À l’échelle de Richter

S’il est un musicien qui est entré dans la légende très tôt dans sa carrière, c’est le pianiste russe Sviatoslav Richter (1915-1997). L’approche du centenaire de sa naissance donne – enfin – à ses éditeurs l’occasion de rééditions aussi bienvenues qu’attendues. En réalité, la discographie de ce géant est aussi complexe, dispersée, que sa manière très singulière de mener ce que, dans son cas, on ne peut pas appeler une carrière.

Le beau film de Monsaingeon l’illustre à merveille :

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Il n’a pas toujours été facile pour les éditeurs officiels de restituer la variété et la diversité des enregistrements, souvent de concert, de Richter.

Le label russe Melodia ressort au compte-gouttes certaines raretés – mais qui ont parfois déjà été éditées à l’ouest. Warner et EMI avaient déjà versé leur écot :

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On trouve notamment dans ce précieux coffret une version vraiment inattendue – et exceptionnelle – du rare Concerto pour piano de Dvorak avec rien moins que Carlos Kleiber (et ses musiciens bavarois) comme partenaires du grand Richter !

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Decca regroupe en un fort pavé de 52 CD tout le legs discographique « officiel » réalisé de 1957 aux années 2000 par Sviatoslav Richter pour Philips, Decca et Deutsche Grammophon, coffret évidemment indispensable !91bvJ78LH2L._SL1500_

Il y avait déjà des rééditions séparées par label (notamment un gros coffret Philips, l’un des tout premiers qui avait été siglé France Musique en 1995), mais c’est la première fois qu’on a vraiment tout, parfois en double, avec un livret très bien documenté (détails de ce coffret ici : http://bestofclassic.skynetblogs.be/archive/2014/12/22/richter-centenaire-8350549.html)

RCA annonce une somme un peu moins importante mais tout aussi essentielle, résultant pour beaucoup de la première tournée que Richter fut autorisé à faire aux Etats-Unis en 1960, et notamment un légendaire 2e concerto de Brahms (avec Leinsdorf) et un 1er de Beethoven (avec Munch)

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On ne peut que se réjouir que l’effort de réédition soit à la mesure de cette si grande figure de la musique du XXème siècle. Richter for ever

Parisien

Peu de compositeurs peuvent se dire aussi parisiens que Francis Poulenc.

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Souvenir d’enfance : des cousins côté paternel habitaient le même immeuble que Poulenc, rue Guynemer face au Jardin du Luxembourg et s’étaient plaints de leur bruyant voisin !

On a à peu près tout dit, tout écrit sur ce compositeur atypique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Poulenc). Atypique parce qu’unique dans le paysage musical du XXème siècle, ni disciples, ni successeurs. Moine ou voyou, selon l’expression consacrée, Poulenc est immédiatement reconnaissable, très français d’esprit et de ton.

Jessye Norman – qui avait étudié la mélodie française avec Pierre Bernac – donne un poids inhabituel à une mélodie – Les chemins de l’amour – dédiée et créée par Yvonne Printemps

Il faut écouter Poulenc – les bonnes intégrales ne manquent pas – il faut aussi le lire :

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Dans la discographie récente, deux disques me touchent particulièrement :

81J5CjHM7yL._SL1500_Et la réédition d’un grand succès public et critique depuis sa parution en 2004 : à l’oeuvre le chef Stéphane Denève, les pianistes Eric Le Sage et Frank Braley qui donnent justement le concerto pour deux pianos ce soir avec l’Orchestre National de France à l’Auditorium de la Maison de la radio.

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Répertoire : les clichés

Les rééditions spectaculaires auxquelles se livrent toutes les majors du disque classique sont – ou devraient être ! – l’occasion  de redécouvrir de grands interprètes à l’abri des clichés qui leur sont attachés.

Ainsi Ernest Ansermet, le légendaire fondateur et chef de 1918 à 1968 de l’Orchestre de la Suisse Romande. Après deux indispensables pavés, consacrés aux répertoires français et russe qu’il a légués à la postérité -(http://bestofclassic.skynetblogs.be/archive/2014/05/06/ansermet-et-les-russes-8181542.html et http://bestofclassic.skynetblogs.be/archive/2014/02/19/un-chef-suisse-sans-frontiere-ernest-ansermet-8109189.html) – arrive un troisième coffret, plus surprenant pour qui pense que le chef suisse n’avait pas d’autres horizons que Debussy, Ravel ou Stravinsky.

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La collection Eloquence/Australie avait déjà réédité l’essentiel de ces enregistrements, mais ces 31 CD jettent une nouvelle lumière sur l’art d’un musicien passionné par le répertoire classique et romantique allemand – des intégrales prodigieuses des symphonies de Beethoven et de Brahms, les six Symphonies parisiennes de Haydn (ainsi que les symphonies 22 et 90), les 2e et 4e de Sibelius, la 2e de Schumann, l’Italienne et des ouvertures de Mendelssohn, Weber, Schubert, etc. Quelle vitalité, quel sens du rythme juste, quelle vigueur dramatique, quel élan dans ces pages ! Certains critiques – les mêmes qui par ailleurs déplorent l’uniformisation des orchestres – ne manqueront pas de relever l’acidité des cordes, la justesse parfois approximative des bois, là où personnellement j’entends l’identité, l’authenticité d’une formation symphonique qui n’était comparable, et comparée, à aucune autre.

Je préférerai toujours l’identité à l’uniformité, l’esprit à la lettre, un son authentique d’orchestre à une perfection immaculée, Tous les orchestres aujourd’hui jouent beaucoup mieux que l’OSR du temps d’Ansermet, nous délivrent-ils pour autant toujours l’essence de la musique ?

Dans les gros pavés récents, la réédition des derniers enregistrements de Karajan pour Deutsche Grammophon (http://bestofclassic.skynetblogs.be/archive/2014/11/08/karajan-derniere-maniere-8321810.html

710WRistxQL._SL1400_Guère de surprise à attendre dans le coeur de répertoire du chef autrichien – les dernières intégrales, apaisées, parfois crépusculaires, de Beethoven ou Brahms. En revanche, Karajan, une fois de plus, impose des références là où il sort des clichés : une exceptionnelle 4e symphonie de Nielsen, une prodigieuse 10eme symphonie de Chostakovitch (la seconde version après celle de 1967), et ces Mahler entrepris tardivement, une 9ème live, l’une des plus bouleversantes de toute la discographie.

Moins étrange l’association Harnoncourt – Johann Strauss. On est loin des relectures de Haydn, Mozart ou Beethoven, on est parfois encore un brin trop sérieux, mais bon sang viennois ne saurait mentir, et le vénérable chef autrichien (85 ans dans quelques jours) qui fut un temps violoncelle solo des Wiener Symphoniker considère ce répertoire comme de première importance et le traite comme tel : deux versions de référence de La Chauve-Souris et du Baron Tzigane.

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Les trente glorieuses

Les mythes ont la vie longue, surtout s’ils recouvrent une réalité. Les Wiener Philharmoniker – l’Orchestre philharmonique de Vienne – demeurent cet orchestre à la sonorité unique, reconnaissable entre toutes (ce hautbois pincé et nasillard, ces cors éclatants qui rappellent les trompes de chasse, ces cordes fruitées, souples et légères)

Mais la légende est double : ce son inimitable est aussi celui que les ingénieurs de Decca ont capté et restitué pendant plus de trente ans !

Après Deutsche Grammophon – qui n’a jamais vraiment réussi à rendre aussi parfaitement cette image sonore des Viennois – qui avait publié une édition symphonique un peu disparate (même si elle nous permettait d’accéder de nouveau à l’intégrale des symphonies de Mozart réalisée par James Levine)

91LXJlCZw3L._SL1500_c’est DECCA qui propose un coffret noir et or de 65 CD, qui raconte avec beaucoup de pertinence (et pas mal d’inédits ou de raretés en CD) la légende glorieuse d’un orchestre à son apogée et de chefs mythiques, Monteux, Münchinger, Krauss, Krips, Karajan, Knappertsbusch, Böhm, Mehta, Maazel, Abbado, Reiner, Kertesz, Schmidt-Isserstedt, Boskovsky, Kleiber (le père), Walter, Solti, etc…

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Des enregistrements réalisés sur une trentaine d’années (1950-1980), classés par périodes – de Haydn (avec Monteux et Münchinger) à Khatchaturian -, un luxueux livre richement illustré en quatre langues (dont le japonais). Des minutages très généreux et des couplages intelligents. Un beau cadeau de fin d’année !

Sonate d’automne

Les records de température semblent avoir été battus pour cette Toussaint 2014. Pourtant les souvenirs de beaux jours ne sont pas si rares dans ma mémoire : en 1997, quatre jours à Venise et le jour de la Toussaint, sous le soleil, la visite du cimetière de San Michele et les tombes des Stravinsky et de Diaghilev.

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Hier Paris était en beauté sous la douceur du soleil d’automne.

IMG_1404 L’hôtel de Soubise, dans le Marais, siège des Archives NationalesIMG_1405

La Seine près de Notre DameIMG_1406

Un petit coin de Paris, rue de BuciIMG_1407 IMG_1408 IMG_1409

La place Fürstemberg, à Saint-Germain-des-PrésIMG_1411 IMG_1412 IMG_1414

L’église Saint-Germain-des-PrésIMG_1415

Un célèbre café où rodent encore les ombres de Sartre, Beauvoir ou Sapritch !

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Un grand magasin qui porte mal son nomIMG_1418

La rue du Cherche-Midi

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La fontaine et l’église Saint-SulpiceIMG_1425 IMG_1428

L’Académie Française, quai de ContiIMG_1429 IMG_1431 IMG_1433

Le Louvre, la Seine, le Vert-Galant, le Pont NeufIMG_1434 IMG_1435 IMG_1436 IMG_1437

Saint-Germain-l’AuxerroisIMG_1438

 

Cette Toussaint s’achevait au théâtre des Champs-Elysées par le triomphe d’une Cecilia Bartoli toujours généreuse envers un public conquis d’avance, même lorsque le propos musical est parfois un peu mince. Conforme à ce que nous aimons d’elle et de son art depuis 25 ans.

La mort d’Anita

Coïncidence, j’étais à Milan lorsque j’ai appris hier la disparition d’une étoile filante, la cantatrice Anita Cerquetti, à qui Sylvain Fort a consacré ce bref et parfait hommage : http://www.forumopera.com/breve/anita-cerquetti-vient-de-mourir

Brève carrière, mais inoubliable. Un CD culte – surtout pour sa couverture castafioresque –  dont chaque air touche au coeur, une Norma, une Gioconda prodigieuses :

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C’est dans la maison de retraite des artistes de Milan qu’avait été filmé ce documentaire :

On ne sait que choisir, il ne faut pas choisir, mais tout écouter :

La représentation mythique de Norma, en 1958 à Rome, où Cerquetti avait du in extremis remplacer Callas :

Sir Christopher

La sanglante actualité de ces dernières heures a complètement éclipsé la disparition d’un grand musicien, Christopher Hogwood, qui venait de fêter son 73ème anniversaire (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Hogwood).

De la génération des William Christie ou John Eliot Gardiner, celle d’après Harnoncourt ou Norrington, Christopher Hogwood est très représentatif de cette génération de musiciens britanniques, qui ont considérablement enrichi notre connaissance de la musique ancienne et classique, puis se sont tournés sans complexe vers les répertoires plus contemporains, sans jamais renier leurs premières amours. Christopher Hogwood avait régulièrement dirigé l’Orchestre philharmonique de Radio France.

Il reste heureusement une abondante discographie, qui n’a pas toujours été considérée par la critique à sa juste valeur. J’avoue avoir découvert assez récemment ses symphonies de Haydn, Mozart et Beethoven, flamboyantes, magnifiquement enregistrées avec l’Academy of Ancient Music qu’il avait fondée en 1973. Mais aussi des Haendel et des Vivaldi tout aussi passionnants. Et plus récemment des programmes originaux avec l’Orchestre de chambre de Bâle.

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Testamentaire

Suite des Mémoires non publiés de Robert Soëtens (https://jeanpierrerousseaublog.com/2014/09/02/la-sonate-oubliee)

Le violoniste, mort centenaire en 1997, évoque, après Fauré, Milhaud, l’unique sonate pour violon et piano de Debussy :

La Sonate de Debussy terminée en 1916 et publiée en 1917 peut être considérée en dépit de sa brièveté – ou à cause d’elle – comme un message de la musique, non seulement parce qu’elle est le message ultime, au faîte d’une vie, mais parce que, se sachant condamné à brève échéance, Debussy nous livre la vision intérieure de son oeuvre du passé, qu’il va laisser derrière lui, et son regard angoissé tourné vers les mystères de l’infini, au-devant duquel il sait qu’il s’avance irrémédiablement. Tout cela passe dans ces quinze minutes d’essence de musique, synthèse du langage et de l’esprit debussystes, où l’ascétisme d’idées brèves et multiples laisse s’envoler un monde sonore fugitif et frémissant de poésie, dans une perfection de forme restant attachée à la tradition cyclique. De cette oeuvre suprême, Vladimir Jankélévitch écrivit : « qu’elle brûle d’un feu intérieur qui l’embrase. À travers ces courtes pages insipirées, haletantes, incandescentes et si impérieusement géniales, ne devine-t-on pas l’ange de la mort qui bouscule les notes et précipite les traits dans une sorte de hâte fébrile et passionnée ? Car le temps presse… Ce ton capricieux et fantasque, cette aérienne légèreté, cachent sans doute une profonde inquiétude, quelque chose d’amer et de fiévreusement instable, qui n’est pas sans rapport avec l’angoisse (1) »

Le grand Christian Ferras joue Debussy :

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(1) Vladimir Jankélévitch : Debussy et le mystère de l’instant.

Une lettre

Un changement d’activité ne va pas sans rangements, tri, débarras, et parfois une plongée dans les souvenirs.

Je viens de retrouver un gros dossier vert, que je croyais perdu (il était en réalité dans un placard de mon bureau liégeois) et qui contient un trésor, dont j’essaierai de retranscrire les passages les plus significatifs au fil de ce blog : les Mémoires de Robert Soëtens (http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Soetens)

28 décembre 1995;

Cher Jean-Pierre Rousseau,

Voici des semaines que je n’ai pu reprendre avec vous le contact que je souhaitais, pour vous remercier de votre accueil et assistance ayant concerné Prokofiev le 1er décembre.

Mon tri postal a été bloqué un mois, et je n’ai reçu que ces jours-ci la bande de Gaëlle Le Gallic. Son montage de nos propos touffus fut un habile tour de force, avec une matière trop abondante pour l’évocation d’un anniversaire; il fut heureux d’avoir pu s’étendre au jour précédent. Je n’en ai recueilli que de l’intérêt de la part des habitués exigeants de France Musique. Merci pour tous.

Faites-moi le plaisir d’accepter l’ensemble de mes péripéties couvrant le siècle – et même implantées dans le précédent – peut-être susceptibles de vous intéresser de ci de là. Ce n’est qu’un travail et amusement artisanal. Votre jugement m’intéresserait si vous avez quelque loisir à lui consacrer.

Votre maison de la Radio est bien grande pour les essoufflés de mon espèce, je garde pourtant l’espoir de vous y revoir.

Bien sincèrement à vous

Robert Soëtens

Le 1er décembre 1995, j’avais fait inviter Robert Soëtens par Gaëlle Le Gallic dans son émission « Anniversaire » sur France-Musique. Soixante ans auparavant, en effet, à Madrid avait été créé le second concerto pour violon de Prokofiev, et c’était le créateur et dédicataire qui, à 98 ans, était venu en personne en parler au micro de Radio France… Quelle n’avait pas été la surprise de Claude Samuel, alors directeur de la Musique et premier biographe en français de Prokofiev, quand je lui avais annoncé la présence de Robert Soëtens dans les studios…

La BBC a heureusement publié le premier enregistrement de ce concerto réalisé en 1936 à Londres !

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Depuis lors, on sait la carrière qu’a faite ce concerto, que tous les grands violonistes ont à leur répertoire et ont enregistré. J’ai une affection particulière pour les disques de Boris Belkin et Nathan Milstein

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Bientôt la suite des mémoires de l’un des derniers élèves d’Eugène Ysaye, ce cher Robert Soëtens mort centenaire en octobre 1997.

Don Carlo

Le ténor Carlo BERGONZI est mort hier quelques jours après son 90ème anniversaire. Né en Emilie Romagne le 13 juillet 1924, il s’est éteint à Milan ce 25 juillet 2014.

J’ai un seul souvenir de lui en récital.. à 70 ans, salle Gaveau à Paris, où il proposait un programme de chansons italiennes. Quel coffre, quel souffle, quel style, quelle allure encore à cet âge.

Et ce délicieux chuintement reconnaissable entre tous !

Une carrière exemplaire, une classe, un éclat vocal, une distinction incomparables dans tous les rôles qu’il a abordés avec sagesse : le ténor verdien par excellence

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S’il fallait ne retenir qu’un seul de tous ces enregistrements exceptionnels, ce serait la version insurpassée de Don Carlo dirigée par Georg Solti, avec une distribution éblouissante : Carlo Bergonzi, Nikolai Ghiaurov, Dietrich Fischer-Dieskau, Renata Tebaldi, Grace Bumbry..

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Au début des années 70, à l’apogée de ses moyens vocaux, Carlo Bergonzi avait réalisé pour Philips une magnifique anthologie d’airs de ténor des opéras de Verdi, heureusement rééditée l’an passé :

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Dans plusieurs opéras de Verdi, Bergonzi est un récidiviste. Ainsi dans le coffret Decca le trouve-t-on dans la première Traviata de Joan Sutherland – la plus belle selon certains – . Mais j’ai une affection toute particulière pour la version proche de la perfection de Georges Prêtre dirigeant en 1967 une Montserrat Caballé inégalée :

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Mais Carlo Bergonzi c’est aussi Puccini, une Bohème, une Madame Butterfly, où il fait couple avec Renata Tebaldi sous la houlette de Tullio Serafin. Solaire, stylé, émouvant.

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C’est encore un modèle dans des ouvrages où le mauvais goût n’épargne pas tous les ténors à glotte : Cavalleria Rusticana de Mascagni et Pagliacci deLeoncavallo, dans les enregistrements scaligères de référence de Karajan :51thmE0iE2L._SX300_.jpg

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