J’ai hésité avant de commander d’abord ce coffret qui couvre la période 1971-1979, puis le précédent – 1953-1969 -. Le prix fait réfléchir (puisque j’achète tous mes disques !) mais le travail éditorial et l’objet même sont remarquables.
Tout semble avoir été déjà dit, écrit sur le chef d’orchestre salzbourgeois : Karajan est né dans la ville natale de Mozart le 5 avril 1908 et mort dans sa maison d’Anif, à 8 km de Salzbourg le 16 juillet 1989. Ici même les occurrences ne manquent pas : lire Mon Karajan
Alors pourquoi revenir à Karajan et à ces captations de concert ? D’abord en raison de quelques raretés, pas toujours indispensables, mais surtout parce qu’une fois de plus le concert, le « live » révèlent l’artiste tel qu’en lui-même le studio, trop léché, trop poli – surtout à cette période-là – le corsètent.
>Webern pièces op 5 / Schumann symph 4 / Tchaikovski conc piano 1 – Mark Zeltser
CD 20 25/11/79
>Bach conc brandebourgeois 1 / Beethoven symph 3
*J’ai raconté le souvenir très particulier que j’ai gardé du concert que donnaient Karajan et ses Berliner à Lucerne, trois semaines avant ce concert, le 31 août 1974, avec au programme ce Pelleas de Schoenberg (L’été 74).
Les surprises d’un coffret
Les textes et les photos qui font une grande partie de la valeur de ce coffret – en allemand et en anglais seulement ! – dressent des portraits contrastés du chef, surtout lors de cette décennie 70 où la recherche du beau son va sembler l’emporter sur les considérations purement musicales. On sort en réalité des clichés, des postures, par le témoignage de musiciens, de preneurs de son, de collaborateurs qui n’étaient pas, n’ont jamais été de simples faire-valoir. Mais on admire ce qui a fait la légende Karajan – et que m’avait rapporté jadis l’un de ses rares « élèves », le chef allemand Günther Herbig, invité plusieurs fois à Liège – la fabrication, la construction d’une interprétation, avant même la recherche du son d’ensemble. Tous les documents – rares jusqu’à maintenant – qui montrent Karajan en répétition l’attestent.
On comparera donc avec intérêt les doublons qui figurent dans ce coffret (‘Le Sacre du printemps, la 5e de Bruckner, la 41e de Mozart), on ne s’attardera pas longtemps sur les rares « créations » – on imagine bien pourquoi Karajan dirige une oeuvre de Werner Thärichen, l’indéboulonnable timbalier et surtout délégué des musiciens des Berliner (!) – mais on relèvera un art consommé de la programmation. On a sans doute choisi les concerts les plus originaux pour ce coffret, mais on reste rêveur devant ce qui était proposé au public berlinois.
Il faut aussi relever que le système mis en place par Karajan et Berlin de contrôle absolu de tout ce qui était enregistré, produit, pour le concert et pour le disque, est encore très largement en vigueur aujourd’hui. On ne trouve quasiment pas trace sur internet, a fortiori sur YouTube, d’un « live » qui n’ait pas été formellement approuvé par la firme !
Exception avec ce Chant de la Terre, capté en janvier 1978 (cf. ci-dessus), avec Agnes Baltsa et Hermann Winkler :
Ça me fait le coup à chaque fois que j’entends Martha Argerich en concert, j’ai besoin de me replonger dans sa discographie, d’y redécouvrir des pépites.
C’était dimanche soir à la Philharmonie, à un horaire inhabituel (19h30 au lieu de 20h), un concert de l’orchestre philharmonique de Rotterdam dirigé par Lahav Shani, un concert que de bien tristes sires entendaient interdire (lire Le piano de la haine), comme ils avaient tenté de le faire le 6 novembre dernier.
Qui se serait plaint – pas moi en tout cas – d’entendre la pianiste – 84 ans ! – à nouveau dans le concerto de Schumann, où on l’avait entendue ici même il y a 18 mois (Martha Argerich réinvente le concerto de Schumann) ? Qui n’aurait pas fondu de bonheur à l’écoute de ce bis extrait des Scènes d’enfants ?
Von fremden Ländern und Menschen (extrait des Kinderszenen) de Schumann / 30.11.2025 @JPR
Le miracle Argerich, c’est, dans cette oeuvre dont elle détient tous les secrets depuis des années, de renouveler toujours notre écoute, notre voyage chez Schumann. Je note au passage que le concerto a été créé il y a 180 ans, le 4 décembre 1845 à Dresde !
Entre les disques de studio et les « live » il ne doit pas y avoir moins d’une dizaine de versions dues à Martha Argerich, la moins recommandable de mon point de vue étant celle que dirige Harnoncourt, coincée, guindée, raide, là où tout doit être souplesse et atmosphères changeantes.
Sur YouTube j’ai trouvé plusieurs versions, dont celle récente captée à Vienne avec Zubin Mehta
et une autre qui date de 1976 avec un chef qu’aimait beaucoup Martha Argerich, Bernhard Klee disparu le 10 octobre dernier.
La comparaison entre les diverses versions n’a guère de sens, tant la pianiste réinvente l’oeuvre et se réinvente à chaque concert.
Les amis de Martha
Entre les coffrets Deutsche Grammophon, Warner, Sony « officiels » et les éditions des « live » de Lugano et Hambourg, on mesure d’une part les permanences d’autre part les audaces du répertoire de la pianiste argentine, mais surtout les amitiés qu’elle a tissées au fil des ans et des rendez-vous festivaliers. On a toujours vu tourner autour d’elle quantité de gens, souvent jeunes, qui entendaient profiter de son aura : il y a eu beaucoup d’appelés et peu d’élus, mais ceux qui sont restés dans le premier cercle, et dont on retrouve d’éloquents témoignages dans ces coffrets, sont aussi admirables que talentueux.
Je retrouve d’abord avec une particulière émotion les quelques enregistrements de notre cher Nicholas Angelich
Avec mon très cher Tedi Papavrami, c’est une complicité plus récente, mais d’autant plus ardente qui se manifeste depuis quelques années avec Martha A.
En 2019 à Hambourg, le violoniste et la pianiste avaient donné la sonate « à Kreutzer » de Beethoven, en 2023 ils la redonnaient dans le cadre du festival suisse des Variations musicales de Tannay dont Tedi Papavrami est l’inspirateur autant que le héraut.
En 2018, nouveauté dans le répertoire d’Argerich, elle donnait avec Tedi Papavrami et son complice de toujours, le violoncelliste Misha Maisky, le Triple concerto de Beethoven à Hambourg
On n’évoque pas ici les amis de toujours de Martha, les GIdon Kremer, Misha Maisky, Stephen Kovacevich (qui fut son mari), pour n’évoquer que les vivants. Il est une autre pianiste dont on sait l’amitié de très longue date avec elle, mais qui n’avait pas été documentée jusqu’à une période récente, c’est Maria Joao Pires. Et plus rare encore la présence d’Anne Sophie Mutter pour un trio de Mendelssohn d’anthologie.
Question pour un champion : je suis né le 17 novembre 1925 dans l’état de New York aux Etats-Unis, je suis mort un 14 juillet (2010) à Londres, je suis Australien, j’ai étudié à Prague, je suis Commandeur de l’Ordre de l’empire britannique ? Je suis le chef d’orchestre Charles Mackerras, dont on célèbre aujourd’hui le centenaire de la naissance.
Warner a eu la très bonne idée de regrouper tous les enregistrements parus sous les différents labels de la galaxie Warner ex-EMI (Classics for Pleasure, EMInence, Virgin Classics…) de ce chef au long parcours emblématique d’une certaine tradition britannique.
J’ai déjà relevé ici la qualité exceptionnelle de son intégrale Beethoven captée à Liverpool.
En 1969, il grave un Messie de Haendel qui se démarque nettement de la pompe victorienne de ses prédécesseurs Beecham, Boult ou Sargent, mais n’atteint pas à la même réussite que son collègue ColinDavis qui trois ans plus tôt a vraiment révolutionné l’interprétation de ce chef-d’oeuvre.
Toujours chez Haendel, Mackerras a été l’un des premiers à graver la version « plein air » des Royal fireworks et de Water Music avec une grande formation de vents, cuivres et percussions. Et ces versions n’ont rien à envier aux « baroqueux » qui viendront ensuite…
Il y a plein d’autres pépites, musiques de ballet, arrangements à la sauce Mackerras, et en fait très peu de ce qui a fait la réputation du chef dans sa maturité : Haydn, Mozart et Janáček. Il faut aller chercher chez Decca, Telarc ou Supraphon, des témoignages inestimables de l’art de ce grand chef
On a appris le 7 septembre dernier la mort du grand chef allemand Christoph von Dohnányi. Decca avait publié – il était temps ! – à la veille de son 95e anniversaire, un coffret reprenant ses enregistrements à Cleveland, et avait annoncé une suite avec les disques enregistrés à Vienne.
La plupart des enregistrements ont été réalisés avec le Philharmonique de Vienne, quelques-uns, marginalement, avec le Symphonique de Vienne (deux concertos de Mozart avec Ingrid Haebler, des ouvertures de Beethoven) et on y a glissé les concertos de Grieg et Schumann avec Claudio Arrau captés.. au Concertgebouw d’Amsterdam ! Peu d’inédits, comme cette Burleske de Richard Strauss avec Rudolf Buchbinder.
Coïncidence : au moment de signaler la parution du coffret Dohnányi/Vienne, je reçois un beau. coffret hommage au chef finlandais regroupant ses enregistrements parus chez Ondine.
Le coffret est d’autant plus précieux qu’il dépasse l’oeuvre de Sibelius : 4 CD sont consacrés à d’autres compositeurs finnois.
Roger Norrington est mort ce 18 juillet à 91 ans. J’ai déjà raconté mes souvenirs du chef anglais (Tout Roger), en particulier une émission de Disques en Lice dont il était l’invité principal il y a une trentaine d’années, à l’époque de la publication de ses symphonies de Beethoven.
Mais, comme beaucoup de ses confrères britanniques (John Eliot Gardiner par exemple), Roger Norrington a d’abord été chef de choeur, et c’est cet aspect de sa carrière et de son activité discographique que je veux saluer aujourd’hui en guise d’hommage. C’est en 1962 qu’il fonde le Schütz Choir of London avec lequel il va enregistrer pour Decca un nombre finalement important de disques, qu’on souhaiterait voir réédités !
Visites et humeurs du jour à suivre dans mes brèves de blog
Comme tout le monde, j’ai découvert Lalo Schifrin grâce au générique d’un feuilleton dont je n’aurais pas voulu rater un épisode :
Comme tous les grands compositeurs de musiques de film ou de séries, Lalo Schifrin, a eu une formation tout ce qu’il y a de plus classique (rappelons ici qu’à ses débuts Maurice Jarre était un compositeur plus radical encore que son contemporain Pierre Boulez !). C’est assez sympathique de découvrir qu’en 1952, Lalo Schifrin, au consulat de France à Buenos Aires, passe le concours d’entrée au Conservatoire de Paris. Il étudiera auprès d’Olivier Messiaen (qu’il écoutera régulièrement à la tribune de l’orgue de la Trinité) et fréquentera les clubs de jazz.
Il faut écouter les hommages que France Musique a rendus au compositeur, avec Max Dozolme par exemple
Lalo par Beecham
J’ai, à plusieurs reprises, raconté ma découverte de l’unique symphonie en sol mineur d’Edouard Lalo (Lalo ou l’éternel second) grâce à un disque de Thomas Beecham et de l’Orchestre national à l’époque de la RTF ! C’est d’ailleurs avec le même disque que j’avais découvert la symphonie de Bizet (lire Le jeune homme et l’orchestre).
Warner vient de rééditer l’ensemble des enregistrements stéréo du chef britannique après un « remastering » très réussi, réalisé par Art et Son à Annecy (*)
Ne me demandez pas pourquoi mon admiration pour Thomas Beecham (1879-1961) n’a jamais baissé, et qu’au contraire, plus je l’écoute, plus j’aime son art si singulier fait d’une élégance rare, d’une justesse stylistique absolue en particulier dans la musique française dont il est l »un des serviteurs les plus exceptionnels. C’est tout de même celui qui nous a laissé la version de référence de Carmen de Bizet (malgré toutes les difficultés qu’a connues cet enregistrement : lire L’impossible Carmen). Tout est à entendre, à aimer dans ce coffret, à part peut-être des Haendel un peu surannés, mais les rares Beethoven et Mozart, les « Londoniennes » de Haydn, les trois symphonies de Schubert d’une grâce inouïe (exception faite du scherzo inexplicablement lent de la 3e symphonie) sans parler des Delius juste parfaits..
Ce qui frappe aussi chez Beecham – c’est bien la caractéristique des plus grands ! – c’est la capacité de saisir l’architecture d’une oeuvre, les rapports de tempo entre les mouvements, la manière unique qu’il a de faire vivre la musique de l’intérieur. Un très bel exemple nous en est fourni par la 5e symphonie de Schubert : Beecham prend son temps dans l’énoncé du 1er mouvement, y crée une atmosphère pastorale, qui n’est pas pour autant placide et molle.
Que dire de l’excitation, de l’exaltation qui nous saisit à l’écoute de la 7e symphonie de Beethoven, le vivace du 1er mouvement est pure folie ! Et quel sens des transitions !
On voudrait aussi citer un Peer Gynt de Grieg d’anthologie :
Contenu du coffret Warner (enregistrements stéréo de 1955 à 1959)
Sibelius: The Oceanides, Op. 73
Sibelius: Symphony No. 7 in C major, Op. 105
Sibelius: Pelléas and Mélisande
Schubert: Symphony No. 6 in C major, D589
Grieg: In Autumn, Op. 11
Grieg: Old Norwegian Romance with Variations, Op. 51
Balakirev: Symphony No. 1 in C major
Borodin: Prince Igor: Polovtsian Dances
Handel: Samson
Brahms: Schicksalslied, Op. 54
Brahms: Academic Festival Overture, Op. 80
Liszt: Psalm XIII 3 “Herr, wie lange willst du » lange willst du”
Mozart: Symphony No. 41 in C major, K551 ‘Jupiter’
Mozart: Divertimento No. 2
Mozart: Die Entführung aus dem Serail
Beethoven: Symphony No. 2
Beethoven: Incidental music to The Ruins of Athens
Bizet: L’Arlésienne Suites 1 & 2
Sibelius: Tapiola
Fauré: Pavane
Delius: Summer Evening
Delius: Irmelin Prelude
Dvořák: Legend in B flat major, B. 117
Grieg: Symphonic Dance, Op. 64 No. 2
Delius: Brigg Fair
Delius: A Song Before Sunrise
Delius: Marche Caprice
Delius: Pieces (2) for Small Orchestra
Delius: Sleigh Ride
Delius: Intermezzo
Delius: Florida Suite
Delius: Dance Rhapsody No. 2
Delius: Over the hills and far away
Delius: Songs of Sunset (John Cameron, Maureen Forrester)
Grieg: Peer Gynt
Haydn: The Seasons
Handel: Love in Bath (suite on Handel arias by Sir Thomas Beecham)
Rimsky Korsakov: Scheherazade
Lollipops
Fauré: Dolly Suite
Bizet: Carmen Suite No. 1
Franck: Symphony in D minor
Liszt: A Faust Symphony
Liszt: Orpheus, symphonic poem No. 4
Strauss, R: Ein Heldenleben
Beethoven: Mass in C major
Handel: The Gods go A’Begging (Ballet Suite)
Handel: Amaryllis Suite arr. By Beecham
Handel: Arrival of the Queen of Sheba (from Solomon)
Mozart: Die Entführung aus dem Serail, ouv.
Rossini: Semiramide our.
Haydn: Symphony No. 99
Haydn: Symphony No. 100
Haydn: Symphony No. 103
Haydn: Symphony No. 101
Haydn: Symphony No. 102
Haydn: Symphony No. 104
Schubert: Symphony No. 3
Schubert: Symphony No. 5
Mozart: Bassoon Concerto (Gwydion Brooke)
Mozart: Clarinet Concerto (Jack Brymer)
Bizet: Carmen
Beethoven: Symphony No. 7
Brahms: Symphony No. 2
Rossini: La gazza ladra Overture
Rossini: La cambiale di matrimonio Overture
Mendelssohn: A Midsummer Night’s Dream Overture, Op. 21
Mendelssohn: The Fair Melusine
Delibes: Le roi s’amuse
Berlioz : Symphonie fantastique
Bizet : Symphonie
Lalo : Symphonie
*Apparemment, la remasterisation n’a pas permis d’effacer un téléphone intempestif qu’on entend très nettement (au casque) sonner dans le 2e mouvement « Un bal » de la Symphonie fantastique de Berlioz (à 0’56 du début du mouvement) !)
Et toujours les bonnes ou moins bonnes nouvelles des jours sur mes brèves de blog
J’ai souvent cité la collection Eloquence – dont le critique français, installé au Québec, Christophe Huss a parfaitement raconté l’histoire (lire Vingt-cinq années d’Eloquence) – et l’excellence des choix éditoriaux de son responsable Cyrus Meher-Homji. Mais les prix de ces coffrets sont exorbitants, et il faut naviguer entre les différents sites et pays pour les trouver plus raisonnables.
Coup sur coup, ce sont trois chefs d’orchestre qui sont honorés, et c’est une bonne chose que de retrouver quelques enregistrements mémorables.
Walter le Viennois
J’ai déjà écrit un article sur Walter Weller (1939-2015) au moment de son décès, et rappelé les grands disques qu’il a laissés comme chef d’orchestre.(lire Wiener Walter). Ce coffret de 20 CD rassemble tous ses enregistrements pour Decca
CD 1 BARTÓK Rhapsody Sz.27; Piano Concerto No. 1 Pascal Rogé; London Symphony Orchestra
CD 2 BARTÓK Piano Concertos Nos. 2 & 3 Pascal Rogé; London Symphony Orchestra
CD 3 BRAHMS 21 Hungarian Dances Royal Philharmonic Orchestra
CD 4 DUKAS L’Apprenti sorcier; Symphony in C major London Philharmonic Orchestra
CD 5 GRIEG Peer Gynt Royal Philharmonic Orchestra SMETANA Haakon Jarl Israel Philharmonic Orchestra
CD 9 PROKOFIEV Symphonies Nos. 1 & 7 London Symphony Orchestra
CD 10 PROKOFIEV Symphony No. 2; The Love for Three Oranges Suite London Philharmonic Orchestra
CD 11 PROKOFIEV Symphony No. 3; Scythian Suite London Philharmonic Orchestra
CD 12 PROKOFIEV Symphony No. 4; Russian Overture London Philharmonic Orchestra
CD 13 PROKOFIEV Symphony No. 5 London Symphony Orchestra
CD 14 PROKOFIEV Symphony No. 6 London Philharmonic Orchestra
CD 15 RACHMANINOFF Symphony No. 1 Orchestre de la Suisse Romande
CD 16 RACHMANINOFF Symphony No. 2 London Philharmonic Orchestra
CD 17 RACHMANINOFF Symphony No. 3; The Rock London Philharmonic Orchestra
CD 18 SHOSTAKOVICH Symphonies Nos. 1 & 9 Orchestre de la Suisse Romande
CD 19 SMETANA Má vlast Israel Philharmonic Orchestra
CD 20 Prima Donna in Vienna Pilar Lorengar; Wiener Opernorchester
Ne pas oublier le formidable Quatuor Weller, interprète particulièrement inspiré des Viennois
Frühbeck l’Espagnol
Ses parents étaient allemands, mais comme il est né à Burgos, il a tôt fait d’hispaniser son patronyme : Rafael Frühbeck de Burgos (1933-2014) est l’un de ces chefs d’orchestre qu’on voit souvent comme accompagnateur sur les pochettes de disques, et de préférence pour la musique espagnole. Image évidemment réductrice, que n’a pas eu à subir Walter Weller !
Ce coffret de 11 CD permet d’élargir notre connaissance de l’art du chef espagnol, avec plusieurs inédits en CD.
CD 1 MENDELSSOHN A Midsummer Night’s Dream: Overture, Op. 21 & Incidental Music, Op. 61 Hanneke van Bork; Alfreda Hodgson Ambrosian Singers; New Philharmonia Orchestra FIRST INTERNATIONAL RELEASE ON CD
CD 2 MENDELSSOHN A Midsummer Night’s Dream Overture, Op. 21 SCHUMANN Symphony No. 3 ‘Rhenish’ London Symphony Orchestra FIRST RELEASE ON CD
CD 3 MENDELSSOHN Violin Concerto in E minor BRUCH Violin Concerto No. 1 Ion Voicu; London Symphony Orchestra
CD 4 FALLA El amor brujo GRANADOS Intermezzo (Goyescas) RAVEL Pavane pour une infante défunte; Alborada del gracioso Nati Mistral; New Philharmonia Orchestra
CD 5 ALBÉNIZ (orch. Frühbeck de Burgos) Suite española No. 1; Cordoba New Philharmonia Orchestra
CD 6 KHACHATURIAN Piano Concerto FRANCK Variations symphoniques FAURÉ Fantaisie for Piano and Orchestra Alicia de Larrocha; London Philharmonic Orchestra
CD 7 MONTSALVATGE Concerto breve SURIÑACH Piano Concerto Alicia de Larrocha; Royal Philharmonic Orchestra
CD 8 FALLA Noches en los jardines de España ALBÉNIZ Rapsodia española TURINA Rapsodia sinfonica Alicia de Larrocha; London Philharmonic Orchestra
CD 9 RODRIGO Fantasía para un gentilhombre OHANA Tres gráficos Narciso Yepes; Orquesta Nacional de España FIRST RELEASE ON CD
CD 10 BACARISSE Guitar Concertino TORROBA Homenaje a la Seguidilla Narciso Yepes; Orquesta Nacional de España FIRST RELEASE ON CD
CD 11 OHANA Tres gráficos RUIZ-PIPO Tablas Narciso Yepes; Orquesta Nacional de España
J’avais acquis une intégrale des symphonies de Beethoven captée au Danemark, le chef étant déjà marqué par la maladie, mais délivrant une interprétation tout à fait remarquable
J’ai aussi une série de CD « live » captés avec l’orchestre philharmonique de Dresde, avec Bruckner, Richard Strauss… et rien d’espagnol !
Mais on écoute et réécoute souvent par exemple la suite d’orchestre qu’il a tirée d’Iberia d’Albeniz
et de précieux disques d’extraits de zarzuelas… qu’on ne trouve qu’en Espagne !
Atherton : Londres-Vienne
C’est un disque que j’ai de toute éternité dans ma discothèque
avec une oeuvre que je m’amusais toujours à diffuser pour piéger mes amis et/ou mes auditeurs
Cette pochade de Schoenberg – La brigade de fer -écrite au milieu de la Première guerre mondiale – révèle un aspect nettement moins sérieux et austère d’un compositeur qui continue à effrayer certains publics.
Mais jusqu’à la parution de ce nouveau coffret, je dois bien avouer que, en dehors des Schoenberg, j’ignorais la plupart des enregistrements réalisés par David Atherton et le London Sinfonietta
CD 1 MOZART Serenade K. 361 ‘Gran Partita’ FIRST RELEASE ON CD
CD 2 MOZART Serenades K. 375 & 388 Antony Pay FIRST RELEASE ON CD
CD 3 SPOHR Clarinet Concertos Nos. 1 & 2 Antony Pay FIRST RELEASE ON CD
CD 4 SCHUBERT Mass No. 4 Wind Octet D.72* Eine kleine Trauermusik Gesang der Geister über den Wassern Phyllis Bryn-Julson; Jan DeGaetani Anthony Rolfe Johnson; Malcolm King London Sinfonietta Chorus *FIRST RELEASE ON CD
CD 5 SCHOENBERG Verklärte Nacht* Serenade Op. 24 John Shirley-Quirk *FIRST INTERNATIONAL RELEASE ON CD
CD 6 SCHOENBERG Chamber Symphony No. 1* Pierrot Lunaire Ein Stelldichein* Herzgewächse* Three Pieces for Chamber Orchestra* Nachtwandler (Brettl-Lieder)* Mary Thomas; June Barton
CD 7 SCHOENBERG Wind Quintet Der Wunsch des Liebhabers* Der neue Klassizimus* Lied der Waldtaube (Gurrelieder)* Die eiserne Brigade Weihnachtsmusik* Anna Reynolds London Sinfonietta Chorus *FIRST INTERNATIONAL RELEASE ON CD
CD 8 SCHOENBERG Suite Op. 29 Ode to Napoleon Buonaparte Phantasy for Violin and Piano* Gerald English Nona Liddell; John Constable *FIRST INTERNATIONAL RELEASE ON CD
CD 9 STRAVINSKY Agon* BERG Chamber Concerto György Pauk; Paul Crossley *FIRST INTERNATIONAL RELEASE ON CD
CD 10 GERHARD Libra; Gemini; Leo FIRST RELEASE ON CD
CDs 11–12 WEILL Kleine Dreigroschenmusik Mahagonny Songspiel; Violin Concerto Happy End; Das Berliner Requiem Pantomime I; Vom Tod im Wald Mary Thomas; Meriel Dickinson Philip Langridge; Ian Partridge Benjamin Luxon; Michael Rippon Nona Liddell
CD 13 LIGETI Melodien for Orchestra Double Concerto Chamber Concerto Aurèle Nicolet; Heinz Holliger
C’est vraiment avec ce genre de publications que la collection Eloquence prouve son utilité. Grâce en soit rendue à Cyrus Meher-Homji !
Si je voulais résumer cette semaine en partie parisienne, je le ferais d’une formule : deux concerts, deux expositions, une déception.
Mercredi ce fut d’abord balade dans Paris sous le premier soleil de printemps. Un régal (voir l’album Paris 2 avril 2025). Et le soir au théâtre des Champs-Elysées un grand moment de musique avec deux frères hollandais repérés lors d’un 1er janvier à La Haye et invités à jouer à la Salle Philharmonique de Liège à l’automne 2009, Arthur et Lucas Jussen. Jeanine Roze leur avait fait faire leurs débuts parisiens en mars 2023, près de quinze ans après leur premier récital hors des Pays-Bas. Du piano 5 étoiles comme je l’ai écrit pour Bachtrack: Le sacre des frères Jussen au théâtre des Champs-Elysées
C’est le bis qu’ils ont joué après l’ovation monstre qui a salué leur Sacre du printemps.
Léger & Co.
L’après-midi même j’avais visité l’exposition qui vaut mieux que son titre jeu de mots, au musée du Luxembourg, rue de Vaugirard.
Je ne suis pas fou de ce genre d’expo-concept, mais je dois reconnaître que j’ignorais les fils qui reliaient Fernand Léger à certains de ses contemporains ou de ses successeurs (si tant est que le concept de successeur ait une quelconque validité s’agissant d’artistes peintres). Par exemple entre ce tableau de Fernand Léger et cette sculpture d’Yves Klein : le bleu sans doute !
En revanche, la déception est venue de l’expo Disco, organisée à grand renfort de communication – visites impossibles le week-end en raison de l’affluence ! – à la Philharmonie de Paris.
On a eu pitié du personnel de surveillance qui doit se taper une ambiance boîte de nuit autour d’une fausse piste de danse. Pour le reste, peu de documents vraiment informatifs ou exclusifs, des photos, des vidéos vues cent fois dans des documentaires ou sur les réseaux sociaux. Rien ou presque du règne du disco en France (une série de photos, cf. ci-dessus, prises au Palace). Quelques tenues de scène de Sheila, Dalida ou Patrick Juvet. Rien sur les boîtes de nuit à la mode à la fin des années 70/80 telles que je les ai connues (lire Mes années disco). On peut voir quelques photos sur mon album Expo Disco / Philharmonie.
Si la situation prêtait à sourire, je me suis demandé en voyant deux ou trois photos d’eux dans l’expo si le président américain – que je me refuse à citer – savait que ce sont deux Français Henri Belolo et Jacques Morali qui ont créé, en 1978, son groupe fétiche les Village People…
En sortant de la Philharmonie, le contraste avec cet enclos était saisissant.
Ce jeudi soir, j’étais de retour cette fois dans la salle de concert de la Cité de la Musique.
Je suis en train de terminer mon papier pour Bachtrack, mais puisque le concert a été filmé (et diffusé en direct par France Musique), je le livre ici sans commentaire. Mais je peux déjà dire que je ne suis pas sorti indemne de cette Voix humaine.
« A “coda” is a musical element at the end of a composition that brings the whole piece to a conclusion. A coda can vary greatly in length. My life’s coda is generous and rich. Life is precious ». / En musique, la coda est l’élément qui marque la fin d’une composition, la conclusion de la pièce. La longueur d’une coda peut varier considérablement. La « coda » de ma vie est généreuse et riche. La vie est précieuse » (Michael Tilson Thomas, 24 février 2025)
Hier Michael Tilson Thomas postait un message bouleversant sur sa page Facebook, où il annonce que la tumeur qui le touche depuis trois ans a repris de la vigueur et que ses chances de s’en sortir sont incertaines (« the odds are uncertain« ).
Nous sommes tous confrontés, un jour ou l’autre, avec la fin de vie, la fin d »une vie. Nos sociétés contemporaines refusent la mort, ou sans aller si loin, la retraite, le retrait, la mise à l’écart de l’activité sociale, quelles qu’en soient les raisons.
Je disais, dans un précédent billet (Complexité, perplexité), que l’obstination que mettent certains musiciens, les chefs surtout, à durer au-delà du raisonnable, était souvent incompréhensible. Pourquoi, par exemple, publier (ou laisser publier) cet enregistrement récent de la Symphonie de Franck par un Daniel Barenboim qui n’est plus que l’ombre de lui-même (le 6 février dernier il reconnaissait lui-même être atteint de la maladie de Parkinson depuis plus de trois ans), alors qu’il a livré avec l’Orchestre de Paris il y a quarante ans une version qui avait fait date.
Il y a, heureusement, des contre-exemples, des miracles parfois : les pianistes Horszowski, Pressler… ou Rubinstein !
Et comme on le relevait dans un précédent article (Nelson et Martha), la pianiste argentine, 84 ans dans trois mois, semble être atteinte, elle, du syndrome de l’éternelle jeunesse
Témoin ce document étonnant et récent (capté au Japon ?) où Martha Argerich fait d’un mauvais piano droit l’instrument d’une ineffable poésie dans les Jeux d’eau de Ravel…
et ce merveilleux trio de Mendelssohn capté le 20 décembre dernier à Toulouse !
… du nouveau Premier ministre, François Bayrou, ni de quand et comment je le connais. Réussira-t-il ? Impossible de le dire.
… de la séquence lunaire qui a précédé sa nomination. Ce que j’avais écrit sur le président réélu, en 2022 (Gagnants et perdants), s’est malheureusement confirmé : comment E.Macron a-t-il pu imaginer une seconde nommer premier ministre un jeune homme d’un insondable manque d’épaisseur et d’une absence cruelle du plus élémentaire charisme ?
….de la visite du Pape en Corse, même si j’ai souvent frissonné à écouter les polyphonies si bouleversantes de l’île de Beauté.
….encore moins de toutes les célébrations qui entourent le 80e anniversaire d’un personnage très contesté, très contestable, que je m’abstiens de fréquenter et donc d’applaudir depuis longtemps. Pour être admiré, il faut être respectable.
Je n’évoque pas non plus la catastrophe qui s’est abattue sur Mayotte. Notre compassion est de bien peu de secours pour ces milliers de malheureux !
J’y ai commandé récemment deux coffrets, l’un opportunément proposé pour le bicentenaire de Bruckner
Seiji Ozawa
Symphony No. 1
Paavo Järvi
Symphony No. 2
Herbert Blomstedt
Symphony No. 3
Bernard Haitink
Symphony No. 4
Bernard Haitink
Symphony No. 5
Mariss Jansons
Symphony No. 6
Christian Thielemann
Symphony No. 7
Zubin Mehta
Symphony No. 8
Sir Simon Rattle
Symphony No. 9
Recorded between 2009 and 2019 at the Philharmonie Berlin
Déjà dans ce coffret Bruckner, on repère une rareté : Seiji Ozawa dirigeant la 1e symphonie !
On connaît bien toute la discographie du chef japonais décédé en février dernier (lire La voix des justes)
Un beau coffret d’hommage – c’est aussi un bel objet – nous restitue de vraies pépites. J’ignorais pour tout dire qu’Ozawa fût un invité aussi régulier et aimé des Berlinois, sans doute en raison de sa relation spéciale avec Karajan.
Ludwig van Beethoven Leonore Overture No. 2 in C major, Op. 72
Max Bruch Concerto for Violin and Orchestra No. 1 in G minor, Op. 26 Pierre Amoyal, violin
Maurice Ravel Concerto for Piano and Orchestra in G major Martha Argerich, piano
Béla Bartók Concerto for Viola and Orchestra, Sz 120 Wolfram Christ, viola
Joseph Haydn Symphony No. 60 in C major “Il distratto”
Pyotr Ilyich Tchaikovsky Symphony No. 1 in G minor, Op. 13 “Winter Dreams”
Anton Bruckner Symphony No. 7 in E major
Gustav Mahler Symphony No. 1
Paul Hindemith Symphonia Serena
Hector Berlioz Symphonie fantastique, Op. 14
Richard Strauss Eine Alpensinfonie, Op. 64
Richard Wagner Tristan und Isolde: Prelude and Liebestod
Blu-ray (video)
Ludwig van Beethoven Egmont, op. 84: Overture
Ludwig van Beethoven Fantasy for Piano, Chorus and Orchestra in C minor, Op. 80 »Choral Fantasy« Peter Serkin, piano Rundfunkchor Berlin
Felix Mendelssohn Elijah, oratorio, Op. 70 Annette Dasch, Gal James, soprano Nathalie Stutzmann, Nadine Weissmann, contralto Paul O’Neill, Anthony Dean Griffey, tenor Matthias Goerne, baritone Fernando Javier Radó, bass Rundfunkchor Berlin
Anton Bruckner Symphony No. 1 in C minor (Linz version)
Bonus Seiji Ozawa named honorary member of the Berliner Philharmoniker
Documents réellement exceptionnels, souvent émouvants, et pour plusieurs d’entre eux uniques dans la discographie du chef.
Les mots que j’ai choisis pour le titre de cet article paraissent bien désuets, dépassés. Et pourtant, je trouve qu’ils résument tant d’attitudes, de comportements actuels. Florilège.
Des amours de violonistes
Je ne sais plus comment ça a commencé sur Facebook, ce devait être pour célébrer le centenaire d’une violoniste française aujourd’hui bien oubliée, Michèle Auclair, née le 16 novembre 1924, morte le 8 juin 2005.
J’ai découvert les concertos de Mendelssohn et Tchaikovski par ses 33 tours parus dans la collection Philitps/Fontana
C’est l’ami Laurent Korcia, lui-même élève de Michèle Auclair au conservatoire de Paris, qui a lancé la chasse aux souvenirs.
De nouveau, les souvenirs affluent : j’ai raconté (L’or des Liégeois) l’aventure, il y a bientôt 15 ans, de l’enregistrement des concertos de Korngold et Tchaikovski à Liège, et le Diapason d’Or qui a salué cette parution. Fierté et reconnaissance.
A cette « discussion » facebookienne sur l’héritage de Michèle Auclair, s’est greffé un dialogue inattendu, surprenant, magnifique entre Laurent Korcia et Tedi Papavrami. Les réseaux sociaux passent pour être des déversoirs de haine, de jalousie, d’insultes, et même Facebook n’y échappe pas toujours, y compris quand on échange sur la musique. Ici c’est au contraire un assaut de compliments, de témoignages d’admiration et d’amitié, auquel les « amis » de l’un et l’autre violonistes ont pu assister. J’approuve au centuple, concernant Tedi P. qui est une aussi belle personne qu’il est un fabuleux musicien. Il a raconté qu’un enregistrement de concert du 2e concerto de Paganini avait été longtemps bloqué par YouTube pour une histoire de cadence présumée couverte par des droits d’auteur. Et Laurent Korcia, rejoint par bien d’autres amis de l’intéressé, de redire haut et fort son absolue admiration pour ce « live » exceptionnel.
Voilà pourquoi j’ai tant aimé mon métier d’organisateur de concerts, de diffuseur de beauté.
A propos de réseaux sociaux, j’en profite pour signaler que comme des millions d’autres, je quitte X (ex-Twitter) pour rejoindre Bluesky
Nomination
Je n’ai pas été le dernier à me réjouir de l’annonce de la nomination de Philippe Jordan (lire Le Suisse de Paris) à la tête de l’Orchestre national de France… à compter de septembre 2027.
Tristan Labouret pour Bachtrack et Remy Louis pour Diapason ont rendu compte élogieusement du concert que dirigeait Philippe Jordan jeudi soir (qu’on peut réécouter sur France Musique), auquel je n’ai pu assister pour cause de perturbations météorologiques !
Mais au chapitre des élégances, ou plutôt des inélégances, on peut regretter que l’emballement qu’a suscité cette nouvelle ait fait perdre à certains la notion de calendrier. Il reste encore près de trois ans à Cristian Măcelaru à exercer son mandat de directeur musical (se rappeler ici les manifestations d’enthousiasme notamment de la direction de Radio France et des musiciens à l’annonce de sa nomination !). A lire les communiqués, les interviews, nombreux depuis jeudi, on peut avoir le sentiment qu’il a purement et simplement disparu de la circulation… Pas très élégant !
J’invite à relire le papier que j’écrivais pour Bachtrack en septembre 2023, et le numéro de décembre de Diapason qui évoque la liste des « Diapasons d’Or » décernée le 16 novembre dernier :
De manière générale – j’en ai parfois été le sujet ou l’objet – on ne gagne jamais rien, et jamais devant l’Histoire, à dénigrer, amoindrir, dissimuler l’action, le travail, voire la personnalité de celui auquel on succède. Certes il y a les formules toutes faites par lesquelles on lui « rend hommage », mais elles ne grandissent ni le nouveau nommé, ni ceux qui l’ont nommé.
Dans le cas d’un orchestre, comme le National, on ne mesure qu’après coup ce qu’ont apporté, construit, des chefs, des directeurs musicaux, qu’on a tour à tour admirés puis détestés, voire oubliés. C’est aussi vrai d’une grande entreprise comme Radio France.
L’autre Gould
Je lui ai déjà consacré tout un article : Le dossier Gould. J’invite à le relire. De nouveau, c’est une discussion sur Facebook qui me conduit à en reparler. L’un rappelait les formidables enregistrements de Morton Gould avec le Chicago Symphony, l’autre citait, parmi eux, son disque Ives comme une référence – je n’ai pas dit le contraire dans mon dernier article : L’Amérique d’avant
Pour Jodie
Trouvé par hasard dans une FNAC. Un disque qui m’avait échappé. Une lumière, un souvenir, celui de Jodie Devos, si douloureusement disparue il y a presque six mois (Jodie dans les étoiles)