Les chefs de l’été (I) : Karajan et Stravinsky

Première d’une série limitée à ce mois d’août, des versions inattendues, des rencontres parfois surprenantes entre un chef et une oeuvre/un compositeur, peut-être même des « références » oubliées ou négligées.

Igor Stravinsky est mort il y a cinquante ans. On cite rarement Herbert von Karajan (1908-1989) comme l’un de ses interprètes de prédilection. Et pourtant ! Deux versions de studio et plusieurs « live »du Sacre du printemps, mais ni Petrouchka ni L’Oiseau de Feu.

Mais de sublimes interprétations d’Apollon musagète, du Concerto en ré, de la Symphonie de psaumes, de la Symphonie en ut et même de Circus polka, et un rare Jeu de cartes capté avec le Philharmonia.

Circus polka

Symphonie de psaumes

Symphonie en ut

Concerto en ré

Apollon musagète

Le sacre du printemps (1964)

Le sacre du printemps (Londres 1972)

Le sacre du printemps (1977)

Le Sacre du printemps (Live 1978, Lucerne)

La quarantaine rugissante

Riccardo Muti fête ses 80 ans le 28 juillet prochain.

Pour l’occasion, Warner réédite la totalité de ses enregistrements symphoniques parus sous l’étiquette EMI, 91 CD avec les pochettes d’origine, alors que le chef italien était directeur musical successivement du Philharmonia Orchestra de Londres (1973-1982) et de l’orchestre de Philadelphie (1980-1992)

Voir tous les détails du coffret ici : Muti l’intégrale symphonique

Je pensais avoir acquis, au fil des ans, la quasi-totalité de ces enregistrements, sans y prêter toujours une grande attention. J’ai redécouvert, voire découvert des disques dont je ne me souvenais pas. Et surtout réévalué des versions que j’avais négligées.

Ce qui ressort, de manière presque caricaturale, de ces vingt et quelques années d’enregistrements, c’est l’évolution d’un jeune chef fougueux, cinglant (il n’a pas gagné pour rien le concours Guido Cantelli !), brillant, qui redonne une pleine jeunesse à une formation qui s’était assoupie sous le règne du vieil Otto Klemperer – le Philharmonia de Londres -, qui, la décennie suivante, tout juste quadragénaire, fait briller de tous ses feux Philadelphie, une phalange héritée en ligne directe de son légendaire bâtisseur Eugene Ormandy.

Chez Riccardo Muti, au fil des ans, la silhouette s’est empâtée comme sa direction. Le lendemain du concert de Nouvel an 2021, je le constatais dans ces lignes : Ces vieux qui rajeunissent…et inversement

La baguette affûtée, l’allure élégante ont laissé peu à peu la place à une sorte d’embourgeoisement confortable*, de perfection formelle un peu vaine. Témoin cette Neuvième de Beethoven, captée à Chicago, sans nerf, sans énergie, sans feu intérieur…

J’ai quelques souvenirs parisiens de concerts dirigés par Muti dans les années 80 et 90, c’était alors la sveltesse, l’allant, parfois l’audace. On retrouve tout cela dans une bonne moitié de ce coffret, quelques symphonies de Mozart, sa première intégrale des symphonies de Schumann, de superbes Mendelssohn 3, 4, 5…

Une intégrale des symphonies de Tchaikovski avec le Philharmonia (Muti reprendra les trois dernières symphonies avec Philadelphie quelques années plus tard) que j’ai redécouverte avec ce coffret : on y retrouve le chef napolitain con fuoco !

Faut-il penser que Muti a toujours été et reste d’abord un chef de théâtre, comme en témoigne d’abondance un legs discographique exceptionnel où dominent Mozart (la trilogie Da Ponte captée à Salzbourg), et bien sûr Verdi (à la Scala notamment) ? Dans ce coffret « symphonique » l’éditeur a glissé la quasi-intégrale des messes et requiems de Cherubini dont Muti s’est fait le héraut, ainsi que deux Requiem de Verdi (avec le Philharmonia et avec la Scala)

Mais s’il y a bien un répertoire où Muti, jeune ou moins jeune, semble ignorer le mouvement de « l’interprétation historiquement informée », c’est bien Vivaldi ou Haendel! Quelle étrange idée d’enregistrer à Berlin cette Water Music engluée dans un legato hors de propos (Kubelik avait fait de même avec les mêmes Berlinois pour DG) !

Et si c’était dans le post-romantisme d’un Scriabine, qu’on retrouvait le grand, l’admirable Riccardo Muti ?

* Riccardo Muti détient – selon Diapason – le record des chefs les mieux payés au monde pour son poste de directeur musical du Chicago Symphony !

Le compositeur qui n’est pas l’auteur de son tube

Il est né le 8 juin 1671 et mort le 17 janvier 1751 à Venise. Et son nom a acquis une célébrité universelle au XXème siècle grâce à une oeuvre qui n’est pas de lui ! Peut-être même serait-il aujourd’hui oublié s’il n’y avait eu ce célébrissime Adagio et cet inoubliable sketch du couple Bedos-Daumier

Tomaso Albinoni est honoré par un coffret sorti ce printemps chez Warner, qui n’est jamais désagréable d’écoute, mais qui aurait tendance à confirmer une opinion prêtée à Stravinsky selon laquelle Vivaldi aurait écrit 500 fois le même concerto.

Des versions option tout confort – Claudio Scimone et ses Solisti Veneti sont à leur affaire, avec des solistes de haut vol, dans les séries de concertos pour hautbois (les Français Jacques Chambon et Pierre Pierlot).

Un mot tout de même de cet Adagio d’Albinoni qui n’est pas d’Albinoni. C’est l’oeuvre de Remo Giazotto (1910-1998) qui a établi justement le catalogue des oeuvres d’Albinoni et s’est pris au jeu de faire accroire qu’il avait trouvé un fragment de concerto, qu’il éditera en 1958, avec la postérité que l’on sait (et on l’imagine pour l’auteur des revenus conséquents !).

Je ne suis pas sûr qu’on parviendrait à établir la discographie de cet Adagio et de tous ses avatars. La palme du plus exquis mauvais goût revient sans doute à Herbert von Karajan, avec son orchestre wagnérien.

En tout cas, le thème principal de cet adagio n’est pas l’apanage du seul Albinoni ou de son « arrangeur ». Il n’est que d’écouter le mouvement lent du concerto pour alto (1774) de Carl Stamitz. Ici dans une vidéo émouvante à plus d’un titre : j’y reconnais tant de visages familiers de l’Orchestre de la Suisse romande, tel que je l’ai connu dans les années 80, et la toute jeune altiste Tabea Zimmermann, lors des épreuves du Concours de Genève en 1982. Quel chemin parcouru depuis par cette fabuleuse musicienne !

Il faut écouter à 14’32 :

Pour en revenir à Albinoni, on sait qu’il al aissé environ 300 œuvres. Il a composé environ quatre-vingts opéras dont il ne reste pratiquement rien. En effet, près de soixante-dix de ces partitions furent détruites pendant le bombardement de Dresde en février 1945. On sait cependant que ses opéras étaient fréquemment représentés hors d’Italie dans les années 1720, notamment à Munich. Outre une trentaine de cantates, dont une seule a été publiée (Amsterdam vers 1701), c’est son œuvre instrumentale qui nous est parvenue, grâce à une publication imprimée :

  • Op. 1 : 12 Suonate a tre, publiées à Venise en 1694 ;
  • Op. 2 : 6 Sinfonie & 6 concerti a cinque, publiées à Venise en 1700 ;
  • Op. 3 : 12 Balletti a tre, publiés à Venise en 1701 ;
  • Op. 4 : Sonate da chiesa pour violon & basse continue, publiées chez Roger à Amsterdam vers 1709 ;
  • Op. 5 : 12 Concerti a cinque (& basse continue), publiés à Venise en 1707 ;
  • Op. 6 : 12 Trattenimenti armonici per camera pour violon, violone et clavecin, publiés à Amsterdam vers 1712 ;
  • Op. 7 : 12 Concerti a cinque pour un violon solo (no 1, 4, 7, 10), deux hautbois (no 2, 5, 8, 11) ou un hautbois solo (no 3, 6, 9, 12) & cordes, publiés à Amsterdam en 1715 ;
  • Op. 8 : 6 Balletti e 6 Sonate a tre, publiés à Amsterdam en 1722 ;
  • Op. 9 : 12 Concerti a cinque pour un violon solo (no 1, 4, 7, 10), un hautbois solo (no 2, 5, 8, 11) ou deux hautbois (no 3, 6, 9, 12) & cordes, publiés à Amsterdam en 1722 ;
  • Op. 10 : 12 Concerti a cinque pour trois violons, alto, violoncelle & basse continue, publiés à Amsterdam (1735-36) chez l’imprimeur Michel Charles Le Cène

Le retour au concert

On ne pensait pas que le seul fait d’aller au concert constituerait un événement ! Et pourtant c’est ce que j’ai ressenti jeudi soir en revenant à la Maison de la Radio (et de la Musique!), huit mois après le concert inaugural (lire Inauguration) du chef roumain Cristian Măcelaru, le nouveau directeur musical de l’Orchestre National de France.

Peu de monde dans l’Auditorium de Radio France (jauge à 35 % oblige), un programme sortant vraiment des sentiers battus.

J’ai aimé retrouver cette très belle salle, dont j’ai eu naguère la charge de préparer l’inauguration – en novembre 2014 – .

Le concert – sans entracte – s’ouvrait par le Concerto pour piano et vents de Stravinsky (1924).
Bertrand Chamayou était le soliste – parfait – d’une oeuvre qui n’est jamais parvenue à me passionner, ni même à m’intéresser.
On parle de période « néo-classique » pour Stravinsky, comme une manière d’expliquer, d’excuser la baisse, voire l’absence d’inspiration pour l’auteur glorieux, dix ans plus tôt, d’une trilogie fondatrice de la musique du XXème siècle (L’Oiseau de feu, Petrouchka et, plus encore, le Sacre du Printemps). Pupitres de bois et cuivres resplendissants du National.

La deuxième oeuvre au programme est une rareté absolue, peut-être même une première française ? Les Trois pièces pour cordes sont l’oeuvre d’un très jeune homme : le chef d’orchestre roumain Constantin Silvestri (1913-1969) a 17 ans lorsqu’il compose cette partition, qui se situe dans l’orbite d’un Bartok ou d’un Kodaly, d’inspiration populaire, et qui agit en parfait révélateur de la cohésion d’un orchestre. Si Cristian Măcelaru voulait nous prouver que l’entente entre le National et lui est plus que cordiale, alors c’est réussi. Avec un atout-maître pour le chef roumain, la présence au pupitre de premier violon solo de sa compatriote Sarah Nemtanu)

En septembre 2020, pour son premier concert (Inauguration), Cristian Măcelaru avait déjà choisi une symphonie de Saint-Saëns. Jeudi c’était la toute première, oeuvre d’un adolescent, pleine de belles intentions, de mélodies et de rythmes entraînants, pleine aussi de maladresses et de lourdeurs.

À connaître bien sûr, même si le jeune Saint-Saëns en 1853 est loin d’un Georges Bizet qui écrit, lui, son unique Symphonie en do majeur, à 17 ans lui aussi en 1855. La promesse d’un côté, une juvénilité déjà accomplie de l’autre.

Un concert, celui de jeudi soir, à réécouter sur le site de France Musique : Concert en trois temps.

On peut aussi revoir avec plaisir la Symphonie n°2 donnée en septembre dernier :

L’Orchestre National, Bertrand Chamayou et Cristian Măcelaru seront à Montpellier, le 20 juillet prochain, dans le cadre du Festival Radio France Occitanie Montpellier. A découvrir absolument : lefestival.eu

Déconfinement

Lorsque j’ai fait cette annonce – c’était le 7 avril dernier ! – je me suis heurté à ceux, y compris dans mon entourage, qui me trouvaient, au choix, inconscient, imprudent, excessivement optimiste. Certains faisaient le rapprochement avec l’an dernier : le 2 avril j’avais annoncé l’édition 2020 du Festival Radio France, pour finalement devoir l’annuler le 24 avril (et pourtant nous avons fait un Festival malgré tout !)

La meilleure réponse nous a été apportée par le public qui, dès l’ouverture des réservations le 8 avril, s’est précipité sur la billetterie en ligne du Festival et a, ainsi, validé notre optimisme et surtout la programmation festive de cette édition 2021 (lefestival.eu)

Chaque concert est une fête

C’est plus que le slogan de ce prochain Festival, c’est une conviction, une promesse.

Des preuves ? Un premier florilège des oeuvres et des artistes programmés (il y a aura une suite !)

Le 14 juillet, l’Umlaut Big Band ouvre le Bal à Montpellier

Le lendemain du feu d’artifice de la Fête nationale, Hervé Niquet lance les Feux d’artifice royaux

Ce même 15 juillet, un duo de charme, Sophie Karthäuser et Cédric Tiberghien, ouvre la série Musique ensemble

Le lendemain, le très talentueux Dmitry Shishkin, 2ème prix du Concours Tchaikovski 2019*- l’un des 30 pianistes invités du Festival ! – figure parmi les Découvertes de cette édition 2021.

Le 16 juillet, dans la grande salle de l’Opéra Berlioz, une séance de sonates au sommet : Richard Strauss, Elgar, Fauré sous les doigts et l’archet de Michel Dalberto et Renaud Capuçon

Le 18 juillet, le Festival retrouve son chef porte-bonheur, Santtu-Matias Rouvali. Découvert, pour ma part, en 2014 lorsqu’il était venu diriger deux concerts, deux programmes, déjà à la tête de l’Orchestre philharmonique de Radio France

SMR était revenu avec les mêmes en 2018 pour un Sacre du printemps mémorable, et en 2019 pour deux concerts tout aussi exceptionnels avec l’orchestre philharmonique de Tampere (Finlande) dont il est le directeur musical depuis 2013

(de gauche à droite, Santtu-Matias Rouvali, JPR, Jean-Luc Votano qui venait de jouer l’extraordinaire concerto pour clarinette de Magnus Lindberg)

Thibaut Garcia est un autre invité de choix du #FestivalRF21. Il sera de la soirée du 18 juillet, et de plusieurs autres à Montpellier et dans la Région Occitanie.

Le 19 juillet, François-Xavier Roth, son orchestre « Les Siècles » et la violoncelliste argentine Sol Gabetta nous offrent un programme tout Saint-Saëns, dont le rare 2ème concerto pour violoncelle.

Je ne peux m’empêcher de redonner un coup de projecteur sur un projet discographique qui m’avait passionné : l’intégrale des oeuvres concertantes de Saint-Saëns pour violon et violoncelle.

Saint-Saëns est à l’honneur du concert de l’Orchestre National de France et de son chef Cristian Măcelaru, avec une vraie rareté, pour ma part, jamais entendue en concert, l’une des cinq symphonies du compositeur français, Urbs Roma. On se réjouit de l’appétit que manifeste le nouveau directeur musical de l’ONF pour le répertoire français, comme en témoigne cet enregistrement – sans public – réalisé durant le confinement.

On poursuivra bientôt ces invitations aux concerts de l’été.

Tout le programme est à retrouver et télécharger ici. Et les réservations sont plus que recommandées : https://lefestival.eu

*Le premier Prix du Concours Tchaikovski 2019 sera aussi présent au Festival le 24 juillet (Alexandre Kantorow)

Les raretés du confinement (XV) : Déconfinement, Thomas Pesquet, Milva, Christa Ludwig, André Previn, Svetlanov

Déconfinement

Dans Le Figaro du 22 avril, ceci : Beaucoup de directeurs de festival poussent au pass sanitaire ou au QR code sur l’application Anti-Covid: « «Je ne trouve pas ça plus attentatoire aux libertés que l’attitude irresponsable de quelques-uns, qui empêche tous les autres de travailler ou de vivre. Et je suis sûr que le public comprendrait», dit Jean-Pierre Rousseau (lire Les festivals de l’été).

Il arrive – parfois – qu’on soit entendu, et que l’optimisme raisonnable que je manifestais le 7 avril dernier en annonçant l’édition 2021 du Festival Radio France Occitanie Montpellier se traduise désormais en certitude.

Le président de la République, ce matin dans la presse régionale (voir Le Midi Libre), donne enfin des perspectives, un calendrier précis. Oui l’été sera festif !

Cette chronique est peut-être une des dernières !

19 avril : Veronica la cheffe russe

Du compositeur arménien Aram Khatchaturian (1903-1978) on connaît surtout ses ballets Gayaneh et Spartacus ou Mascarade, une musique de scène pour une pièce de Liermontov. J’ai redécouvert dans ma discothèque une oeuvre beaucoup plus rare… dirigée par une cheffe d’orchestre russe ! La Veuve de Valence est une musique de scène écrite par Khatchaturian, en 1939/40, pour la pièce éponyme de Lope de la Vega, qui devient une brillante suite d’orchestre en 1953. Espagnolades garanties, revues à la manière arménienne !

Quant à Veronica Dudarova (1916-2009) c’est la première femme cheffe d’orchestre au monde à diriger un orchestre permanent au XXème siècle. Elle prend la direction de l’orchestre symphonique d’Etat de Moscou en 1947 et dirigera jusqu’en 2007 !

Aram Khatchaturian : La Veuve de Valence, suite d’orchestre

Orchestre symphonique d’Etat de Moscou

dir. Veronica Dudarova

20 avril : La Veuve de Gardiner

John Eliot Gardiner fête aujourd’hui ses 78 ans.Dans son abondante discographie, où dominent Bach, Haendel, les baroques, les premiers romantiques, la Veuve joyeuse enregistrée il y a 25 ans à Vienne fait figure de glorieuse exception. On n’a pas refait mieux depuis…

21 avril : Elizabeth a 95 ans

Nul ne peut ignorer que la reine Elizabeth fête aujourd’hui ses 95 ans, cinq jours après les funérailles de celui qu’elle épousa en 1947. C’est pour le couronnement du roi George II en 1727 que George Friedrich Haendel écrit Zadok the Priest. Depuis lors, ce Coronation Anthem est joué à chaque couronnement.

Il le fut donc en 1953 lors de celui d’Elizabeth II.

Neville Marriner (1924-2016) dirige le choeur et l’ Academy of St Martin in the Fields

22 avril : Julia Varady, bientôt 80 ans

J’ai depuis longtemps une admiration infinie pour la cantatrice d’origine roumaine, Julia Varady (lire mes souvenirs de ses débuts à Carnegie Hall : Julia Varady à Carnegie Hall)

Je me rappelle, entre bien d’autres prestations incomparables, sa formidable incarnation d’Abigaille dans le Nabucco de Verdi qui a ouvert l’ère Gall à l’Opéra Bastille en septembre 1995.

Julia Varady a gravé, pour Orfeo, plusieurs disques d’airs d’opéra, de Verdi notamment, avec le plus aimant et le plus aimé des chefs d’orchestre, son mari Dietrich Fischer-Dieskau (1925-2012)

23 avril : Thomas Pesquet, de la Terre aux étoiles

Au moment où Thomas Pesquet se confine pour six mois dans la station spatiale internationale, revue – non exhaustive – de quelques musiques des sphères (De la terre aux étoiles) et pour moi la plus ardente, et pourtant méconnue, des versions des Planètes de Holst. Et quelle prise de son !

James Levine dirige le Chicago Symphony Orchestra

24 avril : Le roi des étoiles

Thomas Pesquet est le nouveau roi des étoiles. En 1911, Stravinsky écrit « Le roi des étoiles » une brève cantate (moins de 6′) sur un poème de Constantin Balmont, pour choeur d’hommes et grand orchestre.

Au début de sa carrière, Michael Tilson Thomas en donne une très belle version.

Stravinsky : Le roi des étoiles / The King of Stars (Zvezdoliki)

New England Conservatory Chorus · Lorna Cooke De Varon

Boston Symphony Orchestra

dir. Michael Tilson Thomas (1972)

25 avril : Christa Ludwig… et Milva

La disparition de Christa Ludwig ce 24 avril a occulté celle d’une autre chanteuse, la veille, Maria Ilva Biolcati, plus connue sous le pseudonyme de Milva.

Christa Ludwig est morte hier à 93 ans.

Carrière immense, personnalité rayonnante, voix admirable, tous les hommages seront rendus à la cantatrice disparue (Eternelle Christa Ludwig)

Elle n’était pas que l’inoubliable interprète de Beethoven, Schubert, Schumann, Mahler, Wagner, elle pouvait aussi être la facétieuse Old Lady du Candide d’un Leonard Bernstein qu’elle adorait :

26 avril : Christa en Adalgise

Hommage à Christa Ludwig (suite): (Eternelle Christa Ludwig).

Cette fois, dans un répertoire où elle n’a fait que de rares incursions, mais un duo inoubliable avec Maria Callas dans l’enregistrement de Norma de Bellini dirigé par Tullio Serafin en 1961;

Bellini: Norma (duo Mira o Norma)

Maria Callas

Christa Ludwig

Orchestre du Teatro alla Scala Milan

dir. Tullio Serafin

27 avril : Christa en Orlofsky

Christa Ludwig était plutôt Richard que Johann Strauss. Elle a tout de même interprété – au disque en tout cas – le rôle travesti du prince Orlofsky dans La Chauve-souris / Die Fledermaus de Johann Strauss, dans une version injustement méconnue de 1959 – Elisabeth Schwarzkopf avait été remplacée au dernier moment par Gerda Schreyer – dirigée par le chef suisse, d’origine roumaine, Otto Ackermann, trop tôt disparu en 1960.

Christa Ludwig n’en rajoute pas dans l’exotisme de pacotille, ni dans la caricature.

28 avril : la valse des empereurs

Warner Classics & Erato publie un coffret de 96 CD avec la totalité des enregistrements réalisés par André Previn (1929-2019) pour HMV et Teldec (lire :Réévaluation).

Du très connu, et du très rare, comme l’unique valse de Johann Strauss que Previn ait jamais enregistrée.

D’abord intitulée Hand in Hand, cette valse composée lors de la visite de Guillaume II de Prusse à Vienne change de titre, lors de la visite retour de François Joseph à Berlin le 21 octobre 1889, et devient Kaiserwalzer – qu’il faudrait donc traduire par Valse des… empereurs.

Sans doute cette valse rappelait-elle à André Previn ses origines berlinoises…

29 avril : Svetlanov au piano

Le grand chef russe Evgueni Svetlanov (1928-2002) – lire Le génie de Genia – était aussi un excellent pianiste et un compositeur qui s’est soigneusement tenu à l’écart de la modernité.

Dans son unique concerto pour piano, il est le soliste, dirigé par Maxime Chostakovitch à la tête de l’Orchestre de la radio-télévision d’URSS.

Evgueni Svetlanov: concerto pour piano en do m

Evgueni Svetlanov, piano

Orchestre symphonique de la Radio-Télévision d’URSS dir. Maxime Chostakovitch

De la terre aux étoiles

Thomas Pesquet décolle aujourd’hui de Cap Canaveral pour une nouvelle mission de six mois dans la station spatiale internationale et le monde entier va rêver avec lui.

La fascination pour l’immensité de l’univers, pour les étoiles, les planètes, la vie céleste, est vieille comme le monde. Et chez les musiciens une source d’inspiration inépuisable.

Quelques exemples :

Les Pléiades

L’édition 2021 du Festival Radio France Occitanie Montpellier a placé deux journées de concerts, les 24 et 25 juillet, sous l’égide De la terre aux étoiles (voir le programme ici), et sous le ciel étoilé de Montpellier, les Percussions de l’Orchestre National de France donneront la fascinante partition de Iannis Xenakis (1922-2001), Pléiades, une oeuvre de 1978 créée par les Percussions de Strasbourg, dont le titre fait explicitement référence aux Pléiades de la mythologie et, bien entendu, à la constellation des Pléiades

Les Planètes

Le vaste poème symphonique de Gustav Holst (1874-1934) – The Planets – est l’oeuvre qui a assuré la célébrité internationale, et la postérité, du compositeur anglais, et celle qui a occulté le reste de son oeuvre.

L’œuvre est écrite entre 1914 et 1917, et créée à Londres le 29 septembre 1918, sous la direction d’Adrian Boult.

À la suite de l’échec de The Cloud Messenger en 1913, Holst est invité en villégiature chez son ami Balfour Gardiner. La même année, son ami, le compositeur Arnold Bax et son frère Clifford les rejoignent afin d’apporter leurs lumières sur la composition et l’orchestration. Les frères Bax vont lui parler d’astrologie mais surtout lui inspirer l’idée de « personnifier » chaque planète du système solaire. D’où les 7 mouvements correspondant aux 7 planètes connues à l’époque de la composition (ainsi Pluton – découverte en 1930 et déclassifiée en 2006 – est absente du cycle de Holst, et fera l’objet d’un « ajout » de Colin Matthews en 1999 à la demande de Kent Nagano pour sa dernière saison à la tête du Hallé Orchestra)

Le premier mouvement Mars est composé juste avant le début de la Première Guerre mondiale (1914). Il s’agit, pour Holst, d’exprimer plus son sentiment d’une fin du monde, qu’une réaction face à la tragédie de la guerre. Le troisième mouvement Mercure, composé en dernier, sera achevé en 1916. Holst rangera ses partitions après les avoir terminées, croyant que personne ne pourrait monter en temps de guerre une œuvre demandant un aussi grand orchestre.

En septembre 1918, Balfour Gardiner loue le Queen’s Hall pour une représentation semi-privée. Le chef Adrian Boult n’aura que deux heures pour répéter cette pièce très complexe, ce qui fera dire plus tard à Imogen Holst, la fille du compositeur :

« Ils [les deux à trois cents amis et musiciens qui étaient venus écouter] trouvèrent les clameurs de Mars presque insupportables après quatre années d’une guerre qui se poursuivait. […] Mais c’est la fin de Neptune qui fut inoubliable, avec son chœur de voix féminines s’évanouissant au loin, jusqu’à ce que l’imagination ne pût faire la différence entre le son et le silence. »

Mars, celui qui apporte la guerre (Mars, the Bringer of War)

Vénus, celle qui apporte la paix (Venus, the Bringer of Peace)

Mercure, le messager ailé (Mercury, the Winged Messenger)

Jupiter, celui qui apporte la gaieté (Jupiter, the Bringer of Jollity)

Saturne, celui qui apporte la vieillesse (Saturn, the Bringer of Old Age)

Neptune, le mystique (Neptune, the Mystic)

Uranus, le magicien (Uranus, the Magician)

Le premier « mouvement » Mars a inspiré nombre de groupes de rock, été utilisé abondamment au cinéma et dans la publicité, notamment John Williams pour la musique de Stars Wars

Il existe d’innombrables versions des Planètes de Holst, à commencer par celles du créateur de l’oeuvre, Adrian Boult

Tous les grands chefs du XXème siècle ont enregistré leurs Planètes, souvent pour faire une démonstration de virtuosité orchestrale… et de prise de son spectaculaire !

Ma préférée est définitivement la radieuse version de James Levine (lire Une vie pour la musique) et du somptueux Chicago Symphony.

Le roi des étoiles

Quelques années avant Holst, Stravinsky conçoit, à Paris, en 1911, Le roi des étoiles (звездолики/zvezdoliki), une cantate pour grand orchestre et choeur d’hommes sur un texte du grand poète symboliste russe Constantin Balmont (dont Rachmaninov s’inspirera aussi pour ses Cloches)… d’une durée d’un peu plus de 5 minutes ! On ne s’étonnera pas que l’oeuvre soit rarement donnée, compte-tenu des effectifs qu’elle requiert. Il faudra d’ailleurs attendre 1939 pour que ce Roi des étoiles soit créé à Bruxelles sous la direction de Franz André.

L’oeuvre est dédiée à Debussy, qui ne l’entendit jamais, mais qui en reçut la partition de Stravinsky et qui en écrivit ceci : « La musique pour le Roi des étoiles reste extraordinaire… C’est probablement l’« harmonie des sphères éternelles » dont parle Platon (ne me demandez pas à quelle page !). Et je ne vois que dans Sirius ou Aldébaran une exécution possible de cette cantate pour « mondes » ! Quant à notre plus modeste planète, j’ose dire qu’elle restera telle une gaufre, à l’audition de cette œuvre.

Debussy qui écrit, en 1880, sa première mélodie, Nuit d’étoiles

Nuit d’étoiles
Sous tes voiles
Sous ta brise et tes parfums
Triste lyre
Qui soupire
Je rêve aux amours défunts
Je rêve aux amours défuntsLa sereine mélancolie
Vient éclore au fond de mon cœur
Et j’entends l’âme de ma mie
Tressallir dans le bois rêveurNuit d’étoiles
Sous tes voiles
Sous ta brise et tes parfums
Triste lyre
Qui soupire
Je rêve aux amours défunts
Je rêve aux amours défuntsJe revois à notre fontaine
Tes regards bleus comme les cieux
Cette rose, c’est ton haleine
Et ces étoiles sont tes yeuxNuit d’étoiles
Sous tes voiles
Sous ta brise et tes parfums
Triste lyre
Qui soupire
Je rêve aux amours défunts
Je rêve aux amours défunts

(Théodore de Banville)

(Van Gogh, Nuit étoilée sur le Rhône, 1888 / Musée d’Orsay)

Musique des sphères

Sur la théorie pythagoricienne de Musique des sphères ou d’Harmonie des sphères, on renvoie à l’article très documenté de Wikipedia.

Deux oeuvres au moins portent ce nom.

C’est d’abord l’une des grandes valses de Josef Strauss (1827-1870), Sphärenklänge, composée en 1868. Ici sublimée par Carlos Kleiber et les Wiener Philharmoniker lors du concert de Nouvel an 1992.

Mais c’est aussi une oeuvre beaucoup plus énigmatique d’un compositeur complètement atypique, le Danois Ruud Langgaard (1893-1952), contemporaine des Planètes de Holst, qui requiert un effectif monstrueux – soprano, choeur et deux orchestres !

Liste à compléter évidemment…

En attendant, on souhaite bon vol et belle mission à Thomas Pesquet, dont on est impatient de retrouver les magnifiques photos qu’il nous enverra de là-haut !

L’impeccable M. Grumiaux

A l’occasion du centenaire de sa naissance, le 21 mars 1921, Decca a publié un beau coffret de l’intégrale des enregistrements réalisés pour Philips par le violoniste belge Arthur Grumiaux, de 1950 à 1985.

Arthur Grumiaux c’est une légende. En Belgique, c’est un intouchable. Comme son illustre aîné Eugène Ysaye. Ses enregistrements sont souvent cités comme des références comme son partenariat avec Clara Haskil dans les sonates pour violon et piano de Beethoven.

Moi-même, avant d’acquérir ce beau coffret, j’avais dans ma discothèque, une bonne partie de ces « références ». Je m’aperçois que je les avais peu écoutées, que, lorsque je voulais écouter du beau et grand violon, ce n’est pas Grumiaux que je choisissais spontanément (mais plutôt Ferras, Milstein ou Heifetz).

Depuis que j’ai reçu ce coffret, et que je réécoute… ou parfois découvre certains de ces enregistrements, j’éprouve des sensations mitigées.

C’est incontestablement du très beau violon – on sait que Grumiaux surveillait de très près le montage et demandait aux ingénieurs du son d’être toujours plus en avant ! -, élégant, « classique » dans la meilleure acception du terme.

Mais cette recherche du beau son se fait au détriment d’une prise de risque, d’un engagement interprétatif plus éloquent.

C’est particulièrement audible dans cette prise de concert du concerto de Beethoven (à Paris avec Antal Dorati !) ou le premier des deux enregistrements qu’Arthur Grumiaux a réalisés du concerto de Brahms, avec Eduard Van Beinum et le Concertgebouw (en 1958).

Je pense que l’on comprendra mieux mes réserves en comparant ces deux versions du concerto pour violon n°3 de Saint-Saëns

Le finale de ce concerto – écrit pour Sarasate ! – implique virtuosité, panache, élan. Ce qu’on entend dans la version Grumiaux, il faut le dire pas du tout aidé par la direction « plan plan » de Manuel Rosenthal, n’est pas exactement cela !

Nathan Milstein – depuis longtemps ma référence – prouve qu’on peut, qu’on doit oser dépasser la barre de mesure !

On doit aussi observer que le répertoire enregistré d’Arthur Grumiaux est à l’image de son jeu, pas très ouvert et peu aventureux : aucun concerto du 20ème siècle, à l’exception, certes notable, du néo-classique concerto de Stravinsky et d’un bien timide concerto de Berg (pourtant dirigé par le grand Igor Markevitch), mais ni Bartok, ni Prokofiev, ni Sibelius, pour ne pas parler de Chostakovitch ou Szymanowski… Voir le détail complet du coffret ci-dessous*

Restons-en donc à ce qu’on aime de l’artiste, comme son duo légendaire avec Clara Haskil.

Bach, J S: Sonatas & Partitas for solo violin, BWV1001-1006

  • Arthur Grumiaux (violin)

Bach, J S: Sonatas for Violin & Harpsichord Nos. 1-6, BWV1014-1019

  • Arthur Grumiaux (violin), Egida Giordani Sartori (harpsichord)

Bach, J S: Sonatas for Violin & Harpsichord Nos. 1-6, BWV1014-1019

  • Arthur Grumiaux (violin), Christine Jaccottet

Bach, J S: Violin Sonata in G minor, BWV1020

  • Arthur Grumiaux (violin), Christine Jaccottet

Bach, J S: Violin Sonata in G major, BWV1021

  • Arthur Grumiaux (violin), Christine Jaccottet

Bach, J S: Violin Sonata in F major, BWV1022

  • Arthur Grumiaux (violin), Christine Jaccottet

Bach, J S: Violin Sonata in E minor, BWV1023

  • Arthur Grumiaux (violin), Christine Jaccottet

Bach, J S: Violin Concerto No. 1 in A minor, BWV1041

  • Arthur Grumiaux (violin), Guller Chamber Orchestra, Leon Guller

Bach, J S: Violin Concerto No. 2 in E major, BWV1042

  • Arthur Grumiaux (violin), Guller Chamber Orchestra, Leon Guller

Beethoven: Violin Concerto in D major, Op. 61

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Eduard van Beinum

Bach, J S: Violin Concerto No. 1 in A minor, BWV1041

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • English Chamber Orchestra
  • Raymond Leppard

Bach, J S: Violin Concerto No. 2 in E major, BWV1042

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • English Chamber Orchestra
  • Raymond Leppard

Bach, J S: Concerto for Two Violins in D minor, BWV1043

  • Arthur Grumiaux (violin), Koji Toyoda
  • New Philharmonia Orchestra
  • Edo de Waart

Bach, J S: Concerto for Oboe & Violin in C minor, BWV1060

  • Arthur Grumiaux (violin), Heinz Holliger (oboe), New Philharmonia Orchestra
  • Edo de Waart

Bach, J S: Violin Concerto No. 1 in A minor, BWV1041

  • Arthur Grumiaux (violin), Les Solistes Romands, Árpád Gérecz

Bach, J S: Violin Concerto No. 2 in E major, BWV1042

  • Arthur Grumiaux (violin), Les Solistes Romands, Árpád Gérecz

Bach, J S: Concerto for Two Violins in D minor, BWV1043

  • Arthur Grumiaux (violin), Les Solistes Romands, Árpád Gérecz, Herman Krebbers (violin)

Handel: Sonata in A Major for violin and continuo, HWV361, Op. 1 No. 3

  • Arthur Grumiaux (violin), Robert Veyron-Lacroix

Handel: Sonata in F major for violin and continuo, HWV370, Op. 1 No. 12

  • Arthur Grumiaux (violin), Robert Veyron-Lacroix

Handel: Sonata in A major for violin and continuo, HWV372, Op. 1 No. 14

  • Arthur Grumiaux (violin), Robert Veyron-Lacroix

Handel: Sonata in D major for violin and continuo, HWV371, Op. 1 No. 13

  • Arthur Grumiaux (violin), Robert Veyron-Lacroix

Handel: Sonata in G minor for violin and continuo, HWV368, Op. 1 No. 10

  • Arthur Grumiaux (violin), Robert Veyron-Lacroix

Handel: Sonata in E major for violin and continuo, HWV373, Op. 1 No. 15

  • Arthur Grumiaux (violin), Robert Veyron-Lacroix

Corelli: Violin Sonatas, Op. 5

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccaro Castagnone

Telemann: Fantasias (12) for solo violin, TWV 40:14-25

  • Arthur Grumiaux (violin)

Leclair, J-M: Violin Sonata in A minor, Op. 9 No. 3

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu

Veracini: Sonata in B minor, Op. 1 No. 3

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu

Vivaldi: Violin Sonata, Op. 2 No. 2 in A major, RV 31

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu

Nardini: Violin Sonata in D Major

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu

Vivaldi: The Four Seasons

  • Arthur Grumiaux (violin), Les Solistes Romands, Arpad Gerecz

Vivaldi: Concerto, Op. 3 No. 6 ‘Con Violino Solo obligato’, RV 356

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Edo de Waart

Vivaldi: Violin Concerto in E major, RV271 ‘L’Amoroso’

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Staatskapelle Dresden
  • Vittorio Negri

Vivaldi: Violin Concerto in E minor, RV277 ‘Il favorito’

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Staatskapelle Dresden
  • Vittorio Negri

Vivaldi: Violin Concerto in G minor, Op. 12 No. 1, RV317

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Staatskapelle Dresden
  • Vittorio Negri

Vivaldi: Concerto No. 5 in A minor RV 358

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Staatskapelle Dresden
  • Vittorio Negri

Mozart: Violin Sonata No. 18 in G major, K301

  • Arthur Grumiaux (violin), Clara Haskil (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 21 in E minor, K304

  • Arthur Grumiaux (violin), Clara Haskil (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 24 in F major, K376

  • Arthur Grumiaux (violin), Clara Haskil (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 26 in B flat major, K378

  • Arthur Grumiaux (violin), Clara Haskil (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 32 in B flat major, K454

  • Arthur Grumiaux (violin), Clara Haskil (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 35 in A major, K526

  • Arthur Grumiaux (violin), Clara Haskil (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 17 in C major, K296

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 18 in G major, K301

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 20 in C major, K303

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 21 in E minor, K304

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 22 in A major, K305

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 23 in D major, K306

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 24 in F major, K376

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 25 in F major, K377

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 26 in B flat major, K378

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 27 in G major, K379

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 28 in E flat major, K380

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 32 in B flat major, K454

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 33 in E flat major K481

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 35 in A major, K526

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Six Variations in G minor on ‘Hélas, j’ai perdu mon amant’, K360

  • Arthur Grumiaux (violin), Walter Klien (piano)

Mozart: Violin Sonata No. 33 in E flat major K481

  • Arthur Grumiaux (violin), Arthur Grumiaux (piano)

Brahms: Violin Sonata No. 2 in A major, Op. 100

  • Arthur Grumiaux (violin), Arthur Grumiaux (piano)

Mozart: Divertimento in E flat major, K563

  • Grumiaux Trio (string trio)

Mozart: Duo for violin & viola in G major, K423

  • Grumiaux Trio (string trio)

Mozart: Duo for violin and viola in B flat major, K424

  • Grumiaux Trio (string trio)

Mozart: Preludes & Fugues (6) for string trio, K404a

  • Grumiaux Trio (string trio)

Hoffmeister: Duetto in G major

  • Grumiaux Trio (string trio)

Mozart: Flute Quartets Nos. 1-4

  • Grumiaux Trio (string trio), William Bennett (flute)

Mozart: String Quintets Nos. 1-6

  • Grumiaux Trio (string trio)

Mozart: Oboe Quartet in F major, K370

  • Grumiaux Trio (string trio)

Mozart: Violin Concertos Nos. 1-5

  • Arthur Grumiaux (violin), Bernhard Paumgartner
  • Wiener Symphoniker

Mozart: Violin Concerto No. 6 in E flat major, K268

  • Arthur Grumiaux (violin), Bernhard Paumgartner
  • Wiener Symphoniker

Mozart: Violin Concerto No. 7 in D major, KV 271a

  • Arthur Grumiaux (violin), Bernhard Paumgartner
  • Wiener Symphoniker

Mozart: Violin Concertos Nos. 1-5

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • London Symphony Orchestra
  • Sir Colin Davis

Mozart: Sinfonia Concertante for Violin, Viola & Orchestra in E flat major, K364

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • London Symphony Orchestra
  • Sir Colin Davis

Mozart: Adagio for Violin and Orchestra in E, K261

  • two recordings
  • Arthur Grumiaux (violin)
  • London Symphony Orchestra
  • Sir Colin Davis

Mozart: Rondo for Violin and Orchestra in C, K373

  • two recordings
  • Arthur Grumiaux (violin)
  • London Symphony Orchestra
  • Sir Colin Davis

Viotti: Violin Concerto No. 22 in A minor, G97

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Edo de Waart

Haydn: Violin Concerto No. 1 in C major, Hob.VIIa:1

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • English Chamber Orchestra
  • Raymond Leppard

Haydn: Violin Concerto No. 4 in G major, Hob.VIIa:4

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Raymond Leppard

Haydn: Three Sonatas for fortepiano Hob. XVI:40-42

  • arr. for string trio
  • Grumiaux Trio (string trio)

Haydn, M: Violin Concerto in A major, MH 207

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Edo de Waart

Beethoven: Violin Sonatas Nos. 1-10

  • Arthur Grumiaux (violin), Clara Haskil (piano)

Beethoven: Violin Sonata No. 1 in D major, Op. 12 No. 1

  • Arthur Grumiaux (violin), Claudio Arrau (piano)

Beethoven: Violin Sonata No. 2 in A major, Op. 12 No. 2

  • Arthur Grumiaux (violin), Claudio Arrau (piano)

Beethoven: Violin Sonata No. 4 in A minor, Op. 23

  • Arthur Grumiaux (violin), Claudio Arrau (piano)

Beethoven: Violin Sonata No. 5 in F major, Op. 24 ‘Spring’

  • Arthur Grumiaux (violin), Claudio Arrau (piano)

Beethoven: Violin Sonata No. 7 in C minor, Op. 30 No. 2

  • Arthur Grumiaux (violin), Claudio Arrau (piano)

Beethoven: Violin Sonata No. 8 in G major, Op. 30 No. 3

  • Arthur Grumiaux (violin), Claudio Arrau (piano)

Beethoven: String Trios (complete)

  • Grumiaux Trio (string trio)

Beethoven: Serenade for string trio in D major, Op. 8

  • Grumiaux Trio (string trio)

Beethoven: Serenade in D major for Flute, Violin and Viola, Op. 25

  • Grumiaux Trio (string trio)

Beethoven: Violin Concerto in D major, Op. 61

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Alceo Galliera

Beethoven: Romance No. 1 for Violin and Orchestra in G major, Op. 40

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Alceo Galliera

Beethoven: Romance No. 2 for Violin and Orchestra in F major, Op. 50

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Alceo Galliera

Beethoven: Violin Concerto in D major, Op. 61

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Sir Colin Davis

Beethoven: Romance No. 1 for Violin and Orchestra in G major, Op. 40

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Sir Colin Davis

Beethoven: Romance No. 2 for Violin and Orchestra in F major, Op. 50

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Sir Colin Davis

Schubert: Grand Duo for Violin and Piano in A Major, D574

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccardo Castagnone (piano)

Schubert: Sonata (Sonatina) for violin & piano in D major, D384 (Op. posth. 137 No. 1)

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccardo Castagnone (piano)

Schubert: Sonata (Sonatina) for violin & piano in A minor, D385 (Op. posth. 137 No. 2)

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccardo Castagnone (piano)

Schubert: Sonatina (Sonatina) in G minor, D408 (Op. posth. 137 No. 3)

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccardo Castagnone (piano)

Schubert: Grand Duo for Violin and Piano in A Major, D574

  • Arthur Grumiaux (violin), Robert Veyron-Lacroix

Schubert: Sonata (Sonatina) for violin & piano in D major, D384 (Op. posth. 137 No. 1)

  • Arthur Grumiaux (violin), Robert Veyron-Lacroix

Schubert: Sonata (Sonatina) for violin & piano in A minor, D385 (Op. posth. 137 No. 2)

  • Arthur Grumiaux (violin), Robert Veyron-Lacroix

Schubert: Sonatina (Sonatina) in G minor, D408 (Op. posth. 137 No. 3)

  • Arthur Grumiaux (violin), Robert Veyron-Lacroix

Schubert: Grand Duo for Violin and Piano in A Major, D574

  • Arthur Grumiaux (violin), Paul Crossley (piano)

Schubert: Sonata (Sonatina) for violin & piano in D major, D384 (Op. posth. 137 No. 1)

  • Arthur Grumiaux (violin), Paul Crossley (piano)

Schubert: Sonata (Sonatina) for violin & piano in A minor, D385 (Op. posth. 137 No. 2)

  • Arthur Grumiaux (violin), Paul Crossley (piano)

Schubert: Sonatina (Sonatina) in G minor, D408 (Op. posth. 137 No. 3)

  • Arthur Grumiaux (violin), Paul Crossley (piano)

Schubert: Piano Quintet in A major, D667 ‘The Trout’

  • Grumiaux Trio (string trio)

Schubert: String Trio in B flat major, D471

  • Grumiaux Trio (string trio)

Schubert: String Trio in B flat major, D581

  • Grumiaux Trio (string trio)

Schubert: String Quintet in C major, D956

  • Grumiaux Trio (string trio)

Brahms: Horn Trio in E flat major, Op. 40

  • Arthur Grumiaux (violin), György Sebok (piano), Francis Orval (horn)

Mendelssohn: Violin Concerto in E minor, Op. 64

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Wiener Symphoniker
  • Rudolf Moralt

Paganini: Violin Concerto No. 4 in D minor

  • Arthur Grumiaux (violin), Franco Gallini
  • Orchestre des Concerts Lamoureux

Tchaikovsky: Violin Concerto in D major, Op. 35

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Bernard Haitink

Mendelssohn: Violin Concerto in E minor, Op. 64

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Bernard Haitink

Schubert: Rondo for violin and strings in A major, D438

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Raymond Leppard

Mendelssohn: Violin Concerto in E minor, Op. 64

  • Arthur Grumiaux (violin), Jan Krenz
  • New Philharmonia Orchestra

Mendelssohn: Violin Concerto in D minor, Op. post.

  • Arthur Grumiaux (violin), Jan Krenz
  • New Philharmonia Orchestra

Paganini: Violin Concerto No. 1 in D major, Op. 6

  • Arthur Grumiaux (violin), Piero Bellugi
  • Orchestre Opera Monte-Carlo

Paganini: Violin Concerto No. 4 in D minor

  • Arthur Grumiaux (violin), Piero Bellugi
  • Orchestre Opera Monte-Carlo

Brahms: Violin Sonatas Nos. 1-3

  • Arthur Grumiaux (violin), György Sebök (piano)

Brahms: Violin Concerto in D major, Op. 77

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Eduard van Beinum

Bruch: Violin Concerto No. 1 in G minor, Op. 26

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Bernard Haitink

Brahms: Violin Concerto in D major, Op. 77

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Sir Colin Davis

Tchaikovsky: Violin Concerto in D major, Op. 35

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Sir Colin Davis

Tchaikovsky: Sérénade Mélancolique for Violin & Orchestra in B minor, Op. 26

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Jan Krenz

Tchaikovsky: Violin Concerto in D major, Op. 35

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Wiener Symphoniker
  • Bogo Leskovic

Bruch: Violin Concerto No. 1 in G minor, Op. 26

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Wiener Symphoniker
  • Bogo Leskovic

Bruch: Violin Concerto No. 1 in G minor, Op. 26

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Heinz Wallberg

Bruch: Scottish Fantasy, Op. 46

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Heinz Wallberg

Vieuxtemps: Violin Concerto No. 4 in D, Op. 31

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Manuel Rosenthal

Vieuxtemps: Violin Concerto No. 5 in A minor, Op. 37

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Manuel Rosenthal

Lalo: Symphonie espagnole, Op. 21

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Jean Fournet

Chausson: Poème for Violin & Orchestra, Op. 25

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Jean Fournet

Ravel: Tzigane

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Jean Fournet

Lalo: Symphonie espagnole, Op. 21

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Manuel Rosenthal

Chausson: Poème for Violin & Orchestra, Op. 25

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Manuel Rosenthal

Ravel: Tzigane

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Manuel Rosenthal

Saint-Saëns: Violin Concerto No. 3 in B minor, Op. 61

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Jean Fournet

Saint-Saëns: Introduction & Rondo capriccioso, Op. 28

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Jean Fournet

Saint-Saëns: Havanaise, Op. 83

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Jean Fournet

Saint-Saëns: Violin Concerto No. 3 in B minor, Op. 61

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Manuel Rosenthal

Saint-Saëns: Introduction & Rondo capriccioso, Op. 28

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Manuel Rosenthal

Saint-Saëns: Havanaise, Op. 83

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Manuel Rosenthal

Stravinsky: Violin Concerto in D

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Ernest Bour

Berg: Violin Concerto ‘To the Memory of an Angel’ (1935)

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Igor Markevitch

Berlioz: Reverie et Caprice, Op. 8

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Edo de Waart

Tchaikovsky: Sérénade Mélancolique for Violin & Orchestra in B minor, Op. 26

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Edo de Waart

Wieniawski: Romance sans paroles in D minor, Op. 9

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Edo de Waart

Wieniawski: Légende in G minor, Op. 17

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Edo de Waart

Svendsen: Romance for Violin and Orchestra, Op. 26

  • Arthur Grumiaux (violin)
  • New Philharmonia Orchestra
  • Edo de Waart

Franck, C: Violin Sonata in A major

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Grieg: Violin Sonata No. 3 in C minor, Op. 45

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Franck, C: Violin Sonata in A major

  • Arthur Grumiaux (violin), György Sebok (piano)

Grieg: Violin Sonata No. 3 in C minor, Op. 45

  • Arthur Grumiaux (violin), György Sebok (piano)

Debussy: Violin Sonata in G minor

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccardo Castagnone (piano)

Lekeu: Violin Sonata in G major

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccardo Castagnone (piano)

Paganini: I Palpiti, Op. 13

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccardo Castagnone (piano)

Paganini: Le Streghe, Op. 8, MS 19

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccardo Castagnone (piano)

Debussy: Violin Sonata in G minor

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Ravel: Violin Sonata in G major

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Fauré: Violin Sonata No. 2 in E minor, Op. 108

  • Arthur Grumiaux (violin), Paul Crossley (piano)

Fauré: Violin Sonata No. 1 in A major, Op. 13

  • Arthur Grumiaux (violin), Paul Crossley (piano)

Lekeu: Violin Sonata in G major

  • Arthur Grumiaux (violin), Dinorah Varsi (piano)

Ysaÿe: Rêve d’enfant, Op. 14

  • Arthur Grumiaux (violin), Dinorah Varsi (piano)

Vieuxtemps: Ballade & polonaise, Op. 38

  • Arthur Grumiaux (violin), Dinorah Varsi (piano)

Tartini: Violin Sonata in G minor ‘Devil’s Trill’

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccaro Castagnone (piano)

Corelli: Violin Sonata Op. 5 No. 12 in D minor (La folia)

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccaro Castagnone (piano)

Vitali, T: Chaconne in G minor

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccaro Castagnone (piano)

Veracini: Sonata in A major, Op. 1, No. 7

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccaro Castagnone (piano)

Kreisler: Drei Walzer (Liebesfreud – Liebesleid – Schön Rosmarin)

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccaro Castagnone (piano)

Kreisler: Caprice Viennois, Op. 2

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccaro Castagnone (piano)

Kreisler: Tambourin Chinois, Op. 3

  • Arthur Grumiaux (violin), Riccaro Castagnone (piano)

Mozart: Serenade No. 7 in D major, K250 ‘Haffner’ – Rondo

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Wieniawski: Souvenir de Moscou, Op. 6

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Ravel: Vocalise-étude en forme de habanera

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Sarasate: Zigeunerweisen, Op. 20

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Fiocco, J H: Allegro

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Granados: Andaluza

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Albéniz: Tango

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Kreisler: Rondino on a Theme by Beethoven

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Bloch, E: Baal Shem

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Kodály: Adagio for viola (or cello or violin) & piano

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Paradis: Sicilienne

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Mozart: Serenade No. 7 in D major, K250 ‘Haffner’ – Rondo

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Gluck: Dance of the Blessed Spirits (from Orfeo ed Euridice)

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Granados: Andaluza

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Kreisler: Drei Walzer (Liebesfreud – Liebesleid – Schön Rosmarin)

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Veracini: Allegro

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Vivaldi: Concerto, Op. 3 No. 11 ‘Con due Violini e Violoncello obligato’, RV 565: Siciliano

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Leclair, J-M: Tambourin

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Beethoven: Minuets WoO 10 – No. 2 in G major

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Schubert: Ave Maria, D839

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Dvořák: Humoresque in G flat major, Op. 101 No. 7

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Massenet: Meditation (from Thaïs)

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Tchaikovsky: Valse sentimentale, Op. 51 No. 6

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Veracini: Largo

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Kreisler: Rondino on a Theme by Beethoven

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Kreisler: Andantino in the style of Martini

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Elgar: La Capricieuse, Op. 17

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Fauré: Après un rêve, Op. 7 No. 1

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Albéniz: Tango

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Vecsey, F: Valse triste

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Ponce, M: Estrellita

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Sibelius: Nocturne, Op. 24

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Pergolesi: Andantino

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Schubert: Ständchen ‘Leise flehen meine Lieder’, D957 No. 4

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Mozart: Divertimento No. 17 in D Major, K334: Minuet

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Schumann: Träumerei (from Kinderszenen, Op. 15)

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Dvořák: Sonatina for violin and piano in G major, Op. 100: Larghetto

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Gounod: Ave Maria

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Paganini: Sonata for violin & guitar in A major, Op. 3 No.6, MS 27 / 6

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Dvořák: Songs My Mother Taught Me, Op. 55 No. 4

  • Arthur Grumiaux (violin), Istvan Hajdu (piano)

Les raretés du confinement (XIII) : Karajan, Diepenbrock, Stravinsky, Cencic, l’été à venir

Toute la métropole est maintenant soumise au confinement qui ne dit pas son nom. Mais il y a maintes raisons d’espérer.

28 mars : Prokofiev et Karajan

Herbert von Karajan (1908-1989) a beaucoup enregistré. Dans son abondante discographie, on repère des enregistrements uniques, hors de son coeur de répertoire, comme cette Cinquième symphonie de Prokofiev… qui est, pour moi, en tête de toute la discographie de cette oeuvre. Tout y est, l’esprit de Prokofiev, la rythmique implacable, une réalisation orchestrale fabuleuse.

29 mars : l’enfant a grandi

Quelques rares chefs ont fait appel à une voix de jeune garçon pour le 4ème mouvement de la 4ème symphonie de Mahler (notamment Bernstein). Ce fut aussi le choix du chef slovène, Anton Nanut, disparu en 2017 (lire : Milan et Anton). Reconnaîtrez-vous l’enfant qui chante « Das himmlische Leben »?

30 mars : Les roses du Sud

L’une des plus belles valses de Johann Strauss, Rosen aus dem Süden/ Roses du Sud, date de 1880. Elle reprend des thèmes d’une opérette complètement oubliée aujourd’hui, Le mouchoir de dentelle de la Reine / Das Spitzentuch der Königin.Elle commence par un thème majestueux (de ceux que Brahms enviait à Johann Strauss), elle a trouvé en Karl Böhm (1894-1981) son interprète de référence. Personne mieux que lui n’a fait rugir cors et cordes des Wiener Philharmoniker, enregistrés en 1972 dans l’acoustique exceptionnelle de la Sofiensaal aujourd’hui détruite. Il n’est que d’écouter l’articulation serrée, la tenue corsetée, aristocratique, en même temps qu’un inimitable parfum viennois, de cette interprétation.

Johann Strauss : Rosen aus dem Süden Wiener Philharmoniker dir. Karl Böhm

31 mars : par ici la sortie ?

Je me suis fait la promesse – qui n’engage que moi ! – de ne plus évoquer, sur aucun réseau dit « social », le COVID-19. Je fais une exception très momentanée, pour dire – promis je ne le referai pas ! –

  • que j’en ai ras-le-bol- de cette crise qui dure
  • de la multitude des Yaka et Faucon qui ont envahi, submergé le débat public sur la crise sanitaire
  • de ces vieux réflexes pourris consistant à accabler Macron et le gouvernement pour tout ce qu’ils disent/ne disent pas, tout ce qu’ils font/ne font pas
  • de ces irresponsables qui se foutent des mesures barrière, qui se contaminent joyeusement entre eux et qui vont grossir les rangs des réanimations
  • de ces artistes – ouh là je ne me vais pas me gagner des amis ! – qui se plaignent de leur sort, se lamentent sur la fermeture des lieux de spectacle, comme s’ils vivaient hors sol, alors que, comme tous les secteurs de la société, ils bénéficient d’une aide publique sans équivalent dans le monde
  • Oui marre de ces gens qui passent leur temps à se plaindre, à gémir, à imputer la responsabilité de ce qui nous arrive à ces salauds qui nous gouvernent.
  • Je dis juste ceci, parce que je le pense, et que je me pose chaque jour la question : qu’aurais-je fait à la place du président, du gouvernement, si j’avais été confronté à pareille crise ?
  • Oui bien sûr je râle parce que les promesses de vaccination massive ne soient pas suivies d’effets, de faits, oui bien sûr je râle parce que les restaurants, les cafés, les salles de spectacle soient fermés, oui bien sûr je râle parce qu’on a – tous gouvernements confondus depuis vingt ans – laissé la technocratie s’emparer de la gestion de la santé publique. Mais, en ce moment, aujourd’hui, râler ne sert à rien.Bientôt j’annoncerai l’édition 2021 de mon festival. Je fais fi de toutes les prudences, de tous les conseils qui me susurrent que je devrais attendre d’être certain qu’on soit sûr de…Je suis encore un homme libre, et j’ai encore la liberté de provoquer le destin. Vive l’été qui vient !
J’ai pris cette photo de la statue de Jean Jaurès, bien seule depuis des mois, sur une place de Montpellier, d’ordinaire noire de monde et de terrasses de cafés et restaurants. Je la reprendrai bientôt, dès que possible !

1er avril : Gaîté parisienne

Grâce aux recherches de Jean-Christophe Keck on sait maintenant qu’Offenbach – dont le vrai nom était Têtedeboeuf – a puisé l’essentiel des thèmes de ses opérettes dans les cantates de… Bach !

Cette filiation Bach-Offenbach est encore plus évidente dans cette Gaîté Parisienne qui a fait la gloire (et la fortune) de Manuel Rosenthal (lire : Petits et grands arrangements : les Français)

Eblouissante version de Heribert Ritter von Karajan à la tête du Philharmonia Orchestra

2 avril : Beethoven à Amsterdam

Au milieu d’une fabuleuse intégrale « live » des symphonies de Beethoven, où se retrouvent Blomstedt, Bernstein, Kleiber, Norrington, Harnoncourt… (lire : Beethoven : Les géants d’Amsterdam/) une Neuvième symphonie survoltée, dirigée en 1985 par Antal Dorati :

Beethoven, Symphonie #9, finale

Roberta Alexander, soprano

Jard Van Nes, mezzo soprano

Horst Laubenthal, ténor

Leonard Mroz, basse

Concertgebouworkest dir. Antal Dorati

3 avril : Le premier Messie

En 1966, Colin Davis (1927-2013) enregistrait une version du Messie de Haendel qui marquait une révolution dans l’interprétation de ce célèbre oratorio.

A l’opposé de l’emphase victorienne qui caractérisait les versions de ses illustres aînés (Boult, Beecham), effectifs allégés, tempi alertes, même sans le recours à un instrumentarium d’époque.

Une version qui n’a rien perdu de sa pertinence !

Haendel : Messiah

Heather Harper, Helen Watts, John Wakefield, John Shirley-Quirk

London Symphony Orchestra dir. Colin Davis

4 avril : La grande pâque russe

Rimski-Korsakov écrit en 1887/1888 « La grande pâque russe« , une « ouverture sur des thèmes de l’église russe pour grand orchestre ».

Un chef-d’oeuvre souvent enregistré. Peu de versions restituent la dimension mystique autant que la flamboyance orchestrale de l’oeuvre.

Lire : La grande pâque russe

C’est le cas de Lovro von Matačić (1899-1985) qui dirige le Philharmonia en 1959.

5 avril : Le Hollandais oublié

Le compositeur Alphons Diepenbrock est né à Amsterdam en 1862 et mort dans la même ville il y a cent ans exactement le 5 avril 1921.

Admirateur et ami de Mahler, Richard Strauss, Debussy, DIepenbrock a dédié l’essentiel de son oeuvre à la voix. Un compositeur à découvrir absolument : Le Hollandais oublié

Die Nacht (1911) est un somptueux poème symphonique avec voix soliste. Ici dans l’interprétation de Janet Baker et de Bernard Haitink dirigeant le Concertgebouworkest

6 avril : Stravinsky et Karajan

Stravinsky est mort il y a 50 ans le 6 avril 1971.

Herbert von Karajan (né lui le.. 5 avril 1908) a relativement peu dirigé le compositeur, à l’exception du Sacre du printemps (2 versions studio et plusieurs « live » exceptionnels), et d’une poignée d’oeuvres.

Karajan ne pouvait que succomber au charme néo-classique du Concerto en ré Majeur pour cordes, que Paul Sacher commanda à Stravinsky à la fin de la Seconde guerre mondiale, et qu’il créa avec l’Orchestre de chambre de Bâle en 1947.

La douce nostalgie du 2ème mouvement de ce Concerto en ré devrait rappeler quelques souvenirs de radio (lire : Jean-Michel Damian: une voix de radio) aux plus fidèles auditeurs de France Musique.

7 avril : L’invitation au voyage

L’invitation au voyage de Baudelaire, c’est l’une des plus belles mélodies de Duparc. Et d’inoubliables interprètes.

Le même poème a été mis en musique par le compositeur néerlandais Alphons Diepenbrock, mort il y a cent ans, le 5 avril 1921 (lire :Le Hollandais oublié) et cela donne une mélodie très différente, mais très intéressante, surtout quand elle est interprétée par l’immense Aafje Heynis (1924-2015)

Et ce jeudi c’est l’annonce d’un été de fête !

Inauguration

Ainsi le 46ème président des Etats-Unis d’Amérique a été installé, au cours d’une cérémonie d’inauguration, que j’ai suivie à la radio. Ainsi pour la première fois une femme accède à la vice-présidence. America is Beautiful !

Ainsi c’est Lady Gaga qui a chanté l’hymne américain The Star-Spangled Banner / La bannière étoilée

L’histoire de The Star-Spangled Banner 

Le poème qui constitue le texte de l’hymne est écrit par Francis Scott Key et paru en 1814. Jeune avocat, poète amateur, Key l’a écrit après avoir assisté, pendant la guerre anglo-américaine de 1812, au bombardement du fort McHenry à Baltimore, dans le Maryland, par des navires de la Royal Navy entrés dans la baie de Chesapeake. Le texte rend hommage à la résistance héroïque de ceux qui défendirent le fort et qui furent en mesure de faire flotter le drapeau américain au sommet en dépit de l’acharnement de l’ennemi à y planter le sien.

La musique utilisée pour cet hymne était à l’origine  The Anacreontic Song, également connue sous le nom To Anacreon in Heaven, une chanson à boire d’un club de musiciens britanniques en hommage au poète grec Anacréon, composée par John Stafford Smith (1750-1838) La musique a été reprise par des Américains, et les paroles remplacées par celles de l’hymne actuel des États-Unis. Il a été reconnu pour un usage officiel par la marine américaine en 1889 et par la Maison-Blanche en 1916. Il est finalement adopté comme hymne national par une résolution du Congrès en date du 3 mars 1931. La chanson se compose de quatre strophes, mais généralement seuls la première strophe et le premier refrain sont chantés aujourd’hui.

O say, can you see by the dawn’s early light / What so proudly we hailed at the twilight’s last gleaming / Whose broad stripes and bright stars, through the perilous figh / O’er the ramparts we watched, were so gallantly streaming? / And the rockets’ red glare, the bombs bursting in air / Gave proof through the night that our flag was still there./ O, say does that star-spangled banner yet wave / O’er the land of the free and the home of the brave?

Puccini et Jimi Hendrix

Dès 1904, alors que ce n’est que l’hymne de la Navy, Puccini l’emploie dans Madame Butterfly pour caractériser le lieutenant Pinkerton de l’USS Abraham Lincoln.

En 1969, au Festival de WoodstockJimi Hendrix joue une version historique de The Star-Spangled Banner en solo, à la guitare électrique tout en distorsion, évoquant des lâchers de bombes, durant la guerre du Viêt Nam.

Stravinsky et Rachmaninov

Max Dozolme a expliqué sur France-Musique, le 4 novembre dernier, pourquoi Igor Stravinsky avait réalisé un arrangement orchestral de l’hymne américain, qui lui a valu quelques ennuis. Le compositeur du Sacre du printemps avait invoqué la difficulté – attestée – de chanter l’hymne américain, même pour des professionnels, et en avait simplifié la ligne mélodique. Accessoirement il s’ouvrait une nouvelle source de revenus (on sait que Stravinsky a toute sa vie couru après l’argent…)

Ici, le nouveau directeur musical de l’Orchestre National de Washington, l’excellent Gianandrea Noseda à la tête de la phalange de la capitale fédérale, dirige cette version stravinskienne de l’hymne américain.

Moins connue, la transcription pour piano qu’en réalisa Rachmaninov , en 1918, à la fin de la Première guerre mondiale,