Britten l’illumination (III) : à pleines cordes

Troisième volet de notre série consacrée à Benjamin Britten, disparu il y a cinquante ans (le 4 décembre 1976), le plus grand compositeur britannique du XXe siècle et encore si méconnu de ce côté du Channel.

Dans ses Illuminations, ce cycle de mélodies admirable sur des poèmes de Rimbaud (lire Britten l’illumination I), il n’utilise qu’un orchestre à cordes. Il fait de même dans la Sérénade (pour ténor avec cor solo).

Britten a laissé quelques chefs-d’oeuvre pour cette formation.Et il en est souvent le meilleur interprète !

Simple Symphony (1934)

Oeuvre d’un jeune homme de 20 ans, cette partition dit tout de la personnalité si singulièrement britannique de son auteur, ne serait-ce que dans les titres de ses quatre mouvements :

  1. Boisterous Bourrée (Bourrée turbulente)
  2. Playful Pizzicato (Pizzicato taquin)
  3. Sentimental Sarabande (Sarabande sentimentale)
  4. Frolicsome Finale (Final enjoué)

Variations sur un thème de Frank Bridge (1937)

L’oeuvre est plus longue, plus ambitieuse et aussi plus difficile (pour les interprètes). Je me rappelle une formidable version/vision en concert de Paul Daniel avec l’Orchestre philharmonique de Liège le 27 novembre 2008. Ici, de nouveau, la version de référence est celle du compositeur.

Prélude et fugue (1943)

Pour célébrer les dix ans du Boyd Neel Orchestra, qui a tant fait pour la création contemporaine, Britten lui dédie une pièce plus brève que les Variations Bridge, avec un prélude et une fugue divisée entre 18 cordes !

Pour la reine Elizabeth

En 1953, Britten participe à une oeuvre collective Variations on an Elizabethan Theme à l’occasion du couronnement d’Elizabeth II.

Young Apollo (1939)

L’oeuvre est écrite juste après l’arrivée de Britten aux Etats-Unis en 1939, pour piano, quatuor et orchestre à cordes.

Lachrymae (1950/1977)

En 1950, Britten dédie au grand altiste William Primrose une oeuvre pour alto et piano inspirée de John Dowland Lachrymae. Il en réalise une version pour alto et orchestre à cordes qui sera créée en 1976 lors du festival d’Aldeburgh par Cecil Aronowitz (et publiée après la mort de Britten en 1977)

Très belle version récente du très talentueux Timothy Ridout :

On reviendra dans un prochain épisode sur les oeuvres consacrées par Britten au quatuor et bien sûr au violoncelle de son ami Mstislav Rostropovitch.

Et toujours mes brèves de blog pour les humeurs et bonheurs du temps !