Alma brasileira

Comme je l’écrivais déjà dans cet article – Latino – « du côté du Brésil, il faudrait bien plus d’un article pour évoquer la richesse musicale d’un pays-continent ».

Sauf à recourir à une intelligence artificielle, et aussi parce que je suis en vacances, je ne vais pas me lancer dans une description des musiques qui ont cours dans cette partie du nord du Brésil que je visite ces jours-ci (lire mes brèves de blog du 10.08 et du 12.08.2026)

Je n’ai pas encore vu ni entendu danser le forro qui est typique du Nordeste.

Mon Brésil c’est celui que j’ai appris à aimer, étudiant, lorsque, grâce à A. et son frère, j’avais découvert dans une minuscule boîte du Quartier Latin, le fantastique duo Les Étoiles

Et puis ce furent des nuits sans fin à écouter Vinícius de Moraes, Gilberto Gil, Chico Buarque, Tom Jobim, João Gilberto et bien sûr Astrud qui connut un succès mondial avec The Girl from Ipanema. La légende dit qu’Astrud qui n’était pas chanteuse était la seule qui sache parler anglais lorsque la version originale – Garota de Ipanema – fut enregistrée en studio et qu’un producteur avisé eut l’idée d’en capter une version en anglais.

En août 2008, lors de la tournée de l’Orchestre philharmonique royal de Liège en Amérique du Sud, on fit naturellement halte à Rio de Janeiro (lire Quatorze ans après) Je me rappelle avoir emmené une partie du staff de l’orchestre prendre un verre à la Garota de Ipanema (anciennement bar Veloso) dont Tom Jobim et Vinicius de Moraes étaient des habitués

L’âme du Brésil

S’il n’est évidemment pas le seul compositeur « classique » né et formé au Brésil, Heitor Villa-Lobos (1887-1959) en est la figure de proue. J’ai déjà raconté ici à quelle occasion j’ai été décoré par le gouvernement brésilien de la Médaille Villa-Lobos qui commémorait le centenaire de sa naissance en 1987. Ce fut aussi l’occasion de ma première collaboration professionnelle avec un autre immense musicien brésilien, l’admirable et si regretté Nelson Freire (1944-2021).

C’est l’un de ses derniers disques qui continue de nourrir la tristesse de son départ et mon amour de son pays, de ce Brésil dont il savait si bien chanter l’âme !

On aura reconnu dans ce Tango Brasileiro l’un des thèmes utilisés par Darius Milhaud dans son célèbre Boeuf sur le toit, ici dans une version qui ne laisse pas de surprendre, une partie du bel héritage que Mikko Franck laisse de sa direction musicale de l’Orchestre philharmonique de Radio France !

Et pour la suite de mes aventures brésiliennes, rendez-vous dans mes brèves de blog

Happy Birthday

Ce matin je n’ai pas été réveillé par le coup de fil matinal qui me rappelait ma naissance un 26 décembre dans une clinique de Niort. Pas plus que l’an dernier. Je ne suis ni le premier ni le dernier à éprouver l’inexorable éloignement de celle qui m’a donné le jour et qui désormais me reconnait à peine, quand elle ne me confond pas avec un fantôme du passé…Puisse-t-elle être bientôt délivrée ! C’est le seul voeu que je puisse désormais formuler pour elle…

Mais ce Noël a été joyeux, familial, et les souhaits qui m’ont été adressés ce jeudi m’ont fait plaisir.

Happy Birthday

Je ne publierai pas ici les messages joués et chantés que j’ai reçus. En revanche, c’est devenu une tradition très répandue que d’interrompre une répétition ou un concert. Pour prolonger le billet que j’avais déjà consacré au sujet (La musique pour rire : Happy Birthday), ces quelques perles récentes sur YouTube m’ont mis de bonne humeur

Dans un autre billet, j’évoquais la personnalité fascinante de Victor Borge, né Børge Rosenbaum. J’ai retrouvé ce document, le concert que le Danemark lui a offert pour son 80e anniversaire.

Cadeaux

Il paraît qu’il a tout juste eu le temps de mettre la dernière main à sa contribution à cet ouvrage collectif, avant de disparaître brutalement le 3 octobre dernier: je suis heureux de retrouver Michel Blanc dans ce beau livre de photos et de souvenirs, que j’ai trouvé sous le sapin.

Lui je l’écoute, en cuisinant, tous les dimanches matin sur France Inter : François-Régis Gaudry sait aussi écrire, c’est réjouissant non ?

Je me suis aussi fait quelques cadeaux en commandant quelques-unes des parutions récentes de la collection Lost Recordings, entre autres ce « live » berlinois de Stan Getz et Astrud Gilberto… qui me donne de furieuses envies de soleil et de Brésil…

La découverte de la musique (VIII) : Joao, Vinicius, Tom etc.

Joao Gilberto est mort et je ne suis pas triste, parce que je lui dois, à lui et à ses copains Vinicius de Moraes, Antonio Carlos dit Tom Jobim la découverte d’une musique que je ne nommais pas encore bossa nova lorsque, étudiants à Poitiers, nous passions avec A. des soirées, des nuits entières à les écouter.

Véronique Mortaigne, dans Le Monde, en fait le portrait le plus complet et sensible : Lire Un touche-à-tout de génie

Je n’ai pas eu la chance de voir ou d’entendre sur scène ces géants, mais ils ne sont jamais loin de mes oreilles.

En deux occasions, pendant le carnaval 2006, et en août 2008, au cours d’une tournée de l’Orchestre philharmonique royal de Liège en Amérique du Sud (lire Un début en catastrophe) j’ai approché les lieux, les atmosphères, qui ont donné naissance à la bossa nova, mais j’ai manqué cet émouvant récital de Joao Gilberto :

Il y a quelques années, j’avais trouvé à petit prix ce formidable coffret. Tout y est de ce qu’on aime et que la disparition de Joao Gilberto rend plus vivant que jamais.

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