L’air du froid ou les rêves d’hiver

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Au début de cette semaine, j’apercevais les premières traces de neige, du TGV traversant la Bourgogne à pleine allure, ce matin je voyais les premières images de la tempête de neige surnommée Jonas (pourquoi ce nom ?) qui s’est abattue sur la côte est des Etats-Unis :

http://www.francetvinfo.fr/meteo/tempete/video-etats-unis-tempete-de-neige-sur-la-cote-est-new-york-au-ralenti_496578.html

Et puis j’ai vu cet après-midi un film magnifique, qui se passe entre les salons du Ritz à New Yorket d’improbables motels de l’Iowa, entre Noël et le Jour de l’an 1953, une histoire d’amour(s) sur fond d’hiver : Carol de Todd Haynes.

Cate Blanchett et Rooney Mara sont parfaites, amoureusement filmées par le cinéaste qui restitue à merveille les atmosphères, les décors, les situations de ces années 50, sans verser dans la reconstitution artificielle. Le personnage de Carol bouleverse parce qu’elle raconte une vie, une histoire, des histoires qui pourraient être les nôtres. Ni univoque, ni manichéen. Belle bande son de Carter Burwell.

Justement, quelles musiques peuvent illustrer, restituer l’hiver, le froid, la neige ? J’en ai déjà évoqué quelques-unes : https://jeanpierrerousseaublog.com/2015/11/30/musiques-climatiques/

Vivaldi bien sûr, les effets de glace et de givre de l’Hiver des Quatre saisons. Mais plus puissamment encore ce début de l’Hiver des Saisons de Haydn.

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Si on veut écouter le cycle des Saisons de Tchaikovski pour piano, on évitera absolument le dernier disque de Lang Lang, un monument de mauvais goût, et on fera ses délices de la version de Sviatoslav Richter.

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Le ballet éponyme de Glazounov vaut plus qu’une oreille négligente, surtout dans la version colorée d’Ansermet (Decca)

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Un air célèbre, popularisé par Klaus Nomi, « L’air du froid/The Cold song« dont, hors les mélomanes, on avait oublié la provenance, le King Arthur de Purcell. Extrait ici d’un spectacle bien connu des Montpelliérains, la première mise en scène de Gilles et Corinne Bénizio (alias Shirley et Dino) sous la houlette d’Hervé Niquet :

Autre scène d’hiver mythique du cinéma, l’inoubliable Docteur Jivago, incarné par le regretté Omar Sharif, le chef-d’oeuvre de David Lean, et la musique de Maurice Jarre.

Il y a évidemment bien d’autres hivers en musique…mais les frimas ne sont pas terminés !

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