La musique seulement

Un week-end à l’abri des tragédies du monde. Contraste absolu avec le dernier, tout entier consacré à préparer l’émission spéciale #SoiréeJeSuisCharlie diffusée de l’Auditorium de la Maison de la radio sur France 2, France Inter, France Culture, la RTBF, etc.

Des disques pour se retrouver, se ressourcer.

D’abord cet extraordinaire récital d’Arthur Rubinstein d’avril 1963 joint au numéro de janvier de Diapason (http://www.diapasonmag.fr/actualites/a-la-une/concert-inedit-de-rubinstein-en-1963-notre-indispensable-de-janvier-est-arrive)

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J’avais déjà une immense admiration pour le musicien et l’homme, ici je découvre un Beethoven torrentiel, un Schumann impétueux, et tout le reste prodigieux pour un pianiste de 81 ans devant un public hollandais captivé. Et quelle belle prise de son ! Indispensable !

Cela faisait un moment que j’avais le coffret de 3 CD sur ma table, pas eu le temps de l’ouvrir. Excellente idée, très bon texte, sélection intelligente des extraits, mais un défaut majeur : nulle part, ni sur les CD eux-mêmes, ni sur la couverture, ni dans le livret pas l’ombre d’une indication sur les interprètes. On reconnaît bien sûr les voix de Renata Scotto, Leontyne Price, Lucia Popp, on sait que tout est tiré du fonds RCA ou Sony. Dommage, vraiment dommage…

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Avant qu’ils ne soient, peut-être, distribués en France, on est allé chercher du côté de l’Italie, via amazon.it, deux coffrets bienvenus.

D’abord la suite des rééditions du legs Christopher Hogwood chez Oiseau-Lyre : après les indispensables coffrets Beethoven, Haydn, Mozart, Vivaldi, voici ses Bach (contenu des 20 CD : http://www.amazon.it/Bach-Recordings-Christopher-Hogwood/dp/B00Q2MK9II/ref=sr_1_1?s=music&ie=UTF8&qid=1421482197&sr=1-1&keywords=bach+hogwood). On va prendre le temps de déguster…

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Et puis tandis que Deutsche Grammophon s’apprête à rhabiller le coffret des Early Years de Lorin Maazel (mais rien de neuf, pas même les quelques disques berlinois jadis parus sous étiquette Philips), on apprécie ce regroupement des splendides Tchaikovski et Sibelius, et de quelques Richard Strauss, captés à Vienne – Maazel était dans sa trentaine – dans la miraculeuse Sofiensaal.

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C’est par Maazel et les Viennois que j’ai découvert, adolescent, les premières symphonies de Tchaikovski et surtout les symphonies de Sibelius, un coffret de vinyles déniché dans ce qui était alors une caverne d’Ali Baba pour les mélomanes aux Puces de Saint-Ouen. Là encore, un indispensable de toute discothèque !

Heureux

François Hudry a bien fait de le rappeler : http://www.qobuz.com/info/Editoriaux/Francois-Hudry-Cum-grano-salis/N-oublions-pas-Gluck175553.

2014 est une aubaine pour les marchands d’anniversaires, dans le désordre Rameau, Richard Strauss, Carl Philip Emanuel Bach… et Gluck – liste non exhaustive. On ne parle même pas des commémorations historiques, les 70 ans du Débarquement aujourd’hui, dans quelques semaines le centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Dans la masse des publications et rééditions que suscitent ces anniversaires, une mention spéciale à Decca qui propose une des plus intéressantes et intelligentes compilations des grands ouvrages lyriques de Christoph Willibald von Gluck :

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Contenu de cette précieuse boîte :

1. Orfeo ed Euridice, version viennoise en italien (1762) / McNair, Ragin, Sieden, Gardiner

2. Orphée et Eurydice, version parisienne en français (1774) / Croft, Delunsch, Harousseau, Minkowski

3. Alceste, version parisienne (1776) / Groves, Otter, Henschel, Beuron, Tézier, Testé, Gardiner

4. Paride ed Elena / Kozena, Gritton, Sampson, Webster, McCreesh

5. Armide / Delunsch, Naouri, Le Texier, Workman, Beuron, Kozena, Minkowski

6. Iphigénie en Aulide / Otter, Van Dam, Dawson, Aler, Cachemaille, Laurence, opéra Lyon Gardiner

7. Iphigénie en Tauride / Montague, Allen, Aler, Alliot-Lugaz, Argenta, Borst, opéra Lyon Gardiner