Les classiques de Gainsbourg

Eh oui ! Serge Gainsbourg, mort il y a trente ans, le 2 mars 1991, était un emprunteur. Il n’a jamais renié son amour de la musique classique (« J’aime la grande musique. Moi je fais de la petite musique. De la musiquette. Un art mineur. Donc j’emprunte »), ni a fortiori les sources d’inspiration de plusieurs de ses chansons (une vingtaine au moins).

Il en parle dans le beau documentaire – Gainsbourg, toute une vie – diffusé vendredi dernier sur France 3 (qu’on peut encore revoir sur france.tv).

Max Dozolme en parlait ce matin sur France Musique : Gainsbourg au piano avec Chopin.

Nous l’avions illustré à Liège, lors d’une fête de la musique mémorable, en 2009 (lire l’article de Sylvain Rouvroy sur ResMusica : Salut Gainsbourg !) : dans la même soirée, une quinzaine de chanteurs s’étaient succédé sur la scène de la Salle Philharmonique de Liège, puis l’Orchestre philharmonique de Liège dirigé par Jean-Pierre Haeck avait joué cinq extraits « classiques ».

Je ne vais pas me livrer à une recension exhaustive des « emprunts » classiques de Gainsbourg, mais plutôt souligner les moins connus ou les plus originaux.

  1. Poupée beethovénienne

La plus célèbre des chansons de Gainsbourg pour France Gall, Poupée de cire, Poupée de son (1965)

a un furieux air de parenté avec l’un des thèmes du dernier mouvement de la 1ère sonate pour piano de Beethoven. La preuve : écouter Daniel Barenboim à 0’38

2. My Lady sur un marché persan

Gainsbourg, pour son sulfureux Lady Heroïne, va chercher une mélodie chez le Britannique Albert Ketelbey (1875-1959), auteur à succès de musiques « exotiques », comme Sur un marché persan à écouter à partir de 1’45 »

3. La chanson perdue de Solveig

Enregistrée en concert, dans la ville natale de Grieg, par l’excellent orchestre de Bergen et son excellent chef Edward Gardner, la chanson de Solveig, faisant partie de la musique de scène de Peer Gynt, est à entendre à 14’50.

4. Jane et Frédéric

Chopin a inspiré plusieurs des mélodies de Gainsbourg, et pas nécessairement les pièces les plus connues. Ainsi le 4ème des Préludes op.28, si mélancolique, donne Jane B. en 1969

5. La Tristesse de Charlotte

Lemon Incest s’inspire directement de la plus célèbre des Etudes de Chopin, la 3ème de l’opus 10, surnommée « Tristesse »

6. Chopin dépressif

Toujours Chopin dans Dépression au-dessus du jardin

Cette fois c’est la 9ème des études de l’opus 10 qui est convoquée. Ici sous les doigts inimitablement poétiques d’Artur Rubinstein

7.8. Son Nouveau Monde

Gainsbourg utilise, à deux reprises, des thèmes de la Symphonie n°9 dite « du Nouveau monde » de Dvorak.

Le moins évident des emprunts – dans le 4ème mouvement de la symphonie – se trouve dans le film Le Pacha de Georges Lautner (1968) et la chanson Requiem pour un con que Gainsbourg chante et joue devant Jean Gabin

à partir de 0’22 »

Pas non plus immédiate la référence au Nouveau monde dans Initials BB

on repère l’emprunt à 4’45 »

9. Lou Appassionnata

Le rapport entre cette chanson et Beethoven ? Pas évident du tout. Mais Gainsbourg qui connaissait ses classiques trouve le thème du refrain de cette chanson dans l’un des thèmes de la sonate n°23 dite « Appassionata » de Beethoven…

Et pour finir cette liste non limitative, le plus célèbre des emprunts gainsbourgiens à la musique classique :

Brahms et le charme mélancolique du troisième mouvement de sa 3ème symphonie ne pouvaient pas ne pas séduire Gainsbourg.

J’ai pour cette intégrale viennoise de John Barbirolli une tendresse toute particulière, même s’il y a bien des versions plus idiomatiques (lire Barbirolli le Viennois)

Les raretés du confinement (X) : Rimbaud, Orozco, Susskind, Seefried, Lalo, Saint-Saëns etc.

#Confinement2 Une rubrique quotidienne sur Facebook qui n’est malheureusement pas près de s’éteindre… Puisqu’on évoque même, avec une sorte de gourmandise malsaine, la perspective d’un reconfinement dans certaines régions de France !

17 février : Les Illuminations de Felicity Lott

Hommage à Steuart Bedford (1939-2021) suite : un extrait de l’une des oeuvres les plus fortes de Benjamin Britten, le cycle de mélodies « Les Illuminations » (sur des poèmes de Rimbaud), une interprète d’exception de ce cycle, ma très chère Felicity Lott (lire : Dame Felicity) ici accompagnée par Steuart Bedford :

18 février : le Chopin de Rafael

Rafael Orozco (1946-1996) est un immense musicien, un pianiste majeur, un interprète d’élection des grands romantiques. Malheureusement ses disques (EMI, Philips, Valois) sont pour l’essentiel devenus introuvables, voire non édités en CD. Souhaitons que la magnifique réédition de ce double album Chopin (une première en CD pour les Préludes) par Warner soit le prélude à d’autres rééditions indispensables (excellente notice de Jean-charles Hoffelé sur les raisons d’une discographie erratique)

19 février : L’Empereur Rafael

#RafaelOrozco Pour prolonger mon billet d’hier sur le pianiste Rafael Orozco (1946-1996) – lire Le Chopin de Rafael – cette captation très émouvante d’un concert à Londres, probablement en 1995, un splendide « Empereur » de Beethoven, où Rafael Orozco retrouve Neville Marriner (1924-2016)

20 février : Un premier disque pour l’éternel second

Ce disque a vingt ans et une histoire. J’avais découvert et aussitôt aimé passionnément la bien trop méconnue Symphonie en sol mineur d’Edouard Lalo grâce à la version impérissable de Thomas Beecham. Je ne l’avais jamais entendue en concert et jusqu’à ma nomination à la direction générale de l’ Orchestre Philharmonique Royal de Liège, je n’étais jamais parvenu à la programmer (lire L’éternel second). Dès la saison 2000/2001 je la confiai au jeune chef belge Jean-Pierre Haeck et dans la foulée proposai au label Cypres un disque tout Lalo, avec la Symphonie en sol mineur (1886), contemporaine de la 3ème symphonie de Saint-Saëns et de la symphonie cévenole de D’Indy.

21 février : Claude Carrière et le Duke

Pour rendre hommage à notre cher Claude Carrière disparu samedi (lire La belle carrière de Claude) et à sa passion pour Duke Ellington, cette soirée du 28 juillet 1965 au festival de Tanglewood où le génial pianiste et compositeur de jazz partageait la scène avec Arthur Fiedler et ses Boston Pops

22 février : Céleste duo

Peut-être pas « historiquement informé », mais depuis longtemps un trésor de ma discothèque. Une bonne dose de jubilation, si nécessaire en cette période.La voix plus « céleste » que jamais de Teresa Stich-Randall mariée à celle de Dagmar Hermann sous la direction de Felix Prohaska (1960)

23 février : Les enfants de Jonas K.

Une des grandes soirées du Festival Radio France Occitanie Montpellier, le 27 juillet 2005, l’opéra d’Engelbert Humperdinck, Les enfants du Roi / Die Köningskinder, un ténor de 36 ans qui n’est pas encore la star qu’il est devenu, Jonas Kaufmann, un merveilleux chef qui dirigeait pour la dernière fois à Montpellier, Armin Jordan

24 février : les Cent de Saint-Saëns

#SaintSaens100 #FestivalRF21 Saint-Saëns (1835-1921) va être à l’honneur toute cette année, centenaire de sa mort oblige, et ce n’est que justice. J’ai découvert le plus connu de ses cinq concertos pour piano, le Deuxième, grâce à Artur Rubinstein, et à sa première version stéréo en 1958, sous la direction d’Alfred Wallenstein (lire : La découverte de la musique)

25 février : Cheffe d’orchestre

On parle et on entend – heureusement – de plus en plus des cheffes d’orchestre. Dans une collection « super-économique » j’ai retrouvé dans ma discothèque un disque magnifique de l’une de ces cheffes pionnières, la Française Claire Gibault – organisatrice du concours La Maestra, fondatrice du Paris Mozart Orchestra – Claire Gibault – un disque gravé au milieu des années 80, à Londres, avec le Royal Philharmonic Orchestra. Sur ce disque une splendide 5ème symphonie de Beethoven, et surtout l’une des versions les plus vivantes, joyeuses, allantes (aux antipodes des accents wagnériens qu’y mettent beaucoup de chefs) de la symphonie n°8 dite « Inachevée » de Schubert.

26 février : Vivement l’été

Un très beau disque, un peu passé inaperçu à sa sortie en 2011, dont je suis fier. De beaux artistes, Anne-Catherine Gillet, le chef Paul Daniel, mon cher Orchestre Philharmonique Royal de Liège, et un programme original et sans concurrence discographique !Envie, en ces temps de morosité, de fatigue morale, de penser à l’été, avec ce titre si évocateur de Samuel Barber (1910-1981) : Knoxville : Summer of 1915 est une « rhapsodie lyrique » qui évoque un soir d’été à Knoxville dans le Tennessee sur un texte de James Agee. L’oeuvre a été créée en 1948 par Eleanor Steber et le Boston Symphony Orchestra dirigé par Serge Koussevitzky

27 février : Walter le Tchèque

Un grand chef d’origine tchèque, Walter Susskind (1913-1980), une discographie remarquable mais disparate (lire : Les sans-grade: Walter Susskind) Ici un extrait des Spirituals de Morton Gould, qui doit rappeler des souvenirs aux plus âgés des téléspectateurs français.

28 février : Dvořák l’Américain

Un chef d’orchestre britannique, d’origine tchèque, Walter Susskind (lire Les sans-grade: Walter Susskind), une violoncelliste canadienne d’origine russe, Zara Nelsova (1918-2002), ça donne une splendide version du concerto pour violoncelle de Dvořák :

Concerto pour violoncelle (3ème mouvement)

Zara Nelsova, violoncelle

St. Louis Symphony Orchestra

dir. Walter Susskind. (Vox/Brilliant Classics)

1er mars : Respighi au couchant

Dans la discographie de la grande soprano allemande Irmgard Seefried (1919-1988) une vraie rareté : cette longue mélodie pour soprano et cordes d’Ottorino Respighi, qui date de 1914, intitulée Il Tramonto.

Sainte Nitouche

IMG_3519

Vendredi soir, première parisienne d’un spectacle qui a beaucoup tourné depuis sa création en octobre 2015 à Toulon (sous la direction du chef belge Jean-Pierre Haeck), Mam’zelle Nitouche, l’opérette sans doute la plus connue de Louis-Auguste-Florimond Ronger, dit Hervé.

Au théâtre Marigny, à deux pas de l’Elysée, rouvert depuis quelques mois sous la houlette de l’ancien directeur du Châtelet, Jean-Luc Choplin, qui en a fait un nouveau temple de la comédie musicale et de l’opérette. En l’occurrence, cette série de représentations de Mam’zelle Nitouche – jusqu’au 15 juin – est à l’initiative du Palazzetto Bru ZaneOn avait déjà applaudi une première « résurrection » de l’oeuvre d’Hervé due au PBZ, Les Chevaliers de la Table ronde en décembre 2015 !

cd-herve

On ne change pas une équipe qui gagne ! La recette du succès de ces Chevaliers a été appliquée avec bonheur à Mam’zelle Nitouche : la mise en scène loufoque et déjantée de Pierre-André Weitzla direction spirituelle de Christophe Grapperon (avec, cette fois, dans la fosse, les excellents musiciens des Frivolités parisiennes).

IMG_3527

Et une distribution qui ne mérite que des éloges :

Denise de Flavigny / Mam’zelle Nitouche, Lara Neumann
Célestin / Floridor, Damien Bigourdan
Fernand de Champlâtreux, Samy Camps
Le Major, comte de Château-Gibus, Eddie Chignara
La Tourière / Sylvia, Sandrine Sutter
Le Directeur, Antoine Philippot
Lydie, Clémentine Bourgoin
Gimblette, Ivanka Moizan
Gustave, officier, Pierre Lebon
Robert, officier, David Ghilardi
Le Régisseur, Piero (alias Pierre-André Weitz)

IMG_3526

Au milieu de tout ce petit monde, tour à tour Mère supérieure du couvent de Hirondelles,    Corinne, chanteuse de cabaret sur le retour, ou Loriot, Olivier Py s’en donne à coeur joie.

L’apparition de Sainte Nitouche au dernier acte n’est pas la moins réussie des surprises que nous réserve la mise en scène de Pierre-André Weitz !

62423326_10157257910553194_8747665792771817472_n

Bref, on s’amuse beaucoup. Même si le sujet est un peu daté, la substance musicale un peu courte. On en redemande !

IMG_3521

L’ange, la belle et l’académicien

Semaine riche, marquée du sceau de l’amitié.

Janvier 2003, concert de Nouvel An à Liège, un jeune chef belge que j’ai repéré dans la fosse de l’Opéra royal de Wallonie, et une jeune chanteuse qui a fait ses classes à Lyon : Jean-Pierre Haeck et Karine Deshayes dans Mozart et Rossini. Triomphe. Et avec l’une et l’autre une amitié qui s’est nourrie d’années de complicité, de rencontres, de concerts. Karine était le merveilleux Ange du Paradis et la Péri de Schumann (https://jeanpierrerousseaublog.com/2015/06/05/un-petit-coin-de-paradis/), et mardi dernier l’invitée, à la salle Gaveau, du tout nouveau Festival Mezzo, avec deux compères de choix, le pianiste Jeff Cohen et le baryton français Jean-Sébastien Bou. IMG_2818 Pyrotechnies rossiniennes – ce souvenir de LIège ! – pour conclure un programme exigeant, duos et solos, de Mendelssohn à Mozart, de Fauré à Rossini. Une artiste admirable qui a tracé sa route, et pas des moindres, sans jamais cesser d’être musique, simplicité et amitié.

Lundi soir pur plaisir aussi avec la nouvelle Belle Hélène du Châtelet. IMG_2817   Evidemment les critiques professionnels n’ont pas manqué de jouer au jeu des comparaisons avec une autre production mythique du plus populaire sans doute des ouvrages d’Offenbach, donnée sur la même scène en 2000, avec l’impayable Felicity Lott en blonde Hélène, et une distribution d’enfer (Michel Sénéchal !), Marc Minkowski dans la fosse, Laurent Pelly à la manoeuvre. Spectacle repris, enregistré, multi-diffusé.

On est très heureux que Jean-Luc Choplin ait confié à une nouvelle équipe cette éternelle source de jouvence qu’est cette Belle Hélène, dans une version d’ailleurs complétée, révisée par le spécialiste ès-Offenbach, Jean-Christophe Keck.

Bien sûr les procédés de superposition vidéos du duo Corsetti-Sorin ont un air de déjà vu, et pallient parfois une absence de véritable direction d’acteurs. Bien sûr le berger Pâris n’est pas vraiment à son aise ni vocalement ni physiquement (et les dialogues parlés d’Offenbach appris phonétiquement… ça ne le fait pas trop !). Mais Gaëlle Arquez a l’âge, la voix, la beauté du rôle de la blonde Hélène, Jean-Philippe Lafont nous fait un Calchas qualité France, et Kangmin Justin Kim un Oreste qu’on s’attend à tout moment à voir imiter la Bartoli (comme il le faisait dans La Chauve-Souris en décembre dernier à l’Opéra-Comique)

Emotion surtout de découvrir un tout jeune chef dans la fosse, Lorenzo Viotti – émotion parce qu’il y a presque trente ans, j’invitais son père, Marcello, à diriger des concerts de l’Orchestre de la Suisse romande, à l’orée d’une carrière qui allait tragiquement s’interrompre il y a dix ans déjà (http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcello_Viotti). Comme pour une autre lignée suisse (Jordan père – Armin – et fils – Philippe) bon sang ne saurait mentir !

Mercredi c’était un autre genre de réjouissances, que j’aurais à vrai dire évitées s’il ne s’était agi là encore d’un ami et surtout d’un compositeur génial : Thierry Escaich, à tout juste 50 ans, était reçu sous la Coupole à l’Académie des Beaux Arts. Impressionnante cette assemblée chenue, très chenue, d’hommes (et de deux ou trois femmes seulement) en habit vert – peu de personnalités (sauf une vieille dame qui s’est fait semble-t-il une spécialité de l’impolitesse de ses arrivées tardives ). Humour dans le discours d’accueil de Laurent Petitgirard, habileté du nouvel académicien pour honorer son prédécesseur et dresser en filigrane une sorte d’autoportrait modeste. Et surtout une présence musicale peu classique, celle du Quatuor Ellipsos

Erreur
Cette vidéo n’existe pas

Thierry Escaich, c’est évidemment le souvenir du début d’une aventure musicale et amicale ininterrompue depuis ce premier disque : 41WFW9NJ2NL

Jeudi, cap sur Perpignan pour une journée de rencontres, interviews, présentations de l’édition 2015 du Festival de Radio France Montpellier Languedoc Rousslllon. Tout ce que j’aime finalement et l’impatience, comme toute l’équipe, de commencer cette aventure de près de 200 concerts… IMG_2834 IMG_2824 IMG_2826 S’agit-il du même Grétry ? http://fr.wikipedia.org/wiki/André_Grétry IMG_2827 IMG_2828

Merci

Les Liégeois ont voulu conclure en beauté l’aventure qui a été la nôtre, ensemble, pendant 15 ans : voir OPRL, les adieux à J.P.Rousseau

Le temps n’est pas encore venu du souvenir, mais c’est celui de la reconnaissance et de la gratitude. Merci à tous ceux qui ont participé à cette formidable aventure humaine et musicale. Merci aux chefs d’orchestre Paul STRAUSS, Pierre BARTHOLOMEE, Louis LANGREE, Pascal ROPHÉ, François-Xavier ROTH, Christian ARMING qui, comme directeurs musicaux, ont attaché leurs noms à la prestigieuse histoire plus que cinquantenaire de l’Orchestre philharmonique royal de Liège.

71Me0-9f8gL._SX522_

41CB1VDL6yL

51yKlRF6+6L

71TobT+GVSL._SL1500_

61BQSJU3pGL

Merci à Serge BAUDO, Rudolf BARCHAI, Gabriel CHMURA, Alexandre DMITRIEV, Theodor GUSCHLBAUER, Luca PFAFF, Jaap SCHRÖDER, Jerzy SEMKOW, Muhai TANG, Ronald ZOLLMAN qui ont longtemps accompagné la vie de l’orchestre. Merci à tous ces amis qui ont fait confiance au talent des Liégeois, qui ont répondu à mes invitations, pour certains au tout début de leur carrière, bien avant qu’ils n’acquièrent sur les grandes scènes du monde la notoriété qui est aujourd’hui la leur : Eivid AADLAND, David AFKHAM,  Stefan ASBURY, Alain ALTINOGLU, John AXELROD, Christoph CAMPESTRINI, Edmon COLOMER, Paul DANIEL, Patrick DAVIN, Pieter-Jelle DE BOER, Stéphane DENEVE, Jean DEROYER, Enrique DIEMECKE, Rumon GAMBA, Edward GARDNER, Claire GIBAULT, Pablo GONZALEZ, Jean-Pierre HAECK, Vernon HANDLEY, Günther HERBIG, Philippe HERREWEGHE, Domingo HINDOYAN,  Armin JORDAN, Philippe JORDAN, Jean Jacques KANTOROW, Kirill KARABITS, Fayçal KAROUI, Pavel KOGAN, Hannu LINTU, Manuel LOPEZ-GOMEZ, John NELSON, John NESCHLING, George PEHLIVANIAN, Tommaso PLACIDI, Thomas RÖSNER, Pablo RUS, Petri SAKARI, Oswald SALLABERGER, Stefan SANDERLING, Thomas SANDERLING, Radoslav SZULC, Antoni WIT, Michael ZILM…

51rJNrAYxTL

91ndei8wIwL._SL1500_

Merci à ces grands artistes qui, pour les plus jeunes, ont souvent fait leurs débuts en Belgique avec l’OPRL, et qui ont témoigné d’une longue et belle fidélité, nourrie par une amitié rare et précieuse, les pianistes  Piotr ANDERSZEWSKI, Nicholas ANGELICH, Martha ARGERICH,  Yulianna AVDEIEVA, Jean Efflam BAVOUZET, Boris BEREZOVSKI,  Hervé BILLAUT, Daniel BLUMENTHAL,  Frank BRALEY, Ronald BRAUTIGAM, Rudolf BUCHBINDER, Philippe CASSARD, Bertrand CHAMAYOU, François CHAPLIN, Michel DALBERTO, Nikolai DEMIDENKO, Claire DESERT, Luc DEVOS, Severin von ECKARDSTEIN, Brigitte ENGERER, Till FELLNER, David FRAY, Nelson FREIRE, Kemal GEKIC, Jonathan GILAD, Boris GILTBURG, Roberto GIORDANO, Nelson GOERNER, Benjamin GROSVENOR, Alexander GURNING, François-Frédéric GUY, Jean-François HEISSER, Arthur et Lucas JUSSEN, David KADOUCH, Katia et Marielle LABEQUE, Florence et Isabelle LAFITTE, Adam LALOUM, Willem LATCHOUMIA, Claire-Marie LE GUAY, Eric LE SAGE, Bernard LEMMENS, Julien LIBEER, Robert LEVIN, David LIVELY, Benedetto LUPO, Radu LUPU, Plamena MANGOVA, Wayne MARSHALL, Denis MATSUEV, Jeremy MENUHIN, Laura MIKKOLA, Roger MURARO, Jean-Frédéric NEUBURGER, Ferhan et Ferzan ÖNDER, Francesco PIEMONTESI, Maciej PIKULSKI, Menahem PRESSLER, Dezsö RANKI, Vitaly SAMOSHKO, Fazil SAY, Johan SCHMIDT, Andreas STAIER, Cédric TIBERGHIEN, Andrew TYSON, Mauricio VALLINA, Jean-Claude VANDEN EYNDEN, Anna VINNITSKAIA, Stefan VLADAR, Bojan VODENITCHAROV, Vanessa WAGNER, Christian ZACHARIAS, et j’en oublie sûrement…,

51OpGswTOhL

41R74G1BGWL41MPRPYY0TL

les violonistes Pierre AMOYAL, Rashya AVANESIAN, Boris BELKIN, Véronique BOGAERTS, Nikita BORISO-GLEBSKI, Marc BOUCHKOV, Boris BROVTSYN, Renaud CAPUÇON, Stéphanie-Marie DEGAND, Augustin DUMAY, James EHNES, Miriam FRIED, David GARRETT, Lorenzo GATTO, David GRIMAL, Daniel HOPE, Yossif IVANOV, Daishin KAJIMOTO, Ning KAM, Barnabas KELEMEN, Sergei KHATCHATRYAN, Laurent KORCIA, Harriet LANGLEY, Maria MILSTEIN, Sarah NEMTANU, Tedi PAPAVRAMI, Régis PASQUIER, Alina POGOSTKINA, Vadim REPIN, Tatiana SAMOUIL, Baiba SKRIDE, Valery SOKOLOV, Kirill TROUSSOV, Frank Peter ZIMMERMANN

418YRwnl97L

81PBHh0DcAL._SL1500_

51rztH21aLL

51cfhiKMyDL

les altistes Lise BERTHAUD,  Nathan BRAUDE, Gérard CAUSSÉ, Kim KASHKASHIAN, Antoine TAMESTIT, Arnaud THORETTE, Tabea ZIMMERMANN

41f68uP2bZL

les violoncellistes Emmanuelle BERTRAND, Gautier CAPUÇON, David COHEN, Marc COPPEY, Henri DEMARQUETTE, Anne GASTINEL, Alban GERHARDT, Marie HALLYNCK, Gary HOFFMANN, Christian-Pierre LA MARCA, Ivan MONIGHETTI, Truls MORK, Christian POLTERA, Jean-Guihen QUEYRAS,  François SALQUE, Sébastien WALNIER, Sonia WIEDER-ATHERTON, PIeter WISPELWEY

Unknown

419H0eygMmL

et puis encore Thierry ESCAICH, Bernard FOCCROULLE, Johan FOSTIER, Anne FROIDEBISE, Sharon ISBIN, Olivier LATRY, Anneleen LEENHAERTS François LELEUX, Christian LINDBERG, Paul MEYER, Sergei NAKARIAKOV, Francis ORVAL, Emmanuel PAHUD, Bruno SCHNEIDER, Olivier VERNET

51Nii27P5YL

les chanteurs Yann BEURON, Alexia COUSIN, Inger DAM-JENSEN, Stéphane DEGOUT, Marie DEVELLEREAU, Karine DESHAYES, Melanie DIENER, Ruxandra DONOSE, Domagoj DOROTIC, Wojtek DRABOWICZ, Karina GAUVIN, Anne-Catherine GILLET, Isabelle GEORGES, Susan GRAHAM, Nora GUBISCH, Sébastien GUEZE, Hélène GUILMETTE Werner GÜRA, Reinhard HAGEN, Barbara HANNIGAN, Dietrich HENSCHEL, Wolfgang HOLZMAIR, Sophie KARTHÄUSER, Marc LAHO, Thomas LASKE, Magali LEGER, Felicity LOTT, Geraldine McGREEVY, Charlotte MARGIONO, Sophie MARIN-DEGOR, Clémentine MARGAINE, Elsa MAURUS, Peter MIKULAS, Sara MINGARDO, Evgeny NIKITIN, Olga PASICHNYK, Patrick RAFTERY, Antony ROLFE-JOHNSON, Céline SCHEEN, Elzbieta SMYTKA, Kenneth TARVER, Béatrice URIA-MONZON, José VAN DAM, Iris VERMILLION, David WILSON-JOHNSON, Endrik WOTTRICH, etc

.41obCaqUCBLA1kiNTv2MgL._SY550_

Merci aux artistes qui sont venus jouer ou diriger dans la Salle Philharmonique, Sharon BEZALY, Andrey BOREIKO, Jean-Claude CASADESUS, Christophe COIN, Mikko FRANCK, Hélène GRIMAUD, Hilary HAHN, Pierre HANTAI,  Emmanuel KRIVINE,  Philippe PIERLOT, Christophe ROUSSET, Jordi SAVALL, Yuri SIMONOV, Kenneth WEISS… et tant d’autres ensembles, groupes, qu’il m’est impossible de tous citer ! Merci aux compositeurs qui nous ont fait confiance pour les créer, les jouer, les enregistrer, Ondrej ADAMEKJohn ADAMS, Nicolas BACRI, Philippe BOESMANS, Pierre BOULEZ, Jean-Paul DESSY, Pascal DUSAPIN, Thierry ESCAICH, Jean-Luc FAFCHAMPS, Bernard FOCCROULLE, Michel FOURGON, Claude LEDOUX, Jacques LENOT, Magnus LINDBERG, Bruno MANTOVANI, Benoit MERNIER, Marc MONNET, Wolfgang RIHM, Eric TANGUY, Jörg WIDMANN, liste non exhaustive…

41WFW9NJ2NL51G3IJdgWKL._SX450_51S2U8UdzOL

Et surtout merci à tous les musiciens de l’Orchestre, ceux d’hier, ceux d’aujourd’hui, qui nous ont offert des centaines de concerts et de moments d’exception, comme pendant ces inoubliables tournées en France, en Allemagne, en Espagne, en Suisse, en Amérique du Sud, en Europe centrale – trois concerts en moins de dix ans dans la grande salle dorée du Musikverein de Vienne, trois concerts au Théâtre des Champs-Elysées, trois concerts au Concertgebouw d’Amsterdam, etc… Merci à Anne-France, Antoine, Christophe, Elise, Eric, Erwan, Hervé, Laurent, Malik, Marie-Caroline, Marlène, Pierre, Robert, Sabine, Séverine, Silvia, Sophie, Stéphane, Valérie, merci aux garçons et aux filles qui sont le sourire de la Salle Philharmonique.