Orchestres sans tête et autres nouvelles

Nul ne sait en dehors de la Belgique francophone ce qu’est un oiseau sans tête, je garde de mes années liégeoises un excellent souvenir de cette spécialité culinaire. C’est ce à quoi m’a fait penser un excellent article d’un journaliste français installé depuis des lustres au Québec, Christophe Huss dans le journal Le Devoir

Orchestres sans tête

Christophe Huss évoque un « marché des chefs d’orchestre en ébullition aux Etats-Unis » dans un article très complet que j’invite à lire.

Il évoque quatre grands orchestres américains – Cleveland, Boston, San Francisco, Los Angeles – qui se retrouvent, à court terme, sans chef titulaire.

À Cleveland, c’est Franz Welser-Moest qui part après un « règne » de plus de vingt ans dont on a du mal à percevoir les lignes de force ni l’héritage qu’il laissera.

A San Francisco, Esa-Pekka Salonen part après un quinquennat trop bref, au motif que sa programmation était trop audacieuse pour complaire aux généreux mécènes de l’orchestre…

A Los Angeles, c’est Dudamel qui jette l’éponge après seize ans d’un mandat qui a fait pas mal d’étincelles.

Quant à Boston, j’ai déjà évoqué le conflit entre l’administration et Andris Nelsons.

Quand on change d’avis

Je n’avais pas du tout aimé la première parution d’une intégrale des symphonies de Beethoven enregistrées « live »à Vienne par Simon Rattle. Prise de son étriquée, son d’orchestre qui ne reflétait en rien l’opulence des Wiener Philharmoniker. Et puis Warner a réédité le coffret, avec semble-t-il une vraie « remasterisation » et le rendu est cette fois d’une toute autre ampleur.

Le pianiste révélé

Je l’avoue, je n’ai pas encore cédé à l’attrait que le tout jeune pianiste russe, Alexandre Malofieiev (oui c’est bien ainsi qu’on prononce son nom, n’en déplaise à cette affreuse habitude de la transcription internationale) exerce sur une critique qui semble conquise d’avance (Alexandre Malofeev stupéfie la salle Gaveau). A défaut de l’avoir entendu en concert – mais cela ne saurait tarder ! – j’ai acheté le double album qu’il vient de sortir.

Programme admirable, qui nous change si heureusement de tous les disques inutiles de certaines stars du piano (ou du violoncelle)

Et toujours humeurs et bonheurs dans mes brèves de blog ! (l’au-revoir à Philippe Provensal, la disparition d’Isabelle Mergault, le soutien à Sophia Aram)

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