Quel magnifique cadeau que ce coffret, commandé il y a plusieurs semaines, reçu aujourd’hui : pas moins que l’intégrale des enregistrements réalisés d’abord pour Teldec, puis pour EMI – labels aujourd’hui réunis sous l’étiquette Warner – par le légendaire quatuor Alban Berg.

Beethoven: deux intégrales
Beethoven est la super-star de ce coffret ! Jugez-en : trois intégrales des quatuors, deux en CD, la troisième en DVD ! Est-ce bien raisonnable ?
Günter Pichler, 80 ans en septembre, l’inamovible premier violon du quatuor fondé en 1971, qui a cessé son activité à l’été 2008, raconte l’origine de la première intégrale :
« Le Quatuor n’a pas encore dix ans, EMI nous propose d’enregistrer une intégrale des quatuors de Beethoven. N’étant pas sûrs d’avoir la maturité nécessaire pour relever ce défi, nous demandons conseil à Norbert Brainin, du Quatuor Amadeus. Sa réponse : « Si vous attendez d’être suffisamment mûrs, vous ne le ferez jamais ». EMI veut boucler le projet en deux ans, nous insistons pour l’étaler sur cinq ans »
Cette première intégrale est bien réalisée de 1978 à 1983, et ne cessera plus d’être une référence maintes fois rééditée.

Les Berg remettront l’ouvrage sur le métier à la fin des années 1980, pour une série captée en concert, en juin 1989, dans la salle Mozart du Konzerhaus de Vienne, série doublement restituée – en CD et en DVD – dans ce coffret.
Wiener Blut
Mais l’intérêt de ce pavé est bien de nous restituer le legs d’un quatuor authentiquement viennois, qui, en toute logique, a servi Haydn, Mozart, Schubert, Brahms comme peu d’autres. Le livret reprend la notice que Jean-Michel Molkhou a consacré au Quatuor dans son récent ouvrage sur Les grands quatuors du XXème siècle paru chez Buchet-Chastel

Une discographie où quelques contemporains trouvent leur place, mais dont sont curieusement absents Schoenberg (à la différence de Berg et Webern), Schumann, les derniers quatuors de Mendelssohn, une grande part de ceux de Haydn, et Chostakovitch – mais Pichler avoue que, sans aucunement mépriser ce compositeur, les Berg ne se sentaient pas légitimes dans un répertoire où le Quatuor Borodine, par exemple, faisait référence.
Tous les détails de ce coffret ici : Alban Berg complete recordings


















On a déjà dit ici le fantastique travail réalisé par les courageux éditeurs de La Coopérative pour rééditer, compléter (iconographie, discographie) ces 


(détails complets du coffret 
J’ai d’abord connu Annerose Schmidt par la formidable intégrale des concertos de Mozart qu’elle a gravée au mitan des années 70 avec Kurt Masur et l’orchestre philharmonique de Dresde (le concurrent de la Staatskapelle). J’aime ce jeu franc, direct, qui donne à entendre toutes les facettes de Mozart, un piano très bien enregistré avec des partenaires qui ne surchargent pas d’intentions les ombres et lumières de l’orchestre mozartien.


Clin d’oeil à trois artistes amis, dont ce fut l’unique enregistrement réalisé en Ecosse.




On attend avec impatience la sortie, le 15 novembre, de la 9ème symphonie de Schubert, sous la houlette du tout jeune et nouveau directeur musical du Scottish Chamber Orchestra, le Russe 








L’attachement du chef français au compositeur 

















Un Vermeer de grand format au sujet étonnant : Le Christ dans la maison de Marthe et Marie (1654-55)
Rembrandt, Autoportrait, 1657
Botticelli, La Vierge en adoration, 1485
Raphael, La Vierge à l’enfant (Madonna Bridgewater), 1508
Le Tintoret, La mise au tombeau, 1563
Jan Steen, L’école des filles et des garçons, 1670
Van Gogh, Pruniers en fleurs, Arles 1888
Degas, Avant la représentation, 1890
David Gauld, Sainte Agnes, 1890
