La collection St-Laurent : les bons plans (II)

Je l’avais annoncé dans un premier article : suite de mes découvertes dans la collection de cet amoureux de vieilles cires et de concerts « historiques », parfait homonyme du grand couturier français, Yves St-Laurent : La collection St-Laurent : les bons plans.

Honneur aux Russes !

Le legs Medtner

D’abord l’exploit qui a fait beaucoup pour la réputation internationale de ce modeste éditeur : la réédition en 7 CD d’un trésor, les enregistrements réalisés par le pianiste et compositeur russe Nikolai Medtner (1880-1951) de ses propres oeuvres.

Les enregistrements de Medtner furent parrainés par le Maharadjah de Mysore, grand admirateur du compositeur russe. Réalisés à partir de magnifiques exemplaires de ces disques rarissimes (pressages HMV anglais), ces transferts nous dévoilent des prises de son d’une dynamique phénoménale pour le piano comme pour l’orchestre, inexistante dans les précédents transferts CD, trop filtrés. Le pianisme miraculeux de Medtner nous est finalement révélé : une pâte sonore et une maîtrise technique égalant Rachmaninov lui-même, une puissance dans le jeu qui contredit justement la légende d’un musicien fatigué, diminué par la maladie au moment de ces enregistrements.

« Jusque là seulement effleuré par Testament ou Lys, le legs complet de la Medtner Society, est enfin publié intégralement en CD par le Studio St. Laurent. Un ensemble d’une importance historique considérable qui nous renseigne autant sur des œuvres complexes mais envoûtantes que sur le jeu d’un pianiste considéré par Rachmaninov comme son égal. Tout y est, y compris l’ample bouquet de mélodies avec Schwarzkopf, les partitions chambristes (1ére sonate de violon, quintette), les concertos, les Märchen irréels de subtilité digital, et même un plein CD de séances d’essais restées inédites jusque là. Les reports sans filtres abusifs donnent l’impression que ce piano tout en timbres est dans la pièce. »

C’est ce qu’écrivait Jean-Charles Hoffelé dans Diapason en novembre 2012.

Leonid Kogan

Voici un prince de l’archet, Leonid Kogan (1924-1982), dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’a guère été récompensé de sa fidélité au régime soviétique: aucune réédition d’envergure (comme en ont connue Gilels, son beau-frère, ou Richter) de la part de Melodia, quelques disques épars à chercher du côté d’EMI ou RCA – on y reviendra !

Bonheur donc de retrouver Leonid dans le catalogue St.Laurent :5 CD indispensables pour se remémorer un art violonistique moins placide que celui de son glorieux aîné David Oistrakh, comme venu des steppes de l’Asie centrale.

Kirill l’incandescent

Ce n’est pas faute d’avoir râlé (en vain!) sur ce blog : on attend toujours une édition du legs considérable de l’un des plus grands chefs russes du XXème siècle, Kirill Kondrachine (1914-1981) – lire Le Russe oublié.

Yves St-Laurent a, pour le moment, trois galettes dans sa malle aux trésors. D’autres suivront peut-être ?

Ce concert de novembre 1974 au théâtre des Champs-Elysées (cf. ci-dessus) avec Leonid Kogan en soliste justement, et une Deuxième symphonie de Sibelius d’une folle intensité.

On ne peut que se réjouir que l’ORTF de l’époque ait eu la bonne idée d’inviter régulièrement le chef russe ! Il est vrai que c’est aussi la période où Bernstein, Celibidache, le jeune Ozawa, Maazel fréquentaient les studios de la maison ronde et les scènes de Pleyel et du Théâtre des Champs-Elysées…

Du piano de toutes les couleurs

Bien avant Debussy et son En blanc et noir,on savait que le piano ne se réduisait pas à ce simpliste contraste.

Deux formidables coffrets nous rappellent de quelles fabuleuses palettes de couleurs des musiciens inspirés peuvent revêtir leurs claviers.

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D’abord le fabuleux héritage de la pianiste russe Maria Grinberg(1908-1978)

Née dans une famille de l’intelligentsia juive russe, elle prend ses premières leçons de piano avec sa mère, puis David Aisberg, qui lui donne gratuitement des cours. À l’âge de 12 ans, en 1920, elle joue le Concerto de Grieg avec l’orchestre de l’Opéra d’Odessa. La famille vit pauvrement, le père ne pouvant plus exercer sa profession de professeur d’hébreu depuis la Révolution. En 1923 elle entre au Conservatoire d’Odessa, et elle joue avec David Oïstrakh, originaire comme elle d’Odessa. À 17 ans, à l’automne 1925, elle part étudier à Moscou, où elle fait une forte impression à Heinrich Neuhaus. En 1926, elle entre dans la classe de Felix Blumenfeld (qui eut aussi comme élève Vladimir Horowitz). Elle joue des sonates de Beethoven, les Rhapsodies de Liszt, les œuvres de Frank, Ravel. Après la mort de Blumenfeld, en 1931, Grinberg poursuit ses études avec Constantin Igoumnov, jusqu’en 1935, année où elle obtient le Second Prix au Concours de piano de la Grande Union. La même année, elle est profondément marquée et influencée par un concert d’Artur Schnabel, qui lui fait mesurer la profondeur de la musique de Beethoven, et dont elle dira : « Après ma rencontre avec Schnabel, j’ai été toute ma vie à la recherche de Beethoven. » Elle donne alors de nombreux concerts dans différentes villes d’Union Soviétique. En 1937, elle est sélectionnée pour le Concours Chopin à Varsovie mais ne peut s’y rendre, attendant un enfant. Elle joue en soliste, mais pratique aussi la musique de chambre avec le Quatuor Borodine et accompagne la cantatrice Nina Dorliak.

Mais les débuts de cette carrière prometteuse sont compromis par l’arrestation de son mari, le poète polonais Stanislaw Grinberg, et de son père, professeur d’hébreu, et leur exécution, comme « ennemis du peuple », en 1937, grande période des persécutions staliniennes, visant notamment – mais pas uniquement – les Juifs. À partir de cette époque, elle ne peut plus jouer dans les manifestations officielles et doit se contenter d’accompagner une petite troupe de danseurs amateurs, participant occasionnellement à des concerts à la place du timbalier. Elle est renvoyée de l’Orchestre Philharmonique de Moscou où elle travaillait depuis 1932. Au début de la guerre, elle est déplacée en Oural, à Sverdlovsk (aujourd’hui Ekaterinbourg).

Quelques années plus tard, après la guerre, elle est réintégrée par le pouvoir et peut donner des concerts à travers l’Union soviétique. Après la mort de Staline, en 1953, le pouvoir lui permet aussi de donner des concerts à l’étranger, le premier ayant lieu à Prague en 1958, mais ses prestations hors de la Russie seront rares : 14 tournées au total, dont 12 dans les pays du bloc de l’Est, dans des programmes souvent consacrés à Beethoven, et 2 aux Pays-Bas (sa seule incursion au-delà du rideau de fer), où ses récitals sont particulièrement acclamés. Par ailleurs, elle est de nouveau frappée par le sort, car elle commence à perdre la vue ; les médecins diagnostiquent une tumeur au cerveau, dont elle est opérée avec succès en 1955. En 1959, elle commence à enseigner à l’Académie russe de musique Gnessine. Heinrich Neuhaus appuie sa candidature au poste de professeur dès 1960, mais elle ne le deviendra qu’en 1970. Elle reçoit en 1961 le titre d’« artiste émérite d’Union Soviétique » et obtient alors l’autorisation de partir en tournées dans les pays de l’Est.

À l’âge de 61 ans, elle obtient une chaire d’enseignement à l’Institut de Musique Gnessine ; ce sera sa seule reconnaissance officielle, et le Conservatoire de Moscou ne lui proposera jamais rien, comme elle ne sera jamais conviée à participer au jury du Concours International de piano Tchaïkovski. La fin de sa vie est ternie par une santé défaillante et de fréquentes annulations de concerts. Lorsque les médecins lui conseillent d’abandonner les concerts, elle déclare : « Pourquoi vivre, si je ne peux pas jouer ? » Elle meurt le 14 juillet 1978 à Tallinn, en Estonie. Elle est enterrée à Moscou.

De fait, à l’écart des milieux officiels de la musique en Union soviétique, comme sa compatriote et contemporaine Maria Yudina, mais très respectée des musiciens, voire vénérée, elle reste encore très méconnue. Heureusement, il reste tous ses enregistrements, au premier rang desquels figure la première intégrale par un pianiste russe des 32 sonates de Beethoven, son grand legs discographique, réalisé de 1960 à 1974, dont la presse musicale ne souffla pas un mot, même si elle en donna également l’exécution intégrale en concert à l’occasion de son soixantième anniversaire. On peut aussi mentionner un enregistrement exceptionnel du Troisième Concerto de Rachmaninov enregistré en 1958, à Moscou, sous la direction de Karl Eliasberg.

On connaissait déjà cette intégrale des sonates de Beethoven, publiée par Melodia.

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On a maintenant 34 CD qui reprennent un important corpus beethovenien, mais aussi et surtout un éventail assez exceptionnel de Bach à Medtner en passant par Mozart, Chopin, Mendelssohn, Rachmaninov, Schumann, une extraordinaire version des Variations symphoniques de Franck (voir ici les détails du coffret Scribendum)

Et puis il y a ces 52 sonates de Scarlatti confiées au piano moderne par le fantasque Lucas Debargue. Depuis que j’ai acheté le coffret de 4 CD, je déguste, je me laisse surprendre, je m’abandonne à la fantaisie du jeune pianiste.

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Quand Nathan raconte Serge

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Evoquant, le 14 avril dernier, ce coffret qui rassemble les derniers enregistrements de Nathan Milstein pour Deutsche Grammophon, je citais des extraits des passionnants Mémoires du violoniste né à Odessa en 1903, et j’en avais promis d’autres.

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Dans le chapitre 8 de ces « souvenirs », Nathan Milstein parle de Rachmaninov « tel qu’il l’a connu » :

« J’adore Rachmaninov tant comme interprète que comme compositeur. J’aime toutes ses compositions…. Il se laisse dominer par ses émotions, et travaille presque d’instinct comme Schubert. De même, comme chez Schubert, ses compositions sont parfois trop longues. Mais je lui pardonne tout de suite…

J’aime toute particulièrement le Second concerto pour piano. C’est un chef d’oeuvre. Plus on écoute ce concerto, plus on y trouve de choses. Il n’y a pas que la partie de piano qui est une oeuvre de génie, tout l’orchestre est aussi divin.

L’une de mes versions de chevet, qui illustre à la perfection ce qu’en dit Nathan Milstein.

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Que dire aussi de cette oeuvre colossale pour orchestre, choeur et voix solistes, Les Cloches, inspirée d’un poème d’Edgar Poe, et de ses trois merveilleuses symphonies : épique, majestueux, monumental.

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Les symphonies de Rachmaninov par l’orchestre – Philadelphie – et le chef – Eugene Ormandy – qui ont le mieux connu et servi le compositeur.

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Et l’absolue référence des Cloches et des Danses symphoniques, dans la vision épique et hallucinée de l’immense Kirill Kondrachine

Je le rencontrai en 1931, j’avais alors vingt-sept ans. Nous fûmes présentés l’un à l’autre par mon vieil ami d’Odessa, Oskar von Riesemann, que je retrouvai dès mon arrivée en Suisse…. Un soir que je jouais à Lucerne, Riesemann amena Rachmaninov, sa femme, leur fille Tatiana et son mari Boris Conus (prononcer Co-niouss) au concert. Au programme ce soir-là, je jouai la Partita en mi majeur de Bach, et apparemment mon interprétation incita Rachmaninov à écrire une merveilleuse transcription pour piano de certains mouvements – le Prélude, la Gavotte et la Gigue – 

Vint un jour où Rachmaninov me dit : « Nathan Mironovitch, je donne un concert à Paris. Je jouerai le Prélude de Bach dans ma transcription pour la première fois. Viens m’écouter et, à l’entracte, donne-moi ton avis« …

Il y avait un passage dans la transcription du Prélude que je n’aimais pas, je ne le trouvais pas assez « bachien »… A l’issue de la première partie, je vins voir Rachmaninov, comme il me l’avait demandé. J’étais mort de peur, peur de lui dire la vérité…. Je pris un air timide et lui dis : « Sergei Vassilievitch, j’ai des doutes, dans le Prélude il me semble qu’il y a une séquence chromatique qui ne va pas très bien » Rachmaninov me jeta dehors ! Il fallait bien que ça finisse comme ça…

A l’issue du concert, la fille de Rachmaninov donnait un dîner. Je n’osais y aller. Sa femme me voyant désemparé me rassura, me disant qu’il était toujours énervé après avoir joué. A ce dîner, il y avait tous ses amis, les compositeurs Glazounov, Medtner, Gretchaninov et Julius Conus (le père de Boris). Rachmaninov me semblait encore avoir l’air fâché, mais il me fit venir dans la bibliothèque, où la discussion s’engagea, Il demanda à chacun à tour de rôle, s’il avait perçu de mauvaises séquences chromatiques dans sa transcription de Bach. Apparemment Glazounov n’avait pas bien écouté, Medtner avait dû penser surtout au dîner et au vin qu’il boirait, et n’avait rien remarqué. ..

De retour à l’hôtel Majestic, avenue Kléber, où j’étais descendu de même que Rachmaninov, le concierge m’arrêta :  » M. Rachmaninov souhaiterait vous voir dans sa suite« . Je tremblais de peur, j’ouvris timidement la porte de sa suite, lorsqu’il me cria : « Entre, entre, tu avais raison !« . Pour moi, ce fut l’extase !

Une prochaine fois, toujours puisés dans les souvenirs de Milstein, les rencontres entre Rachmaninov et Horowitz, qui n’engendraient pas vraiment la mélancolie !

L’hommage à Svetlanov

Tandis que se déroulent les épreuves du 4ème Concours international de Chefs d’orchestre Evgueni Svetlanov, Radio France s’apprête à célébrer les 90 ans du chef russe, né le 6 septembre 1928, disparu en 2002.

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Un programme, comme on les aime, parce qu’il reflète idéalement la personnalité d’un musicien hors norme, pianiste, chambriste, compositeur et chef immense.

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Nikolaï Medtner
Sonate pour piano « Réminiscence »

Sergueï Rachmaninov
Trio élégiaque n°2

Evgeny Svetlanov
Poème pour violon et orchestre

Piotr Ilyitch Tchaïkovski
Roméo et Juliette

et la crème des interprètes russes : Vadim Repin, Dmitri Makhtin, Alexandre KniazevBoris Berezovsky, Andrei Korobeinikov, qu’on a souvent vus au Festival Radio France tout comme le jeune chef Andris Pogalauréat du 1er concours Svetlanov à Montpellier en 2010.

J’ai déjà raconté mon admiration pour Evgueni Svetlanov, et mon unique rencontre avec lui, à Montpellier. Lire : Le génie de Genia

Son legs discographique (de la période soviétique) a été magnifiquement réédité, ou plus précisément, la considérable anthologie de la musique russe entreprise au mitan des années 60.

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Un premier coffret centré sur la musique symphonique, par ordre chronologique de Glinka à Kalinnikov, avec une pépite : Svetlanov jouant au piano des pièces de Medtner (d’où la présence d’une sonate de Medtner ce soir au concert) : détails du coffret à voir ici  Le monument Svetlanov (I)

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Un deuxième coffret achevait la partie symphonique de cette anthologie (mais omettait, malheureusement, les gravures de l’après-URSS, comme une intégrale des symphonies de Miaskovski, heureusement rééditée par ailleurs). Voir les détails ici : Le monument Sveltanov (II).

Et voici que paraît le troisième et dernier coffret de cette anthologie, 11 CD seulement, consacré aux oeuvres chorales, avec plusieurs raretés, des compositeurs et des oeuvres inconnus en dehors de Russie, et bien sûr des Rachmaninov (Les Cloches) ou Prokofiev (Alexandre Nevski) de référence.

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(Comme les précédents, ce coffret n’est pas vraiment bon marché, le meilleur prix est sur amazon.it)

Svetlanov au piano dans le Trio élégiaque de Rachmaninov, joué ce soir au concert-hommage à Radio France.

La grand-mère du piano

Avalanche de bonnes nouvelles discographiques ce week-end.

Un coffret attendu, espéré, cinquante ans après la disparition prématurée du chef allemand Joseph Keilberth (1908-1968) : Lire Joseph Keilberth, 50 ans après

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Mais j’avoue que le plaisir de retrouver ces enregistrements jusqu’alors mal diffusés du chef allemand n’était rien en regard de celui que j’ai éprouvé avec le cadeau que nous fait Scribendum.

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37 CD c’est une somme, la somme qu’on attendait pour rendre à la grand-mère du piano russe, Tatiana Petrovna Nikolaieva (1924-1993), l’hommage qui lui est dû, vingt-cinq ans après sa mort.

J’ai eu le privilège de siéger au sein du jury du Concours de Genèveà deux reprises, en 1988 et 1990, comme représentant de la Radio suisse romande. Deux crus très différents, en 1990 Nelson Goerner, 1er prix à l’unanimité, haut la main, au sein d’une compétition très riche en talents. En 1988, pas de premier prix, mais un jury où je vais côtoyer la pianiste russe, allure et tenue de бабушка (babouchka)Petite, replette, chignon de cheveux gris. Adorable, mais intraitable lorsqu’il s’agissait de défendre les intérêts des candidats russes. Il était évident pour tout le jury qu’aucun candidat ne pouvait prétendre au premier prix. Mais les deux jurés russes (outre Tatiana Nikolaieva, il y avait un professeur du Conservatoire de Moscou, Viktor Merjanov, look d’apparatchik grisâtre, taciturne) ne pouvaient revenir bredouilles au pays. Le jury finit, bien contre mon gré – mais mon avis pesait bien peu face à ces contraintes diplomatiques – par décerner un deuxième prix à une bien pâle candidate, dont plus personne n’a jamais entendu parler par la suite.

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Au gré des pauses, je l’entreprends, en russe (pour une fois que j’ai l’occasion de pratiquer une langue apprise pendant mes études !), elle me dit qu’elle n’a jamais joué à Genève, qu’elle aimerait bien que… J’en parle aussitôt à Armin Jordan, le patron de l’OSR. Tatiana Nikoliaeva fera ses débuts (!) à Genève au printemps 1990 dans deux concertos de Bach. Puis je l’entendrai à nouveau au festival d’Evian dans le concerto en ré mineur BWV 1052 : plus jamais entendu aussi fabuleuse interprétation…

J’ai ensuite collectionné à peu près tout ce que je pouvais trouver de Tatiana Nikolaieva, d’abord ses Bach (Quand j’ai eu mon Bach), ses sonates de Beethoven, et deux disques de concertos de Bach et Mozart…puis les préludes de Chostakovitch, et ses Tchaikovski.

Tout cela nous est restitué dans de très bonnes conditions, si je me fie aux premiers CD écoutés.

Détails du coffret ici : Tatiana Nikolaieva, les indispensables.