Libre

D’abord, en ce 1er août, bonne fête à mes compatriotes – eh oui, comme je l’ai déjà raconté ici (L’été 69), j’ai aussi la nationalité suisse ! Pensées pour ma mère, et les nombreux cousins et cousines que je compte encore entre Berne et Lucerne.

Ici à Entlebuch en 2020 devant le buste de mon ancêtre Josef Zemp (quelqu’un m’ayant fait malicieusement remarquer une parenté… avec les oreilles !)

Liberté

Ce 1er août est aussi le premier jour d’une liberté retrouvée. Comme je l’écrivais avant-hier (Le coeur léger), je suis désormais « libre de tout engagement », soulagé de ne plus devoir assumer la responsabilité d’un collectif, libre de choisir mes activités – la retraite ce n’est pas maintenant ! -, libre d’écrire, de lire, d’écouter ce que je veux, libre tout simplement de jouir de la vie et de ses bonheurs.

Ce n’est pas une simple formule, pour qui tient un blog depuis 2007 (avant celui-ci il y en eut d’autres qui ne sont plus visibles sur le Net, mais qui ont été partiellement imprimés). Un exemple illustrera les limites de la liberté dont je pouvais ou non jouir.

C’était à Liège il y a dix ou quinze ans, les salariés de la plus grosse entreprise publique d’énergie et de télécommunications étaient en grève – justifiée de mon point de vue – en réaction au mépris que leur manifestait leur puissant patron, un ponte du PS local… J’avais fait un article de blog intitulé « Dégueulasse » pour dire mon indignation. Le Vif/L’Express, le pendant belge de L’Express, en avait repris un extrait… avec le même titre. Le jour de sa parution, j’avais passé une grande partie de la journée en réunion à Bruxelles, dans un lieu qui ne captait pas le réseau téléphonique. Reprenant ma voiture pour rentrer à Liège, je découvre plusieurs messages téléphoniques et SMS, me demandant de rappeler le président de l’Orchestre de Liège, par ailleurs échevin de la culture (adjoint au maire) de Liège et personnalité importante du PS . Je tombe des nues lorsqu’il me cite le papier du Vif/L’Express, que je n’ai bien sûr pas vu, et qu’il m’annonce que le puissant patron mis en cause a exigé des sanctions à mon égard, et même ma démission. « Mon » président s’y refuse et me défend, mais il me « conseille » d’éviter à l’avenir de m’exprimer sur des sujets autres que strictement musicaux. Le directeur d’un orchestre subventionné par les pouvoirs publics est tenu à une certaine réserve dans son expression.

Je me le tiendrai pour dit, et tout au long des années qui suivront, à Liège, à Paris ou à Montpellier, je m’auto-censurerai même sur un blog revendiqué comme personnel.

Aujourd’hui, je redeviens un blogueur libre, dans les limites évidemment du secret professionnel que j’ai toujours strictement observé et continuerai d’observer dans mes responsabilités passées, actuelles et futures.

Je ne me priverai donc pas de relater anecdotes et souvenirs de tous ces moments privilégiés que j’ai eu le bonheur de partager avec tant d’artistes et de belles personnes.

En attendant, vacances !

Hier soir sur les bords de l’Oise à L’Isle Adam

La ville des ours

(https://lemondenimages.me/2016/04/15/la-ville-des-ours/)

Les villes qui portent des noms d’animaux sont plutôt rares dans le monde, encore plus lorsqu’il s’agit d’une capitale fédérale. C’est le cas de Berne, en Suisse (Bern en allemand qui se prononce comme Bär(e)n, le pluriel de Bär = ours) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Berne)

L’une des attractions touristiques de la petite ville perchée sur les bords de l’Aar fut longtemps sa fosse aux ours (Bärengraben), étendue depuis quelques années aux pentes de  la rivière et laissant ainsi les deux pensionnaires actuels s’épanouir en milieu protégé.

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Berne garde de beaux témoignages de son histoire.

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L’un des joyaux de la capitale helvétique est sa cathédrale : (https://fr.wikipedia.org/wiki/Collégiale_Saint-Vincent_de_Berne)

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Particularité des rues du centre (Kramgasse, Gerechtigkeitgasse), les fontaines ornées de figures multicolores, et les imposantes horloges.

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Et on achève la visite par la place du Palais fédéral, où siègent le gouvernement et le parlement de la Confédération helvétique. C’est l’un de mes ancêtres maternels, Josef Zemp, qui l’inaugura en 1902 ! (https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Zemp).