Dans ma boîte aux lettres : Haitink, Demus, van Barentzen

Les compléments Haitink

Le grand chef hollandais Bernard Haitink, disparu il y a cinq ans, a déjà bénéficié de magnifiques rééditions de sa discographie, d’abord avec le Concertgebouw d’Amsterdam, puis au printemps dernier avec l’orchestre philharmonique de Londres. Restait à rassembler les enregistrements réalisés à Berlin, Vienne ou Boston, où le chef était régulièrement invité.

31 CD

Mahler Symphonies Nos. 1-7; Symphony No. 9; Symphony No. 10; Lieder eines fahrenden Gesellen (BPO)
Poulenc Organ Concerto (Thomas Hurford)
Mark-Anthony Turnage Some Days (orch.jeunes Communauté européenne)
Schumann Cello Concerto, Op. 129; Adagio & Allegro, Op. 70; Fantasiestücke, Op. 73; 5 Stücke im Volkston, Op. 102 (Heinrich Schiff)
Stravinsky The Firebird; Scherzo à la russe; Petrushka; Scènes de ballet; Le Sacre du Printemps; Pulcinella (BPO) Violin Concerto (David Oistrakh, orch. Lamoureux)
Beethoven Fidelio (Norman, Dresde)
Berlioz Symphonie fantastique (VPO)
Brahms Symphonies Nos. 1-4; Tragic Overture, Op. 81 (Butry sur Oise) Piano Concerto No. 2 (Ashkenazy VPO) Ein deutsches Requiem, Op. 45; Schicksalslied, Op. 54, Nänie; Alt-Rhapsodie; Haydn Variations (VPO)
Bruckner Symphony No. 3; Symphony No. 4; Symphony No. 5; Symphony No. 8; Te Deum (VPO)
Ravel Daphnis et Chloé; La Valse; Rapsodie espagnole; Menuet antique; Ma mère l’oye; Boléro; Alborada del gracioso; Le Tombeau de Couperin; Valses nobles et sentimentales (BSO)

BPO : orchestre philharmonique de Berlin / VPO : orchestre philharmonique de Vienne / Butry sur Oise : orchestre symphonique de Boston)

Très peu de redécouvertes, mais quelques surprises, comme une symphonie fantastique plus poétique que frénétique, tout un ensemble Ravel qui bénéficie de la tradition bostonienne forgée par Munch et Ozawa.

Pour Mahler et Bruckner, la comparaison entre les captations réalisées à Amsterdam, puis plus récemment à Munich avec l’orchestre de la radio bavaroise, n’est pas sans intérêt, même si les permanences de l’art du chef – lisibilité, fluidité, plus que monumentalité – se coulent dans les spécificités sonores des Berlinois ou des Viennois.

Le piano d’Aline van Barentzen

J’avais jadis un ou deux disques de la collection économique Trianon chez EMI, des sonates de Beethoven entre autres, d’Aline van Barentzen (1897-1981) dont ma professeure de piano au conservatoire de Poitiers avait été l’élève au conservatoire de Paris. Je désespèrais de jamais retrouver cela en CD, jusqu’à ce que je découvre au début de l’été un coffret publié par Meloclassic, 9 CD remplis de pépites

Comment se fait-il que cette artiste ait une discographie aussi mince, en dehors de ces heureuses captations de concert ?

On ne m’en voudra pas d’aller rechercher – de retour du Brésil – ces précieux témoignages de la collaboration entre le plus grand compositeur brésilien du XXe siècle, Heitor Villa-Lobos, et la pianiste franco-américaine.

Warner serait bien inspiré de rééditer au moins les quelques enregistrements réalisés pour La Voix de son Maître, ses Beethoven en particulier !

Jörg Demus chez Schumann

Lorsqu’il est mort en 2019, j’avais fait un portrait très personnel de Jörg Demus : Le piano poète. Encore un artiste dont la discographie est dispersée ô combien! Dans la même collection Meloclassic, j’ai repéré un double album pour l’essentiel consacré à Schumann et à des prises de concert réalisées à Dresde.

Et toujours dans mes brèves de blog, les grands bonheurs et les petits malheurs de ces derniers jours.