Sous les pavés la musique (VII) : Solti à Chicago

Les pavés se font de plus en plus lourds à mesure que s’approche la fin de l’année. On annonce une intégrale Karajan (DGG/Decca) en plus de 300 CD ! Pour l’heure c’est un autre recordman de l’enregistrement que Decca honore : une intégrale en 108 CD de tout ce que Georg Solti a réalisé à Chicago durant toute la période où il fut le chef principal puis directeur musical honoraire de l’orchestre (de 1970 à 1997)

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Rappel des dates-clés d’une des plus impressionnantes baguettes du XXème siècle. Le jeune György Stern étudie le piano, la composition et la direction avec rien moins que Bartók, Dohnányi, Kodály et Weiner. En 1937 Toscanini le choisit comme assistant au Festival de Salzbourg, et dès 1947 il enregistre pour Decca, une fidélité qui durera 50 ans et produira plus de 250 enregistrements dont 45 opéras !

Solti commence à diriger l’orchestre symphonique de Chicago en 1954 (au Festival de Ravinia), en 1969 il en devient le chef principal pendant 22 ans, puis directeur musical honoraire jusqu’en 1997.

Ce coffret représente donc le coeur battant de l’activité du grand chef hongrois, même si les puristes préfèrent sa première période (Londres, Vienne, Israel), où les caractéristiques de sa personnalité – vivacité, acuité rythmique, inlassable vitalité – font merveille dans le répertoire post-romantique et moderne.

Les cycles des symphonies de Beethoven, Brahms, Bruckner souffrent d’une vision trop impersonnelle, tout est en place, avec un orchestre rutilant, mais rien ne marque vraiment. Solti est nettement plus convaincant dans Mahler – des doublons pour certaines symphonies – Tchaikovski, Wagner, Bartók ou Stravinsky. Et surprenant dans les Chostakovitch qu’il n’a abordés que sur la fin. Les grands oratorios (Bach, Haendel) sont oubliables, même bien chantés. En revanche, le très grand chef d’opéra qu’il a toujours été – et à mes yeux plus grand que le chef symphonique – se retrouve dans les intégrales que ce coffret nous restitue, comme une étonnante Damnation de Faust.

Conseil d’achat : le prix du coffret peut varier de 40 à 50 € d’un site à l’autre, d’un pays à l’autre, mais pour moins de 2 € le CD, avec une très belle iconographie et un vrai livre-portrait, c’est une très belle occasion d’apprécier l’art d’un grand chef, dans la prestigieuse lignée des Szell, Reiner, Dorati, comme Solti originaires d’Europe centrale.

Détails du coffret à lire sur Solti, les années Chicago

Aimer Sibelius

C’est un formidable petit bouquin. Une déclaration d’amour peu banale, d’un jeune compositeur français à un illustre aîné finlandais.

Oui, Eric Tanguy aime Sibelius, et avec la complicité de Nathalie Krafft, lui consacre des pages qui n’ont rien de théorique ou de musicologique, mais qui donnent furieusement envie d’emprunter des chemins peu battus et de découvrir quelques trésors méconnus du plus grand compositeur finnois.

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« Pour les admirateurs de la musique de Sibelius, comme je le suis ardemment moi-même, Ecouter Sibelius, cette douce injonction paraît superflue. Et pourtant, en dépit des efforts de quelques programmateurs, son oeuvre se résume pour beaucoup à quatre pièces : le concerto pour violon, les symphonies n°2 et 5, l’immanquable Valse triste, des partitions admirables mais qui masquent une forêt de chefs-d’oeuvre méconnus. » (Eric Tanguy)

J’ajoute à cette liste Finlandia, mais le constat d’Eric Tanguy est juste.

Eric Tanguy était hier soir l’invité de Lionel Esparza sur France Musique pour parler de ce livre singulier : écouter Classic Club

En même temps qu’un parcours en neuf étapes dans l’oeuvre de SIbelius, c’est évidemment son propre itinéraire, ses enthousiasmes et des doutes, avec une sincérité touchante, que livre le compositeur français à l’approche de la cinquantaine.

Quelques-unes de ces oeuvres chères à Tanguy :

Mais Eric Tanguy dit aussi son admiration – et l’écho qu’elles provoquent en lui – pour les grandes pages symphoniques ou chorales que sont Kullervo, la 5ème symphonie, la suite Karelia, le concerto pour violon

Les références de ces oeuvres sont nombreuses, on a l’embarras du choix dans une discographie devenue considérable. Mes préférences :

91jd980dtuL._SL1500_Paavo Berglund c’est le côté rude, âpre, immense de la force. Son Kullervo dans cette toute récente réédition (la deuxième de ses trois intégrales symphoniques de Sibelius) es légendaire.

Karajan est le grand sibélien non finlandais du XXème siècle. Sa 5ème symphonie captée en concert le 26 mai 1957 est tout à la fois feu et glace, marbre et soie.

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Karajan n’a gravé qu’une seule fois la suite de Karelia.

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Fontaines centenaires

Les heureux festivaliers présents à Montpellier le 21 juillet dernier ont eu la chance d’entendre la lumineuse version de l’Orchestre National de Lille et de son chef Alexandre Bloch d’une oeuvre centenaire, Les Fontaines de RomePremier volet de ce qui deviendra la « trilogie romaine » de Respighicréé le 11 mars 1917 au Teatro Augusteo de Rome.

Une récente visite à l’une de mes adresses favorites à Paris – Melomania – m’a fait découvrir – et acheter – un disque qui m’a doublement intrigué : Respighi au piano à 4 mains – alors qu’on n’imagine pas la richesse, le raffinement de l’orchestre du compositeur italien réduits à un clavier en noir et blanc- et le patronyme de l’un des interprètes :

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La ressemblance avec le compositeur est frappante :

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Norberto Cordisco Respighi est bien un descendant du compositeur, et si l’on en croit son profil professionnel, aussi bon musicien que… banquier ! Je connaissais déjà son partenaire, Giulio Biddau, par un beau disque Fauréparu il y a quelques années.

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La très bonne surprise de ce disque, c’est que la crainte de la « réduction » des somptuosités orchestrales de Respighi au piano était vaine. On écoute ces oeuvres – Les Fontaines et Les Pins de Rome – d’une oreille neuve, les couleurs que mettent les deux pianistes à leur clavier parant ces tableaux de nuances qui ne cherchent pas à reproduire l’orchestre.

Il se trouve que les deux pianistes proposent ce programme en concert le lundi 2 octobre à l’Institut Italien à Paris (détails ici). Disque et concert vivement conseillés !

Et, comme un clin d’oeil à mon billet d’avant-hier (C’était mieux avant ?), ma petite « discothèque idéale » de ces Fontaines de Rome.

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J’ai eu la chance de pouvoir chroniquer cette réédition inespérée – Diapason d’Or – d’un des rares élèves de Respighi, un chef complètement oublié, Antonio Pedrotti (cf. Diapason n°650).

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A peu près au même moment (Les Fontaines de Pedrotti datent de 1961, prise de son exceptionnelle !), Fritz Reiner fait ruisseler ces Fontaines dans une Living Stereo éblouissante avec « son » orchestre de Chicago

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Karajan et ses Berlinois délivrent une palette exceptionnelle de couleurs.

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Moins souvent citée, mais passionnante, parce qu’accentuant la modernité de la partition, la version du chef/compositeur Giuseppe Sinopoli avec l’orchestre philharmonique de New York.

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Une Turandot bulgare

On ne s’attend à rien, sauf au pire, lorsqu’on voit des affiches pour une représentation d’un opéra aussi spectaculaire que Turandot de Puccini dans une station balnéaire bulgare. Pourtant, à 10 € la (très bonne) place, on ne risquait pas grand chose, une heureuse surprise peut-être ?

Le théâtre d’été est situé au milieu d’un immense parc qui surplombe la mer – c’est ainsi que les longues plages de sable de Burgas ville ont été préservées de toute urbanisation intempestive –

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Dix minutes avant le début de la représentation, le théâtre est loin d’afficher complet. A l’entracte on constatera une demie jauge. Désintérêt d’une population pourtant naguère largement éduquée à la musique, à l’opéra, au théâtre ?

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Je crois bien que, plus encore que La Bohème, Tosca, Manon Lescaut ou Madame Butterfly, Turandot est l’ouvrage de Puccini que j’ai vu le plus souvent en scène (la saison dernière encore à Montpellier – lire Remaniement, amour et cruauté)l’un des  opéras que je connais par coeur, et qui m’a toujours fasciné par son écriture orchestrale et chorale, plus que par les performances purement vocales, même si elles sont impressionnantes, des rôles principaux.

Eh bien cette Turandot bulgare, sans prétendre à l’originalité dans la mise en scène – des plus convenues – n’avait rien à envier à des productions plus prestigieuses. Le rôle-titre parfaitement assumé par une belle et large voix, celle de Gabriela Georgieva 

Calaf était chanté vaillamment par un pilier de l’opéra de Sofia, Boiko Tsvetanov– qui a quand même craqué son Nessun Dorma. Belle révélation avec la Liu de la jeune Maria Tsvetkova, Des choeurs pas toujours homogènes, des voix parfois ingrates pour les ministres Ping, Pang, Pong, le reste de bon niveau et un orchestre tout ce qu’il faut de sensuel et rutilant sous la baguette experte de Grigor Palikarov.

Au disque j’en reviens toujours à deux versions, l’une – Karajan – pour la pure somptuosité orchestrale et chorale, malgré les erreurs de casting pour Turandot et Liu – l’autre – Leinsdorf -justement pour une distribution inégalée

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Bernard et Roméo

Je l’avais annoncé hier (Un orchestre royal), l’un de mes premiers disques fut, un peu par hasard, un disque Philips de Bernard Haitink dirigeant l’orchestre du Concergebouw d’Amsterdam.

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Dans ces années d’adolescence, l’argument décisif du choix de tel ou tel disque était.. son prix. Je ne pouvais pas me permettre d’acheter au prix fort, je profitais des souscriptions par correspondance, des collections économiques (Fontana, Musidisc) et des soldes. Ce qui me vaut quelques savoureux souvenirs.

Une fois que je furetais dans le rayon disques de la.. Librairie des Etudiants (aujourd’hui disparue) rue Gambetta à Poitiers, que tenait un homme charmant, toujours en blouse blanche, affligé d’un chuitement systématique (il prononçait Giulini : Gü-i-li-ni !), je vois un double album de L’estro armonico de Vivaldi par Paul Kuentz – qui faisait alors les beaux jours du catalogue Deutsche Grammophon français. Je m’apprête à l’acheter – petit prix – un jeune homme à côté de moi m’interpelle : « Non franchement il y a bien mieux que cela pour Vivaldi ! Si vous voulez, j’habite tout près, je vais vous montrer ma collection ». Surpris par cette intervention et cette proposition inattendue, je bredouillai une excuse et sortis prestement les mains vides de tout achat. Quelques mois plus tard, je découvris l’identité de mon conseiller ès-Vivaldi, c’est lui qui signe la plupart des chroniques consacrées au Prêtre roux dans Diapason, Roger-Claude Travers !

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Pour en revenir à mon disque Haitink/Concertgebouw, ce fut l’occasion d’une quintuple découverte. Cet orchestre magnifique, que je n’avais – et pour cause – jamais entendu en vrai, un chef que je ne connaissais pas, deux oeuvres de Tchaikovskison Capriccio italien et le poème symphonique Roméo et Juliette et le Scherzo capriccioso de DvořákJ’aimai immédiatement ces pages romantiques et colorées. Je découvrirai bien des années après que le grand Bernard Haitink n’est pas le chef le plus doué de fantaisie ni le plus expansif dans ce répertoire. Mais l’absence d’effets a aussi ses vertus.

C’est finalement Karajan qui me semblera plus proche de l’idée que je me faisais de Tchaikovski

Et pour Dvořákles gravures d’Istvan Kertesz ont toujours ma préférence

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Les printemps de Gundula

J’ai hésité sur le titre de ce billet, je pensais à : L’érotisme de la pureté. 

Il y a deux ans, pour l’évoquer (Légendes vives), j’écrivais : « la voix séraphique, et pourtant charnelle, lumineuse, et pourtant tendue, de Gundula Janowitz. »  La cantatrice autrichienne fête le 2 août prochain, selon l’expression consacrée, ses 80 printemps.

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(Gundula Janowitz, ici avec une autre légende du chant, son aînée Christa Ludwig)

Deutsche Grammophon lui rend, pour l’occasion, le plus beau des hommages avec un coffret de 14 CD très soigneusement élaboré. Il ne s’agit pas d’une simple compilation – même sous pochettes d’époque – mais d’une véritable récapitulation non seulement des enregistrements « officiels » que Gundula Janowitz a faits sous d’illustres baguettes pour la marque jaune mais aussi de « live » bienvenus, même s’ils étaient déjà disponibles ailleurs.

J’emprunte à un « commentateur » de ce coffret sur Amazon.fr ces quelques lignes qui traduisent parfaitement mon sentiment : « Un timbre d’une pureté incomparable, au vibrato scintillant, immédiatement reconnaissable et intemporellement admirable. Un phrasé magique sur une voix de lumière, de cette « beauté lunaire » comme on l’a souvent qualifiée, qui exerce sur l’auditeur une attraction irrésistible et une fascination béate. On n’adhère pas à la voix de Gundula Janowitz : on s’éprend, on succombe, on s’abandonne.

Cette Autrichienne aujourd’hui jeune de quatre fois vingt printemps, se faisait remarquer (par Walter Legge) en fille-fleur à Bayreuth en 1960, sous la direction de Knappertsbusch (on la retrouvera d’ailleurs deux ans plus tard dans la captation légendaire de 1962). Elle fait alors ses débuts pour Karajan à Vienne en 1960 dans la Barberine des Noces de Figaro; durant les trois décennies suivantes elle sera l’une des voix favorites de Karajan et de Karl Böhm, tant à la scène qu’aux studios. »

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J’ai grandi avec Gundula Janowitz dans mon apprentissage des opéras de Mozart, puis des Vier letzte Lieder de Richard Strauss (concurremment avec Elisabeth Schwarzkopf). Ce coffret renferme deux versions des mélodies de Strauss, en studio avec Karajan et en concert avec Bernard Haitink au Concertgebouw.

Je n’ai malheureusement jamais entendu la cantatrice en scène ou au concert…

(des extraits de la production légendaire de Giorgio Strehler des Noces de Figaro à l’Opéra de Paris)

On se précipitera évidemment – pour ceux qui ne l’auraient pas entendue – sur l’émission Lirico Spinto que Stéphane Grant consacrait dimanche sur France Musique à La Voix de Gundula.

Pour les germanophones, cette interview/autoportrait de Gundula Janowitz

Un coffret indispensable ! Avec un peu d’avance je souhaite à mon tour einen wunderschönen 80. Geburtstag  à Madame Janowitz !

 

Ratages officiels

J’évoquais hier (Quelle histoire ! le courageux pied-de-nez que Chostakovitch avait fait à Staline au sortir de la Deuxième Guerre mondiale. On attendait de l’auteur des monumentales et dramatiques 7ème (1941) et 8ème (1943) symphonies une oeuvre en forme de célébration grandiose de la victoire de l’Armée rouge sur l’Allemagne nazie. Et on a eu tout le contraire, une symphonie presque modeste, ironique, malgré un poignant mouvement lent.

Pourtant Chostakovitch comme bien d’autres compositeurs a commis des oeuvres « de circonstance » qui sont le plus souvent très en deçà du génie de leurs auteurs. Le fait qu’elles soient souvent jouées ne corrige pas leur banalité.

Petite revue non exhaustive de quelques-uns de ces ratages :

L’Ouverture de fête op.96 de Chostakovitch, qui reçoit en 1954 la distinction d’Artiste du Peuple de l’URSS. Plus creux et ronflant que ça… difficile, et pourtant si souvent enregistré !

Toujours chez les Russes, autre « tube » irrésistible des concerts de plein air, l’Ouverture 1812 de TchaikovskiLe compositeur lui-même avouait : « L’ouverture sera très explosive et tapageuse. Je l’ai écrite sans beaucoup d’amour, de sorte qu’elle n’aura probablement pas grande valeur artistique. »

Très souvent jouée dans sa seule version orchestrale, avec canons de pacotille, je dois reconnaître que cette Ouverture a une tout autre allure dans sa version primitive avec choeurs :

Pas grand chose à sauver en revanche dans cette pièce bruyante et creuse écrite pour le couronnement du tsar Alexandre III.

Du côté de Richard Strauss, le Festliches Praeludium composé en 1913 pour l’inauguration du Konzerthaus de Vienne sonne sacrément indigeste :

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Il arrive, en revanche, qu’une oeuvre de circonstance libère le compositeur du carcan dans lequel il pourrait se trouver enfermé. Quand Johannes Brahms est fait docteur honoris causa de l’université de Breslaul’actuelle Wroclaw, on lui fait comprendre qu’une oeuvre de sa main serait bienvenue : ce sera son Ouverture pour une fête académiqueRien d’académique justement, ni de chantourné ou de guindé dans cette joyeuse collection de chansons estudiantines.

Juste pour s’amuser au jeu du « qui a copié qui ? », cette ouverture vraiment très peu connue de Suppé, Flotte BurscheAprès avoir écouté l’ouverture académique de Brahms, écoutez celle-ci à partir de 3’15″…. comme un air de parenté évidemment puisque Suppé cite aussi Gaudeamus igiturcet hymne des étudiants.

Pour en revenir aux musiques « officielles », et en particulier aux hymnes nationaux, les réussites sont très inégalement réparties.

Il n’a échappé à personne qu’Emmanuel Macron avait choisi dimanche soir d’apparaître devant la pyramide du Louvre sur fond d’hymne européen.

Ce que peu savent, c’est que cet extrait célébrissime de la 9ème symphonie de Beethoven a été arrangé, à la demande du Conseil européen, par un chef d’orchestre – Herbert von Karajan – dont les compromissions avec le régime nazi n’étaient un mystère pour personne…

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Pas de commentaire sur La Marseillaisesauf le frisson qui me parcourt à chaque fois que je l’entends.

Il y a de quoi faire tout un billet sur les hymnes nationaux et leurs sources d’inspiration. Pour mes amis belges par exemple, savent-ils que leur Brabançonne est citée par Debussy dans sa Berceuse héroïque, écrite en 1914 « pour rendre hommage à S.M. le Roi Albert Ier de Belgique et à ses soldats » ?