Il y a trente ans, le 11 août 1996, disparaissait Rafael Kubelik, un très grand chef à qui j’ai consacré pas mal d’articles (comme Les fresques de Rafael). Il est mort à Kastanienbaum, près de Lucerne, où il résidait depuis qu’il avait acquis la nationalité suisse.
Après quarante deux ans d’absence – il a fui Prague à l’arrivée des communistes en 1948 – Rafael Kubelik retrouve la Philjharmonie Tchèque à l’occasion du Printemps de Prague quelques mois après la chute du Mur de Berlin. Il dirige devant le nouveau chef de l’Etat Vaclav Havel le cycle Ma Patrie de Smetana, lors d’un concert qu’on peut vraiment qualifier d’historique.
Mais dans une très riche discographie, et pour revenir à ma série estivale, on a bien du mal à trouver quelque affinité avec les musiques du nord de l’Europe, à l’exception de quelques symphonies de Tchaikovski, de la part du chef tchèque. Seule une 5e symphonie de Nielsen, enregistrée avec l’orchestre de la radio danoise, à juste titre citée comme référence, fait exception.

Pas de trace de Sibelius, en dehors d’un accompagnement du concerto pour violon, ici avec Pinchas Zukerman
A suivre, même au ralenti, mes brèves de blog
Une réflexion sur “Les fraîcheurs du chef (VIII) : Rafael Kubelik et Nielsen”