Sous les pavés la musique (X) : Igor Markevitch chez Deutsche Grammophon

Et voilà la suite de Igor Markevitch la collection Philips (lire Sous les pavés la musique IX). A la différence du coffret Eloquence Philips, ce nouveau coffret Eloquence ne recèle pas d’inédit ou de rareté. Tous les disques réunis ici avaient déjà été réédités séparément ou en de petits coffrets, sauf peut-être les symphonies de Beethoven (il y en a une partie ici, l’autre partie dans le coffret Philips, et l’ensemble était disponible dans un coffret DG japonais, trouvable aussi en Allemagne)

Références et raretés

Quatre grandes périodes d’enregistrement pour la marque jaune :

  • de 1953 à 1955 avec l’Orchestre philharmonique de Berlin, des versions bien connues de Berlioz (une première Fantastique ainsi qu’Harold en Italie), de Tchaikovski (la Pathétique), mais surtout les 3ème et 4ème symphonies de Berwald (pour les Berliner un coup unique!), et les 3ème et 4ème de Schubert, qui étaient de vraies raretés au disque.
  • à New York à peu près à la même époque, un orchestre constitué pour la circonstance (en fait des musiciens du Philharmonique) enregistre avec Markevitch deux symphonies de Beethoven (3 et 6) ainsi que la Première de Brahms
  • de 1957 à 1960, malheureusement trop souvent en mono (alors que les Américains et Decca enregistraient en stéréo depuis 1954), une série légendaire de captations avec l’orchestre des Concerts Lamoureux. Joyau de cette série, une Symphonie fantastique qui fait d’abord entendre la splendeur des vents français (ce basson !) et un chef qui fait du 4ème mouvement une véritable Marche au supplice (écoutez le terrifiant grincement du trombone basse, qui viendrait rappeler aux insouciants qu’il ne s’agit ni d’une marche triomphale ni d’une cavalerie légère !)
  • en 1965, les équipes de DG se transportent à Prague, pour nous offrir deux versions jamais démodées du requiem en ré mineur de Cherubini, et une étonnante Messe de Sainte-Cécile de Gounod avec un trio de chanteurs inattendus dans ce répertoire.

Un mot d’une oeuvre – Les Choéphores – de Darius Milhaud (lire l’excellent papier de Jean-Charles Hoffelé : Le chef-d’oeuvre de Darius) que j’ai toujours trouvée très.. datée. Ecrite en 1915 – c’est la mode des oeuvres avec récitant (Honegger – Le Roi David – Debussy – Le Martyre de Saint-Sébastien – Stravinsky – Oedipus Rex), elle n’a connu que deux versions au disque : celle de Markevitch en 1957 (mono), suivie de celle de Bernstein à New York en 1961 (stéréo)

CD 1 Cherubini: Requiem in D minor for male chorus & orchestra

  • Czech Philharmonic Chorus
  • Czech Philharmonic Orchestra
  • Igor Markevitch

Mozart: Mass in C major, K317 ‘Coronation Mass’

  • Maria Stader (soprano), Oralia Dominguez (mezzo-soprano), Ernst Haefliger (tenor), Michel Roux,
  • Choeurs Elisabeth Brasseur
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

CD 2 Mozart: Symphony No. 34 in C major, K338

  • Berliner Philharmoniker
  • Igor Markevitch

Mozart: Symphony No. 38 in D major, K504 ‘Prague’

  • Berliner Philharmoniker
  • Igor Markevitch

Mozart: Symphony No. 35 in D major, K385 ‘Haffner’

  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

Gluck: Sinfonia in G major

  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

CD 3 Mozart: Bassoon Concerto in B flat major, K191

  • Maurice Allard (bassoon)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

Haydn: Sinfonia Concertante in B flat major, Op. 84, Hob. I / 105

  • Georges Alès (violin), André Remond (cello), Émile Mayousse (oboe), Raymond Droulez (bassoon)
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

Cimarosa: Concerto in G major for two flutes

  • Aurèle Nicolet (flute), Fritz Demmler (flute)
  • Berliner Philharmoniker
  • Igor Markevitch

Schubert: Symphony No. 3 in D major, D200

  • Berliner Philharmoniker
  • Igor Markevitch

CD 4 Beethoven: Egmont Overture, Op. 84

Beethoven: Leonore Overture No. 3, Op. 72b

Beethoven: Fidelio Overture Op. 72c

Beethoven: Coriolan Overture, Op. 62

Beethoven: Zur Namensfeier overture, Op. 115

Beethoven: Consecration of the House Overture, Op. 124

  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

CD 5 Beethoven: Symphony No. 3 in E flat major, Op. 55 ‘Eroica’

  • Symphony of the Air
  • Igor Markevitch

CD 6 Beethoven: Symphony No. 6 in F major, Op. 68 ‘Pastoral’

  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

CD 7 Brahms: Symphony No. 1 in C minor, Op. 68

  • Symphony of the Air
  • Igor Markevitch

CD 8 Brahms: Symphony No. 4 in E minor, Op. 98

  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

Berlioz: Harold en Italie, Op. 16

  • Heinz Kirchner (viola)
  • Berliner Philharmoniker
  • Igor Markevitch

CD 9 Berlioz: Symphonie fantastique, Op. 14

Cherubini: Anacréon Overture

Auber: La muette de Portici: Overture

  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

CD 10-11 Berlioz: La Damnation de Faust, Op. 24

  • Richard Verreau (Faust), Consuelo Rubio (Marguerite), Michel Roux (Méphistophélès), Pierre Mollet (Brander)
  • Chœurs Elisabeth Brasseur, Chœur d’Enfants de la RTF
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

CD 12 Gounod: Symphony No. 2 in E flat

Bizet: Jeux d’enfants (Petite Suite), Op. 22

Debussy: La Mer

Debussy: Danses sacrée et profane

  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

CD 13 Rimski Korsakov: Russian Easter Festival Overture, Op. 3

Rimski Korsakov: May Night Overtur

Rimski Korsakov: Le Coq d’Or Suite

Borodin: In the Steppes of Central Asi

Liadov: From the Apocalypse, Op. 66

Glinka: Ruslan & Lyudmila Overture

  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

CD 14 Tchaikovski: Symphony No. 6 in B minor, Op. 74 ‘Pathétique’

  • Berliner Philharmoniker
  • Igor Markevitch

Tchaikovski: Francesca da Rimini, Op. 32

  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

CD 15 Wagner: Lohengrin: Prelude to Act 3

Wagner: Parsifal: Prelude to Act 3

Wagner: Tannhäuser: Overture

  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

Wagner: Tannhäuser: Venusberg Music (bacchanale)

Wagner: Siegfried Idyll

Wagner: Die Walküre: Ride of the Valkyries

  • Berliner Philharmoniker
  • Igor Markevitch

CD 16 Milhaud: Les Choéphores, Op. 24

  • Genevieve Moizan (soprano), Hélène Bouvier (mezzo-soprano), Heinz Rehfuss (baritone)
  • Chorale de l’Université de Paris
  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

Honegger: Symphony No. 5 ‘Di tre re’

Roussel: Bacchus et Ariane, Op. 43 – Suite No. 2

  • Orchestre des Concerts Lamoureux
  • Igor Markevitch

CD 17 Berlioz: Symphonie fantastique, Op. 14

Moussorgski/Ravel: Pictures at an Exhibition

  • Berliner Philharmoniker
  • Igor Markevitch

CD 18 Berwald: Symphony No. 3 in C major ‘Sinfonie singulière’

Berwald: Symphony No. 4 in E flat major ‘Sinfonie naïve’

Schubert: Symphony No. 4 in C minor, D417 ‘Tragic’

  • Berliner Philharmoniker
  • Igor Markevitch

CD 19-20 Haydn: Die Schöpfung

  • Irmgard Seefried, Richard Holm, Kim Borg, Chor der St Hedwigs-Kathedrale
  • Berliner Philharmoniker
  • Igor Markevitch

Mozart: Mass in C major, K317 ‘Coronation Mass’

  • Maria Stader, Sieglinde Wagner, Helmut Krebs, Josef Greindl, Chor der St Hedwigs-Kathedrale
  • Berliner Philharmoniker
  • Igor Markevitch

CD 21 Gounod: Messe solennelle de Ste Cécile

  • Irmgard Seefried, Gerhard Stolze, Hermann Ute, Czech Philharmonic Chorus
  • Czech Philharmonic Orchestra
  • Igor Markevitch

Ce n’est qu’un au revoir

Philippe Jordan dirigeait hier soir, à l’Opéra Bastille, le dernier concert de son mandat de directeur musical de l’Opéra de Paris, fonction qu’il exerçait depuis 2009.

Ce fut une soirée exceptionnelle à plus d’un titre.

D’abord pour des raisons personnelles. Je connais Philippe depuis ses 14 ans, quand il était venu assister à une répétition de son père, Armin, avec l’Orchestre de la Suisse romande à Genève. Grand adolescent timide. Quelques années après, son père me parle de l’été qu’il va passer à Aix-en-Provence (un Mozart je crois), et me rapporte ce dialogue avec son fils : « Que fais-tu cet été? – Je serai à Aix – Comment ça à Aix ? – Oui je serai chef de chant assistant pour Le Chevalier à la rose dirigé par Jeffrey Tate… » Armin de m’avouer bien sûr sa surprise – son fils ne lui avait rien dit – et sa fierté, Philippe avait tout juste 19 ans !.

Sitôt nommé à Liège, je vais inviter plusieurs jeunes chefs au début de leur carrière. Comme Philippe Jordan, 29 ans, en 2003. Et dejà une personnalité affirmée, un programme original : la sérénade pour vents K. 488 de Mozart, la sérénade pour ténor et cor de Britten (avec le ténor anglais Patrick Raftery et l’un des cors solo de l’OPRL, Nico de Marchi), et la Troisième symphonie de Schumann.

La carrière de Philippe Jordan va ensuite se développer à un tel rythme que je ne parviendrai plus à le réinviter à Liège.

L’autre raison personnelle tient au choix de la deuxième partie de ce concert exceptionnel : l’acte III de Parsifal de Wagner. J’ai un souvenir réellement inoubliable du Parsifal qu’y avait dirigé Armin Jordan en 1997 (dans une mise en scène de Graham Vick).

Les autres raisons de partager ce concert exceptionnel tiennent, bien entendu, au formidable engagement qui a été celui de Philippe Jordan à l’Opéra de Paris. Le nouveau directeur de l’Opéra, Alexander Neef, dans un discours qui aurait gagné à plus de spontanéité, Emilie Belaud* au nom de ses collègues musiciens, avec des mots justes et sincères, ont rappelé tout ce que le chef suisse, aujourd’hui « patron » de l’opéra de Vienne, a apporté à l’Opéra de Paris. Bilan impressionnant : 40 ouvrages différents – lyriques et symphoniques – dirigés en 12 ans, des formations musicales qui ont encore gagné en qualité, en homogénéité, une osmose évidente entre chef et musiciens.

Je suis malheureusement loin d’avoir pu suivre toute cette aventure parisienne. De ces dernières années, me reviennent les souvenirs du Prince Igor, d’un Don Carlos, de Benvenuto Cellini des Gurre-Lieder de Schoenberg à la Philharmonie de Paris, de symphonies de Beethoven, pas les Wagner, ni Tétralogie, ni Tristan, à grand regret.

Mais il reste bien des témoignages filmés et enregistrés de ce mandat extraordinaire (voir plus bas)

Liszt et Parsifal

Pour cette soirée, non pas d’adieu, mais d’au-revoir (si l’on en croit les propos d’Alexander Neef et de Philippe Jordan lui-même), le chef avait choisi deux oeuvres emblématiques, qui lui permettait de faire jouer l’ensemble des musiciens de l’Opéra, les deux formations symphoniques, et un choeur d’hommes nécessairement restreint pour cause de Covid-19.

D’abord la Faust Symphonie de Liszt :

L’ouvrage est créé à Weimar le 5 février 1857, à l’occasion de l’ inauguration du monument dédié à Gœthe et Schiller

La Faust Symphonie est principalement écrite à Weimar au cours de l’été 1854. Encouragé par l’honneur que lui fit Berlioz en lui dédicaçant La Damnation de Faust, Liszt, termine la partition de la Faust-Symphonie, en trois mouvements (Faust, Marguerite, Méphistophéles)  en octobre 1854. Elle compte trois cents pages !

La version originale n’utilise que des vents, des cors et des cordes. Liszt révise sa partition en 1860 en adjoignant à la fin un Chorus Mysticus, dans lequel des extraits du Second Faust sont chantés par un chœur d’hommes et un ténor solo.

J’ai fait le compte dans ma discothèque, une douzaine de versions, et pas par de petites pointures.

D’où vient qu’hier soir, j’ai trouvé l’oeuvre longue, vraiment longue, et pas vraiment passionnante, malgré l’engagement du chef, les formidables qualités de l’orchestre et de ses solistes ?

Parsifal acte III

La seconde partie du concert ne va pas nous lâcher une seconde et va aviver encore les regrets de n’avoir pas entendu Philippe Jordan dans les Wagner qu’il a dirigés ici. Mention pour la très brève intervention d’Ève-Maud Hubeaux – qu’on avait laissée en Dame Ragonde dans le Comte Ory dirigé par Louis Langrée à l’Opéra Comique – et pour les formidables René Pape (Gurnemanz), Andreas Schager (Parsifal) et le sublime Peter Mattei (Amfortas)

S’en est suivie une bonne demie heure d’applaudissements, de standing ovation, comme on ne se rappelle pas en avoir jamais connue à Paris. Mais le public comme les musiciens auraient pu chanter à l’adresse de Philippe Jordan : « Ce n’est qu’un au revoir… »!

Le legs de Philippe Jordan à l’Opéra de Paris

*Emilie Belaud a été quelques (très belles) années premier violon solo de l’Orchestre philharmonique royal de Liège, avant de rejoindre les rangs de l’orchestre de l’Opéra de Paris

Musiques climatiques

Alors que s’ouvre une conférence mondiale décisive pour l’avenir de la planète et donc de l’humanité, on peut (on doit ? ) écouter ou découvrir les musiques que la Nature, nos paysages, nos espaces ont inspirées aux compositeurs les plus divers. La puissance d’évocation de certaines d’entre elles est telle que nous voyons les images, nous ressentons les immensités, les sommets, les flots, tous les éléments de notre environnement.

Quelques propositions, qui ne prétendent aucunement à l’exhaustivité.

Puisque l’hiver est proche, j’ai toujours entendu la 1ere symphonie de Tchaikovski (sous-titrée Rêves d’hiver) comme l’expression la plus poétique de l’immensité russe sous son manteau de neige. Le tout début de la symphonie, puis le magique deuxième mouvement (écouter ici à partir de 12″)

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IMG_1262(Fin avril 2011, la Volga à Kostroma commence tout juste à dégeler)

Mais j’ai une autre vision très forte d’une forêt enneigée, associée pour toujours dans ma mémoire au sublime duo de Tristan et Isolde « O sink hernieder » de Wagner, une scène qu’on aurait pu trouver dans le célèbre Ludwig de Visconti, mais qui se trouve dans le beaucoup moins connu Ludwig, requiem pour un roi vierge (1972) du réalisateur allemand Hans-Jürgen Syberberg – qui produira en 1983 un très remarqué Parsifal, qui repose sur l’enregistrement d’Armin Jordan, qui joue lui-même Amfortas dans le film ! –

On reconnaît les voix de Kirsten Flagstad et Ludwig Suthaus dans la version légendaire de Furtwängler.

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Au Nord de l’Europe, toute la musique de Sibelius donne le sentiment d’exprimer l’infinité des lacs et forêts de Carélie. Je le pensais déjà avant de visiter la Finlande, et j’en ai eu l’abondante confirmation au cours de l’été 2006. D’autres compositeurs finnois ont le même pouvoir d’évocation de la rudesse et de la poésie des vastes horizons de leur pays natal, comme Leevi Madetoja (1887-1947) ou Uuno Klami (1900-1961)

Pour Madetoja comme pour Klami, je recommande les versions inspirées de mon ami Petri Sakari dirigeant l’orchestre symphonique d’Islande.

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Un siècle plus tôt, Mendelssohn parvenait à traduire assez justement les impressions qu’il avait retirées de son voyage en Ecosse à l’été 1829 et de sa visite de l’île de Staffa, où se trouve la grotte de Fingal, qui donnera le titre d’une ouverture écrite au cours de l’hiver 1830/31

Mais c’est sans doute en Amérique que les compositeurs du XXème siècle s’attachent, avec le plus de constance et de réussite, à traduire musicalement les paysages et les espaces qui les entourent. Aaron Copland (1900-1990) en est le prototype, même s’il ne peut être réduit au cliché de compositeur « atmosphérique », mais son ballet Appalachian spring   évoque immanquablement la diversité de la chaîne des Appalaches.

Mais le spécialiste du genre est incontestablement Rudolph von Grofé, plus connu comme Ferde Grofé (1892-1972), arrangeur, orchestrateur (notamment de Gershwin), qui écrit des musiques ostensiblement descriptives – le Mississippi, le Grand Canyon, les chutes du Niagara

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Et puisque la déforestation massive est souvent mise en cause dans la dégradation du climat, on écoutera avec émotion cette ode à la forêt amazonienne, l’une des toutes dernières oeuvres – Floresta do Amazones – du grand compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos (1887-1959)

Plus près de nous,  qui connaît encore les évocations musicales des paysages de France qui constituent une bonne part du répertoire symphonique de  Vincent d’Indy (1851-1931) ?

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