Au diapason

Je ne suis pas le dernier à râler sur les imprécisions, inexactitudes, erreurs des médias surtout quand ils abordent la musique classique. Eh bien cette fois c’est moi qui suis en faute alors que j’avais tous les moyens de ne pas l’être…

Dans un précédent billet (Les Français enfin) j’évoquais la saison 16/17 de Radio France et une présence inédite de chefs français notamment à la tête de l’Orchestre National de France : ….Mais, compte-tenu des délais de préparation d’une saison, c’est naturellement à partir de la saison 16/17 que les décisions prises de faire une place beaucoup plus importante – et légitime ! – à la musique française notamment dans la programmation de l’Orchestre National de France, produisent leurs effets (La saison 2016/17 de Radio France). Et pour la première fois depuis très longtemps, 6 chefs d’orchestre français sont invités à l’ONF dans une même saison, les mêmes qui font de brillantes carrières dans le monde entier et qui étaient encore rares dans leur pays natal. »

Heureusement que les journalistes de Diapason sont plus attentifs et scrupuleux que moi !

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Dans le numéro de juin qui vient de sortir, sous le titre Couleurs françaises, le journaliste revoit mon papier à la hausse, et à juste titre : ce ne sont pas 6 mais 8 chefs français qui dirigeront l’ONF (comment avais-je pu oublier deux de nos meilleurs jeunes talents : Jérémie Rhorer et Alexandre Bloch ?) et confirme une orientation similaire à l’Orchestre philharmonique de Radio France ! On finira bien par reprocher à Radio France une politique musicale trop chauvine…

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Heureux par ailleurs de lire dans ce même numéro l’attribution d’un Diapason d’Or à un très beau disque d’un orchestre qui m’est cher et qui depuis sa fondation il y a 98 ans s’est fait l’infatigable promoteur de la musique française.

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De l’utilité des palmarès

Tandis que la Belgique vit chaque mois de mai au rythme immuable, obligé, du Concours Reine Elisabeth – et que chaque année se repose la question de la pertinence de ses choix (De l’utilité des concours), le 69ème festival de Cannes vient de se refermer sur un palmarès qui n’a finalement convaincu personne :

Un autre palmarès était possible (France Culture)

Jury sage pour images rugissantes  (le Monde)

Dans le cas de Cannes, ce qui transparaît de ces papiers (et de bien d’autres les autres années), c’est que finalement le palmarès (Palme d’or, Grand Prix, etc.) a moins d’importance que la sélection. Très souvent, grâce au Festival, on a découvert des auteurs, des réalisateurs, parfois des acteurs/actrices, que les circuits de distribution habituels auraient ignorés ou négligés.

Le cinéma d’un Xavier Dolan a sans doute bénéficié de son exposition (surexposition ?) à Cannes, mais il aurait traversé l’Atlantique et atteint le coeur des cinéphiles européens sans Cannes. À l’inverse, ni Pedro Almodovar ni Woody Allen n’ont jamais décroché la récompense suprême à Cannes. Cela manque-t-il à leur talent ?

On ira voir bien sûr Julieta, parce qu’on n’a jamais manqué un Almodovar.

Et on a profité d’un dimanche après-midi pluvieux pour voir Cafe Society, un grand cru de Woody Allen. Le retour à ses fondamentaux, beaucoup moins carte postale que certains films récents, les tourments amoureux, des personnages creusés, décors et situations sublimés par un art consommé des éclairages.

 

Carnegie Hall

L’anecdote est connue de tous ceux qui ont côtoyé le chef suisse Armin Jordan (1932-2006)   : lors de la première tournée américaine de l’Orchestre de chambre de Lausanne, dont Jordan a été le directeur musical de 1973 à 1985, un journaliste interroge le chef : « N’est-ce pas un risque pour vous et pour l’orchestre de vous produire dans la plus prestigieuse salle de New York, le Carnegie Hall ? – C’est la salle qui était la plus proche de notre hôtel ! » Apocryphe ou pas, l’anecdote traduit à la fois l’humour d’Armin Jordan et la fascination qu’exerce un complexe unique en son genre (Le Carnegie Hall).

Je me rappelle à mon tour le concert que le même Armin Jordan, cette fois à la tête de l’Orchestre de la Suisse romande, avait donné en octobre 1989. Et ma propre émotion en découvrant, en répétition, puis en concert, l’acoustique unique, chaleureuse et précise, de la salle mythique. La soliste était Julia Varady, qui y faisait aussi ses débuts, avec les Vier letzte Lieder de Richard Strauss. Le lendemain, le critique du New York Times saluait la performance de la cantatrice, dont la voix lui semblait idéalement sertie dans l’écrin orchestral que Jordan lui avait dessiné. Julia n’avait pas du tout lu le papier dans ce sens. Catastrophée, elle se lamentait auprès du secrétaire général de l’orchestre, Ron Golan, et moi, attablés au petit déjeuner – « vous vous rendez compte, le public ne m’entendait pas, ma voix ne ressortait pas ! ». Nous lisions plutôt dans cet article un compliment. Une heure plus tard, je retrouve par hasard Julia Varady dans l’ascenseur de l’hôtel, tout sourire. Elle m’embrasse et me confie : « Je viens de parler à Dietrich (Fischer-Dieskau, son mari !), je lui ai lu l’article, il m’a dit exactement la même chose que vous et m’a félicitée ».

Je rappelle ces souvenirs en découvrant, en dégustant lentement, un magnifique objet, qui fait honneur à son éditeur, d’abord un livre très richement illustré, et surtout un coffret exceptionnel.

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Peu d’inédits sans doute, mais la joie de retrouver des moments véritablement exceptionnels (la dénomination Great Moments n’est pas usurpée), des récitals légendaires (Rubinstein, Horowitz, Serkin, Bolet, Kissin, Berman…) ou cette incroyable soirée pour célébrer le 85ème anniversaire de Carnegie Hall qui réunit le 18 mai 1976 une affiche inédite : Vladimir Horowitz, Leonard Bernstein, Dietrich Fischer-Dieskau, Yehudi Menuhin, Mstislav Rostropovitch, Isaac Stern…

Détails du coffret sur : Bestofclassic

Inattendus

Ces deux derniers jours auront été pour moi l’occasion de rencontres et de situations plutôt inattendues.

Comme nombre d’automobilistes distraits ou peu attentifs aux changements de limites de vitesse sur des tronçons qu’on croit connaître par coeur, j’ai dû récupérer les points perdus de mon permis de conduire, au cours de l’un « stage de sensibilisation à la sécurité routière » (sic). Deux jours pleins dans une salle de classe.

Je m’étais préparé à une plongée dans l’ennui. Et ce fut le contraire qui survint, du fait de la composition de notre groupe de « stagiaires » – 15 hommes, une femme, de tous âges, conditions et origines -, de l’humour et du savoir-faire des « animateurs » aussi. Assis entre un jeune chef d’entreprise coiffé en permanence d’une kippa, à la tchatche contagieuse, et une sublime jeune femme, que peu avaient reconnue comme la réalisatrice de Polisse et Mon Roi, j’ai finalement aimé ce condensé d’humanité, le fonctionnement du groupe, les réactions, les emballements, la diversité des points de vue. Je n’ai pas appris grand chose qui change la nature de ma conduite automobile (je fais attention aux limitations !), mais j’ai adoré ces moments finalement rares d’échange avec des personnes qu’on n’aurait jamais l’occasion de côtoyer autrement.

Ce café pris avec Gutemberg – c’est son prénom ! – qui rit lui-même de s’être fait prendre à 2 heures du matin à dépasser le 30 km/h prescrit au centre de Paris… par des policiers qui  partagent la même salle de gym que lui, ou cet autre avec un trentenaire qui semble revenu de tout, révolté par l’injustice de notre société. Et la majorité du groupe qui trouve injuste de perdre des points pour d’infimes excès, ou l’usage d’un téléphone nécessaire à leur métier (comment fait celui qui vient dépanner des gens coincés dans un ascenseur s’il ne peut répondre à l’appel au secours sur son téléphone ?), le retraité au fort accent de titi parigot qui, deux jours durant, ne cessera de râler contre le système français, les incohérences de la politique de sécurité routière, ou cet autre qui fait un stage pour la 4ème année consécutive parce qu’il n’arrive décidément pas à respecter les limitations de vitesse. Quant à M. la seule femme du groupe, au début taiseuse et comme repliée sur elle-même, elle finira par apostropher les quelques machos de l’équipe (« normal que les femmes aient moins d’accidents, elles n’aiment pas les grosses voitures »!), par leur rappeler que le droit, la morale, et la philosophie ne sont pas nécessairement synonymes. Et le tout s’achèvera dans de grands éclats de rires. M. a en tout cas de la matière pour un nouveau scénario…

La journée d’hier s’achevait par un concert attendu, lui, depuis longtemps par ses fans : Jonas Kaufmann chantait les Wesendonck-Lieder de Wagner au Théâtre des Champs-Elysées, avec l’Orchestre National de France dirigé par Daniele Gatti. Le ténor était bien là, mais on peut bien avouer qu’on est resté sur sa faim. Même si les instants de pure grâce n’ont pas manqué dans cet admirable cycle qu’on est plus souvent accoutumé à entendre chanté par une voix de femme. Mais les meilleurs ont aussi leurs faiblesses et leurs fatigues. Par chance il existe un très beau disque de ce cycle :

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Jamais assez

Je ne fais pas partie, comme certains professionnels de la profession, de ceux qui aménagent, étendent leurs lieux de vie pour héberger une discothèque envahissante. J’ai certes beaucoup de disques mais je fais comme les collectionneurs, j’achète, je vends et revends, je m’en tiens à un volume à ne pas dépasser. C’est une tâche relativement facile depuis quelques années et le système adopté par les majors du classique de republier leurs fonds de catalogues en gros coffrets compacts (ce qui réduit d’autant la surface linéaire des CD isolés). Viendra sans doute le jour où les rayons de ma discothèque ressembleront à un kaléidoscope de cubes plus ou moins imposants.

Coup sur coup deux coffrets publiés par Decca satisfont doublement ce que d’aucuns comparent à une boulimie – jamais assez de disques – et mon souci de rangement.

D’abord un pavé de 55 CD de récitals de chanteurs/cantatrices, pour certains parus isolément, mais de façon assez disparate selon les pays (voir le détail :  55 great recitals)

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Et puis la première vraie intégrale sur instruments dits d’époque des 107 symphonies de Haydn. Composée des sommes réalisées par Christopher Hogwood et son Academy of ancient music, et par Frans Brüggen et son orchestre du XVIIIème siècle (ou The Age of Enlightment), complétées par une nouveauté enregistrée à cette fin par Ottavio Dantone et son Accademia Bizantina (symphonies 78 à 81).

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Le tout pour un prix dérisoire. Sans doute l’intégrale la plus passionnante d’un cycle essentiel, fondamental, tant le génie de Haydn surgit à chaque page.

Je confirme on n’a jamais assez de chefs-d’oeuvre et de grandes versions dans sa discothèque !

Musiciens du dimanche et des autres jours

Avant mon récent voyage, je n’étais allé qu’une seule fois en Chine, à Pékin. Pour le passage de l’an 2005. Il faisait très beau et très froid. J’avais déjà observé qu’en dépit de la température polaire, les jardins et les parcs étaient le terrain de jeu de dizaines de groupes de gymnastique, de tai shi, de chanteurs, de danseurs.

Le phénomène s’est encore amplifié, et ce qu’on a vu à Pékin (dans l’enceinte du Temple du Ciel) comme dans les jardins de Shanghai semble attester de la vivacité de ces traditions. Même si les jeunes n’y participent guère. Où et comment s’amusent-ils ? Je n’ai pas de réponse…

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À Shanghai, le fait que le dimanche 1er mai et le lundi 2 mai étaient fériés cette année a sans doute amplifié (Premier mai en rouge) le phénomène.

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(Le monde en images : Shanghai)

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Dernière vue de Shanghai la nuit du Bund vers Pudong.

Suites et conséquences : les Français enfin

Ce n’est pas la durée qui fait l’importance d’une fonction ou d’une responsabilité, c’est les changements qu’on imprime, les initiatives qu’on prend.

Rappelez-vous, la critique musicale n’a eu longtemps de cesse de dénoncer l’absence de musique française et de chefs français dans les programmes des orchestres parisiens, et particulièrement ceux de Radio France. Certes les tubes de Ravel, Debussy, Berlioz et basta.

J’aurai au moins réussi à convaincre les directeurs musicaux et les équipes artistiques des formations de Radio France de se réapproprier des répertoires parfois négligés durant de nombreuses années.

Tout récemment Mikko Franck dirigeait un mémorable concert composé de L’enfant et les sortilèges de Ravel et de l’Enfant prodigue de Debussy (Mikko Franck Ravel et Debussy). 

Mais, compte-tenu des délais de préparation d’une saison, c’est naturellement à partir de la saison 16/17 que les décisions prises de faire une place beaucoup plus importante – et légitime ! – à la musique française notamment dans la programmation de l’Orchestre National de France, produisent leurs effets (La saison 2016/17 de Radio France). Et pour la première fois depuis très longtemps, 6 chefs d’orchestre français sont invités à l’ONF dans une même saison, les mêmes qui font de brillantes carrières dans le monde entier et qui étaient encore rares dans leur pays natal.

A Stéphane Denève l’honneur d’ouvrir le ban avec deux magnifiques programmes exclusivement français (Ibert, Schmitt,  Saint-Saëns, Ravel, Milhaud, Connesson, Poulenc…)

DENEVE Stéphane @SWR Uwe Ditz

Stéphane Denève qui avait signé avec Eric Le Sage, Frank Braley et l’orchestre philharmonique de Liège la référence moderne des concertos de Poulenc, qui reste un bestseller souvent réédité par Sony.

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Deux semaines après Stéphane Denève, c’est un autre jeune chef français, Fabien Gabel qui dirige Debussy, Berlioz et Richard Strauss au théâtre des Champs-Elysées (Fabien Gabel / ONF).

Jean-Claude Casadesus continuera de fêter ses 80 printemps avec un programme emblématique (Jean Claude Casadesus / ONF)

Lui succèdera un autre octogénaire, Bernard Haitink, qui a lui-même composé son programme. Eloquent ! Gloria de Poulenc et l’intégrale de Daphnis et Chloé de Ravel !

HAITINK Bernard @Clive Barda

Emmanuel Krivine peut bien se permettre des échappées orientales, lui qui a si souvent et excellemment servi la musique française (Krivine / Rachmaninov / Dvorak) et qui continuera, on l’espère de toutes ses forces, à s’en faire le héraut avec l’ONF.

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Au printemps c’est Alain Altinoglu qui avec Anne Gastinel, proposera Prokofiev, Bloch, Dutilleux et Roussel (Altinoglu / ONF / Gastinel).

Puis un beau doublé pour Louis Langrée : une série de représentations de Pelléas et Mélisande au Théâtre des Champs-Elysées (Pelléas et Mélisande / Louis Langrée), et un concert avec Nelson Freire (dans le 4ème concerto de Beethoven) et, en écho à Debussy, le poème symphonique de Schoenberg... Pelléas et Mélisande (Schoenberg / Pelléas / Langrée)

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Du côté de l’Orchestre philharmonique de Radio France, le répertoire français et notamment les compositeurs du XXème siècle ne seront pas négligés, bien au contraire. Et on peut faire confiance à Sofi Jeannin, la cheffe des deux formations vocales de Radio France, le Choeur et la Maîtrise, pour exciter la curiosité du public et lui livrer Fauré, Duruflé, Messiaen, et tant d’autres.

Comme je l’écrivais hier (Suites et conséquences), il faut parfois croire que l’impossible est possible….

 

Suites et conséquences

Privilège de l’âge ou d’une expérience professionnelle  qui commence à devenir conséquente, je suis souvent interrogé – un directeur de festival doit faire le service « avant-vente » ! – sur mon parcours personnel, mes fonctions passées, toutes questions qui n’ont pas grand intérêt de mon point de vue. Mais si le passé éclaire l’avenir, alors, en effet, ce qu’on a essayé, raté ou réussi, peut aider à comprendre les raisons d’un choix, d’une orientation, d’une conviction.

Je disais encore tout récemment au micro d’une radio associative de Montpellier que ma seule passion, mon seul moteur, c’est de faire, d’entreprendre, de changer ce qui ne marche pas, de dépasser les blocages, d’avancer, sûrement pas d’imprimer une marque, mon nom, ma petite personne. Et si j’ai contribué, parfois de manière décisive, à la réussite de certains projets, de certaines réformes, à la réalisation de certaines idées, c’est pour moi une satisfaction intense, une reconnaissance suffisante, de voir que les choses ont suivi leur cours, les structures ont perduré, les idées ont fait leur chemin, bien après que j’ai quitté telle fonction ou responsabilité. Je me dis aussi que j’ai bien fait d’être tenace, constant, persévérant, malgré les obstacles immédiats, les réactions, les grèves parfois.

Voici deux ans que j’ai quitté la direction de l’orchestre philharmonique royal de Liège. Comment ne me réjouirais-je pas de voir coup sur coup sortir plusieurs disques initiés il y a quelques années déjà, et aboutir une initiative que nous avons mis beaucoup, beaucoup d’énergie et de force de conviction à faire émerger, cette nouvelle émission de télévision Sensations

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C’est, en quelque sorte, adaptée à la télévision la formule Music Factory que j’avais lancée avec Fayçal Karoui en 2013.

Bonheur de lire les excellentes critiques parues sur le coffret des oeuvres concertantes de Lalo qui résulte d’une initiative lancée dès 2009 avec la Chapelle Musicale Reine Elizabeth et qui nous avait déjà valu l’intégrale des concertos pour violon de Vieuxtemps, puis les oeuvres pour violon et violoncelle de Saint-Saëns.

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Bonheur de voir se poursuivre l’exploration du répertoire concertant d’Eugène Ysaye, encore très largement méconnu, grâce au projet initié avec l’association Musique en Wallonie

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Nouveauté avec les deux violons solo de l’Orchestre philharmonique de Radio France, les excellents Svetlin Roussev et Amaury Coeytaux :

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Voici un an je quittais la direction de la Musique de Radio France. Non sans avoir lancé plusieurs chantiers ni essayé et parfois réussi à résoudre des difficultés inhérentes à toute structure lourde et complexe.

C’est ainsi qu’un magnifique projet de concerts et d’enregistrements fin 2014 autour de Peter Eötvös (https://fr.wikipedia.org/wiki/Péter_Eötvös), avait  failli capoter, parce que la mise en place des répétitions et des concerts dans les deux toutes nouvelles salles de concert de la Maison de la radio (Studio 104 et Auditorium) s’avérait très compliquée du fait des effectifs requis. Il n’y avait pas de maison de disques partenaire à l’horizon.  A force de conviction, de persévérance, et de beaucoup de bonne volonté de la part de toutes les personnes impliquées, on a pu organiser les répétitions, les concerts, puis la collaboration entre Radio France et le label Alpha, membre du groupe Outhere (le même éditeur que le coffret Lalo des Liégeois !). Le disque vient de sortir, où ma préférence va, je l’avoue, à la prestation pyrotechnique de Martin Grubinger !

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Le Voyage d’Orient

Je ne veux pas évoquer de nouveau ici le voyage qui m’a conduit en Chine et en Inde. Pour les images personnelles de ce périple : https://lemondenimages.me.

Il s’agit du Voyage d’Orient qui est proposé en juillet prochain à Montpellier et dans toute la grande région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées (vivement un nom plus court !). Et de la joie éprouvée à découvrir une brochure qui résulte de mois de travail pour toute une formidable équipe, de relectures et d’arbitrages. Et finalement les félicitations des premiers lecteurs (« ça donne envie », « c’est clair et lisible »)

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On peut perfectionner à l’infini tous les modes virtuels de communication – et le Festival est plutôt en pointe de ce point de vue – réseaux sociaux, application, site – il n’en reste pas moins que le papier, l’écrit, la qualité d’une brochure, d’un programme, sont irremplaçables. Je suis fier de ce beau travail, qui laisse présager une édition 2016 très riche d’émotions et de rencontres humaines et musicales.

http://www.festivalradiofrancemontpellier.com / @FestivalRFMLR / #FestivalRF16 / #LeVoyagedOrient.