Les rêves d’Anja

Retour à la Philharmonie de Paris ce lundi soir. Après l’Orchestre de Paris et Herbert Blomstedt (lire L’autre Herbert), un programme et un équipage de haut vol : Valery Gergiev  les Münchner Philharmoniker (Orchestre philharmonique de Munich), Anja Harteros en soliste des Wesendonck Lieder de WagnerLe concert s’ouvrait par Francesca da Rimini de Tchaikovski et se concluait par Une vie de héros (Ein Heldenleben) de Richard Strauss.

On admire d’abord la générosité et l’ordonnancement de ce programme. Le vaste poème symphonique de Tchaikovski, composé lors d’un séjour à Bayreuth (!), jamais entendu au concert, jadis découvert dans l’enregistrement de Svetlanov, révèle l’infinie palette de nuances d’un orchestre d’une souplesse et d’une transparence qui contraste avec les couleurs plus sombres de ses voisins munichois, comme celui du Bayerischer Rundfunk.

On sait d’emblée que le chef ossète va tutoyer les sommets. Impression amplement confirmée en seconde partie avec un Richard Strauss voluptueux, plus lyrique qu’épique, dans lequel tous les pupitres se couvrent de gloire – je retrouve avec bonheur le son de la flûte en bois d’Herman van Kogelenenberg, que, tout récemment nommé à la direction de l’orchestre philharmonique de Liège en 1999, j’avais engagé comme 1ère flûte, et qui après quelques années au Concertgebouw est depuis 2013 le soliste des Münchner Philharmoniker.

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Heureux évidemment de revoir Valery Gergiev à son meilleur, comme le souvenir que j’avais de sa venue à Montpellier en juillet 2016 (lire La rencontre)

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Et puis, au milieu de ces vastes épopées symphoniques, l’oeuvre qui m’a fait aimer et approcher Wagner, cet unique cycle de mélodies sur des poèmes de l’aimée Mathilde Wesendoncket la sublime osmose entre la chanteuse et l’orchestre, la voix d’or et de pourpre d’Anja Harteros qui déploie tour à tour douceur et puissance, aigus de lumière et graves de bronze. On espère au plus vite une trace discographique.

On avait tant aimé la chanteuse dans Tosca à l’Opéra Bastille : Tosca sans chef.

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Comme on associe souvent ces Wesendonck Lieder de Wagner et les Vier letzte Lieder de Richard Strauss, une petite idée de l’art d’Anja Harteros dans cette vidéo :

La dernière fois qu’on avait entendu ces Wesendonck, c’était avec un partenaire habituel d’Anja Harteros, Jonas Kaufmann, au théâtre des Champs-Elysées, avec l’Orchestre national de France dirigé par Daniele Gatti.

Pour finir, une discussion surprise à l’entracte au bar de la Philharmonie de Paris, juste après les Wagner chantés par Anja Harteros : « Ah quelle chanteuse, formidable non ? – Ah moi j’ai beaucoup aimé, surtout Super héros (sic) de… comment vous dites, Richard Strôôôs » – Vous avez raison, elle a vraiment bien chanté ce Strôôôs »…. Il faut dire qu’à ce genre de soirées, une bonne partie de la salle est constituée d’invités des mécènes et sponsors…

 

L’autre Nikita

Pour toute une génération, Nikita c’est le film de Luc BessonPour les amateurs d’histoire, c’est le prénom du successeur de Staline à la tête de l’Union Soviétique, au nom imprononçable (six lettres en russe : Хрущёв, deux fois plus en français : Khrouchtchov – relire Comment prononcer les noms étrangers ?)

Pour les mélomanes, Nikita c’est le prénom d’un très grand pianiste, né en 1912 à Saint-Pétersbourg, mort fin 1992 à Vevey, celui dont tant de musiciens d’aujourd’hui parlent encore avec tant de révérence et d’affection, Nikita Magaloff.

J’ai un souvenir encore très vif de sa dernière apparition sur la scène du petit théâtre de Vevey, quelques mois avant sa mort, à l’occasion d’une soirée surprise pour les 90 ans du ténor Hugues Cuénod :  Magaloff déjà très affaibli nous avait livré un Impromptu de Fauré comme dans un rêve.

La discographie du pianiste russe n’a jamais été à la mesure de l’immensité de son répertoire, mais on ne peut que saluer le travail d’Universal Italie qui vient de rééditer non seulement la très belle intégrale Chopin gravée par Magaloff pour Philips dans les années 70 (reparue sous le label Newton Classics), mais aussi les quelques enregistrements réalisés pour Decca et Philips, et plus récemment pour la Radio suisse romande.

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J’ai toujours beaucoup aimé les Chopin de Magaloff, un grand style droit et sobre, l’art de faire chanter le piano sans mièvrerie.

Magaloff, ce fut aussi le maître admiré, qui ne ménageait ni son temps ni son aide aux jeunes musiciens venus apprendre un peu de lui de la longue histoire du piano du coeur de l’Europe. Michel Dalberto (qui est au côté de Nikita Magaloff dans l’intégrale Chopin pour les pièces à 4 mains), et Philippe Cassard parlent encore aujourd’hui avec effusion de leurs rencontres avec lui.

Le coffret est pour le moment disponible sur amazon.it.

Festival d’orchestres (III) : Cincinnati/Järvi, Londres/Jurowski

Paavo Järvi (lire La famille Järvi) a précédé Louis Langrée à la direction musicale de l’Orchestre symphonique de Cincinnati pendant dix ans, de 2001 à 2011.

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Il y a enregistré une très belle série de disques, aux programmes plus originaux que le mainstream de la production américaine. Pour le label Telarc qui a malheureusement disparu, en 2009, comme producteur classique indépendant, réputé pour ses prises de son. Il était devenu difficile, sauf dans certains magasins ou certains sites spécialisés, de trouver les disques de l’orchestre.

Un généreux coffret de 16 CD nous permet de retrouver l’intégralité des enregistrements de Paavo Järvi à Cincinnati (on signale une offre très intéressante sur jpc.de … à moins de 33 € !)

714jbCFTHBL._SL1000_(Détails du coffret ici : Järvi à Cincinnati)

Ce sont aussi 10 ans de collaboration que célèbre un coffret de 7 CD qui vient de paraître (de nouveau les prix sont très variables d’un pays à l’autre, du simple au double ! on recommande amazon.de

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Cela fait dix ans en effet qu’un autre grand chef, comme Paavo Järvi inscrit dans une illustre lignée, Vladimir Jurowski, est le patron assez peu orthodoxe du London Philharmonic.

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L’intérêt de ce coffret, c’est qu’au lieu de compiler une discographie déjà bien fournie, essentiellement Tchaikovski, Rachmaninov, mais aussi les symphonies de Brahms (que j’avais beaucoup aimées), il ne propose que des inédits qui illustrent la variété des répertoires qu’aborde le jeune chef russe avec son orchestre londonien.

Deux coffrets, deux belles illustrations de ce que donne une collaboration artistique au plus haut niveau entre un orchestre et son chef.

Et puisque j’évoque Cincinnati – souvenir encore vif de leurs concerts à la Seine Musicale début septembre : La fête de l’orchestre -, un salut amical à celui qui préside aux destinées de cette belle phalange américaine depuis 2013, Louis Langrée, et cette vidéo qui m’avait échappé. Et comme l’impression que ce devait être la création en Amérique de l’Hymne à la justice d’Albéric Magnard ?

Le combat perdu de Dmitri H.

C’est par ces quelques lignes sur sa page Facebook qu’on apprend ce matin son décès :

On behalf on the Hvorostovsky family, it is with heavy hearts that we announce the passing of Dmitri Hvorostovsky – beloved operatic baritone, husband, father, son and friend – at age 55. After a two-and-half year battle with brain cancer, he died peacefully this morning, November 22, surrounded by family near his home in London. May the warmth of his voice and his spirit always be with us.

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Il avait un nom imprononçable pour un non-russophone, mais une voix de bronze et de lumière qui illuminait toutes ses prestations à l’opéra, en récital ou au disque. J’avais entendu Dmitri Hvorostosky une seule fois en récital à Aix-en-ProvenceEt peut-être une fois sur scène, mais ma mémoire me fait défaut.

Mais dès qu’on avait entendu ce timbre unique, plus clair que nombre de ses confrères russes, on ne pouvait qu’être séduit par ce chanteur qui avait tout pour lui et qui a affronté, avec un courage et une lucidité remarquables, une maladie malheureusement très, trop, fréquente chez les chanteurs. Aujourd’hui, dans la force de l’âge, il vient tragiquement s’ajouter à la liste beaucoup trop longue de ses victimes récentes.

Ici dans sa dernière apparition publique – et surprise – lors d’un gala au Met au printemps dernier.

Ou encore dans ce « show » télévisé à Moscou en octobre 2015

Bouleversant dans les grands rôles verdiens, incomparable dans Eugène Onéguine

La discographie du baryton russe n’est pas considérable. Il faut évidemment le repérer dans les opéras auxquels il a participé. Ses premiers enregistrements pour Philips témoignent d’un art qui n’a rien perdu de son aura avec la maturité. Hvorostovsky avait réenregistré quasiment tout son répertoire ces dernières années pour Delos. Tout est à prendre et à entendre, sans réserve…

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Cпасибо Dmitri, reposez en paix…

Festival d’orchestres

J’avais au moins trois bonnes raisons d’être à Liège vendredi dernier : une oeuvre – la 9ème symphonie de Beethoven, un orchestre et un chef – l’Orchestre philharmonique royal de Liège et Christian Arming – qui me sont chers, la fidélité à un engagement – le combat de la Fondation Ihsane Jarfi

Orchestre et chef en très grande forme, Christian Arming, en Viennois pur sang qu’il est, maîtrise à la perfection cette étrange objet musical qu’est la 9ème symphonie d’un compositeur, certes né à Bonn, mais devenu Viennois à 22 ans. Le public du Festival Radio France avait déjà pu s’en apercevoir lors de la soirée de clôture de l’édition 2015. Arming dirigeait alors choeur et orchestre de Montpellier…

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En ce triste anniversaire du 13 novembre 2015 (Le chagrin et la raison), comme vendredi soir pour commémorer le martyre d’Ihsane Jarfi il y a cinq ans, l’exhortation  de Schiller et de son Ode à la joie résonne plus haut que jamais : Alle Menschen werden Brüder / Que tous les hommes deviennent frères…

La semaine dernière je recevais aussi deux coffrets que j’étais impatient de découvrir.

L’un des big five parmi les grands orchestres américains, le Boston Symphonybénéficie, sans raison apparente – pas d’anniversaire ou de commémoration – d’une mise en coffret de tous les enregistrements réalisés par la phalange de Nouvelle-Angleterre depuis le début des années 70… jusqu’à l’an dernier pour Deutsche Grammophon

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912rcpQLxmL._SL1500_45 ans d’enregistrements dont certains sont devenus légendaires, les tout premiers d’un tout jeune homme, Michael Tilson Thomasde magnifiques Ravel et Debussy par le guère plus vieux Claudio Abbadobien évidemment la part du lion pour le titulaire de l’orchestre pendant près de trente ans, Seiji Ozawa, directeur musical de 1973 à 2002, une quasi-intégrale Ravel qui a fait date, des Respighi resplendissants, des ballets idiomatiques (Roméo et Juliette, Le Lac des Cygnes, Casse-Noisette…). Et puis des raretés, le dernier concert de Leonard Bernstein quelques mois avant sa mort, sur les lieux de ses débuts (à Tanglewood), Eugen Jochum dirigeant Mozart et Beethoven, le grand William Steinberg qui n’aura guère eu le temps d’imprimer sa marque. Plus étonnant, sont inclus dans ce coffret les tout récents Chostakovitch (symphonies 5,6,8,9,10) enregistrés par Andris Nelsonspatron du BSO depuis 2014. Un vrai bonus avec plusieurs CD de musique de chambre dus aux Boston Chamber Playerscomme ces valses de Strauss, transcrites par Webern, Schoenberg ou Berg

Liste complète de ce coffret à voir ici : Boston Symphony : les années Deutsche Grammophon.

Demain j’évoquerai en détail un autre coffret au contenu parfois inattendu ou surprenant : Georges Prêtre, les enregistrements Columbia

Sous les pavés la musique (VII) : Solti à Chicago

Les pavés se font de plus en plus lourds à mesure que s’approche la fin de l’année. On annonce une intégrale Karajan (DGG/Decca) en plus de 300 CD ! Pour l’heure c’est un autre recordman de l’enregistrement que Decca honore : une intégrale en 108 CD de tout ce que Georg Solti a réalisé à Chicago durant toute la période où il fut le chef principal puis directeur musical honoraire de l’orchestre (de 1970 à 1997)

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Rappel des dates-clés d’une des plus impressionnantes baguettes du XXème siècle. Le jeune György Stern étudie le piano, la composition et la direction avec rien moins que Bartók, Dohnányi, Kodály et Weiner. En 1937 Toscanini le choisit comme assistant au Festival de Salzbourg, et dès 1947 il enregistre pour Decca, une fidélité qui durera 50 ans et produira plus de 250 enregistrements dont 45 opéras !

Solti commence à diriger l’orchestre symphonique de Chicago en 1954 (au Festival de Ravinia), en 1969 il en devient le chef principal pendant 22 ans, puis directeur musical honoraire jusqu’en 1997.

Ce coffret représente donc le coeur battant de l’activité du grand chef hongrois, même si les puristes préfèrent sa première période (Londres, Vienne, Israel), où les caractéristiques de sa personnalité – vivacité, acuité rythmique, inlassable vitalité – font merveille dans le répertoire post-romantique et moderne.

Les cycles des symphonies de Beethoven, Brahms, Bruckner souffrent d’une vision trop impersonnelle, tout est en place, avec un orchestre rutilant, mais rien ne marque vraiment. Solti est nettement plus convaincant dans Mahler – des doublons pour certaines symphonies – Tchaikovski, Wagner, Bartók ou Stravinsky. Et surprenant dans les Chostakovitch qu’il n’a abordés que sur la fin. Les grands oratorios (Bach, Haendel) sont oubliables, même bien chantés. En revanche, le très grand chef d’opéra qu’il a toujours été – et à mes yeux plus grand que le chef symphonique – se retrouve dans les intégrales que ce coffret nous restitue, comme une étonnante Damnation de Faust.

Conseil d’achat : le prix du coffret peut varier de 40 à 50 € d’un site à l’autre, d’un pays à l’autre, mais pour moins de 2 € le CD, avec une très belle iconographie et un vrai livre-portrait, c’est une très belle occasion d’apprécier l’art d’un grand chef, dans la prestigieuse lignée des Szell, Reiner, Dorati, comme Solti originaires d’Europe centrale.

Détails du coffret à lire sur Solti, les années Chicago

Madrid, choses vues et entendues

Le hasard fait parfois bien les choses, je devais partir pour Alger, j’ai atterri à Madrid (voir Été indien à Madridet j’y ai fait le plein de sons et d’images. Trois musées, un concert de l’Orchestre national d’Espagne, et des retrouvailles imprévues avec le pianiste Bertrand Chamayou

IMG_2244(L’Auditorio Nacional de Musica de Madrid)

Le programme 100% russe de ce concert – le 30 septembre dans la grande salle de l’Auditorio Nacional où je n’étais pas revenu depuis octobre 1999 – était plein de promesses : l’Orchestre National d’Espagne (dont le directeur musical est l’excellentissime David Afkham) était dirigé par Semyon Bychkov, trois oeuvres annoncées – la très rare ouverture de l’Orestie de Taneievle 1er concerto pour piano et trompette de Chostakovitch, et la 1ère symphonie « Rêves d’hiver » de Tchaikovski.

Une brève annonce en début de concert nous avertit que l’ouverture de Taneiev ne sera pas jouée, sans explication. C’est donc Chostakovitch qui ouvre la marche, Bertrand Chamayou interprète idéal d’un piano tour à tour virtuose, sarcastique, rêveur, et le jeune trompette solo de l’orchestre, Manuel Blanco, sensible et brillant, dans un écrin de cordes somptueusement dressé par le chef russe. Un Chostakovitch plus grave, moins « énervé » que d’habitude dans son finale, une option passionnante.

La seconde partie donnait la mesure de ce qu’un grand chef peut obtenir d’un orchestre a priori peu familier avec l’univers du premier Tchaikovski. C’était pour moi la première fois que j’entendais en concert une version aussi convaincante d’une oeuvre que j’aime depuis toujours, très inspirée dans ses mouvements médians (admirable cantilène du hautbois dans l’adagio cantabile), maladroite dans son premier mouvement, mal fichue – une fugue ratée – et une coda interminable dans son finale. Magnifique travail sur les phrasés, les nuances, les enchaînements, les atmosphères.

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Je n’apprendrai qu’après le concert, en dînant avec Bertrand Chamayou, que ce résultat était assez inespéré, compte-tenu des tensions qui avaient jalonné le travail du chef et de l’orchestre… et qui avaient motivé la déprogrammation de l’ouverture de Taneiev !

Dans le foyer de l’Auditorio, une impressionnante collection de photos de toutes les célébrités passées par ces lieux, la plupart signées. Je me suis arrêté sur ce cliché du regretté Giuseppe Sinopoli, dont la signature ne laisse pas d’intriguer.

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Mais Madrid, ce sont évidemment trois étapes incontournables : le Musée Thyssen (lire Miss Espagne au musée) le Prado évidemment et sa fabuleuse collection de Velazquez, Goya, Rubens, Zurbaran, Titien, Tintoret etc., et le Musée Reina Sofia voué à l’art moderne et contemporain  Etrange politique de ces trois musées nationaux : chez Thyssen ou Reina Sofia, on photographie ce qu’on veut, comme on veut (sauf le Guernica de Picasso), au Prado interdiction absolue de photographier des chefs-d’oeuvre qui appartiennent à l’humanité…

IMG_2258(L’austère bâtiment du Conservatoire de Madrid à côté du musée Reina Sofia)

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IMG_2263(Juan Uslé, Ryder Blue 1991)

IMG_2274(Luis Feito, Numero 179, 1960)

IMG_2289(Yves Klein, Victoire de Samotrace, 1962)

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Clin d’oeil aux amis belges, quelques belles toiles des maîtres du plat pays !

IMG_2295(René Magritte, Le secret du cortège, 1927)

IMG_2268(Pierre Alechinsky, Les hautes herbes, 1951)

IMG_2270(CorneilleHomme et bêtes, 1951-1952), Corneille né à Liège en 1922, mort à Auvers-sur-Oise en 2010 où je vois sa tombe ornée d’une céramique de sa main, en face de celles de Theo et Vincent Van Gogh, à chaque fois que je visite le petit cimetière qui domine les derniers paysages peints par Vincent en juillet 1890.

IMG_2299(Salvador Dali, Gitan de Figueras, 1923)

IMG_2280(Rafael Zabaleta, Paysan andalou, 1951)

Conseil aux touristes d’un week-end : acheter par internet le pass qui donne accès aux trois musées.

Un autre jour, j’évoquerai ma maigre mais originale moisson de disques, de musiques d’Espagne et d’ailleurs.

lemondenimages.wordpress.com