Encore du piano : Bavouzet, Hough, Luisada, Fou Ts’ong

Mercredi, première sortie parisienne depuis « l’incident » (lire Une expérience singulière) survenu il y a trois semaines.

Jean-Efflam Bavouzet maître ès Haydn

Retour au Théâtre des Champs-Élysées toujours avec l’Orchestre de chambre de Paris pour un programme aussi rare que captivant (Elgar, George Benjamin, Haydn) Rare en effet, parce que Haydn est si peu à l’affiche des concerts parisiens, encore plus ses concertos pour clavier. C’était aussi pour moi l’occasion d’entendre pour la première fois en concert – tout arrive ! – un musicien français que je suis depuis très longtemps : Jean-Efflam Bavouzet.

Bavouzet et l’orchestre de chambre de Paris dirigé par Douglas Boyd ont fait un tabac avec le concerto en fa Majeur de Haydn au point de bisser le dernier mouvement.

Le pianiste français n’en est pas à son coup d’essai dans sa découverte de l’univers fantasque du piano de Haydn. Un premier disque chez Harmonic Records il y a une trentaine d’années, puis une intégrale en cours des sonates chez Chandos révèlent l’interprète le plus passionnant et inventif de ce répertoire qui n’a jamais fini de nous surprendre. (On évitera absolument l’assommante et si prosaïque somme enregistrée par Rudolf Buchbinder et régulièrement rééditée !)

Stephen Hough : un must

Impossible en revanche pour moi d’assister au concert que donnait, hier soir, le pianiste anglais Stephen Hough (pour la prononciation lire ici !), à l’auditorium de la Maison de la radio. Concert à (ré)écouter sur francemusique.fr , notamment pour le Quatrième concerto de Saint-Saëns, dont Hough a laissé une formidable version au disque (lire Saint-Saëns #100 : les concertos pour piano).

Warner réédite – sans doute à l’occasion du 60ème anniversaire du pianiste – une série un peu disparate d’enregistrements parus sous étiquette Virgin.

Ce coffret, aussi composite soit-il, met en valeur des qualités que Stephen Hough manifeste depuis ses débuts: une formidable virtuosité, au service d’une imagination sans limite tant dans les chefs-d’oeuvre du répertoire que dans les chemins de traverse (le piano de Britten, mais aussi quantité de pièces de chic et de charme incluses dans un double CD jadis publié sous le titre banal de Piano Album, et qui trouve le moyen d’éviter quasiment tous les tubes habituels de ce genre de récital.

La notoriété encore très relative de Stephen Hough sur le continent a fait que beaucoup de ses disques n’ont guère intéressé la critique française. Je n’ai pas le souvenir d’avoir lu grand chose par exemple sur les concertos de Brahms gravés jadis avec Andrew Davis…

Luisada et Chopin

On sait que depuis un prix au Concours Chopin 1985, les noms de Jean-Marc Luisada et de Frédéric Chopin sont indissolublement liés. Sony réédite opportunément un coffret de 7CD dont certains constituent pour moi des nouveautés – ont-ils même jamais été régulièrement diffusés en Europe ? – puisque enregistrés – magnifiquement – entre 2000 et 2006 au Japon.

Un conseil : on se précipite sur ce coffret, on est sûr d’y entendre du grand et beau piano, et un Chopin qui chante et rayonne.

Fou Ts’ong ou la surprise

Chopin toujours, et des disques devenus mythiques à force d’être introuvables. Ceux que le pianiste anglais d’origine chinoise Fou Ts’ong, disparu l’an dernier, a enregistrés pour Columbia au milan des années 60. Les voici de nouveau disponibles.

Oserai-je avouer ma déception ? une première impression désagréable à l’écoute de certaines études de l’opus 25, trop rapides, quasi survolées, des nocturnes un peu raides. Mais je ne veux pas rester sur cette impression, je vais laisser reposer… et reprendre l’écoute dans quelque temps.

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