Nelson Freire a annulé il y a quelques jours le récital qu’il devait donner ce samedi à Montpellier dans le cadre du Festival Radio France. La chance a voulu que le jeune pianiste russe Andrei Korobeinikov soit libre (il était déjà venu en 2007, 2012, 2015 et 2017 !) et nous offre un programme somptueux et généreux : En première partie, rien moins que trois mazurkas , les première et quatrième Ballades et la polonaise « héroïque » de Chopin !


En seconde partie, trois préludes de l’opus 23 de Rachmaninov et surtout Les Tableaux d’une exposition de Moussorgski dans leur version primitive pour piano (après les versions orchestrales de Ravel et de Cohen que les auditeurs du Festival et de France Musique avaient pu entendre le 13 et le 15 juillet !).
Salle Berlioz comble, en dépit de la défection de Nelson Freire, longues ovations debout pour un musicien vraiment exceptionnel et des Tableaux d’anthologie (à réécouter d’urgence sur francemusique.fr) suivis de…
cinq bis (« Cloches » de Chtchedrine, une mazurka de Chopin, deux autres préludes de Rachmaninov, et une Etude de Scriabine) !
Cette semaine, on a aussi eu le privilège de visiter la magnifique rétrospective – Chemins de Traverse – que le musée Fabre de Montpellier consacre à l’un des artistes les plus originaux et prolifiques de notre temps, Vincent Bioulès l’enfant du pays.

En présence du peintre et avec ses commentaires et souvenirs mêlés à l’excellente présentation faite par le directeur du musée Fabre et co-commissaire de l’exposition, Michel Hilaire.


Impossible de résumer ici, ou même de donner un aperçu du foisonnement créatif de Bioulès, de ses différentes « périodes ». Il faut vraiment visiter cette exposition, qui donne à voir finalement un passionnant panorama des courants qui ont traversé la peinture française depuis soixante ans, et de la liberté d’un artiste qui ne s’est jamais enfermé dans un dogme ou une « marque de fabrique ». Je n’ai retenu ici que des toiles récentes, peut-être parce qu’elles me parlent plus que d’autres.
(Un soir d’été, 2015)
(Un soir l’Etang, 2016)
(L’Etang de l’Or, 2015)

(L’île Maïre, 1995)


Le manoir de Colombières, siège du musée Daubigny.


Charles-François Daubigny, Moulins à Dordrecht (1872)
C.F. Daubigny, La Haie basse, paysage animé
K.Daubigny, Bords de l’Oise près d’Auvers (1885)
Karl Daubigny, Péniches sur l’Oise (1876)
K.Daubigny, Pêcheurs à pied à Villerville
K.Daubigny, Côtes rocheuses à Pen’march
Pierre-Emmanuel Damoye (1847-1916), Le Vallon (1883)
C.F. Daubigny, La Seine à Herblay
C.F. Daubigny, Paysage idéal (1839)
C.F. Daubigny, La Fête villageoise
C.F. Daubigny, Retour à la ferme, site d’Optevoz
Corot, Une Allée dans les bois de Wagnonville (1872)
Corot, Un Ruisseau, environs de Beauvais (1860-1870)
Corot, Mantes le matin (1865-1868)
Corot, Le Lac, effet de nuit
Corot, Le Coup de vent (1865-1870)
Corot, Le Pêcheur en barque auprès des saules (1870-1872)
Corot, Ville d’Avray, l’étang à l’arbre penché
Corot, La Vasque de la Villa Médicis (1825-1828)
Eugène Lavieille (1820-1889), Le Repos du jeune garçon
Corot, Jeune Italien assis (1825-1827)

Sandro Botticelli, Portrait d’une jeune femme (probablement 
















(Les grandes écuries)


Le 




















Picasso,














La maison de 


L’architecte principal est 






















(L’ancienne maison de la Radio au centre de Riga)
Encore aujourd’hui, je fonds littéralement à la vue de pareil chef-d’oeuvre. Un trésor de l’art mosan qui n’appartient pas au fonds d’art religieux aujourd’hui réuni au 

(Nikolai Trrik / Estonie, Le départ pour la guerre 1909)
(Oskar Kallis / Estonie, Linda portant un rocher, 1917)
(Janis Rozentals / Lettonie, Arcadie, 1910)
(Emilija Gruzite / Lettonie, Paysage fantastique, 1910)
(Petras Kalpokas / Lituanie, La Cité enchantée, 1912)
(Alexandrs Romans / Lettonie, Paysage au cavalier, 1910)
(Rudolfs Perle / Lettonie, Le soleil au crépuscule, 1916)
(Antanas Zmuidzinavicius / Lituanie, Au pays où sont les tombes des héros, 1911)
(Antanas Zmuidzinavicius / Lituanie, La tombe de Povilas Visinskis, 1907)
(Johann Walter / Lettonie, Jeune paysanne, 1904)
(Ferdynand Ruszczyk / Biélorussie, Le passé, 1902)
(Nikolai Trrik / Estonie, Paysage décoratif de Norvège, 1908)
(Vilelms Purvitis / Lettonie, Les eaux printanières, 1910)
(Jaan Koort / Estonie, Paysage de Norvège, 1907)
(Vilelms Purvitis / Lettonie, Hiver, 1908)
(Vilelms Purvitis / Lettonie, Automne, 1914)
(Johann Walter / Lettonie, Un bois, 1904)
(Petras Kalpokas / Lituanie, Paysage, 1911)
(Petras Kalpokas / Lituanie, Arbres près d’un lac, 1914)

Une excellente compilation des chorals les plus célèbres extraits de cantates, des passions (St Jean et St Matthieu), de la Messe en si.
Sans doute la fascination de la voix très particulière, sans aucun vibrato, de la soprano américaine 




