J’avais déjà visité le Musée Unterlinden de Colmar il y a une trentaine d’années, et bien sûr déjà vu le chef-d’oeuvre qu’il héberge, le fameux retable d’Issenheim, dû à Matthias Grünewald, de son vrai nom Mathis Gothart Nithart.
Mais ce que j’ai vu ce dimanche matin, après la rénovation et l’extension du musée en 2015, et les travaux entrepris sur le retable lui-même et achevés à la fin de 2022, m’a profondément bouleversé.




Aucune photo ne peut suggérer l’émotion qui envahit le visiteur, qui n’a d’autre ressource que de demeurer longtemps debout ou assis en contemplation devant les volets de ce retable, si magnifiquement restitué à sa splendeur originelle.
Hindemith : un opéra, trois tableaux d’orchestre
En 1934-35, Paul Hindemith compose un opéra en sept tableaux autour de la figure du peintre Mathias Grünewald (1475-1520) , contemporain d’Albrecht Dürer. L’opéra est interdit en Allemagne par les nazis, il n’est créé qu’en 1938 à Zurich… et il ne le sera à Paris qu’en 2010 !
Hindemith en a tiré, dès 1934, une « symphonie » qui a eu les faveurs des plus grands chefs, à commencer par son créateur Wilhelm Furtwängler à la tête de l’orchestre philharmonique de Berlin.
La « symphonie » Mathis der Maler est en trois mouvements qui portent, chacun, le titre d’un panneau du retable.
- Concert d’anges

2. Mise au tombeau

3. La tentation de Saint Antoine

Au disque, on retient trois grandes versions : Karajan, Sawallisch et Blomstedt, Pour l’opéra, une seule référence : Kubelik.














































































(Le nouveau pont autoroutier inauguré au début de l’été, conçu par l’architecte 




(Le 






La basilique Santa Maria di Castello







Les deux lions qui encadrent le parvis de la cathédrale sont étonnamment expressifs !









Après le dédale de la vieille ville, il faut prendre de la hauteur pour admirer la cité et son port.





Il y a bien (à gauche sur la photo) cette Casa Paganini qui n’est rien d’autre qu’un hôtel.


Paganini avait légué ce violon à la ville de Gênes, à la condition que celle-ci s’engage à le conserver perpétuellement et à ne jamais le céder. Il s’agit du célèbre 

(De précieux témoignages de la présence de 


(L’agonie du Christ au jardin des Oliviers, 1590)
(L’adoration des bergers, 1579)
(Portrait du cardinal Nino de Guevara – vers 1600)




(Portrait de Toulouse-Lautrec par Henri Rachou, 1893)
(Jane Avril dansant, 1892)
(Le divan, 1893, musée de Sao Paulo)
(Clownesse Cha-U-Kao, 1895)
(Au Moulin Rouge, 1892-95, Chicago Art Institute)
(Bal du Moulin de la Galette, 1889)
(Portrait du Docteur Bourges, 1891, Pittsburgh Carnegie Museum)
(Carmen Gaudin, 1884, Williamstown)








Un Vermeer de grand format au sujet étonnant : Le Christ dans la maison de Marthe et Marie (1654-55)
Rembrandt, Autoportrait, 1657
Botticelli, La Vierge en adoration, 1485
Raphael, La Vierge à l’enfant (Madonna Bridgewater), 1508
Le Tintoret, La mise au tombeau, 1563
Jan Steen, L’école des filles et des garçons, 1670
Van Gogh, Pruniers en fleurs, Arles 1888
Degas, Avant la représentation, 1890
David Gauld, Sainte Agnes, 1890

On quitte le bâtiment principal du 
(Sarah Affonso, Jeunes paysannes, 1937)
(Sarah Affonso, Varinas, 1924)
Le bâtiment de la « Collection moderne » du 

José de Guimaraes (1939-) Les acrobates, 1983
Nuno Barreto (1941-2009), Relief bleu, 1968/9
Pedro Calapez (1953-), Passage 10, 2004
Amadeo de Souza Cardoso (1887-1918), Caisse enregistreuse, 1917
Julio Resende (1917-2011), Les joueurs de dames, 1945. Comme un remake des 




(Bas relief du prêtre Ameneminet, 1920 av.J.C.)

(Masque funéraire, 30ème dynastie, 664-525 av.J.C.)
(Pharaon, bas relief 300-250 av.J.C.)(
(Nimrod, bas relief, 884 av.J.C.)
De grandes salles vides de visiteurs, de beaux tapis anciens d’Iran.


(Paravent, Chine 17ème s.)
(Van Dyck, Portrait d’un homme, 1620)
(Rembrandt, Portrait d’un vieil homme, 1645)
(Ruisdael, Orage sur les côtes de Norvège, 1660)
Un étrange Guardi : le Rialto de Venise selon un projet de Palladio ! (1770)
(Turner, L’embouchure de la Seine à Quillebeuf, 1823)
(Turner, Le naufrage, 1810)
(Renoir, Portrait de Madame Monet, 1872-74)
(Degas, Portrait d’Henri Michel-Lévy, 1878)
(Monet, Le Dégel, 1880)
(Rodin, L’éternel printemps, 1888)
(Lalique, couverture cuir et ivoire pour La Walkyrie de Wagner)
Lalique, Miroir
Le musée Gulbenkian comporte une immense collection d’art islamique, réunie avec passion par le chrétien arménien qu’était Calouste Gulbenkian.