Les chansons ne meurent jamais

Belle séquence ce dimanche dans Télématin consacrée par la journaliste Bintily Diallo à Dalida, retrouvée morte chez elle il y a 39 ans, le 3 mai 1987.

A voir l’enthousiasme du public pour les chanteurs et chanteuses octogénaires – Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Enrico Macias, Nicoletta, liste non exhaustive ! – on se dit que la nostalgie a encore de beaux jours devant elle. Mais les icônes n’ont pas droit à l’erreur: j’ai comme l’impression que la nouvelle chanson de Jean-Jacques Goldman a écrit pour Céline Dion n’a pas suscité une totale adhésion !

A propos de Jean-Jacques Goldman, ce souvenir d’il y a trois ans, lorsque j’avais emmené mon petit-fils à Londres à l’occasion du couronnement de Charles III (lire Couronnement) : « Outre la surprise de la télévision française nous cueillant à la sortie de l’Eurostar, nous eûmes le même soir celle de croiser sur le trottoir devant l’hôtel le Français le plus anonyme de Londres et le plus célèbre de France, l’invisible Jean-Jacques Goldman. Oui le vrai ! » (7 mai 2023).

Mais revenons à Dalida qu’adolescent je trouvais ringarde, que j’ai croisée une seule fois à la fin des années 70 à l’Elysée-Matignon, grâce à celui qui était l’âme de cet établissement de nuit, Jean-Yves Bouvier : « Je n’ai jamais compris pourquoi Jean-Yves m’avait « à la bonne », je n’étais rien ni personne, mais que je vienne seul ou accompagné, en semaine ou le week-end, la porte de l’Elysée-Matignon m’était toujours ouverte. « Tu es seul ce soir? alors rends-moi service ! ». Et Jean-Yves d’installer le jeune provincial, frêle et timide, que j’étais, dans le carré VIP à côté de Dalida, Alain Delon, Annie Girardot et son sinistre compagnon de l’époque, Bob Decout, le boxeur Jean-Claude Bouttier, et d’autres encore… C’est à l’Elysée-Matignon que je fis l’unique rencontre de ma vie avec Catherine Deneuve, rencontre douloureuse pour elle ! Un soir de forte affluence – il y avait embouteillage à l’entrée du restaurant du rez-de-chaussée et de l’escalier qui descendait dans la boîte de nuit – une bousculade me déséquilibra et me fit retomber lourdement sur un pied, qui n’était pas le mien mais celui de Catherine Deneuve !. » (14 mai 2021)

Depuis j’ai cédé à mon tour à la nostalgie Dalida (lire Chansons tristes) et je constate que certaines de ses chansons, loin d’avoir disparu avec elle, « fonctionnent » très bien avec d’autres voix, d’autres interprètes.

Mais évidemment rien ni personne n’égale l’originale…

L’émotion est intacte quand j’écoute et réécoute ce mini-mélodrame.

Humeurs et bonheurs du temps à suivre dans mes brèves de blog

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