Melody d’amour

Quel bonheur de se réveiller un dimanche matin avec Melody Gardot ! Catherine Ceylac avait eu la très bonne idée d’inviter la chanteuse américaine, installée à Paris depuis quelques mois, dans son émission Thé ou café – dont la rumeur annonce la fin prochaine, idée absurde ! -, une émission à revoir iciMelody Gardot dans Thé ou Café.

Je suis tombé amoureux de cette voix dès son premier disque. Je les ai tous achetés depuis, mais je n’ai jamais assisté à un concert de Melody Gardot, je n’ai jamais osé l’approcher (j’ai bien failli, il y a quelques années, réussir à l’inviter à Liège, mais ça ne s’est pas fait !).

Et ce matin, en la découvrant sur le plateau de Thé ou café telle qu’en elle-même, dans un français quasi parfait, facétieuse, joueuse, mais pas poseuse, je crois bien que je suis tombé amoureux d’elle. Il faudra bien que j’ose un jour, bientôt, la voir, l’écouter sur scène.

Mais quand j’écoute ses disques, son dernier album – une compilation  superbement réalisée -, j’ai l’impression si douce de ne l’avoir que pour moi, qu’à moi.

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Chez Chausson

J’avais rendez-vous hier matin avec l’attachée culturelle de l’ambassade de Lituanie à Paris, pour évoquer de futurs projets du Festival Radio FranceUne adresse hausmannienne dans le 17ème arrondissement. Un ancien hôtel particulier comme c’est souvent le cas pour les ambassades.

IMG_5741Nous commençons vite à parler musique, artistes, compositeurs. Le premier président lituanien de l’ère post-soviétique n’était-il pas un musicien et musicologue reconnu, Vytautas Landsbergis ? La pianiste Mūza Rubackytė est une fidèle du Festival Radio France. En 2015, elle avait participé au marathon pianistique organisé par Philippe Cassard, jouant comme personne les Préludes et fugues  de Chostakovitch.

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(De gauche à droite, les pianistes Cédric Pescia, Dominique Merlet, Philippe Cassard et Mūza Rubackytė)

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Muza est à la tête d’une discographie pour le moins originale, où la musique de son illustre compatriote, Mikalojus Konstantinas Čiurlionis (1875-1911), tient une place éminente.

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Etonnante personnalité que celle de Čiurlionis, mort à 35 ans, aussi grand peintre que compositeur. Auteur d’une fascinante série de toiles, intitulée La Création du monde à voir en ce moment au Musée d’Orsay à Paris dans le cadre de l’exposition Âmes sauvages.

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Au moment où nous évoquons ces personnalités de la musique de son pays, l’attachée culturelle me tend un CD enregistré dans les salons de l’ambassade. Y figurent un quatuor de Čiurlionis et… le Concert pour piano violon et quatuor à cordes de ChaussonCouplage inattendu, lui fais-je remarquer ! Réponse : « Inattendu certes, mais pas tant que cela puisque nous sommes dans la maison de Chausson ! »

Bien sûr, nous sommes au 22 boulevard de Courcelles ! J’aurais dû faire le rapprochement (Le Paris secret des musiciens)

917jgizlcglSitôt l’entretien terminé, nous serons rejoints par l’ambassadeur lui-même pour visiter l’illustre maison, certes bien transformée, même si les principaux éléments de décor ont été préservés.

IMG_5737Le salon où se pressaient artistes, musiciens, intellectuels, orné d’une frise de Maurice Denis (le lustre et les éclairages… ne sont pas d’époque !)

IMG_5738Un petit salon avec la bibliothèque et la cheminée d’origine.

IMG_5739La salle à manger demeurée en l’état et restaurée.

Ce n’est qu’en sortant que je verrai la plaque posée sur le mur.

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Ah les fâcheries de la traduction : non ce n’est pas un « concerto », mais un Concert au sens où les concevait Rameau (Concerts en sextuor). 

Il faudra que j’ajoute d’autres articles à ceux que j’ai déjà consacrés à Chausson : Poésie de l’amour et de la merL’amour et la mortUne amitié particulière

Salonen fait un Mahler

La soirée parisienne était douce et prometteuse. Un ami, devant le Théâtre des Champs-Elysées, me disait sa joie de retrouver un chef qu’il suit passionnément depuis 25 ans. J’étais a priori moins enthousiaste, quelques souvenirs moins convaincants, mais très curieux dans un programme plus classique que ceux que j’avais entendus dirigés par lui jusqu’à présent : 2ème symphonie de Beethoven et 1ère symphonie de Mahler

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Esa-Pekka Salonen va fêter son 60ème anniversaire le 30 juin prochain, on a du mal à l’imaginer à voir la silhouette svelte et juvénile du chef diriger l’une des plus belles phalanges européennes, le Philharmonia Orchestra de Londres.

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Je crois bien que la dernière fois que j’ai vu le chef finlandais à l’oeuvre, c’était dans cette mémorable Elektra d’Aix-en-Provence, la toute dernière et géniale mise en scène du regretté Patrice Chéreau. Salonen avait porté à incandescence la partition de Richard Strauss à la tête d’un Orchestre de Paris transfiguré.

Alors que sa discographie, et les quelques programmes de concerts que je l’ai vu diriger, étaient très orientés XXème et XXIème siècles, comment allait-il aborder la plus classique des symphonies de Beethoven et le premier grand ouvrage symphonique en forme de manifeste de Mahler ?

Les textures de Beethoven sont allégées, timbales et trompettes baroques, Salonen prend le parti d’une certaine objectivité qui ne choisit finalement aucune des pistes explorées par ses aînés Brüggen ou Harnoncourt. J’ai plus d’une fois pensé à Gardiner (dans son intégrale gravée pour Archiv  il y a 25 ans), Très bien joué, mais un peu neutre.

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En revanche, dès les premières minutes – cet éveil de la Nature – de la Première de Mahler, on pressent que le voyage auquel nous convie Salonen nous captivera, nous saisira jusqu’au bout. C’est l’anti-Bernstein, le refus de solliciter un texte que Mahler a truffé d’indications très précises et scrupuleuses, il « suffirait » presque de jouer ce qui est écrit. Et c’est ce à quoi semble d’attacher Salonen, avec une science exceptionnelle des timbres, des équilibres, et un sens de la narration qui épouse parfaitement les intentions du compositeur. Et quel orchestre ! Glorieux pupitre de violoncelles dans l’attaque du 2ème mouvement « Kräftig bewegt », densité du quatuor, éclat sans clinquant des cuivres. Salonen, en – excellent – compositeur qu’il est lui aussi, met en valeur la modernité, les audaces instrumentales d’un Mahler qui invente des voies symphoniques nouvelles.

Je ne m’étais, à tort, pas intéressé jusqu’à maintenant aux Mahler de Salonen. Je crois que je vais rattraper le temps perdu…

Sony réédite bientôt l’intégrale des enregistrements réalisés par Esa-Pekka Salonen, où dominent les grands symphonistes du XXème siècle, Nielsen, Sibelius, Lutoslawski, Stravinsky…

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L’audace du public

Deux concerts contrastés, pour le moins, ces derniers jours à Paris. Des programmes « exigeants » comme on dit quand on veut s’excuser de ne pas a priori complaire au « grand public » (lire Le grand public). Et des programmes qui ont conquis, enthousiasmé les publics réunis pour ces concerts.

D’abord jeudi soir, au Théâtre des Champs-Elysées, le pianiste Christian Zacharias

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Je connais Christian depuis presque trente ans, lorsqu’il avait accepté de remplacer un jeune pianiste souffrant comme soliste d’un concert dirigé par Armin Jordan à Genève ! C’était, je crois, en 1990. Même au faîte de sa carrière de pianiste, il n’avait encore jamais joué en Suisse ! Et ce fut, pour lui, le début d’une aventure musicale qui allait notamment le conduire à diriger l’Orchestre de chambre de Lausanne de 2000 à 2013 (à la suite du regretté Jesus Lopez Cobos), et pour moi le commencement d’une amitié qui ne cesserait plus.

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Ainsi, en 1997 – j’étais alors directeur de France Musique – j’avais été mis dans la confidence de la préparation d’un concert monté par les Amis de l’OSR (Orchestre de la Suisse Romande) pour fêter les 65 ans d’Armin Jordanen même temps que la fin de son mandat à la tête de la phalange genevoise. J’avais trouvé un studio à la maison de la radio à Paris pour que Christian Zacharias et Felicity Lott puissent répéter, dans le plus grand secret, une séquence dont ils feraient la surprise au chef suisse.

En 2010, j’invitai Christian Zacharias à jouer dans la nouvelle série Piano 5 étoiles à la Salle Philharmonique de Liège. Un an plus tard, il dirigeait les forces de l’Opéra royal de Wallonie pour de subtiles Noces de Figaro de Mozart mises en scène par Philippe Sireuil.

Ce jeudi soir, faisant le pari de la confiance du public, il avait choisi un programme très classique, et plutôt rare en récital : Bach et Haydn. Rien pour l’épate, rien pour la virtuosité transcendante ou le romantisme échevelé. Austère presque… Mais quel bonheur d’entendre un piano sonner clair et dense, qui jamais ne cherche à singer ou imiter le clavecin ou le pianoforte. C’est la première fois que j’entendais Zacharias chez ces deux compositeurs, mais je vis depuis longtemps avec ses Scarlatti…sans parler de l’autre grand classique dont il est un interprète de prédilection, Mozart !

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L’autre moment fort de rencontre entre un musicien hors norme et un public aventurier, ce fut vendredi soir, à l’auditorium de la Maison de la radio. L’Orchestre philharmonique de Radio France avait convié la jeune cheffe polonaise Marzena Diakun (qu’on reverra à Montpellier le 13 juillet prochain – Made in France) à diriger un programme extrêmement (trop ?) copieux. Rien moins que Taras Bulba de Janáček d’entrée de jeu, suivi d’un long (trop ?) concerto pour percussions du Finlandais Kalevi Aho, et en seconde partie la 9ème symphonie de Dvořák.

Le public n’aura peut-être retenu de cette soirée que la prestation exceptionnelle, étourdissante, ébouriffante, de Martin Grubingerla star de la percussion. Déjà en novembre 2014, quelques jours après l’inauguration de l’Auditorium de Radio France, il avait donné un aperçu de son fantastique talent en interprétant Speaking drums de Peter Eötvös sous la direction du compositeur.

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Je l’avais invité, avec son père et les soeurs Önder, en juillet 2016, à une soirée du Festival Radio France Occitanie Montpellier qui avait failli ne pas avoir lieu (lire Rattrapés par l’actualité). 

Vendredi il a fait une nouvelle démonstration d’un art incomparable, sa seule prestation sauvant de l’ennui une oeuvre vraiment longuette et répétitive qui n’est pas la plus inspirée de son auteur. En bis, Martin Grubinger a proposé un numéro plus sportif que musical, comme il l’a annoncé lui-même pour le plus grand bonheur d’un public aux anges. Court extrait :

 

Champs Elysées

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Deux soirées à une semaine d’intervalle dans une salle – le Théâtre des Champs-Elysées – où j’ai tant de beaux souvenirs.

Le 9 mai c’était la première d’une série de représentations de Pelléas et Mélisande de Debussy, qui s’est achevée hier soir.

IMG_9367(de gauche à droite, Jean Teitgen, Jean-Sébastien Bou, Louis Langrée, Christian Lacroix, Patricia Petibon, Eric Ruf, Bertrand Couderc, Kyle Ketelsen)IMG_9363

Je n’ai aucune objectivité quand Louis Langrée dirige, et singulièrement Pelléas. Depuis une production à tous égards mémorable du Grand Théâtre de Genève, en 2000, avec Alexia Cousin, Simon Keenlyside et José Van Daml’unique opéra de Debussy est pour moi indissolublement associé au chef français qui, comme le souligne Bruno Serrou dans La Croix « exalte avec une impressionnante maîtrise du temps et du son la dimension immémoriale de l’immense partition de Debussy. Il parvient à transcender la déclamation vocale grâce à un flux instrumental digne d’un océan. ».

L’interview de Louis Langrée dans Le Monde (Dans Pelléas, le drame est dans chaque note) est d’une telle évidence, qu’elle rendrait le plus rétif amoureux de la partition de Debussy, qui n’a, lui, rien fait pour séduire l’amateur d’opéra traditionnel : « J’ai voulu que l’action ne s’arrêtât jamais, qu’elle fût continue, ininterrompue. La mélodie est antilyrique. Elle est impuissante à traduire la mobilité des âmes et de la vie. Je n’ai jamais consenti à ce que ma musique brusquât ou retardât, par suite d’exigences techniques, le mouvement des sentiments et des passions de mes personnages. Elle s’efface dès qu’il convient qu’elle leur laisse l’entière liberté de leurs gestes, de leurs cris, de leur joie ou de leur douleur. »

Bref, on l’aura compris, j’ai passionnément aimé toute cette production, ses interprètes, sa mise en scène. Et je suis heureux que Louis Langrée poursuivre cette aventure Pelléas avec l’Orchestre National de France d’abord le 24 mai prochain en concert à l’Auditorium de la Maison de la radio, avec le Pelléas et Mélisande de Schoenberg et le 4ème concerto de Beethoven avec Nelson Freire (http://www.maisondelaradio.fr) et en enregistrant pour France Culture la musique de scène composée par Fauré pour le drame de Maeterlinck.

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Le 16 mai, c’était une autre fête, la réunion de deux belles voix, de deux tempéraments, plus qu’un récital de stars : Aida Garifullina et Lawrence Brownlee

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On avait applaudi la magnifique performance de la première dans Snegourotchka à l’Opéra Bastille (lire Femmes en scène). On se rappelait l’émotion qui avait saisi les milliers d’auditeurs/spectateurs du concert du 14 juillet 2014 sous la Tour Eiffel lorsque Lawrence Brownlee, remplaçant Juan Diego Florez, avait entonné son premier air…

10509504_10152253111387602_4227885483455547857_n(Une photo « historique » de ce 14 juillet 2014 ! De g. à dr. Anne Hidalgo, Bruno Julliard, François Hollande, JPR, Manuel Valls, Mathieu Gallet)

Et pour que le bonheur soit complet, l’Orchestre de chambre de Paris était dirigé par la belle et fougueuse Speranza Scappucci !

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PS. J’en reparlerai, mais la nomination de Françoise Nyssen comme Ministre de la Culture est une excellente nouvelle !

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Excusez-moi !

J’avais déjà relayé sur ce blog un éditorial aussi savoureux que percutant de Forumopera:  À lire avant d’aller au concert ou à l’opéraLe site récidive avec Excusez-moi de dire merciJe ne peux qu’en conseiller la lecture, ainsi que des commentaires qui accompagnent ces deux éditoriaux.

Je ne suis pas de ceux que gênent des applaudissements entre les mouvements d’un  concerto ou d’une symphonie (après tout, personne ne trouve à redire à ceux qui saluent une performance vocale dans un opéra), c’est plutôt rassurant quant au renouvellement du public du concert classique. Je me rappelle le conseil d’un directeur de France-Musique à ses producteurs chevronnés (était-ce moi ? si non e vero e ben trovato !) : « Il y a toujours un auditeur qui entend la 5ème symphonie de Beethoven pour la première fois… »

Infiniment plus agaçant et irrespectueux tant de la musique que des interprètes, ces spectateurs qui n’attendent même pas la fin de l’accord final pour applaudir, voire hurler  « bravo ». Justement parce qu’on peut être très ému, bouleversé, enthousiasmé par ce qu’on vient d’entendre, on devrait vouloir en profiter jusqu’au bout, jusqu’à ce que les dernières notes aient fini de résonner. La vraie vulgarité est dans cette attitude des pseudo-« connaisseurs » !

Dans l’excellent Les grands pianistes du XXème siècle d’Alain Lompech, que je relis périodiquement, d’un beau portrait d’Arthur Rubinsteinje tire ces lignes :

« Arthur Rubinstein, pianiste, musicien, acteur, conteur, écrivain, homme et citoyen aura incarné jusqu’à son dernier souffle le meilleur de cette culture et de cette civilisation européennes nées des Lumières qui se sont effacées aux portes d’Auschwitz/…../ A Marbella il avait noué une relation particulière avec une enfant de cinq ou six ans à qui il parlait à travers une trouée de la haie qui séparait sa propriété de celle d’un avocat chilien qui avait fui la dictature de Pinochet. A la mère française qui reconnaissant le musicien, s’excusait de la gêne que sa fille avait pu provoquer, Rubinstein répondit : « C’est votre fille ? Nous avons une discussion très intéressante, nous parlons de la vie »

Politesse, courtoisie, élégance, des notions désuètes ? Sûrement pas.

Si vous avez un cadeau à (vous) faire pour ces fêtes pascales, un indispensable, comme un concentré de l’art unique d’un interprète unique :

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Viennoiseries

Pour ceux qui, comme moi, ont manqué la diffusion en direct le 1er janvier, on trouve sur Youtube l’intégralité du concert de Nouvel an dirigé par Gustavo Dudamel

Une bonne manière de refermer la discussion sur les mérites comparés des chefs invités à cette célébration annuelle, comme le défunt Georges Prêtre.

J’assistais hier soir à un autre concert très viennois… à Montpellier. L’Orchestre national de Montpellier donnait, sous la direction de son chef Michael Schønwandt, un copieux programme composé de Schelomo d’Ernest Bloch (sous l’archet éloquent de Cyrille Tricoire) et la Cinquième symphonie de MahlerJe n’avais pas été aussi passionné de bout en bout par une interprétation depuis la version qu’en avait donnée Andris Nelsons à la Philharmonie de Paris en novembre 2015. Michael Schønwandt privilégie la modernité de l’écriture de Mahler, ne surjoue pas, comme Bernstein, les langueurs viennoises, et démontre surtout la formidable qualité d’ensemble de la phalange qu’il dirige depuis septembre 2015 et à laquelle il a redonné confiance et ambition. Mention spéciale pour le nouveau cor solo Sylvain Carboni, 28 ans, impérial dans le périlleux 3ème mouvement.

c1hmhwgxcaakorp-jpg-largeEt pour finir en beauté cette séquence viennoise, ce coffret commandé pendant mon séjour suédois et trouvé dans ma boîte aux lettres, qui a toutes les chances de passer inaperçu dans le flot des nouveautés. Une intégrale de plus des concertos de Beethoven, un petit label allemand, un pianiste/chef peu connu en France, mais authentique Viennois, Stefan VladarUn artiste qui avait fait le bonheur de plusieurs soirées liégeoises – Festival Mozart de janvier 2006, Festival Brahms en mai 2008, les deux fois sous la baguette de Louis LangréeEn tout cas, ce coffret a conquis l’un des critiques les plus exigeants du magazine Gramophone (« an exceptional set »). La très bonne affaire de ce début d’année !

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