On a rarement eu de mauvaises surprises dans la programmation de l’Opéra Comique du temps de Jérôme Deschamps (Du rire aux larmes).
Olivier Mantei poursuit sur la même lancée victorieuse, il espérait inaugurer le théâtre rénové par ce Fantasio dont nous avions parlé il y a plus de deux ans. Raté pour la salle Favart – mais y a-t-il jamais eu, en France, un chantier terminé à temps ? – mais pari formidablement relevé pour cette nouvelle production qui a trouvé un beau refuge sur la scène du Châtelet (qui doit aussi fermer bientôt pour rénovation, vous suivez ?).
Les spectateurs du Festival de Radio France et les millions d’auditeurs qui, grâce à France Musique, ont pu entendre, dans le monde entier, le concert du 18 juillet 2015, avaient déjà admiré une partition du meilleur Offenbach, reconstituée par le grand spécialiste Jean-Christophe Keck, donnée dans une distribution éblouissante…
(Julie Depardieu en récitante, Marianne Crébassa en Fantasio, Omo Bello en Elsbeth le 18 juillet 2015 à Montpellier).
Sur la scène du Châtelet, on retrouve la révélation de cette version de concert, Marianne Crébassa, dans le rôle titre, ainsi que Jean-Sébastien Bou qui chantait déjà le prince de Mantoue, Loic Felix (Marinoni), Enguerrand de Hys (Facio) et toute une fine équipe de chanteurs, admirablement mis en scène par l’inventif et facétieux Thomas Jolly. Dans la fosse, Laurent Campellone tire des sortilèges de poésie de l’orchestre philharmonique de Radio France.
Mention spéciale pour le programme vendu au public. Un parfait exemple de pédagogie intelligente, comme on aimerait en lire plus souvent. D’abord toute l’aventure de la « fabrication » de ce Fantasio, le making of (Chroniques d’un opéra), des textes clairs, sans jargon pour spécialistes, très documentés sur le compositeur, l’ouvrage, Musset, l’Opéra comique, les interprètes… Exactement ce qu’il faut pour enrichir l’expérience du spectacle.

Il faut donc courir voir ce Fantasio, ou le repérer sur CultureBox et sur France Musique !

















La programmation de l’



Pour conclure, je ne bouderai pas mon (votre ?) plaisir avec le fameux intermezzo de Fedora (ici dans la version d’un autre orchestre suédois, celui de Göteborg, dirigé par Neeme Järvi)
Photo(© Stofleth)



Je partage l’enthousiasme général : mise en scène (et en regard) des deux ouvrages avec une rare pertinence, excellentes incarnations, une réserve peut-être sur la direction un peu fruste de Cavalleria, nettement plus impliquée dans Hindemith. Bref un spectacle à voir et tant pis pour ces spectateurs indélicats qui ont quitté la salle à la fin du Mascagni…
Il y a bien un peu de provocation de la part de la direction de l’Opéra de Montpellier à proposer comme spectacle de fêtes une Soupe pop qui n’a rien, mais vraiment rien à voir avec les habituelles opérettes d’Offenbach, Strauss ou Lehar. Le pari de l’auteure de ce spectacle (













Symbole d’une cité qui a entamé une mue profonde depuis une vingtaine d’années, cette « Tour des Finances » qui a autant d’admirateurs que de détracteurs, selon la bonne tradition liégeoise (française ?)…

(L’Opéra royal de Wallonie)











