Vacances 2022 : Rome, Tosca etc.

Puccini encore, et d’autres

Puccini (Puccini à Torre del Lago, La maison natale à Lucques) me poursuit, à moins que ce ne soit l’inverse. À Rome cette fois. Voir plus loin.

En me baladant dans la Ville éternelle, après la visite des musées du Vatican (ce sera pour une chronique ultérieure), sans but précis, je suis tombé sur des plaques rappelant certaines présences comme… Riccardo (!) Wagner !

Les lieux de Tosca

On renvoie à l’excellente fiche Wikipedia de l’opéra Tosca de Puccini, créé en 1900 au Teatro Costanza. Le premier acte se déroule à l’église Sant’ Andrea della Valle

On a trouvé sur YouTube cette étonnante représentation filmée en 2000 à l’Opéra de Rome (pour le centenaire de la création de Tosca). Il y a les deux ténors les plus célèbres du moment : Luciano Pavarotti en Cavaradossi… et Placido Domingo à la baguette !

Le deuxième acte se situe au Palais Farnese, siège de l’Ambassade de France à Rome depuis 1874, mais fermé à toute visite, à l’exception, semble-t-il, des journées du patrimoine.

Quant au troisième acte, il se déroule au Château Saint-Ange.

Il y a évidemment quantité de très belles versions de Tosca en CD comme en DVD.

J’en ai toujours deux auxquelles j’aime revenir : pour les sortilèges de l’orchestre puccinien, Karajan à Vienne en 1963 et, même si les « callasiens » préfèrent des versions antérieures, celle de Maria Callas, captée la même année à Paris avec Georges Prêtre

Vacances 2022 : Pise et Livourne pour Mascagni et Modigliani

Hommage à Sempé

Jean-Jacques Sempé est mort avant-hier, et on n’a pas fini de mesurer le génie de cet homme, de cet artiste au sens plein du terme. Je ne vais pas à mon tour céder à un hommage vite fait, juste rappeler le billet que j’avais écrit au début 2018, à propos d’une part essentielle de son oeuvre, la musique : Jean-Jacques et la musique.

Il n’y a pas que la tour penchée à Pise

Y aller ou pas ? Je me suis posé la question. J’avais visité Pise rapidement il y a plus d’une vingtaine d’années, c’était déjà l’affluence pour voir le célèbre campanile incliné. Finalement j’y suis retourné et bien m’en a pris. Je ne me rappelais plus les trésors de la cathédrale, encore moins les immenses fresques restaurées du Camposanto. Et le reste d’une ville charmante, traversée par l’Arno qui ne semblait pas avoir trop souffert de la sécheresse qui tarit les fleuves français.

Livourne : Pietro Mascagni et Amadeo Modigliani

Je ne me serais sans doute pas arrêté à Livourne (Livorno) si la ville portuaire ne s’était trouvée sur ma route vers ma destination de vacances de ce long week-end du 15 août. J’ai découvert que c’était la ville natale du compositeur Pietro Mascagni (1863-1945) et du peintre et sculpteur Amedeo Modigliani (1884-1920). L’hommage aux enfants du pays ici n’a rien à voir avec celui que Lucques et Torre del Lago ont rendu à Puccini. Ou alors il ne m’a pas sauté aux yeux !

En bord de mer une esplanade édifiée en 1925 baptisée du nom du compositeur à sa mort en 1945, la Piazzale Mascagni

Livourne, Piazzale Mascagni
Dans l’opulente Villa Mimbelli, siège du musée Giovanni Fattori
Museo Civico Giovanni Fattori

une belle série de tableaux du début du XXème siècle italien, et parmi eux, un portrait du jeune Pietro Mascagni

Angiolo Tomassi, Pietro Mascagni, 1899

et de Modigliani un petit tableau qui ne dit rien de ce qu’il deviendra une fois arrivé à Paris.

Amedeo Modigliani, Stradina toscana, 1898

Un buste aussi :

À propos de Mascagni, je ne peux m’empêcher de me rappeler l’un de mes plus grands souvenirs du Festival Radio France, quand Sonya Yoncheva et son mari, le chef Domingo Hindoyan, nous avaient donné à Montpellier une version exceptionnelle de l’opéra Iris. C’était le 26 juillet 2016.


Vacances 2022 : Lucca, la maison natale de Puccini

On avait été ému de visiter la maison que le compositeur de La Bohème s’était fait construire à Torre del Lago et où il vécut plus d’une vingtaine d’années entre 1899 et 1921 (lire Puccini à Torre del Lago)

On l’a été plus encore dans sa maison natale à Lucques au deuxième étage du 9 Corte San Lorenzo

Pas tant pour l’atmosphère des lieux qui ne comptent plus guère de mobilier ou d’objets d’origine que pour l’abondance et la richesse des documents qui y sont exposés. Puccini est partout intensément présent : photos, lettres et cartes postales, partitions.

Documents ordonnés selon une muséographie intelligente et intelligible tant pour le novice que pour le spécialiste de l’œuvre de Puccini.

La chambre des parents Puccini où naquit et fut baptisé le petit Giacomo
La tenue de scène de Maria Jeritza, l’une des premières interprètes de Turandot.

Puccini meurt à Bruxelles le 29 novembre 1924, des suites d’une opération d’un cancer de la gorge. Après des obsèques à l’église royale Sainte-Marie de Schaerbeek, son corps est transporté à Milan où, le 3 décembre 1924, ses funérailles sont célébrées dans la cathédrale par l’archevêque Eugenio Tosi. À l’issue de celles-ci, sa dépouille est inhumée provisoirement au cimetière monumental de Milan, dans le caveau de famille d’Arturo Toscanini. Deux ans plus tard, le 29 novembre 1926, il est inhumé définitivement dans sa maison de Torre del Lago selon la volonté de son fils Antonio

Vacances 2022 : Puccini à Torre del Lago

Le village toscan s’appelle, de son nom complet, Torre del Lago Puccini. C’est dire si tout ici repose sur la célébrité du compositeur Giacomo Puccini, né à quelques encablures, à Lucques (Lucca) en 1858 et mort à Bruxelles en 1924 des suites d’un cancer de la gorge.

Rien d’original ni dans l’architecture ni dans les monuments – inexistants au demeurant à l’exception d’une jolie église – n’attirerait ici le visiteur ni le touriste, sauf évidemment les très belles et longues plages qui vont de Torre del Lago à Viareggio. Et bien sûr la maison de proportions plutôt modestes que Puccini se fit construire au bord du lac en 1899.

Maison devenue musée mais restée dans son jus depuis un siècle, lorsque le compositeur déjà malade ne supporta plus les installations électriques en cours autour de sa maison et partit plus loin à Viareggio en 1921.

C’est d’abord le fils Antonio qui transforma l’une des pièces du rez-de-chaussée en chapelle dans laquelle il inhuma son père, puis suivit toute la famille, épouse et enfants de Puccini, jusqu’à la petite-fille Simonetta disparue en 2017 qui instaura une fondation qui porte son nom pour veiller à l’entretien et à la préservation du précieux patrimoine.

Il y a comme il se doit un festival Puccini sur place. On l’imagine du même type que le festival Rossini de Pesaro. La prochaine représentation est le 12 – Turandot je crois – mais je serai reparti. Avantage (ou inconvénient?) d’un ex-directeur de festival : je n’organise pas mes vacances en fonction des concerts ou des opéras qu’on donne dans mes villlegiatures. Si l’occasion se présente (Pesaro il y a deux ans) et que l’intérêt est là pourquoi pas ? Mais surtout pas de contrainte !

Et sur place trouvé un disque que je ne me rappelle pas avoir eu dans ma discothèque – à moins que ma mémoire discographique me fasse défaut – Jonas Kaufmann dans Puccini et ses contemporains.

C’est évidemment très beau mais le sombre métal dont est faite la voix de notre ténor allemand me surprend toujours dans ce répertoire où j’attends quelque chose de plus solaire alla Pavarotti.

La Diva inconnue

Tous les matins du monde d’Alain Corneau, à partir du roman de Pascal Quignard, avait révélé au grand public tout ensemble la viole de gambe, M. de Sainte-Colombe, Marin Marais et Jordi Savall.

On peut en dire autant du film Diva (1981), le premier long-métrage du réalisateur Jean-Jacques Beineix, qui vient de disparaître à 75 ans.

Soudain, grâce à la voix de Wilhelmenia Fernandez, le public se prit de passion pour un air d’un opéra jusqu’alors connu des seuls initiés à l’art lyrique, La Wally, d’Alfredo Catalani (1854-1893)

On mesure mal aujourd’hui l’engouement (et la détestation de la part de certains critiques) que suscitèrent le film d’abord, l’actrice/.chanteuse américaine qui concurrença vite en termes de notoriété sa compatriote Barbara Hendricks, sur tous les plateaux de télévision, et l’opéra italien.

Mais on en resta à peu près là quant à approfondir nos connaissances sur le compositeur et l’opéra. Catalani né quatre ans avant Puccini dans la même ville de Lucques, mort de la tuberculose à 39 ans à Milan, n’a écrit que six opéras, dont deux seulement, inspirés de légendes germaniques, ont connu une certaine notoriété (Loreley en 1890 et La Wally en 1892)

Ce n’est pas faire injure au joli filet de voix de Wilhelmenia Fernandez, que de dire qu’elle n’aurait pas pu chanter le rôle sur scène, celui-ci requérant une ampleur, une couleur, qui ne sont pas les siennes, mais qu’illustrent au disque Renata Tebaldi – même captée sur le tard (1970) – ou Eva Marton;

Mais qui pourrait surpasser Maria Callas dans cet air ?

On ne va pas résumer la carrière de Jean-Jacques Beineix à ce premier film fondateur, on a beaucoup aimé la suite de son parcours cinématographique.

On trouve sur YouTube une représentation (tyrolienne à souhait !) de la Wally donnée au théâtre de Piacenza, avec une distribution plus qu’honnête.

Inauguration

Ainsi le 46ème président des Etats-Unis d’Amérique a été installé, au cours d’une cérémonie d’inauguration, que j’ai suivie à la radio. Ainsi pour la première fois une femme accède à la vice-présidence. America is Beautiful !

Ainsi c’est Lady Gaga qui a chanté l’hymne américain The Star-Spangled Banner / La bannière étoilée

L’histoire de The Star-Spangled Banner 

Le poème qui constitue le texte de l’hymne est écrit par Francis Scott Key et paru en 1814. Jeune avocat, poète amateur, Key l’a écrit après avoir assisté, pendant la guerre anglo-américaine de 1812, au bombardement du fort McHenry à Baltimore, dans le Maryland, par des navires de la Royal Navy entrés dans la baie de Chesapeake. Le texte rend hommage à la résistance héroïque de ceux qui défendirent le fort et qui furent en mesure de faire flotter le drapeau américain au sommet en dépit de l’acharnement de l’ennemi à y planter le sien.

La musique utilisée pour cet hymne était à l’origine  The Anacreontic Song, également connue sous le nom To Anacreon in Heaven, une chanson à boire d’un club de musiciens britanniques en hommage au poète grec Anacréon, composée par John Stafford Smith (1750-1838) La musique a été reprise par des Américains, et les paroles remplacées par celles de l’hymne actuel des États-Unis. Il a été reconnu pour un usage officiel par la marine américaine en 1889 et par la Maison-Blanche en 1916. Il est finalement adopté comme hymne national par une résolution du Congrès en date du 3 mars 1931. La chanson se compose de quatre strophes, mais généralement seuls la première strophe et le premier refrain sont chantés aujourd’hui.

O say, can you see by the dawn’s early light / What so proudly we hailed at the twilight’s last gleaming / Whose broad stripes and bright stars, through the perilous figh / O’er the ramparts we watched, were so gallantly streaming? / And the rockets’ red glare, the bombs bursting in air / Gave proof through the night that our flag was still there./ O, say does that star-spangled banner yet wave / O’er the land of the free and the home of the brave?

Puccini et Jimi Hendrix

Dès 1904, alors que ce n’est que l’hymne de la Navy, Puccini l’emploie dans Madame Butterfly pour caractériser le lieutenant Pinkerton de l’USS Abraham Lincoln.

En 1969, au Festival de WoodstockJimi Hendrix joue une version historique de The Star-Spangled Banner en solo, à la guitare électrique tout en distorsion, évoquant des lâchers de bombes, durant la guerre du Viêt Nam.

Stravinsky et Rachmaninov

Max Dozolme a expliqué sur France-Musique, le 4 novembre dernier, pourquoi Igor Stravinsky avait réalisé un arrangement orchestral de l’hymne américain, qui lui a valu quelques ennuis. Le compositeur du Sacre du printemps avait invoqué la difficulté – attestée – de chanter l’hymne américain, même pour des professionnels, et en avait simplifié la ligne mélodique. Accessoirement il s’ouvrait une nouvelle source de revenus (on sait que Stravinsky a toute sa vie couru après l’argent…)

Ici, le nouveau directeur musical de l’Orchestre National de Washington, l’excellent Gianandrea Noseda à la tête de la phalange de la capitale fédérale, dirige cette version stravinskienne de l’hymne américain.

Moins connue, la transcription pour piano qu’en réalisa Rachmaninov , en 1918, à la fin de la Première guerre mondiale,

Brèves carrières

Jean-Louis Grinda, le directeur de l’Opéra de Monte-Carlo et des Chorégies d’Orange, écrit ce matin sur Facebook : « Une grande artiste et une femme aussi charmante que modeste. A 36 ans, elle fit le choix d’abandonner la carrière pour ne plus être séparée de ses enfants. Elle vivait en famille à Monaco et s’est éteinte ce dimanche à son domicile. Cette photo reflète parfaitement sa resplendissante personnalité. »

Il évoque la soprano italienne Rosanna Carteri née le 14 décembre 1930 et morte ce dimanche 25 octobre.

Lire l’excellent article de Jean-Michel Pennetier sur Forumopera, qui souligne la belle et brève carrière de la chanteuse disparue.

Cherchant dans ma discothèque, je trouve assez peu de témoignages de Rosanna Carteri, mais c’est un nom qui m’a marqué dès mon premier achat du Gloria de Poulenc. Dans la version… légendaire (!) – cf. mon article Légendaires – du créateur français de l’oeuvre, Georges Prêtre. La première audition mondiale a lieu à Boston le 20 janvier 1961 sous la baguette de Charles Munch (avec la soprano Adele Addison), la première française le 14 février de la même année à Paris avec Rosanna Carteri, Georges Prêtre (un patronyme tout indiqué pour une telle oeuvre !) dirigeant les choeurs et l’Orchestre National de la RTF.

Carrières abrégées

Rosanna Carteri n’est pas la seule parmi les chanteuses à avoir choisi de mettre fin prématurément à sa « carrière ». Deux cas me viennent à l’esprit : l’un que j’ai bien connu, la jeune soprano française Alexia Cousin, l’autre que je n’ai connu que par le disque, Anita Cerquetti.

J’ai bien connu Alexia Cousin, aujourd’hui jeune quadragénaire. Elle emporte, en 1998, à l’unanimité le Premier prix du concours Voix Nouvelles. En 2000, je la retrouve à Genève dans l’une des plus mémorables productions de Pelléas et Mélisande qu’il m’ait été donné de voir: Louis Langrée dirigeait l’Orchestre de la Suisse romande dans la fosse du Grand-Théâtre, Alexia Cousin (20 ans !) incarnant Mélisande, Simon Keenlyside Pelléas et José Van Dam Golaud, dans la mise en scène de Patrice Caurier et Moshé Leiser.

En septembre 2001, c’est Alexia Cousin qui remplace Felicity Lott, initialement prévue, pour le concert inaugural de Louis Langrée comme directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Liège : elle y chante le Poème de l’amour et de la mer de Chausson. Alexia reviendra chaque année à Liège. Il y aura même un disque en grande partie enregistré (avec le Chausson, Shéhérazade de Ravel et quelques Duparc) et jamais achevé.

Alexia Cousin je la verrai sur scène (notamment dans Juliette de Martinu à l’opéra Garnier en 2002)… jusqu’à ce jour de 2005 où j’apprendrai comme tout le monde, à commencer par son agent, qu’elle arrête tout. Tout de suite et sans retour.

Quelques mois plus tard, je la surprendrai dans la foule qui se presse à la salle philharmonique de Liège pour un concert de Louis Langrée. Elle a acheté son billet à l’avance. Nous échangeons quelques mots, je lui dis combien je suis heureux de la revoir, mais rien évidemment sur sa décision. D’autres fois, en fait à chaque fois que Louis Langrée reviendra à Liège (après la fin de son mandat de directeur musical en juin 2006), Alexia sera là, chaque fois moins tendue, moins repliée sur ses secrets. L’an dernier, on a appris qu’après avoir exercé plusieurs « boulots » bien différents de sa vocation initiale, Alexia Cousin enseignait désormais… l’art de chanter (lire Alexia Cousin le retour). Un jour peut-être la reverrons-nous, l’entendrons-nous de nouveau sur une scène ?

Quant à Anita Cerquetti, de la même génération que Rosanna Carteri, née en 1931 morte en 2014, sa carrière dure dix ans. En 1961, au sommet d’une gloire qu’elle n’a jamais recherchée (en 1958, elle a remplacé Maria Callas dans une « Norma » à Rome, que la diva avait dû interrompre, aphone, incohérente, pour cause d’infection à la gorge devant le président de la République italienne, scandale garanti !), Anita Cerquetti renonce à la scène. Il y a des « pirates » de cette Norma. Il y a aussi un sublime récital heureusement publié par Decca à côté d’une fabuleuse Giocanda

Hommage soit rendu à ces magnifiques musiciennes, qui ont préféré nous léguer un art intact, inabouti mais incandescent, qui ont préféré la liberté, la vie, aux tourments, aux contraintes d’une carrière plus longue.

Italie 2020 (VII) : Modène, Luciano et Mirella

Une chute sans gravité, mais une entorse douloureuse à un pied, et ce sont deux villes que je n’ai visitées que partiellement: Modène et Parme La première doit son renom à son vinaigre balsamique, le vrai, l’authentique paraît-il, à ses voitures de luxe – Ferrari, Lamborghini, Maserati, rien que ça ! – et à un ténor que le monde entier a pleuré lorsqu’il a disparu à 71 ans des suites d’un cancer du pancréas, Luciano Pavarotti né à Modène le 12 octobre 1935, mort dans sa ville natale le 6 septembre 2007.

IMG_2656Une statue assez laide trône à côté du Teatro comunale qui a pris le nom de l’enfant du pays.

IMG_2657

Pour les mélomanes, un autre nom, et pas n’importe lequel, est associé à Modène. Née quelques mois avant Pavarotti, le 27 février 1935, morte, comme lui dans sa ville natale, le 9 février dernier, la grande, magnifique Mirella Freni (lire Mimi è Morta). Sa disparition est sans doute trop récente pour qu’on ait déjà donné son nom à une place, une rue ou une maison.

Plus encore que pour Pavarotti – dont il serait du dernier ridicule de nier l’incroyable talent, la voix solaire, magnétique, mais dont les grands shows de ses dernières années m’ont laissé plus qu’indifférent, j’ai toujours eu et je garde pour Mirella Freni une admiration, une affection, une tendresse même, profondes.

Karajan a eu le très bon goût de les rassembler dans des Puccini gravés pour l’éternité, La Bohème et Madame Butterfly

811f5u6BNGL._SL1400_

713riwYJjiL._SL1400_

On imagine que cet extrait de La Bohème a été capté à Modène, l’un et l’autre n’avaient pas 30 ans, l’âge de leurs rôles. Malgré l’image défaillante, quelle émotion !

Mais la Mirella Freni, qui enregistre sa première Bohème à 28 ans, sous la direction si sensuelle de Thomas Schippers, me bouleverse plus encore. Aux côtés d’un autre géant, Nicolai Gedda

61pYFLVUzIL

La douceur de vivre

Le peu de temps que j’ai passé à Modène, centre ville fermé aux voitures, j’ai aussitôt aimé cette cité harmonieuse, où la vie semble douce, aimable, ordonnée autour de sa magnifique cathédrale, de son impressionnant palais ducal. On comprend que les deux chanteurs n’aient jamais quitté leur port d’attache.

IMG_2653

IMG_2610

IMG_2641

IMG_2639

IMG_2611

IMG_2638

IMG_2608IMG_2618

IMG_2650

IMG_2622

IMG_2619

IMG_2616La cathédrale de Modène est à visiter absolument.

On note, pour s’en réjouir, que la plupart des édifices religieux d’importance en Italie restent à entrée libre, sans péage…

IMG_2626

IMG_2632

IMG_2631

IMG_2617 2

IMG_2636 2

IMG_2634 2

IMG_2625

 

 

 

 

 

 

Sir John ou la musique en fête

Je crois n’avoir jamais attendu avec autant d’impatience enfantine le formidable coffret que je viens de recevoir, plusieurs mois après l’avoir commandé.

51eJDUv6jwL._AC_SL1200_

J’ai déjà évoqué plusieurs fois la figure singulière de John Barbirolliné en 1899 Giovanni Battista Barbirolli, d’un père italien et d’une mère française installés à Holborn, et disparu il y a cinquante ans, le 29 juillet 1970.

À l’occasion de la reparution de son intégrale des symphonies de Brahms, captée à Vienne en 1967, j’avais écrit ceci dans Diapason :

« Enfin ! Voici rassemblée une somme qu’on désespérait de retrouver autrement
que sous d’éphémères labels ou en versions isolées. Trois ans avant sa mort
en 1970, John Barbirolli grave l’une des plus singulières intégrales des
Symphonies de Brahms (et des habituelles Ouvertures et Variations sur un
thème de Haydn), non pas avec son orchestre Hallé de Manchester, mais avec
les Wiener Philharmoniker.
Remy Louis, dans le texte français de ce coffret, évoque « l’approche pensive
du chef anglais », une « modération récurrente des tempos » qui « surprend
notre temps », une « mélancolie indicible ».
C’est peu dire que Sir John creuse les partitions, respire large et profond, quitte
à oublier le giocoso du 3ème mouvement de la 4ème symphonie ou à donner un
sérieux inhabituel à l’Ouverture académique (composée sur des chansons
estudiantines).
Barbirolli obtient des Viennois – glorieusement captés au Musikverein –
chaleur, souplesse, éloquence (un art si subtil du rubato) à des degrés
rarement atteints par Giulini, Bernstein, Böhm, dans leurs intégrales
brahmsiennes elles aussi gravées à l’automne de leur vie avec le même
orchestre.

81i0-GBSaUL._AC_SL1500_

C’est peut-être avec la vétilleuse 3ème symphonie (déjà rééditée en 2010 dans le
coffret « Sir John Barbirolli, The Great EMI Recordings ») que se justifie le
mieux l’affirmation péremptoire de Tully Potter dans le livret: « John Barbirolli
was born to conduct Brahms » : la modération des tempos n’exclut pas le
mouvement, quand elle ne l’induit pas au contraire, la grandeur, la majesté même ne sont lestées d’aucun poids, l’allégresse est plus crépusculaire que
juvénile, des bouffées de nostalgie nimbent un discours qui ne craint ni
l’effusion, ni la contemplation, au risque de surprenantes lenteurs.
Un Brahms loin des trépidations de l’époque, qui ne s’apparente à aucune
école d’interprétation, singulier comme l’était John Barbirolli dans la galaxie
des grands chefs du XXème siècle. » (Diapason, avril 2016)

Barbirolli est rarement cité dans la légende des grands chefs du XXème siècle… comme plusieurs de ses illustres confrères britanniques. La raison ? leur insularité ? chef anglais = musique anglaise ?

La critique continentale est souvent partagée à l’égard d’un chef à vrai dire inclassable. Absence totale de glamour – mais pas d’humour dans un répertoire léger où on ne l’attend pas spontanément, des « live » de concerts viennois qui ne craignent pas les embardées – pas l’allure aristocratique d’un Beecham, mais un chef qui embrasse un répertoire assez incroyable, qui ne s’inscrit dans aucune école, dont le parcours même est singulier, libre, engagé.

Comme on le lit dans l’excellente notice (trilingue) de Raymond Holden, professeur à la Royal Academy of Music de Londres, dans la non moins parfaite traduction d’Hugues Mousseau, toute une série d’enregistrements réalisée pour His Master’s Voice dès 1929 – qui sont évidemment présents dans ce coffret – fit beaucoup pour la notoriété internationale du chef anglais, au point que l’influent agent américain Arthur Judson, alors directeur du Philharmonique de New York pensa à Barbirolli pour remplacer, en 1937, Arturo Toscanini – passé à la concurrence plus généreuse, la NBC ! – Kreisler, Rubinstein ayant loué les talents du Britannique. Le mandat new-yorkais, controversé dès le début, de Barbirolli prenant fin en 1943, le chef répondit avec enthousiasme à la proposition du plus ancien orchestre professionnel de Grande-Bretagne, celui de la ville de Manchesterqui porte le nom de son fondateur, le pianiste d’origine allemande Karl Halle, devenu Sir Charles Hallé.

Contrairement aux promesses qui lui ont été faites, Barbirolli va trouver une phalange en piteux état, aux maigres effectifs. La résurrection, la refondation du Hallé Orchestra sera l’oeuvre de sa vie, puisqu’il en sera le patron jusqu’à sa mort en 1970.

John Barbirolli, c’est une manière d’aborder les grandes arches symphoniques (Brahms, Mahler) comme des fleuves au cours changeant, tour à tour tempétueux ou languide. Donc d’assumer des tempos alentis, contrastés, là où la plupart de ses confrères pressent le pas, confondant souvent vitesse et vivacité, mouvement et animation. Le Sibelius du chef italo-britannique est sans doute celui qui évoque au plus près les immensités de la Carélie, forêts et lacs à perpétuité (Eloge de la lenteur)

Certes, Barbirolli est inégal, certes son orchestre n’est ni le plus brillant, ni le plus techniquement assuré. Certes, et c’est plus surprenant, les prises de son réalisées avec le Hallé Orchestra sont extrêmement hétéroclites, et la belle remastérisation opérée pour ce coffret ne parvient pas à gommer ces disparités. C’est sans doute la raison pour laquelle EMI invita Barbirolli à diriger le Philharmonia, ou le London Symphony pour des oeuvres où les limites techniques des Manchester auraient été trop audibles. Et puis une fois avec les Berliner Philharmoniker en 1964, pour une étrange Neuvième de Mahler, où chef et musiciens, l’un et les autres très peu familiers du compositeur viennois, semblent s’être cherchés sans jamais se trouver. Et la série des Brahms à Vienne. Et une authentique rareté : un disque de musique française avec le tout jeune Orchestre de Paris en 1968.

Peu d’opéras gravés intégralement : PurcellDidon et Enée (Victoria de Los Angeles !), une flamboyante Madame Butterfly captée à Rome avec Scotto et Bergonzi, et l’ultime enregistrement, le rêve de toute une vie, un Otello qui peut ne pas plaire à tout le monde..

Et des gravures légendaires avec Janet Baker, Jacqueline Du Pré, l’interprète de prédilection d’Elgar...

109 CD au minutage très généreux, restituent l’un des parcours les plus originaux du XXème siècle, l’une des personnalités les plus singulières de la musique.

Détails de ce coffret :

STEPHEN ADAMS 1841-1913
The Holy City
The Star of Bethlehem

TOMASO ALBINONI 1671-1751
Oboe Concerto in B flat major Op. 7 No. 3
Oboe Concerto in D major Op. 7 No. 6

ANTON ARENSKY 1861-1906
Variations on a Theme of Tchaikovsky Op. 35a

DANIEL AUBER 1782-1871
Fra Diavolo – Overture

JOHANN SEBASTIAN BACH 1685-1750
Cantata BWV 21 – Ich hatte viel Bekummernis…..Suezfer Kummer CD
Cantata BWV 70: Watch Ye, Pray Ye – Though reviling tongues assail us (arranged Barbirolli)
Cantata BWV 68 – II. Also hatt Gott die Welt geliebt…..Mein glaubiches Herze
Cantata BWV 208 “Was mir behagt, ist nur die muntre Jagd” – Sheep may safely graze
Concerto in C for Two Pianos and Strings BWV 1061
St Matthew Passion BWV 244 – Du lieber Heiland
Piano Concerto in F minor BWV 1056 – I. Allegro
Violin Concerto No. 2 in E major BWV 1042

MICHAEL BALFE 1808-1870
The Bohemian Girl – Overture

SIR JOHN BARBIROLLI 1899-1970
Elizabethan Suite (arranged)

SIR ARNOLD BAX 1883-1953
Symphony No. 3
The Garden of Fand
Tintagel

LUDWIG VAN BEETHOVEN 1770-1827
Egmont Op. 84 – Overture
Fidelio – Abscheulicher! … Komm Hoffnung
Leonore No. 3 Overture Op. 72a
Piano Concerto No. 5 in E flat major “Emperor” Op. 73
Symphony No. 1 in C major Op. 21
Symphony No. 3 in E flat major “Eroica” Op. 55
Symphony No. 5 in C minor Op. 67
Symphony No. 8 in F major Op. 93
Violin Concerto in D major Op. 61 (cadenzas: Fritz Kreisler)

VINCENZO BELLINI 1801-1835
Norma – Casta Diva

HECTOR BERLIOZ 1803-1869
La Damnation de Faust Op. 24 H 111 (Excerpts)
Le Carnaval Romain Ouverture Op. 9 H 95
Les Nuits d’été Op. 7 (Théophile Gautier)
Symphonie fantastique Op. 14 H 48

SIR HENRY BISHOP 1788-1855
The Comedy of Errors – Lo! Here the gentle Lark CD

GEORGES BIZET 1838-1875
Carmen – L’amore e un strano augello
Carmen – La fleur que tu m’avais jetée (Act 2)
Carmen – Orchestral Potpourri
Carmen – vocal gems
L’Arlésienne – Suite No. 1 WD 28 – Prélude & Adagietto
L’Arlésienne – Suite No. 2 WD 40 – Farandole

JOHANNES BRAHMS 1833-1897
Academic Festival Overture Op. 80
Double Concerto in A minor Op. 102
Ein Deutsches Requiem – Ye that now are sorrowful
Piano Concerto No. 1 in D minor Op. 15
Piano Concerto No. 2 in B flat major Op. 83
Symphony No. 1 in C minor Op. 68
Symphony No. 2 in D major Op. 73
Symphony No. 3 in F major Op. 90
Symphony No. 4 in E minor Op. 98
Tragic Overture Op. 81 CD 59
Variations on a Theme of Joseph Haydn Op. 56a (St Antoni)
Violin Concerto in D major Op. 77

BENJAMIN BRITTEN 1913-1976
Violin Concerto in D minor Op. 15 (original version)

GEORGE BUTTERWORTH 1885-1916
A Shropshire Lad – orchestral rhapsody

PABLO CASALS 1876-1973
Sardana (arranged for cello orchestra)

EMMANUEL CHABRIER 1841-1894
España – rapsodie pour orchestre
Joyeuse marche

FRÉDÉRIC CHOPIN 1810-1849
Piano Concerto No. 1 in E minor Op. 11
Piano Concerto No. 2 in F minor Op. 21

DOMENICO CIMAROSA 1749-1801
Oboe Concerto in C minor (arranged Benjamin)

JEREMIAH CLARKE c1674-1707
Trumpet Voluntary (arr. Sir Henry J. Wood)

SAMUEL COLERIDGE-TAYLOR 1875-1912
Scenes from The Song of Hiawatha Op. 3 – Cantata No. 3: Spring had come

ARCANGELO CORELLI 1653-1713
Concerto Grosso for String Orchestra (from Op. 5) (arranged Barbirolli)
Concerto for Oboe and Strings in F major (from Violin Sonatas Op. 5) (arranged Barbirolli)

TEODORO COTTRAU 1827-1879
Santa Lucia

CLAUDE DEBUSSY 1862-1918
La Mer L 111 (109)
Trois Nocturnes L 98 (91)
Prélude a l’après-midi d’un faune L 87 (86)

LÉO DELIBES 1836-1891
Sylvia – excerpts

FREDERICK DELIUS 1862-1934
A Song of Summer RT VI/26
A Song before Sunrise RT VI/24
A Village Romeo and Juliet RT I/6 – Intermezzo: Walk to the Paradise Garden (arr. Beecham)
Two Aquarelles RT IV.5 (arr. Fenby)
Appalachia – Variations on an Old Slave Song RT II/2
Brigg Fair – An English Rhapsody RT VI/16
Fennimore and Gerda Intermezzo RT I/8 (arr. Fenby)
Hassan – Incidental Music RT I/9 (arranged Beecham)
In a Summer Garden RT VI/17
Irmelin Prelude RT VI/27
Koanga – La Calinda (Act 2) RT I/4 (arranged Fenby)
On Hearing the First Cuckoo in Spring RT VI/9
Prelude and Idyll RT II/10
String Quartet No. 2 – III. Late Swallows RT VIII/4 (arranged Fenby)
Summer Night on the River RT VI/19

GAETANO DONIZETTI 1797-1848
Don Pasquale – Overture
L’elisir d’amore – Una furtiva lagrima

ANTONÍN DVOŘÁK 1841-1904
Legends Op. 59 B122
Scherzo capriccioso Op.66 B131
Serenade in D minor for winds, cello & double bass Op. 44, B77
Symphony No. 7 in D minor Op. 70
Symphony No. 8 in G major Op. 88
Symphony No. 9 in E minor “From the New World” Op. 95 B178

SIR EDWARD ELGAR 1857-1934
Bavarian Dances Op. 27 – II. Lullaby
Caractacus Op. 35 – Oh! My warriors – Leap, leap to light (Sword Song)
Cello Concerto in E minor Op. 85
Cockaigne Overture Op. 40 (In London Town)
Cockaigne Overture Op. 40 (In London Town)
Cockaigne Overture Op. 40 (In London Town)
Dream Children Op. 43 – I. Andante
Dream of Gerontius Op. 38: Part Two
Elegy Op. 58
Falstaff – symphonic study Op. 68
Froissart Overture Op. 19
Introduction and Allegro for String Quartet and String Orchestra Op. 47
Pomp and Circumstance March No. 1 in D major Op. 39
Pomp and Circumstance March No. 2 in A minor Op. 39
Pomp and Circumstance March No. 3 in C minor Op. 39
Pomp and Circumstance March No. 4 in G major Op. 39
Pomp and Circumstance March No. 5 in C major Op. 39
Sea Pictures Op.37
Sea Pictures Op. 37: Where corals lie
Serenade in E minor Op. 20
Sospiri Op. 70
Symphony No. 1 in A flat major Op. 55
Symphony No. 2 in E flat major Op. 63
The Dream of Gerontius Op. 38
Variations on an Original Theme “Enigma” Op. 36

FRÉDÉRIC ALFRED D’ERLANGER 1868-1943
Midnight Rose – selection

MANUEL DE FALLA 1876-1946
Siete canciones populares españolas (orch. Ernesto Halffter)

GABRIEL FAURÉ 1845-1924
Pelléas et Mélisande Op. 80 – Suite from incidental music
Shylock Op. 57 – Suite – Nocturne

CÉSAR FRANCK 1822-1890
Variations symphoniques FWV 46

SIR EDWARD GERMAN 1862-1936
Nell Gwyn – incidental music

UMBERTO GIORDANO 1867-1948
Andrea Chénier – Un dì, all’ azzuro spazio guardai profondo

ALEXANDER GLAZUNOV 1865-1936
Les Ruses d’amour Op. 61 – Ballabile
The Seasons Op. 67 – Bacchanale
Violin Concerto in A minor Op. 82

CHRISTOPH WILLIBALD GLUCK 1714-1787
Orfeo – Che faro senza Eurydice
Armide – Ah! si la liberté

CHARLES GOUNOD 1818-1893
Faust – Orchestral Potpourri
Faust – Mephistopheles’ Serenade
Jesus of Nazareth CD 103*
Petite Symphonie in B flat for winds

PERCY GRAINGER 1882-1961
Irish Tune from County Derry (Londonderry Air)
Molly on the Shore
Mock Morris
Shepherd’s Hey

EDVARD GRIEG 1843-1907
Two Elegiac Melodies Op. 34
Lyric Pieces Op. 57 – IV. Geheimnis (orch. Barbirolli)
Lyric Suite Op. 54
Norwegian Dances Op. 35
Peer Gynt Op. 23 – Incidental Music – extracts
Peer Gynt – Suite No. 1 Op. 46
Piano Concerto in A minor Op. 16
Sigurd Jorsalfar Op. 22 – V. Homage March
Sigurd Jorsalfar Op. 56 – III. Homage March
Symphonic Dances Op. 64
Symphonic Dances Op. 64 – II. Allegretto grazioso

GEORGE FRIDERIC HANDEL 1685-1759
Acis and Galatea – As when the dove
Judas Maccabaeus HWV 63 – Sound an Alarm
Messiah HWV 56 – Comfort ye my people – Thou shalt break them
Messiah HWV 56 – Rejoice greatly
Messiah HWV 56 – The Trumpet shall sound
Oboe Concerto No. 1 in B flat major HWV 301 (edited Rothwell and Mackerras)
Organ Concerto in B flat Op. 7 No. 1 HWV 306
Rodrigo HWV 5 – Suite (ed. Sir Anthony Lewis & Philip Cranmer)
Serse HWV 40 – Ombra mai fù
Serse HWV 40 – Suite (arr. Hoffman)
Serse HWV 40 – Frondi tenere … Ombra mai fu

FRANZ JOSEF HAYDN 1732-1809
Cello Concerto No. 2 in D major Hob. VIIb:2
Die Jahreszeiten Hob. XXI:3 – Schön eilet froh der Ackersmann
Keyboard Concerto in D major Hob. XVIII: 11 – III. Rondo al Ungarese
Oboe Concerto in C major Hob VIIg:C1 (attributed Haydn)
Symphony No. 83 in G minor “La poule”
Symphony No. 88 in G major Hob. I:88
Symphony No. 96 in D major “Miracle” Hob. I:96
Symphony No. 104 in D major “London” Hob. I:104

MICHAEL HEMING 1920-1942
Threnody for a soldier killed in action (completed & orch. Anthony Collins)

JOHANN WILHELM HILL 1838-1902
Das Herz am Rhein

ENGELBERT HUMPERDINCK 1854-1921
Hänsel und Gretel – Overture

JACQUES IBERT 1890-1962
Divertissement for Chamber Orchestra

JOHN IRELAND 1879-1962
A London Overture
Mai Dun – symphonic rhapsody
The Forgotten Rite – Prelude
These Things Shall Be (J. A. Symons)

EDVARD ARMAS JÄRNEFELT 1869-1958
Berceuse
Praeludium

FRANZ LEHÁR 1870-1949
Gold und Silber – Walzer Op. 79

RUGGERO LEONCAVALLO 1858-1919
Pagliacci – Jetzt spielen….. Hüll dich in Tand
Pagliacci – No! Pagliacco non son
Pagliacci – Recitar…….Vesti la giubba – No! Pagliacco non son

CARL LOEWE 1796-1869
Fridericus Rex Op. 61 No. 1

ALEXANDRE LUIGINI 1850-1906
Ballet Russe Op. 23

ANATOLY LYADOV 1855-1914
The Enchanted Lake Op. 62

GUSTAV MAHLER 1869-1911
Fünf Rückert-Lieder
Kindertotenlieder
Lieder eines Fahrenden Gesellen
Symphony No. 1 in D major
Symphony No. 5 in C sharp minor
Symphony No. 6 in A minor “Tragic”
Symphony No. 9 in D minor

ALESSANDRO MARCELLO 1673-1747
Oboe Concerto in C minor S.Z.799 (Originally D minor) (ed. Rothwell)

PIETRO MASCAGNI 1863-1945
Cavalleria Rusticana – Addio alla madre
Cavalleria Rusticana – Intermezzo

JULES MASSENET 1842-1912
Manon – O dolce incanto – En fermant les yeux
Scènes Alsaciennes – III. Sous les tilleuls

FELIX MENDELSSOHN 1809-1847
A Midsummer Night’s Dream – incidental music Op. 61: Scherzo
Elias Op. 70 – Herr Gott Abrahams
The Hebrides Overture Op. 26
Octet in E flat major Op. 20 – Scherzo
Symphony No. 4 in A major “Italian” Op. 90

ANDRÉ MESSAGER 1853-1929
Fortunio – The Grey House

GIACOMO MEYERBEER 1791-1864
L’Africaine – Land so wunderbar

GEORG MATTHIAS MONN 1717-1750
Cello Concerto in G minor (harpsichord continuo realised by Schoenberg: ed. Aveling)

WOLFGANG AMADEUS MOZART 1756-1791
Cassation in G major K99 – II. Andante
Die Zauberflöte K620 – Ah! je le sais
Die Zauberflöte K620 – Overture
Die Zauberflöte K620 – O Isis und Isiris (arranged for cello orchestra by Barbirolli)
Divertimento No. 11 in D major K251 – Minuet CD 14
Don Giovanni – Madamina…..Nella bionda
Don Giovanni K527- Don Ottavio! Son morta…….Or sai chi l’onore
Le nozze di Figaro K492 – Overture
Le nozze di Figaro K492 – Porgi amor
Oboe Concerto in C major K314
Piano Concerto No. 22 in E flat major K482
Piano Concerto No. 23 in A major K488
Piano Concerto No. 27 in B flat major K595
Serenade No. 13 in G major “Eine kleine Nachtmusik” K525
Symphony No. 29 in A major K201
Symphony No. 41 in C major “Jupiter” K551
Violin Concerto No. 5 in A major K219

MODEST MUSSORGSKY 1839-1881
Song of the Flea

ETHELBERT NEVIN 1862-1901
The Rosary

OTTO NICOLAI 1810-1849
Die lustigen Weiber von Windsor – Overture

CARL NIELSEN 1865-1931
Symphony No. 4 “Inextinguishable” Op. 29

GIOVANNI BATTISTA PERGOLESI 1710-1736
Concerto for Oboe and Strings in C major (arranged Barbirolli) (1948)

AMILCARE PONCHIELLI 1834-1886
La Gioconda Op. 9 – Dance of the Hours

GIACOMO PUCCINI 1858-1924
La bohème – Che gelida manina
La bohème – Si sente meglio … Che gelida manina … Sì. Mi chiamano Mimì … Oh soave fanciulla
Madama Butterfly
Madama Butterfly – Viene la sera … Voglietemi bene … Una poco di vero … Quanti occhi fisi
Manon Lescaut – Donna non vidi mai
Manon Lescaut – Dunque questa lettiga …Tu, tu, amore … O tentatrice
Manon Lescaut – Intermezzo (Act 3)
Turandot – extracts
Tosca – E lucevan le stelle … Ah! Franchilgia … O dolci mano … Senti l’ora … Amora
Tosca – E lucevan le stelle
Tosca – Recondita armonia – E lucevan le stelle
Tosca – Tre sbirri, una carozza – La povera mia cena CD 101

HENRY PURCELL 1659-1695
Dido and Aeneas Z626 (ed. Boyling)
The Married Beau Z603 – Hornpipe on a Ground
Suite for Strings, Woodwinds and Horns (arranged Barbirolli)

ROGER QUILTER 1877-1953
A Children’s Overture Op. 17

JOACHIM RAFF 1822-1882
La Fileuse Op. 157 No. 2 (arranged Alfonso Gibilaro)

MAURICE RAVEL 1875-1937
Daphnis et Chloé – Suite No. 2 M 57
La valse M 72
Ma mère l’oye – Suite M 60
Shéhérazade M 41 (Tristan Klingsor)

NIKOLAY RIMSKY-KORSAKOV 1844-1908
Capriccio espagnol Op. 34

FREDERICK ROSSE 1867-1940
Merchant of Venice – Suite from incidental music

GIOACHINO ROSSINI 1792-1868
Guillaume Tell Overture & Ballet Music (arranged Charles Godfrey Jnr.)
Il barbiere di Siviglia – La calunnia
Il barbiere di Siviglia – Largo al factotum
Il barbiere di Siviglia – Una voce poco fà
La gazza ladra – Overture
Semiramide – Overture
Stabat Mater – Inflammatus

EDMUND RUBBRA 1901-1986
Improvisations on Virginal Pieces by Giles Farnaby Op. 50 – IV. Loth to depart
Symphony No. 5 in B flat major Op. 63

CAMILLE SAINT-SAËNS 1835-1921
Havanaise Op. 83
Introduction and Rondo Capriccioso Op. 28
Le Carnaval des Animaux – grande fantaisie R 125
Samson et Dalila – O aprile foriero di sogni – Amor! Miei sini proteggi – Il mio cuore si apre alla tua voce
Valse Caprice Op. 76

PABLO SARASATE 1844-1908
Zigeunerweisen Op. 20 No. 1

ARNOLD SCHOENBERG 1874-1951
Pelleas und Melisande – symphonic poem Op. 5

FRANZ SCHUBERT 1797-1828
Die Zauberharfe D644 – Overture (Rosamunde)
Marche Militaire No. 1 in D major Op. 51 No 1, D. 733
Rosamunde – Incidental Music D. 797 – II. Ballet
Symphony No. 9 in C major “The Great” D944

ROBERT SCHUMANN 1810-1856
Cello Concerto in A minor Op. 129
Violin Concerto in D minor WoO23

JEAN SIBELIUS 1865-1957
Finlandia Op. 26
Four Legends The Swan of Tuonela & Lemminkäinen’s Return Op. 22
Karelia Suite Op. 11
Kuolema Op. 44 – I. Valse triste
Lemminkaïnen Legends Op. 22 – II. Swan of Tuonela
Pelléas et Mélisande – suite Op. 46
Pohjola’s Daughter Op. 49
Rakastava Op. 14
Romance in C major Op. 42
Scènes historiques Suite No. 1 Op. 25
Scènes historiques Suite No. 2 Op. 66
Symphony No. 1 in E minor Op. 39
Symphony No. 2 in D major Op. 43
Symphony No. 3 in C major Op. 52
Symphony No. 4 in A minor Op. 63
Symphony No. 5 in E flat major Op. 82
Symphony No. 6 in D minor Op. 104
Symphony No. 7 in C major Op. 105

JOHN PHILIP SOUSA 1854-1932
Stars and Stripes for Ever – March

JOHANN STRAUSS I 1804-1849
Radetzky March Op. 228 (orch. Gordon Jacob)

JOHANN STRAUSS II 1825-1899
An der schönen, blauen Donau – Walzer Op. 314
Annen Polka Op. 117
Champagner-Polka Op. 211
Der Zigeunerbaron – Overture
Die Fledermaus – Overture
Die Fledermaus – Brother dear and sister dear… Oh! what a feast, what a wonderous night
G’schichten aus dem Wienerwald – Walzer Op. 325
Kaiserwalzer Op. 437
Perpetuum mobile Op. 257
Rosen aus dem Süden – Walzer Op. 388
Unter Donner und Blitz – Polka Op. 324

JOHANN STRAUSS II 1825-1899 & JOSEF STRAUSS 1827-1870
Pizzicato Polka

STRAUSS FAMILY
A Strauss Fantasy (arranged Landauer)

RICHARD STRAUSS 1864-1949
Der Rosenkavalier – Waltz Sequence (arr. Barbirolli)
Der Rosenkavalier Op. 59, TrV 227 – Suite
Die Liebe der Danae Op. 83, TrV 278 – Symphonic Fragments (arr. Clemens Krauss)
Ein Heldenleben Op. 40
Metamorphosen TRV 290

IGOR STRAVINSKY 1882-1971
Concerto in D major for String Orchestra

FRANZ VON SUPPÉ 1819-1895
Banditenstreiche – Overture
Dichter und Bauer – Overture
Die leichte Kavallerie – Overture
Die schöne Galathée – Overture
Ein Morgen, ein Mittag und ein Abend in Wien – Overture
Pique Dame – Overture

SIR ARTHUR SULLIVAN 1842-1900
Ivanhoe – Woo thou, thy snowflake
The Lost Chord
The Golden Legend – The Night is calm
The Light of the World – God shall wipe away all tears

PYOTR ILYICH TCHAIKOVSKY 1840-1893
Francesca da Rimini Op. 32 TH 46
Marche Slave Op. 31
Piano Concerto No. 1 in B flat minor Op. 23
Romeo and Juliet – fantasy overture TH 42
Serenade in C Op. 48
String Quartet No. 1 in D major Op. 11 – II. Andante cantabile
Symphony No. 4 in F minor Op. 36
Symphony No. 5 in E minor Op. 64
Symphony No. 6 in B minor “Pathétique” Op. 74
Swan Lake Op. 20 – Excerpts
Violin Concerto in D major Op. 35

SIR PAOLI TOSTI 1846-1916
Goodbye
Addio

JOAQUÍN TURINA 1882-1949
Danzas fantásticas Op. 22

RALPH VAUGHAN WILLIAMS 1872-1958
A London Symphony (No. 2) (1936 Revised Edition)
Fantasia on a Theme by Thomas Tallis
Fantasia on “Greensleeves” (arr. Greaves)
Five Variants of Dives and Lazarus for Harp and String Orchestra
Oboe Concerto in A minor
Sinfonia Antarctica (No. 7)
Symphony No. 5 in D major
Symphony No. 8 in D minor
The Wasps – Aristophanic Suite: Overture
Tuba Concerto in F minor

GIUSEPPE VERDI 1813-1901
Don Carlos – O don fatale
Falstaff – Your honour! Ruffians – When I was page to the Duke of Norfolk
Il trovatore – Stride la vampa – Condotta ell’era
La forza del destino – Overture
La forza del destino – Madre, pietosa vergine… Deh! non m’abbandonar – Pace, pace, mio Dio
La traviata Prelude from Acts I & III
Messa da Requiem
Otello
Otello – Dio mi potevi – Niun mi tema
Otello – Gott! warum hast du gehauft dieses Elend – Jeder Knabe kann mein schwert
Otello – Inaffia l’ugola
Un ballo in maschera – Eri tu che macchiava

HENRI VIEUXTEMPS 1820-1881
Violin Concerto No. 4 in D minor Op. 31

HEITOR VILLA-LOBOS 1887-1959
Bachianas Brasilieras No. 4

RICHARD WAGNER 1813-1883
Der fliegende Holländer – Overture
Der fliegende Holländer – Yo-Ho-He (Senta’s Ballad) (Act 2)
Der fliegende Holländer – Spinning Chorus
Die Meistersinger von Nürnberg – Overture
Die Meistersinger von Nürnberg – Overture & Orchestral Suite from Act 3 (Arr. Barbirolli)
Die Meistersinger von Nürnberg – Selig wie die Sonne … Morgenlicht leuchtend
Die Meistersinger von Nürnberg – Morning was glowing
Die Meistersinger von Nürnberg – The Elders’ scent grows round me
Die Walküre – Der alte Sturm, die alte Muh! … So ist’s den aus – Mit tiefem Sinne – Was verlangst du?
Die Walküre – Winterstürme wichen dem Wonnemond
Lohengrin – Act 1: Prelude
Lohengrin – Preludes from Act I & Act III
Lohengrin – In distant lands
Parsifal – Ich sah das Kind
Rienzi – Overture
Rienzi – Allmächt’ger Vater, blick herab
Tannhäuser – Overture
Tannhäuser – Die tone Lob’! Die Wunder sei’n gepriesen
Tannhäuser – Orchestral potpourri (arr. Alfonso Gibilaro)
Tristan und Isolde – Prelude & Liebestod
Tristan und Isolde – Mild und leise
Wesendonck Lieder – Schmerzen – Träume

ÉMILE WALDTEUFEL 1837-1915
Les Patineurs – Valse Op. 183

WILLIAM VINCENT WALLACE 1812-1865
Maritana – Overture

CARL MARIA VON WEBER 1786-1826
Der Freischütz – Overture
Euryanthe – Overture
Oberon – Overture
Oberon – Ocean! Thou mighty monster

HENRYK WIENIAWSKI 1835-1880
Violin Concerto No. 2 in D minor Op. 22

TRADITIONAL
Irish Tune from County Derry (Londonderry Air) (arr. Percy Grainger)
O’ a’ the airts the wind can blow (arranged Ross)
Turn ye to me (arranged Gibilaro)


 

Victoria de los Angeles, Montserrat Caballe, Gwyneth Jones, Renata Scotto, Janet Baker, Fiorenza Cossotto, Marjorie Thomas, Carlo Bergonzi, Benjamino Gigli, Lauritz Melchior, Jon Vickers, Kim Borg, Dietrich Fischer-Dieskau, Ruggero Raimondi, Feodor Schaljapin, Marian Nowakowski, Yvonne Arnaud, Wilhelm Backhaus, Daniel Barenboim, Edwin Fischer, Alfred Cortot, Arthur Rubinstein, Mindru Katz, Ethel Bartlett, Jacqueline du Pre, Andre Navarra, Gregor Piatigorsky, Alfredo Campoli, Mischa Elman, Jascha Heifetz, Fritz Kreisler, Yehudi Menuhin, Eric Chadwick, Evelyn Rothwell,

BBC Symphony Orchestra, Berliner Philharmoniker, Halle Orchestra, London Philharmonic Orchestra, London Symphony Orchestra, Philharmonia Orchestra, New Philharmonia Orchestra, Philharmonic Symphony Orchestra New York, Orchestra del Teatro dell’Opera di Roma, Orchestre de Paris, Wiener Philharmoniker, Sinfonia of London

Mimi è morta

On apprenait ce soir le décès de Mirella Freni à 85 ans dans sa ville natale de Modène. Douze ans après son frère de lait, Luciano Pavarotti. 

Je n’ai eu qu’une seule fois la chance de voir Mirella Freni sur scène, c’était à l’Opéra Bastille en 1994 – elle avait presque 60 ans ! – dans Adrienne Lecouvreur, l’opéra de Cilea

Elle paraissait, elle qu’on ne connaissait que par le disque – et quels disques ! – ou quelques DVD – et on n’avait soudain plus d’yeux et d’oreilles que pour elle. Sans qu’il y eût dans son apprêt et son allure la moindre arrogance, la moindre démonstration d’un statut de diva qu’elle ne revendiqua jamais. On l’applaudit à tout rompre, comme pour la remercier d’avoir été ce soir-là sur la scène de Bastille plus belle, plus grande, plus exceptionnelle que dans tous ses disques qu’on connaissait par coeur.

41yiKWZXnwL._AC_

Mirella Freni – ce n’est pas très original ! – c’est pour toujours la voix, l’incarnation du personnage de Mimi de La Bohème dans les deux versions qu’elle a enregistrées et que j’ai découvertes presque au même moment.

61pYFLVUzIL

Captée en 1964 à Rome, sous la baguette si tendre du trop tôt disparu Thomas Schippers, la première Mimi de Freni est si juste, si vraie, plus authentique peut-être que la version grand luxe – qu’on adore ! – réalisée huit ans plus tard avec l’ami d’enfance et le grand Karajan

713riwYJjiL._SL1400_

716sCcEKbfL._AC_SL1400_

Entre Karajan et Freni, la relation artistique sera féconde et sans faux pas.

Autre rôle que Mirella Freni continuera d’incarner longtemps à mes oreilles, la Micaela de Carmen de Bizet. Pas moins de trois enregistrements officiels, dont l’un me semble idiomatique – chef et rôle-titre idéaux (Grace Bumbry et Rafael Frühbeck de Burgos)

51Wy32bkr0L

On peut éviter les deux autres versions.

On retrouve Freni en même compagnie que dans le disque Frühbeck, mais à nouveau avec Karajan qui abuse un peu trop des effluves capiteux des Wiener Philharmoniker

61tSUq+Ea8L._AC_SL1200_

Avec Karajan toujours, mais jamais sur scène à ma connaissance, pour le disque et la caméra de Jean-Pierre Ponnelle, elle est Madame Butterfly

513GnC88JTL._AC_

811f5u6BNGL._SL1400_

Dans la discographie de la chanteuse, on trouvera encore bien des réussites.

51OCnHwB5cL._AC_

71hUL5FTXiL._SL1400_

A1TO46mC1-L._AC_SL1500_

61jRbfDeLdL

Merci à Orfeo qui donne à entendre Mirella Freni à son meilleur dans les rôles de sa vie.

71nW5pX0bJL._SL1200_

71nXMy6DIIL._SL1200_Et plus encore à Warner qui, en 4 généreux CD, retrace le parcours d’une musicienne tout entière vouée au meilleur de son art.

71CMVmubg+L._SL1200_

51Pvl+yOW6L