Vogler ? Pas moi.

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