Le pianiste oublié

Le pianiste américain Abbey Simon est mort le 18 décembre à Genève, à quelques jours de son centième anniversaire.

00simon-abbey-superJumbo

Les hasards de la composition d’un jury m’avaient permis de le rencontrer, il y a une trentaine d’années. Nous siégions au jury du Concours de Genève. J’avais été frappé d’abord par son look et son allure d’acteur américain, par son exquise courtoisie. Je le connaissais de nom et par quelques-uns de ses disques, pour la plupart publiés chez Vox.

Il m’avait expliqué qu’il était de la même génération, de la même race (si j’ose encore utiliser ce mot !) qu’un autre pianiste américain dont il était très proche, Julius KatchenJe voyais, à ses réactions face aux jeunes concurrents, qu’il détestait les effets de manche, les techniques approximatives, le non-respect du style de l’oeuvre jouée. Il ne manquait pas d’en appeler à l’exemple de Rachmaninov ou de son maitre Josef Hofman.

A la question que je lui avais posée de savoir pourquoi il ne jouait jamais en Europe, en France en tout cas, alors qu’il résidait une partie de l’année à Genève, il m’avait dit qu’il n’avait jamais cherché à « se faire de la publicité »…

Heureusement, la discographie d’Abbey Simon est abondante et de très haute qualité. Et facilement accessible sur les sites de téléchargement. Ses Chopin, Ravel, Rachmaninov sont d’éloquents témoignages de cette « école » américaine de piano qui privilégie une technique à toute épreuve au service exclusif du texte, une rigueur stylistique parfois accentuée, comme dans ces disques, par une prise de son qui confine à la sécheresse.

 

61KCkfuvt4L

51J6MhvgY9L

514ijErIZCL

51Eay36HDoL

81UN1fUn0JL._SL1200_

Philippe Cassard écrivait hier sur sa page Facebook :

« Il devait avoir 100 ans le 8 janvier prochain, mais il vient de nous quitter. J’avais prévu, pour fêter ce rare anniversaire, une émission de Portraits de famille le 11 janvier : cela prendra donc la forme d’un hommage. ABBEY SIMON, ce grand pianiste américain, quasiment inconnu sous nos latitudes, avait été formé par le légendaire Josef Hofman, et incarnait, un peu à la manière de Byron Janis, Gary Graffmann, Earl Wild, Agustin Anievas, William Kappell, le « virtuose américain » par excellence, avec les précautions à prendre en employant cette expression-cliché. C’était un de mes préférés. Il magnifiait, de son jeu aristocratique, Liszt, Chopin et Rachmaninov. Mais quel poète aussi dans la musique française et quel leçon de style dans Mozart et Beethoven ! »

On écoutera donc avec beaucoup d’intérêt ce portrait-hommage sur France Musique le 11 janvier prochain.

 

Chez Chausson

J’avais rendez-vous hier matin avec l’attachée culturelle de l’ambassade de Lituanie à Paris, pour évoquer de futurs projets du Festival Radio FranceUne adresse hausmannienne dans le 17ème arrondissement. Un ancien hôtel particulier comme c’est souvent le cas pour les ambassades.

IMG_5741Nous commençons vite à parler musique, artistes, compositeurs. Le premier président lituanien de l’ère post-soviétique n’était-il pas un musicien et musicologue reconnu, Vytautas Landsbergis ? La pianiste Mūza Rubackytė est une fidèle du Festival Radio France. En 2015, elle avait participé au marathon pianistique organisé par Philippe Cassard, jouant comme personne les Préludes et fugues  de Chostakovitch.

11403152_10153032061442602_7499283165963188080_n

(De gauche à droite, les pianistes Cédric Pescia, Dominique Merlet, Philippe Cassard et Mūza Rubackytė)

5113pXz4M-L

Muza est à la tête d’une discographie pour le moins originale, où la musique de son illustre compatriote, Mikalojus Konstantinas Čiurlionis (1875-1911), tient une place éminente.

71kU0rTCHHL._SL1200_71dpkIHMF3L._SL1082_

Etonnante personnalité que celle de Čiurlionis, mort à 35 ans, aussi grand peintre que compositeur. Auteur d’une fascinante série de toiles, intitulée La Création du monde à voir en ce moment au Musée d’Orsay à Paris dans le cadre de l’exposition Âmes sauvages.

DaHc8RnXUAEXUr6

DaHdDa5WkAA1wJeDaHdMHoW4AE8uFg

Au moment où nous évoquons ces personnalités de la musique de son pays, l’attachée culturelle me tend un CD enregistré dans les salons de l’ambassade. Y figurent un quatuor de Čiurlionis et… le Concert pour piano violon et quatuor à cordes de ChaussonCouplage inattendu, lui fais-je remarquer ! Réponse : « Inattendu certes, mais pas tant que cela puisque nous sommes dans la maison de Chausson ! »

Bien sûr, nous sommes au 22 boulevard de Courcelles ! J’aurais dû faire le rapprochement (Le Paris secret des musiciens)

917jgizlcglSitôt l’entretien terminé, nous serons rejoints par l’ambassadeur lui-même pour visiter l’illustre maison, certes bien transformée, même si les principaux éléments de décor ont été préservés.

IMG_5737Le salon où se pressaient artistes, musiciens, intellectuels, orné d’une frise de Maurice Denis (le lustre et les éclairages… ne sont pas d’époque !)

IMG_5738Un petit salon avec la bibliothèque et la cheminée d’origine.

IMG_5739La salle à manger demeurée en l’état et restaurée.

Ce n’est qu’en sortant que je verrai la plaque posée sur le mur.

IMG_5740

Ah les fâcheries de la traduction : non ce n’est pas un « concerto », mais un Concert au sens où les concevait Rameau (Concerts en sextuor). 

Il faudra que j’ajoute d’autres articles à ceux que j’ai déjà consacrés à Chausson : Poésie de l’amour et de la merL’amour et la mortUne amitié particulière

Claude de France

On n’a pas fini de célébrer Claude Debussy mort il y a cent ans (voir De la belle ouvrage)

Je ne suis pas sûr de tenir une chronique très suivie de ce centenaire, tant d’autres le feront mieux que moi. Mais je veux signaler la parution d’un petit bouquin, découvert le week-end dernier chez mon libraire favori.

41Zu+OANE4L

Pianiste et producteur de radio (Notes du traducteur, puis Portraits de famille sur France Musique), Philippe Cassard a consacré une part importante de sa activités à Claude Debussy (1862-1918). Mêlant digressions biographiques et analyses de l’oeuvre, cet ouvrage se présente comme une succession pointilliste de courts chapitres, donnant le point de vue de l’interprète : souvenirs et impressions rassemblés de près de cinquante ans de compagnonnage avec Debussy. Il éclaire l’auteur de Pelléas et Mélisande d’une lumière inédite, et très intimiste. A la lecture, on retiendra la célébration d’un Homme Musique, celui qui conjugue le son avec la couleur, saisit l’instant sur une portée, rend une atmosphère palpable et dessine délicatement les contours d’une rêverie. Claude Debussy demeure. Il est le Patron (Présentation de l’éditeur)

Qui ne connaît Philippe Cassard ? Compagnon et acteur de tant d’aventures musicales (Des touches et des voix), il a la gentillesse de rappeler mon engagement à ses côtés quand il entreprit une première fois, à Paris, à l’auditorium Saint-Germain, une intégrale du piano de Debussy à la fin des années 90 que je fis capter par France Musique, puis qu’il reprit le même projet, complété des partitions à quatre mains ou deux pianos avec François Chaplin, en 2012 cette fois à la Salle philharmonique de Liège

512A4AK2GDL

Pour qui souhaite une approche sensible, intelligente et aimante de Debussy, ce nouvel opus d’Actes Sud est un must.

J’en profite pour évoquer deux autres ouvrages de cette collection. Après ma visite de la maison des Mendelssohn à Leipzig (Retour chez Felixj’avais oublié de citer l’excellent Mendelssohn de Jérôme Bastianelli, de loin préférable au pavé indigeste paru chez Fayard.

4163xllSHWL

En revanche, la déception est complète avec ce portrait bâclé d’une famille (La dynastie Straussqui attend encore un ouvrage de référence en français. Occasion manquée vraiment dans une collection qui fait référence pour ses autres titres…

51YOMzz5YtL

L’autre Nikita

Pour toute une génération, Nikita c’est le film de Luc BessonPour les amateurs d’histoire, c’est le prénom du successeur de Staline à la tête de l’Union Soviétique, au nom imprononçable (six lettres en russe : Хрущёв, deux fois plus en français : Khrouchtchov – relire Comment prononcer les noms étrangers ?)

Pour les mélomanes, Nikita c’est le prénom d’un très grand pianiste, né en 1912 à Saint-Pétersbourg, mort fin 1992 à Vevey, celui dont tant de musiciens d’aujourd’hui parlent encore avec tant de révérence et d’affection, Nikita Magaloff.

J’ai un souvenir encore très vif de sa dernière apparition sur la scène du petit théâtre de Vevey, quelques mois avant sa mort, à l’occasion d’une soirée surprise pour les 90 ans du ténor Hugues Cuénod :  Magaloff déjà très affaibli nous avait livré un Impromptu de Fauré comme dans un rêve.

La discographie du pianiste russe n’a jamais été à la mesure de l’immensité de son répertoire, mais on ne peut que saluer le travail d’Universal Italie qui vient de rééditer non seulement la très belle intégrale Chopin gravée par Magaloff pour Philips dans les années 70 (reparue sous le label Newton Classics), mais aussi les quelques enregistrements réalisés pour Decca et Philips, et plus récemment pour la Radio suisse romande.

81T5k-hQ3PL._SL1500_

81KimI02+FL._SL1500_

J’ai toujours beaucoup aimé les Chopin de Magaloff, un grand style droit et sobre, l’art de faire chanter le piano sans mièvrerie.

Magaloff, ce fut aussi le maître admiré, qui ne ménageait ni son temps ni son aide aux jeunes musiciens venus apprendre un peu de lui de la longue histoire du piano du coeur de l’Europe. Michel Dalberto (qui est au côté de Nikita Magaloff dans l’intégrale Chopin pour les pièces à 4 mains), et Philippe Cassard parlent encore aujourd’hui avec effusion de leurs rencontres avec lui.

Le coffret est pour le moment disponible sur amazon.it.

Musique sans protection

L’an dernier, je titrais Fête ou défaite de la musique ? Extrait : « …la dimension festive de la musique…tient justement à ce qu’on la découvre, l’entend, l’aime dans la réalité des sons produits, dans la ferveur et la joie de ses interprètes amateurs ou non. Pas dans la déformation artificielle d’un son saturé »

Sur Facebook hier j’écrivais ceci, qui n’a pas laissé sans réaction :

La Fête de la Musique ça rend sourd ?
J’ai mauvais esprit, c’est évident, mais comment prendre cet avertissement dans un document vantant la Fête de la Musique à Montpellier : « la Fête de la Musique est l’occasion de s’amuser et de faire la fête. C’est pourquoi il est important de se protéger à l’aide de protections auditives (sic) ». Et on rajoute : » La musique doit être un plaisir durable et ne pas détériorer notre audition« . On allait le dire !
Question bête : pourquoi ne pas réduire (un peu, un peu plus même) le nombre de décibels envoyés dans les tympans des pauvres auditeurs (et de tous les autres alentour d’ailleurs) ?

J’en conviens, tout cela fait un peu vieux ronchon rabat-joie, mais ce n’est pas d’hier que je refuse la dictature des décibels, qui est tout sauf musique ! Quand on en est à distribuer des protections auditives, qu’on m’explique où est le plaisir du partage, d’une vibration en commun ?

Ma fête de la Musique, je l’ai vécue en deux épisodes, sans protection d’aucune sorte, jouissant pleinement des sonorités des instruments joués devant moi.

Samedi, dans le cadre du Festival d’Auvers-sur-Oise,

IMG_9820

c’était l’improbable mariage entre un grand piano de concert et un marimba

IMG_9821

et l’extraordinaire duo formé par le pianiste français Thomas Enhco et la percussionniste bulgare Vassilena Serafimova.

IMG_9825

81Rq32-JAUL._SL1400_

Lundi soir, cruel dilemme : des amis chers se produisant, au même moment, dans deux lieux différents. Tedi Papavrami et Nelson Goerner au théâtre des Bouffes du Nord

51O9qxvquaL

et Michel Dalberto à la Salle Gaveau. J’avais promis à ce dernier d’y être, et je n’ai pas regretté, comme des centaines d’autres, d’avoir affronté la canicule naissante pour assister à un récital magnifiquement construit… et réalisé.

IMG_9843En ouverture la sonate « Clair de lune » de Beethoven, suivie du Prélude, choral et fugue de Franck – une rumeur insistante annonce un enregistrement prochain du piano de Franck par Michel Dalberto dans un lieu qui m’est très familier -, puis après l’entracte la Ballade (sans orchestre) et le 6ème Nocturne de Fauré.

19366180_1696984207265215_8638496100173791751_n

71ku0m9UEkL._SL1200_

Après une Appassionata souveraine, fiévreuse, extrême, Michel Dalberto refermait cette magistrale leçon de grand piano avec sa transcription de Morgen de Richard Strauss.

Dans la salle, nombre d’amis du pianiste, son collègue Philippe Cassard, deux de ses plus brillants élèves, Jean-Paul Gasparian et Ismael Margain.  Ils seront tous les trois du Festival Radio France (#FestivalRF17qui s’ouvre le 10 juillet prochain !

Le discours d’un roi

Une semaine après la France, nos amis belges célèbrent aujourd’hui leur fête nationale. Dans la douleur du terrible souvenir des attentats du 22 mars. Le roi Philippe a prononcé hier soir une allocution tout sauf convenue ou banale. Un grand discours, qu’on aurait aimé entendre de la part de nos responsables politiques français ces derniers jours. Un message de courage et d’espoir : Le discours du roi des Belges.

922938_1081115541944829_8653531850999905940_n

Comme si l’histoire se jouait des agendas et des souvenirs, c’est ce même 22 mars 2016 que j’avais vu pour la dernière fois sur scène Natalie Dessay, dans un rôle étonnant sur la scène du Châtelet : Une tragédie, une Passion.

img_2389

Quatre mois plus tard, je retrouvais Natalie Dessay hier soir à Montpellier, venue chanter quelques Lieder de Mendelssohn avec son partenaire Philippe Cassard, au milieu d’un concert de l’Orchestre de chambre de Paris tout entier voué au compositeur du Songe d’une nuit d’été. 

13709822_10153801301112602_6805704933239361760_n(de gauche à droite, Douglas Boyd, Philippe Cassard, Natalie Dessay, Jean Pierre Rousseau)

 

Fête ou défaite de la musique ?

Je publiais hier soir sur Facebook cette question : Fête des décibels et défaite de la musique ?

Plusieurs amis y ont répondu :

« Pourquoi écrire cela ? Moi, je me promène dans les 5ème et 6ème arrondissements, je vois des milliers de jeunes gens s’amuser, prendre un verre, écouter des groupes de musiciens. Ambiance bon enfant, sympa. Des chorales de quartiers, ici deux ados qui chantent du blues, là une fanfare avec ophicléide et grosse caisse, là encore un ensemble de musiques tziganes. Certes, une majorité de groupes de rock et de musiques plus… »décibélisées ». Et alors ? Où est le problème ? Voici des mois que ce pays vit dans une sinistrose déprimante, l’état d’urgence, des manifs, des flics partout… Je trouve qu’il y beaucoup de gaieté ce soir, et je me fiche que certaines des musiques ne me plaisent pas. » (Ph.C.)

...C’est peut-être parce que quelquefois on entend plus les décibels que le genre de musique lui même…😜🎶 et C’est vrai que là  je regarde à quelle heure le concert en bas de chez moi va se terminer…pour pouvoir assurer le mien demain …(K.D.)

…et moi j’ai suivi une excellente bande de percussionnistes rue des Francs Bourgeois et tout le monde dansait avec eux…(D.A.)

Ces trois commentaires émanent de musiciens « classiques » et parisiens, ils ont tous les trois raison !

La question que je posais n’était pas une remise en cause de la Fête de la musique qui, quoiqu’on en pense, est entrée dans les moeurs et les traditions. Mais alors que le matin même plusieurs médias rappelaient que 30% des populations régulièrement exposées à de fortes amplifications (les jeunes essentiellement) subissent des atteintes irrémédiables (surdité, acouphènes) à leurs capacités auditives, je m’interrogeais simplement sur la nécessité (?) de suramplifier des groupes, des chanteurs, qui se produisent dans des places ou sur des carrefours exigus. Comme hier sous les fenêtres même de la ministre de la culture au Palais Royal. L’excès de décibels tue la musique et ses interprètes, au lieu de les mettre en valeur.

Or la dimension festive de la musique, telle que la décrivent mes « commentateurs » ci-dessus, tient justement à ce qu’on la découvre, l’entend, l’aime dans la réalité des sons produits, dans la ferveur et la joie de ses interprètes amateurs ou non. Pas dans la déformation artificielle d’un son saturé.

IMG_3524IMG_3528IMG_3529(La cour du Palais Royal et les fameuses colonnes de Buren, vues du ministère de la Culture)

Merci

Les Liégeois ont voulu conclure en beauté l’aventure qui a été la nôtre, ensemble, pendant 15 ans : voir OPRL, les adieux à J.P.Rousseau

Le temps n’est pas encore venu du souvenir, mais c’est celui de la reconnaissance et de la gratitude. Merci à tous ceux qui ont participé à cette formidable aventure humaine et musicale. Merci aux chefs d’orchestre Paul STRAUSS, Pierre BARTHOLOMEE, Louis LANGREE, Pascal ROPHÉ, François-Xavier ROTH, Christian ARMING qui, comme directeurs musicaux, ont attaché leurs noms à la prestigieuse histoire plus que cinquantenaire de l’Orchestre philharmonique royal de Liège.

71Me0-9f8gL._SX522_

41CB1VDL6yL

51yKlRF6+6L

71TobT+GVSL._SL1500_

61BQSJU3pGL

Merci à Serge BAUDO, Rudolf BARCHAI, Gabriel CHMURA, Alexandre DMITRIEV, Theodor GUSCHLBAUER, Luca PFAFF, Jaap SCHRÖDER, Jerzy SEMKOW, Muhai TANG, Ronald ZOLLMAN qui ont longtemps accompagné la vie de l’orchestre. Merci à tous ces amis qui ont fait confiance au talent des Liégeois, qui ont répondu à mes invitations, pour certains au tout début de leur carrière, bien avant qu’ils n’acquièrent sur les grandes scènes du monde la notoriété qui est aujourd’hui la leur : Eivid AADLAND, David AFKHAM,  Stefan ASBURY, Alain ALTINOGLU, John AXELROD, Christoph CAMPESTRINI, Edmon COLOMER, Paul DANIEL, Patrick DAVIN, Pieter-Jelle DE BOER, Stéphane DENEVE, Jean DEROYER, Enrique DIEMECKE, Rumon GAMBA, Edward GARDNER, Claire GIBAULT, Pablo GONZALEZ, Jean-Pierre HAECK, Vernon HANDLEY, Günther HERBIG, Philippe HERREWEGHE, Domingo HINDOYAN,  Armin JORDAN, Philippe JORDAN, Jean Jacques KANTOROW, Kirill KARABITS, Fayçal KAROUI, Pavel KOGAN, Hannu LINTU, Manuel LOPEZ-GOMEZ, John NELSON, John NESCHLING, George PEHLIVANIAN, Tommaso PLACIDI, Thomas RÖSNER, Pablo RUS, Petri SAKARI, Oswald SALLABERGER, Stefan SANDERLING, Thomas SANDERLING, Radoslav SZULC, Antoni WIT, Michael ZILM…

51rJNrAYxTL

91ndei8wIwL._SL1500_

Merci à ces grands artistes qui, pour les plus jeunes, ont souvent fait leurs débuts en Belgique avec l’OPRL, et qui ont témoigné d’une longue et belle fidélité, nourrie par une amitié rare et précieuse, les pianistes  Piotr ANDERSZEWSKI, Nicholas ANGELICH, Martha ARGERICH,  Yulianna AVDEIEVA, Jean Efflam BAVOUZET, Boris BEREZOVSKI,  Hervé BILLAUT, Daniel BLUMENTHAL,  Frank BRALEY, Ronald BRAUTIGAM, Rudolf BUCHBINDER, Philippe CASSARD, Bertrand CHAMAYOU, François CHAPLIN, Michel DALBERTO, Nikolai DEMIDENKO, Claire DESERT, Luc DEVOS, Severin von ECKARDSTEIN, Brigitte ENGERER, Till FELLNER, David FRAY, Nelson FREIRE, Kemal GEKIC, Jonathan GILAD, Boris GILTBURG, Roberto GIORDANO, Nelson GOERNER, Benjamin GROSVENOR, Alexander GURNING, François-Frédéric GUY, Jean-François HEISSER, Arthur et Lucas JUSSEN, David KADOUCH, Katia et Marielle LABEQUE, Florence et Isabelle LAFITTE, Adam LALOUM, Willem LATCHOUMIA, Claire-Marie LE GUAY, Eric LE SAGE, Bernard LEMMENS, Julien LIBEER, Robert LEVIN, David LIVELY, Benedetto LUPO, Radu LUPU, Plamena MANGOVA, Wayne MARSHALL, Denis MATSUEV, Jeremy MENUHIN, Laura MIKKOLA, Roger MURARO, Jean-Frédéric NEUBURGER, Ferhan et Ferzan ÖNDER, Francesco PIEMONTESI, Maciej PIKULSKI, Menahem PRESSLER, Dezsö RANKI, Vitaly SAMOSHKO, Fazil SAY, Johan SCHMIDT, Andreas STAIER, Cédric TIBERGHIEN, Andrew TYSON, Mauricio VALLINA, Jean-Claude VANDEN EYNDEN, Anna VINNITSKAIA, Stefan VLADAR, Bojan VODENITCHAROV, Vanessa WAGNER, Christian ZACHARIAS, et j’en oublie sûrement…,

51OpGswTOhL

41R74G1BGWL41MPRPYY0TL

les violonistes Pierre AMOYAL, Rashya AVANESIAN, Boris BELKIN, Véronique BOGAERTS, Nikita BORISO-GLEBSKI, Marc BOUCHKOV, Boris BROVTSYN, Renaud CAPUÇON, Stéphanie-Marie DEGAND, Augustin DUMAY, James EHNES, Miriam FRIED, David GARRETT, Lorenzo GATTO, David GRIMAL, Daniel HOPE, Yossif IVANOV, Daishin KAJIMOTO, Ning KAM, Barnabas KELEMEN, Sergei KHATCHATRYAN, Laurent KORCIA, Harriet LANGLEY, Maria MILSTEIN, Sarah NEMTANU, Tedi PAPAVRAMI, Régis PASQUIER, Alina POGOSTKINA, Vadim REPIN, Tatiana SAMOUIL, Baiba SKRIDE, Valery SOKOLOV, Kirill TROUSSOV, Frank Peter ZIMMERMANN

418YRwnl97L

81PBHh0DcAL._SL1500_

51rztH21aLL

51cfhiKMyDL

les altistes Lise BERTHAUD,  Nathan BRAUDE, Gérard CAUSSÉ, Kim KASHKASHIAN, Antoine TAMESTIT, Arnaud THORETTE, Tabea ZIMMERMANN

41f68uP2bZL

les violoncellistes Emmanuelle BERTRAND, Gautier CAPUÇON, David COHEN, Marc COPPEY, Henri DEMARQUETTE, Anne GASTINEL, Alban GERHARDT, Marie HALLYNCK, Gary HOFFMANN, Christian-Pierre LA MARCA, Ivan MONIGHETTI, Truls MORK, Christian POLTERA, Jean-Guihen QUEYRAS,  François SALQUE, Sébastien WALNIER, Sonia WIEDER-ATHERTON, PIeter WISPELWEY

Unknown

419H0eygMmL

et puis encore Thierry ESCAICH, Bernard FOCCROULLE, Johan FOSTIER, Anne FROIDEBISE, Sharon ISBIN, Olivier LATRY, Anneleen LEENHAERTS François LELEUX, Christian LINDBERG, Paul MEYER, Sergei NAKARIAKOV, Francis ORVAL, Emmanuel PAHUD, Bruno SCHNEIDER, Olivier VERNET

51Nii27P5YL

les chanteurs Yann BEURON, Alexia COUSIN, Inger DAM-JENSEN, Stéphane DEGOUT, Marie DEVELLEREAU, Karine DESHAYES, Melanie DIENER, Ruxandra DONOSE, Domagoj DOROTIC, Wojtek DRABOWICZ, Karina GAUVIN, Anne-Catherine GILLET, Isabelle GEORGES, Susan GRAHAM, Nora GUBISCH, Sébastien GUEZE, Hélène GUILMETTE Werner GÜRA, Reinhard HAGEN, Barbara HANNIGAN, Dietrich HENSCHEL, Wolfgang HOLZMAIR, Sophie KARTHÄUSER, Marc LAHO, Thomas LASKE, Magali LEGER, Felicity LOTT, Geraldine McGREEVY, Charlotte MARGIONO, Sophie MARIN-DEGOR, Clémentine MARGAINE, Elsa MAURUS, Peter MIKULAS, Sara MINGARDO, Evgeny NIKITIN, Olga PASICHNYK, Patrick RAFTERY, Antony ROLFE-JOHNSON, Céline SCHEEN, Elzbieta SMYTKA, Kenneth TARVER, Béatrice URIA-MONZON, José VAN DAM, Iris VERMILLION, David WILSON-JOHNSON, Endrik WOTTRICH, etc

.41obCaqUCBLA1kiNTv2MgL._SY550_

Merci aux artistes qui sont venus jouer ou diriger dans la Salle Philharmonique, Sharon BEZALY, Andrey BOREIKO, Jean-Claude CASADESUS, Christophe COIN, Mikko FRANCK, Hélène GRIMAUD, Hilary HAHN, Pierre HANTAI,  Emmanuel KRIVINE,  Philippe PIERLOT, Christophe ROUSSET, Jordi SAVALL, Yuri SIMONOV, Kenneth WEISS… et tant d’autres ensembles, groupes, qu’il m’est impossible de tous citer ! Merci aux compositeurs qui nous ont fait confiance pour les créer, les jouer, les enregistrer, Ondrej ADAMEKJohn ADAMS, Nicolas BACRI, Philippe BOESMANS, Pierre BOULEZ, Jean-Paul DESSY, Pascal DUSAPIN, Thierry ESCAICH, Jean-Luc FAFCHAMPS, Bernard FOCCROULLE, Michel FOURGON, Claude LEDOUX, Jacques LENOT, Magnus LINDBERG, Bruno MANTOVANI, Benoit MERNIER, Marc MONNET, Wolfgang RIHM, Eric TANGUY, Jörg WIDMANN, liste non exhaustive…

41WFW9NJ2NL51G3IJdgWKL._SX450_51S2U8UdzOL

Et surtout merci à tous les musiciens de l’Orchestre, ceux d’hier, ceux d’aujourd’hui, qui nous ont offert des centaines de concerts et de moments d’exception, comme pendant ces inoubliables tournées en France, en Allemagne, en Espagne, en Suisse, en Amérique du Sud, en Europe centrale – trois concerts en moins de dix ans dans la grande salle dorée du Musikverein de Vienne, trois concerts au Théâtre des Champs-Elysées, trois concerts au Concertgebouw d’Amsterdam, etc… Merci à Anne-France, Antoine, Christophe, Elise, Eric, Erwan, Hervé, Laurent, Malik, Marie-Caroline, Marlène, Pierre, Robert, Sabine, Séverine, Silvia, Sophie, Stéphane, Valérie, merci aux garçons et aux filles qui sont le sourire de la Salle Philharmonique.