Journal d’Ecosse (II) : Anderszewski, SCO, le Greco et Scarlatti

Piotr Anderszewski et le Scottish Chamber Orchestra

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Jeudi rendez-vous, à Edimbourg, à une adresse qui a de l’allure : Royal Terrace. Au siège du Scottish Chamber Orchestra, l’un des fleurons des phalanges britanniques. Pour évoquer des projets pour de futures éditions du Festival Radio France.

Le même soir, au Queen’s Hall, une petite salle de concerts (une jauge d’environ 800 personnes) aménagée il y a 40 ans dans une ancienne église,

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concert de l’orchestre et de l’un de ses hôtes réguliers, le pianiste Piotr Anderszewski, qui joue et dirige du piano le concerto en ré majeur de Haydn et le concerto de Schumann, tandis que le SCO et son leader Alexander Janiczek ont ouvert la soirée avec la 36ème symphonie de Mozart.

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Piotr Anderszewski – qui avait donné un éblouissant récital lors du Festival Radio France 2015 – me confiera avoir un peu étouffé dans l’acoustique chaleureuse d’une salle sans doute plus appropriée à de petites formations. Comme auditeur, placé au premier balcon, je me suis, au contraire, régalé d’apprécier l’homogénéité, les couleurs d’un orchestre qui a été à bonne école avec Charles Mackerras entre autres. Quant au pianiste polonais, quinquagénaire depuis quelques mois, il est toujours aussi passionnant, nous faisant redécouvrir des partitions mille fois entendues.

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Greco, Vermeer, Rembrandt, etc.

A Edimbourg, on ne peut éviter de visiter les Royal Galleries, comme la Royal National Gallery of Scotland – musée gratuit, où l’on peut photographier à sa guise les chefs-d’oeuvre exposés !

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Malgré les travaux dans deux salles du musée, on accède à une collection exceptionnelle.

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Deux Greco qui ne sont pas au Grand Palais à Paris.

IMG_6657Un Vermeer de grand format au sujet étonnant : Le Christ dans la maison de Marthe et Marie (1654-55)

IMG_6659Rembrandt, Autoportrait, 1657

IMG_6644Botticelli, La Vierge en adoration, 1485

IMG_6642Raphael, La Vierge à l’enfant (Madonna Bridgewater), 1508

IMG_6699Willem van Haecht, Cabinet d’art avec Le mariage mystique de Sainte Catherine d’Anthony van Dyck, 1630IMG_6650Le Tintoret, La mise au tombeau, 1563

IMG_6705Jan Steen, L’école des filles et des garçons, 1670

IMG_6671Van Gogh, Pruniers en fleurs, Arles 1888

IMG_6683Degas, Avant la représentation, 1890

IMG_6685David Gauld, Sainte Agnes, 1890

Scarlatti Night Fever

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Ce samedi soir, à l’auditorium de Radio France, à 20h, et en direct, se conclut la folle aventure qui avait conduit France Musique et le Festival Radio France Occitanie Montpellier, à produire et enregistrer les 555 sonates de Scarlatti, en 13 lieux de la région Occitanie, lors de 35 concerts, avec 30 clavecinistes différents sous la houlette de Frédérick Haas, au cours du mois de juillet 2018 (Épidémie de Scarlatti)

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Nous en parlions, Marc Voinchet et moi, hier matin sur France Musique dans la matinale de Jean-Baptiste UrbainJe n’y serai pas, mais j’écouterai dès que possible via le podcast !

Comme un avant-goût, l’une de mes sonates préférées de Scarlatti, la Kirkpatrick 141, dans deux versions qui ont le même sens de la folie…

Gulbenkian moderne (II)

fullsizeoutput_1801On quitte le bâtiment principal du musée Calouste Gulbenkian sur cette grande toile du préraphaélite Edward Burne Jones, Le Miroir de Vénus (1877).

Non sans avoir visité une exposition temporaire vouée à la peintre portugaise Sarah Affonso (1899-1983), née et morte à Lisbonne, qui a consacré une grande partie de sa vie et de son art à restituer les traditions, les visages et les paysages du Minhola région septentrionale du Portugal, frontalière de l’Espagne.

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fullsizeoutput_1802(Sarah Affonso, Jeunes paysannes, 1937)

fullsizeoutput_1805(Sarah Affonso, Varinas, 1924)

fullsizeoutput_1808Le bâtiment de la « Collection moderne » du Musée Calouste Gulbenkian est inauguré en 1983 et comporte la plus vaste collection d’art portugais contemporain, des oeuvres collectionnées par Gulbenkian jusqu’à sa mort en 1956 aux plus récentes acquisitions.

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IMG_4697José de Guimaraes (1939-) Les acrobates, 1983

fullsizeoutput_180cNuno Barreto (1941-2009), Relief bleu, 1968/9

fullsizeoutput_180fPedro Calapez (1953-), Passage 10, 2004

fullsizeoutput_1815Amadeo de Souza Cardoso (1887-1918), Caisse enregistreuse, 1917

fullsizeoutput_1814Julio Resende (1917-2011), Les joueurs de dames, 1945. Comme un remake des Joueurs de cartes de Cézanne ?

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J’avoue avoir été assez fasciné par ces deux toiles de José Almada de Negreiros (1893-1970), fondateur de la revue Orpheu avec Fernando Pessoa – revue dont l’influence fut inversement proportionnelle à sa durée de vie, deux trimestres en 1915 ! – et surtout client assidu du café littéraire, artistique et politique A Brasileira à Lisbonne.

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Aujourd’hui encore sont accrochées aux murs de ce café, rénové en 1971 des oeuvres d’artistes contemporains portugais (António Palolo, Carlos Calvet, Eduardo Nery, Fernando Azevedo, João Hogan, João Vieira, Joaquim Rodrigo, Manuel Baptista, Nikias Skapinakis, Noronha da Costa, et Marcelino Vespeira).comme le furent, en 1925, onze toiles de la nouvelle génération  Almada Negreiros, António Soares, Eduardo Viana, Jorge Barradas, Bernardo Marques, Stuart Carvalhais et José Pacheko

 

La collection Gulbenkian (I)

IMG_4618(Bas relief du prêtre Ameneminet, 1920 av.J.C.)

À Lisbonne, difficile d’échapper à la personnalité et à l’héritage de Calouste Gulbenkian,

Je l’évoquais avant-hier avec Lorenzo Viotti qui dirige l’orchestre Gulbenkian – la seule phalange symphonique portugaise de rang international -. Mais c’est sans doute son impressionnante collection d’oeuvres d’art, 6000 nous dit-on, qui constitue le legs le plus connu de l’homme d’affaires arménien. Un millier d’entre elles est exposée dans  le musée.situé à l’intérieur de l’un des plus beaux parcs de la capitale portugaise, le Parc de Santa Gertrudes, à l’intersection des avenues Berna et António Augusto de Aguiar. Le musée Calouste-Gulbenkian fut institué en 1960 et inauguré en 1969. Le bâtiment, signé Atouguia, Cid et Pessoa, constitue une référence de l’architecture muséologique portugaise, avec de nombreuses ouvertures vers l’extérieur, permettant au visiteur d’établir un dialogue permanent entre la nature et l’art.

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Aperçu très personnel d’une collection hétéroclite.

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IMG_4621(Masque funéraire, 30ème dynastie, 664-525 av.J.C.)

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IMG_4623(Pharaon, bas relief 300-250 av.J.C.)(

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IMG_4627(Nimrod, bas relief, 884 av.J.C.)

fullsizeoutput_17daDe grandes salles vides de visiteurs, de beaux tapis anciens d’Iran.

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fullsizeoutput_17de(Paravent, Chine 17ème s.)

fullsizeoutput_17e2(Van Dyck, Portrait d’un homme, 1620)

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IMG_4644(Rembrandt, Portrait d’un vieil homme, 1645)

fullsizeoutput_17e6(Ruisdael, Orage sur les côtes de Norvège, 1660)

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fullsizeoutput_17ebUn étrange Guardi : le Rialto de Venise selon un projet de Palladio !  (1770)

fullsizeoutput_17ee(Turner, L’embouchure de la Seine à Quillebeuf, 1823)

fullsizeoutput_17f1(Turner, Le naufrage, 1810)

fullsizeoutput_17f8(Renoir, Portrait de Madame Monet, 1872-74)

fullsizeoutput_17fa(Degas, Portrait d’Henri Michel-Lévy, 1878)

fullsizeoutput_17fc(Monet, Le Dégel, 1880)

IMG_4670(Rodin, L’éternel printemps, 1888)

IMG_4679(Lalique, couverture cuir et ivoire pour La Walkyrie de Wagner)

IMG_4682Lalique, Miroir

fullsizeoutput_1806Le musée Gulbenkian comporte une immense collection d’art islamique, réunie avec passion par le chrétien arménien qu’était Calouste Gulbenkian.

Suite de la visite dans un prochain billet.

Musée Calouste Gulbenkian

Les tableaux d’une exposition

Nelson Freire a annulé il y a quelques jours le récital qu’il devait donner ce samedi à Montpellier dans le cadre du Festival Radio FranceLa chance a voulu que le jeune pianiste russe Andrei Korobeinikov soit libre (il était déjà venu en 2007, 2012, 2015 et 2017 !) et nous offre un programme somptueux et généreux : En première partie, rien moins que trois mazurkas , les première et quatrième Ballades et la polonaise « héroïque » de Chopin !

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En seconde partie, trois préludes de l’opus 23 de Rachmaninov et surtout Les Tableaux d’une exposition de Moussorgski dans leur version primitive pour piano (après les versions orchestrales de Ravel et de Cohen que les auditeurs du Festival et de France Musique avaient pu entendre le 13 et le 15 juillet !).

Salle Berlioz comble, en dépit de la défection de Nelson Freire, longues ovations debout pour un musicien vraiment exceptionnel et des Tableaux d’anthologie (à réécouter d’urgence sur francemusique.frsuivis de…

cinq bis (« Cloches » de Chtchedrineune mazurka de Chopin, deux autres préludes de Rachmaninov, et une Etude de Scriabine) !

Cette semaine, on a aussi eu le privilège de visiter la magnifique rétrospective – Chemins de Traverse – que le musée Fabre de Montpellier consacre à l’un des artistes les plus originaux et prolifiques de notre temps, Vincent Bioulès l’enfant du pays.

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En présence du peintre et avec ses commentaires et souvenirs mêlés à l’excellente présentation faite par le directeur du musée Fabre et co-commissaire de l’exposition, Michel Hilaire.

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Impossible de résumer ici, ou même de donner un aperçu du foisonnement créatif de Bioulès, de ses différentes « périodes ». Il faut vraiment visiter cette exposition, qui donne à voir finalement un passionnant panorama des courants qui ont traversé la peinture française depuis soixante ans, et de la liberté d’un artiste qui ne s’est jamais enfermé dans un dogme ou une « marque de fabrique ». Je n’ai retenu ici que des toiles récentes, peut-être parce qu’elles me parlent plus que d’autres.

IMG_4159(Un soir d’été, 2015)

IMG_4161(Un soir l’Etang, 2016)

IMG_4163(L’Etang de l’Or, 2015)

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IMG_4167(L’île Maïre, 1995)

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Charles et Camille, les deux amis

Auvers-sur-Oise est à tout jamais associé à Vincent Van Goghpuisque c’est dans le cimetière de cette charmante commune du Val d’Oise, à quelques encâblures de Pontoiseque le peintre hollandais repose pour toujours, aux côtés de son frère Theo.

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(Lire : Vincent à Auvers)

Pourtant Auvers n’a pas attendu Van Gogh et le printemps 1890 pour attirer les artistes, et les plus célèbres.

C’est ce que rappelle une exposition organisée au Musée Daubigny :

IMG_3622Le manoir de Colombières, siège du musée Daubigny.

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Camille Corot (1796-1875) et Charles-François Daubigny (1817-1878) se rencontrent en 1852. La mort du premier mettra, seule, fin à une riche amitié.

Un mot d’abord sur Daubigny : Elevé en nourrice à Valmondois jusqu’à l’âge de 9 ans, à cause d’une santé fragile, le Parisien Charles-François tombera ici amoureux de la nature.

Il fait de l’île de Vaux, à Auvers-sur-Oise, le principal port d’attache du « Botin », le bateau qu’il a acheté et aménagé en atelier afin de peindre au plus près de l’eau.

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En 1861, il décide de s’installer définitivement dans la commune, où il fait construire sa maison-atelier

La communauté de peintres pré-impressionnistes ayant séjourné dans la vallée de l’Oise gravite notamment autour de Daubigny. En s’installant à Auvers-sur-Oise, le peintre crée un véritable foyer artistique que fréquente assidûment son ami Corot.  Ils voyagent ensemble pour peindre notamment dans le Dauphiné. Corot vient à de multiples reprises à Auvers, il est là pour l’inauguration du Botin. Il peint souvent sur place et participe aux fresques qui ornent la maison de Daubigny. Les deux hommes s’inscrivent clairement dans la même ligne artistique. En 1870, lorsque Daubigny démissionne de son poste de juré du grand Salon de Paris devant l’obstination de ses pairs qui refusent d’exposer les œuvres de Monet et Sisley, il est imité par Corot.

Les dix œuvres de Corot qui jalonnent l’exposition permettent de comprendre toutes les étapes de la carrière du peintre.  Au Manoir des Colombières, les œuvres de Corot sont mises en perspective avec d’autres tableaux réalisés à la même époque.

IMG_3665Karl Daubigny – 1846-1886), fils de Charles-François / La Cueillette des pois à Auvers, 1883

IMG_3659Charles-François Daubigny, Moulins à Dordrecht (1872)

IMG_3661C.F. Daubigny, La Haie basse, paysage animé

IMG_3663K.Daubigny, Bords de l’Oise près d’Auvers (1885)

 

IMG_3671Karl Daubigny, Péniches sur l’Oise (1876)

IMG_3667K.Daubigny, Pêcheurs à pied à Villerville 

IMG_3669K.Daubigny, Côtes rocheuses à Pen’march

IMG_3657Pierre-Emmanuel Damoye (1847-1916), Le Vallon (1883)

IMG_3650C.F. Daubigny, La Seine à Herblay

IMG_3648C.F. Daubigny, Paysage idéal (1839)

IMG_3646C.F. Daubigny, La Fête villageoise

IMG_3638C.F. Daubigny, Retour à la ferme, site d’Optevoz

IMG_3640Corot, Une Allée dans les bois de Wagnonville (1872)

IMG_3642Corot, Un Ruisseau, environs de Beauvais (1860-1870)

IMG_3644Corot, Mantes le matin  (1865-1868)

IMG_3636Corot, Le Lac, effet de nuit

IMG_3632Corot, Le Coup de vent (1865-1870)

IMG_3630Corot, Le Pêcheur en barque auprès des saules (1870-1872)

IMG_3628Corot, Ville d’Avray, l’étang à l’arbre penché

IMG_3626Corot, La Vasque de la Villa Médicis (1825-1828)

IMG_3624Eugène Lavieille (1820-1889), Le Repos du jeune garçon

IMG_3623Corot, Jeune Italien assis (1825-1827)

 

 

 

Portraits de Berlin

Les musées de Berlin – la plupart situés dans la Museuminsel (l’île aux musées) – regorgent de trésors que j’ai enfin pris le temps d’admirer (voir Le peintre romantique et Les musiciens en peinture). 

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Essentiellement présents dans la Alte Nationalgalerie (photo ci-dessus) et la Gemäldegalerie (intégrée au Kulturforum, un complexe inauguré en 1998 à côté de la Philharmonie), ce sont des dizaines de portraits de toutes époques. Florilège très loin d’être exhaustif !

img_0684Sandro BotticelliJulien de Médicis (Gemälde-Galerie)

img_0688Sandro Botticelli, Portrait d’une jeune femme (probablement Simonetta Vespucci)

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Jan Sanders van Hemessen, ,La peseuse d’or

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Rembrandt, Jeune femme accoudée à la porte (Hendrickje Stoffels)

img_0654Frans Hals, Catharina Hooft et sa nourrice

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Rubens, L’enfant à l’oiseau

img_0629Lucas Cranach le jeune, Portait du juriste Leonhard Badehorn

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Anselm Feuerbach Autoportrait (1873)

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Arnold Böcklin, Le chanteur Karl Wallenreiter (1861)

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Böcklin, Autoportrait avec un verre de vin (1888)

img_0516Böcklin, Autoportrait avec la mort jouant du violon, 1872

img_0482Böcklin, Le peintre et sa femme, 1863

img_0463Elisabeth Jerichau-BaumannDouble portrait des frères Jacob et Wilhelm Grimm, 1855

img_0523Franz von LenbachRichard Wagner (voir aussi Les musiciens en peinture)

A propos de Wagner, je signale un coffret passionnant des trois opéras de jeunesse de Wagner dirigés par Sawallisch, encore proposé à prix réduit sur jpc.de

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Balade d’automne

Un bref reportage vendredi matin sur France 2 et la décision fut prise de retourner à Chantilly où se déroulent ce week-end les Journées des Plantes.

Magie des petits matins d’automne, le château et les alentours émergent doucement de la brume.

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IMG_9371(Les grandes écuries)

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IMG_9383Le domaine de Chantilly, le parc, les jardins, sont pures merveilles à l’automne.

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Constitué depuis le Moyen Âge par ses propriétaires successifs, le domaine de Chantilly est un vaste ensemble de 7 830 hectares de terres qui appartient depuis 1897 à l’Institut de France. Il s’étend sur 15 communes de l’Oise et du Val-d’Oise. Il est composé du château de Chantilly, de ses collections d’œuvres d’art, regroupées dans le musée Condé, de son parc et d’une forêt, la forêt de Chantilly, pour ses éléments les plus célèbres, mais aussi de propriétés, de bâtiments dont plusieurs monuments historiques, de terres agricoles, de terrains de golf. Cet ensemble est protégé au titre des sites classés depuis 1960.

De 1386 à 1897, le domaine est passé par héritage, sans jamais être vendu, à différentes branches d’une même famille. Après les Orgemont (xive et xve siècles), les Montmorency (xve – xviie siècles), une des plus puissantes familles du royaume, contribue beaucoup au développement du domaine, notamment au temps du connétable Anne de Montmorency. Familier des rois François Ier et Henri II, il fait construire le petit château par Jean Bullant. Viennent ensuite les Bourbon-Condé (xviie – xixe siècle), cousins des rois de France. Le plus célèbre, le Grand Condé, fait dessiner le parc par André Le Nôtre.

Le domaine est mis sous séquestre le en application de la loi sur les émigrés et vendu par lots. Une première partie est vendue entre 1793 et 1795 : l’ancien potager, le jardin des cascades, les derniers terrains disponible le long de l’actuelle rue du Connétable et autour de l’actuelle petite pelouse ainsi que les maisons de la ville appartenant au Prince. Une bonne partie de ces premières aliénations ne réintègreront jamais le domaine. Le reste du domaine est loti en 1798 et vendu progressivement2.

Les Princes reviennent à Chantilly, récupèrent une bonne partie du parc et la totalité de la forêt. À la mort du dernier prince de Condé, son petit neveu Henri d’Orléans, duc d’Aumale, fils du roi Louis-Philippe, hérite du domaine de Chantilly, à l’âge de huit ans, en 1830. Il fait reconstruire « le grand château », rasé après la Révolution, par l’architecte Honoré Daumet de 1875 à 1882 pour y installer ses collections de livres, peintures, dessins, objets d’art, etc. L’opération coûte la somme considérable pour l’époque de 5 360 000 francs.

En 1886, le duc, sans héritiers directs vivants, lègue son domaine de Chantilly à l’Institut de France et non à la France qui change régulièrement de régime. Celui-ci créée alors la fondation d’Aumale pour regrouper l’ensemble de la donation (donation sous réserve d’usufruit) et ouvre le musée Condé au public moins d’un an après sa mort, le . L’ensemble est confié à un collège des conservateurs, soit trois académiciens issus de trois Académies de l’Institut.

En 2005, face aux difficultés de gestion du domaine par l’Institut, il est décidé de créer une fondation pour la gestion des éléments les plus importants et prestigieux : le Château, le parc et les Grandes Écuries : c’est la « Fondation pour la sauvegarde et le développement du domaine de Chantilly ». Elle est fondée à l’initiative et avec le soutien financier de Karim Aga Khan IV. Elle est chargée de réaliser le développement économique du domaine tout en assurant sa restauration et sa pérennité (Source Wikipedia)

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