Il est des jours où l’exercice du blog est singulièrement difficile, quand le drame percute une actualité joyeuse. Hier ce fut le grand écart entre Liège et Montpellier.
Lorsque j’ai reçu une alerte en fin de matinée sur l’attentat de Liège, je ne savais pas où il s’était produit, mais j’ai tout de suite pensé à ce 13 décembre 2011 de très sinistre mémoire, 5 morts et plusieurs dizaines de blessés, sur la place Saint-Lambert au coeur de la Cité ardente. Et puis, au cours de l’après-midi, j’ai regardé les premières images, de lieux si familiers, au croisement du boulevard d’Avroy, de la rue des Augustins, du boulevard Piercot. J’y suis passé au moins quatre fois par jour pendant plus de dix ans, faisant le trajet de mon domicile à mon bureau. La Salle Philharmonique, siège de l’Orchestre philharmonique royal de Liège, est à moins de 50 mètres de l’Athénée (lycée) Léonie de Waha.
La Salle Philharmonique de Liège (et le buste d’Eugène Ysaye)

C’est devant ce lycée qui porte le nom d’une grande féministe belge, Léonie de Waha, que deux policières ont été sauvagement assassinées, c’est sur la façade de ce superbe édifice moderniste, dû à l’architecte Jean Moutschen, inauguré en 1938, restauré au cours de la dernière décennie, qu’on trouve ce bas-relief de Louis Dupont … « L’insouciance de la jeunesse« …
On n’ose imaginer ce qui se serait produit si de courageux employés de l’Athénée n’avaient eu le réflexe de fermer les accès à l’établissement et de faire sortir les enfants par l’arrière.
Finalement, j’aurais pu dire ce qu’une jeune fille répondait hier aux caméras qui l’interrogeaient sur les lieux du crime : « Je passe ici tous les jours, je n’arrive pas à croire que cette horreur a eu lieu ici ».
Je découvre ce matin ce beau texte : Après l’orage
À Montpellier, ce mardi avait des couleurs plus ensoleillées : la présentation du Festival Radio France au Gazette Café, avec un invité de luxe, Paul Meyer, qui nous a offert deux premières mondiales. On y reviendra demain…
Et le soir un récital, à l’opéra Berlioz, de ma très chère Sonya Yoncheva (et de son petit frère Marin Yonchev), magnifiquement accompagnés par Daniel Oren et un orchestre de Montpellier en grande forme.

Une généreuse soirée tout Verdi, que les Parisiens peuvent retrouver ce vendredi au Théâtre des Champs-Elysées.
Un regret : « l’oubli » – ce ne peut qu’être que cela ! – dans la « bio » de la cantatrice publiée dans le programme distribué aux spectateurs de la participation de Sonya Yoncheva à deux soirées inoubliables du Festival Radio France – Iris de Mascagni en 2016, et Siberia de Giordano en 2017. Avec le même orchestre de Montpellier. Le public avait rectifié de lui-même…
Nous commençons vite à parler musique, artistes, compositeurs. Le premier président lituanien de l’ère post-soviétique n’était-il pas un musicien et musicologue reconnu, 






Sitôt l’entretien terminé, nous serons rejoints par l’ambassadeur lui-même pour visiter l’illustre maison, certes bien transformée, même si les principaux éléments de décor ont été préservés.
Le salon où se pressaient artistes, musiciens, intellectuels, orné d’une frise de
Un petit salon avec la bibliothèque et la cheminée d’origine.
La salle à manger demeurée en l’état et restaurée.
(Bravo à Cristobal et Chloé pour la photo réalisée sans montage en sortant de la matinale de France-Musique à la Maison de la Radio)
(Nikolai Trrik / Estonie, Le départ pour la guerre 1909)
(Oskar Kallis / Estonie, Linda portant un rocher, 1917)
(Janis Rozentals / Lettonie, Arcadie, 1910)
(Emilija Gruzite / Lettonie, Paysage fantastique, 1910)
(Petras Kalpokas / Lituanie, La Cité enchantée, 1912)
(Alexandrs Romans / Lettonie, Paysage au cavalier, 1910)
(Rudolfs Perle / Lettonie, Le soleil au crépuscule, 1916)
(Antanas Zmuidzinavicius / Lituanie, Au pays où sont les tombes des héros, 1911)
(Antanas Zmuidzinavicius / Lituanie, La tombe de Povilas Visinskis, 1907)
(Johann Walter / Lettonie, Jeune paysanne, 1904)
(Ferdynand Ruszczyk / Biélorussie, Le passé, 1902)
(Nikolai Trrik / Estonie, Paysage décoratif de Norvège, 1908)
(Vilelms Purvitis / Lettonie, Les eaux printanières, 1910)
(Jaan Koort / Estonie, Paysage de Norvège, 1907)
(Vilelms Purvitis / Lettonie, Hiver, 1908)
(Vilelms Purvitis / Lettonie, Automne, 1914)
(Johann Walter / Lettonie, Un bois, 1904)
(Petras Kalpokas / Lituanie, Paysage, 1911)
(Petras Kalpokas / Lituanie, Arbres près d’un lac, 1914)




(la Jacinthe de Marie Lenormand… qui me faisait penser, allez savoir pourquoi, à Montserrat Caballé !)




























Tout occupé à préparer mon rendez-vous avec le public de Montpellier vendredi soir (voir
Malheureusement, Sabine Devieilhe annoncée hier soir a dû déclarer forfait pour cause de cordes vocales grippées. Mais Raphael Pichon, ses choristes et ses musiciens n’ont pas failli à leur réputation. Avec eux, c’est toujours comme si on redécouvrait, d’une oreille débarrassée de ses confortables habitudes, des partitions pourtant si familières, mais rien n’est jamais fait pour l’épate, l’esbroufe.
