Roméo et Juliette

Les amants de Vérone auxquels Shakespeare a voué l’une de ses premières tragédies ont été une source d’inspiration presque inépuisable pour les compositeurs. Les premiers qui viennent à l’esprit sont Tchaikovski, Gounod, Prokofiev, mais aussi Bellini (I Capuleti e i Montecchi) et Bernstein (West Side story) et bien sûr Berlioz.

On était ce mercredi soir.à la Philharmonie de Paris pour le premier des concerts donnés par Klaus Mäkelä à la tête de l’Orchestre et du Choeur de l’Orchestre de Paris autour de Roméo et Juliette de Berlioz. Compte-rendu à suivre sur Bachtrack !

La dernière fois que j’avais entendu ce Roméo et Juliette, c’était en septembre 2014 au Théâtre des Champs-Élysées sous la direction très inspirée de Daniele Gatti… et déjà en soliste la merveilleuse Marianne Crebassa, toute jeune.

C’est bien l’une des oeuvres les plus originales de Berlioz, qui supporte aussi de n’être écoutée que par et pour ses extraits purement orchestraux.

C’est même par ce biais que j’ai découvert l’oeuvre il y a une quarantaine d’années, un CD Angel Records trouvé chez Tower Records à New York. On n’a jamais fait mieux que Carlo Maria Giulini et Chicago

Lorin Maazel avec les timbres des Wiener Philharmoniker fait regretter de n’avoir pas gravé plus d’extraits orchestraux.

Dans les versions intégrales, on a l’embarras du choix. Aucune version médiocre. J’ai mes préférences :

Pierre Monteux, London Symphony Orchestra (Westminster, 1958)

James Levine, Berliner Philharmoniker (1988)

Le trio de Colin Davis

C’est tout de même grâce à Colin Davis et ses troupes anglaises que nous avons appris « notre » Berlioz dans les années 60/70 ! Il laisse trois versions de Roméo et Juliette, successivement à Londres, à Vienne… et retour à Londres.

Je conserve une affection toute particulière pour la première version londonienne.

Charles Munch a bien évidemment toute sa place dans cette discographie, même s’il est plutôt desservi par des solistes moins convaincants

Riccardo Muti, avec un trio de solistes impressionnant, est par trop univoque dans l’énergie.

C’est un peu le même défaut qu’on relève chez Seiji Ozawa qui, à Boston, rencontre le même problème que Charles Munch, avec un choeur qui pour valeureux qu’il soit, est tout de même souvent en difficulté avec la prononciation de certains passages.

Cadeau

Impossible de refermer cette revue discographique sans rendre hommage au plus grand berliozien de notre temps, le très regretté John Nelson disparu il y a un an (lire L’admirable John Nelson)

Et toujours dans mes brèves de blog humeurs et bonheurs du moment.

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