Une ville en ruines

 

On avait le souvenir de Constanța, reine des villes roumaines de la Mer Noire. Prestige lié à une histoire mouvementée, à la présence d’un port de première importance. On a retrouvé une ville en ruines, délabrée, détruite en son propre sein. Même le bâtiment emblématique de la ville, le magnifique Casino de 1910 est à l’abandon depuis un quart de siècle.

Alors que les grosses berlines allemandes et les 4X4 pullulent en ville, les pouvoirs publics, les investisseurs privés laissent le coeur de ville dans un état lamentable.

 

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A deux pas du Casino, c’est le mythique Hotel Palace qui est fermé pour une durée indéterminée, et flanqué d’un immeuble en béton lui aussi abandonné en l’état !

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L’Amirauté, siège de l’état-major de la Marine militaire roumaine, présente encore belle allure, mais on n’est pas certain que l’intérieur soit aussi reluisant que l’extérieur !

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Dans les rues et places du centre historique, la consternation saisit le visiteur. Pour quelques bâtiments bien conservés, ce ne sont que ruines, béances, constructions ou rénovations interrompues…

IMG_1115Une réplique de la fameuse louve romaine trône face au musée d’Art de la ville. Une statue du poète des Métamorphoses contemple le désastre de la place qui porte son nom  , c’est ici à Tomis qu’Ovide est mort en exil en 17 ou 18 de notre ère.

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IMG_1092Le grand musée archéologique de Constanta et en face ceci :

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à l’arrière du musée, tout un symbole

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Dans la rue principale…

 

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Deux belles églises, une mosquée, la première construite en béton en 1910.

IMG_1077(La cathédrale orthodoxe SS. Pierre et Paul)

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IMG_1116(L’église grecque orthodoxe)

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Et du centre historique, vue imprenable sur l’immense port de Constanța…

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Vue de l’autre côté sur une mer Noire qui peut être déchaînée

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A deux pas du Casino, c’est le mythique Hotel Palace qui est fermé pour une durée indéterminée, et flanqué d’un immeuble en béton lui aussi abandonné en l’état !

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L’Amirauté, siège de l’état-major de la Marine militaire roumaine, présente encore belle allure, mais on n’est pas certain que l’intérieur soit aussi reluisant que l’extérieur !

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Dans les rues et places du centre historique, la consternation saisit le visiteur. Pour quelques bâtiments bien conservés, ce ne sont que ruines, béances, constructions ou rénovations interrompues…

IMG_1115Une réplique de la fameuse louve romaine trône face au musée d’Art de la ville. Une statue du poète des Métamorphoses contemple le désastre de la place qui porte son nom  , c’est ici à Tomis qu’Ovide est mort en exil en 17 ou 18 de notre ère.

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IMG_1092Le grand musée archéologique de Constanta et en face ceci :

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à l’arrière du musée, tout un symbole

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Dans la rue principale…

 

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Deux belles églises, une mosquée, la première construite en béton en 1910.

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Et du centre historique, vue imprenable sur l’immense port de Constanța…

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Vue de l’autre côté sur une mer Noire qui peut être déchaînée

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La découverte de la musique (VIII) : l’orgue

J’ai failli devenir organiste. Ayant grandi à Poitiers, j’avais pour copain de classe un des enfants de Jean-Albert Villard, l’organiste titulaire des grandes orgues Clicquot de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers

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Mais je n’ai jamais franchi le pas, j’avais déjà assez à faire avec mes leçons de piano, de solfège, et même de violon (trois ans non concluants !) au Conservatoire, j’ai résisté aux amicales pressions de Jean-Albert Villard, qui était par ailleurs un formidable conteur, un pédagogue historien passionné, peut-être pas le plus grand des organistes ! Mais il invitait chaque saison les meilleurs de ses collègues à la tribune de la Cathédrale. Je me rappelle très bien un récital de Xavier Darasse et ma découverte de l’orgue de Liszt, et tout autant une soirée mortelle, soporifique avec… Marie-Claire Alain, qui était alors présentée comme l’Organiste incontournable…

IMG_4102(Un magnifique CD jadis réédité par Erato, aujourd’hui introuvable !)

Un souvenir plus confus de Pierre Cochereau. Je ne sais plus si c’est après ou avant de l’avoir entendu que j’ai acheté un disque de « tubes », ou parce que j’avais repéré dans une cérémonie ou une autre la fameuse Toccata de la 5ème symphonie pour orgue de Widor.

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(Ici la magnifique version d’Olivier Latry, successeur de Pierre Cochereau aux grandes orgues de Notre-Dame de Paris).

De là sans doute mon intérêt, ma passion même pour ce que l’on a coutume d’appeler l’orgue symphonique.

J’aurai en tout et pour tout deux occasions de jouer de l’orgue et de jouir de ce sentiment incroyable de puissance qui s’empare de celui qui, d’une simple pression sur quelques touches du clavier peut déclencher un ouragan sonore.

Pendant un été où j’étais moniteur d’une colonie de vacances musicale à Aire sur l’Adour, je profitais de mes rares moments de liberté pour monter à la tribune de l’orgue de l’église locale et improviser ce qui me passait par la tête, et qui ne devait pas être d’un grand intérêt. Mais je m’amusais bien, jusqu’au jour où j’entendis des applaudissements. Une bonne dizaine de touristes avait suivi mes élucubrations et en redemandait. Rouge de honte, je me tapis dans un recoin de la tribune, attendant que l’église soit de nouveau déserte, et sortis en jurant qu’on ne m’y prendrait plus.

Pourtant il y eut une autre prestation, la seconde et dernière. Dans l’abbatiale de Saint-Michel-de-Frigolet cette fois, lors d’une « université » politique d’été, en août 1976. Je ne me rappelle plus qui eut l’idée saugrenue de me faire jouer de l’orgue devant un parterre de ministres et sommités politiques nationales. Je tentai d’ânonner la toccata et fugue en ré mineur de Bach, puis, n’écoutant que mon inconscience, la toccata de la 5ème symphonie de Widor. J’avais beau avoir prévenu de mon  amateurisme, il se trouva quelques jeunes gens bien mis, chefs ou membres de cabinets ministériels, pour me féliciter chaleureusement et bruyamment (devant leurs ministres évidemment) pour ma performance exceptionnelle. Ce jour-là je compris définitivement que le ridicule n’avait jamais tué aucun courtisan. Et que je n’embrasserais jamais le métier d’organiste…

Salut respectueux à l’un des grands organistes français, André Isoir, récemment disparu.

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La découverte de La Havane

(La cathédrale de La Havane un dimanche matin)Place de la Cathédrale

Sur les docks dans le port de La HavanePlace Saint François d’Assise

Intérieur

Port pollué

« Mural » à la gloire de la Révolution et des frères Castro

Le Capitole de La Havane en rénovation  (par une entreprise allemande !)L’opéra (Gran Teatro Alicia Alonso) de La Havane et le grand hôtel d’AngleterreLe Musée de la RévolutionL’hötel Raquel, un des édifices restaurés du centre de La HavanePlaza Vieja (La place vieille) de La Havane

Cuba, la destination n’est pas anodine. On s’est dit qu’avec la « régularisation » des relations avec les États Unis, une certaine authenticité allait disparaître avec le développement d’un tourisme de masse. Voire.

Premier constat à l’arrivée à l’aéroport : la bureaucratie typique des anciens pays de l’Est européen règne en maître, tempérée a l’évidence par l’indolence du climat local. C’est en revanche une  tout autre affaire lorsqu’il s’agit de récupérer une voiture de location réservée depuis plusieurs semaines par un site européen spécialisé ! Une histoire à épisodes qui nous a pourri toute une demi-journée.

Deuxième constat : le vieux quartier de La Havane (Habana Vieja) est magnifique et la restauration entreprise depuis le début des années 2000 via un fonds alimenté par les rentrées touristiques redonne son lustre a des monuments, rues, édifices historiques de première importance. Les découvrir un dimanche matin du mois d’août est un bonheur sans pareil.

Mais on n’est pas tout à fait sûr que la population adhère sans réserve aux slogans muraux vantant le régime et célébrant les 90 ans de Fidel Castro ! Pauvreté et pénurie sont le quotidien de bien des Havanais…


La ville des ours

(https://lemondenimages.me/2016/04/15/la-ville-des-ours/)

Les villes qui portent des noms d’animaux sont plutôt rares dans le monde, encore plus lorsqu’il s’agit d’une capitale fédérale. C’est le cas de Berne, en Suisse (Bern en allemand qui se prononce comme Bär(e)n, le pluriel de Bär = ours) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Berne)

L’une des attractions touristiques de la petite ville perchée sur les bords de l’Aar fut longtemps sa fosse aux ours (Bärengraben), étendue depuis quelques années aux pentes de  la rivière et laissant ainsi les deux pensionnaires actuels s’épanouir en milieu protégé.

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Berne garde de beaux témoignages de son histoire.

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L’un des joyaux de la capitale helvétique est sa cathédrale : (https://fr.wikipedia.org/wiki/Collégiale_Saint-Vincent_de_Berne)

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Particularité des rues du centre (Kramgasse, Gerechtigkeitgasse), les fontaines ornées de figures multicolores, et les imposantes horloges.

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Et on achève la visite par la place du Palais fédéral, où siègent le gouvernement et le parlement de la Confédération helvétique. C’est l’un de mes ancêtres maternels, Josef Zemp, qui l’inaugura en 1902 ! (https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Zemp).

La porte du vin

Les souvenirs sont traîtres. Enfant, on voit tout plus grand, plus vaste – maisons, paysages, personnages – qu’ils ne sont en réalité. Adulte, on fait l’inverse, la mémoire sélectionne, réduit. À tort !

Je n’étais pas revenu à Grenade depuis 1999, et si je n’y avais pas été convaincu de le faire, je n’aurais probablement pas revisité l’Alhambra. Ces vacances andalouses devaient rester à l’écart des attractions touristiques. J’ai parfois d’étranges réflexes – besoin de solitude, d’anonymat – j’aurais longtemps regretté de ne pas céder à une aussi bénéfique invitation. Parce que, précisément, le souvenir gardé de mes précédentes visites était très en deçà de la réalité de cette journée dans Grenade et plus précisément à l’Alhambra.

La première fois, c’était, il faut bien le dire, une folie qu’on aurait du mal à imaginer aujourd’hui : tout un week-end de France Musique à Grenade. Claude Samuel* m’en a rappelé les dates précises : 22,23,24 juin 1996. Une folie, mais en même temps une fierté pour Radio France et sa chaîne musicale !

Le grand intérêt de ce week-end dédié à Manuel de Falla (https://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_de_Falla) était la reconstitution sonore et visuelle d’une partition inachevée (elle le sera par Ernesto Halffter), une « cantate scénique », L’Atlantide. Sur le parvis de la cathédrale de Grenade. Et comme c’était un dimanche soir, impossible de recourir au soutien technique de la Radio nationale d’Espagne… qui ne travaillait pas le dimanche. Ce fut donc toute une équipe de Radio France qui assura non seulement le direct pour les auditeurs de France Musique, mais aussi la sonorisation du concert ! De l’oeuvre elle-même et de la prestation des artistes ce soir-là, je n’ai pas gardé un souvenir marquant…

En revanche, si nous avions eu peu de temps pour parcourir l’Alhambra au pas de course, nous avions pu bénéficier d’une visite émouvante de la maison où Falla s’était installé à partir de 1921 sur le flanc de la colline de l’Alhambra, aujourd’hui transformée en musée (Attention aux heures d’ouverture ! j’ai voulu y retourner avant-hier, j’ai trouvé porte close !)

J’étais revenu en Andalousie à Grenade, Malaga, Cordoue et Séville à l’occasion de la Semaine Sainte en 1999. Mais j’avais gardé une mémoire imprécise ce que j’avais vu à Grenade. Mémoire abondamment rafraîchie et enrichie ce 18 août. IMG_0717 IMG_0730 IMG_0813C’est cette fameuse Puerta del Vino qui inspira à Debussy le 3eme de son second livre de Préludes, Debussy qui écrivit La soirée dans Grenade – deuxième de ses Estampes – sans parler de la deuxième de ses Images pour orchestre, Iberia, sans jamais avoir mis les pieds en Espagne…

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On reviendra bientôt sur une oeuvre centenaire, ces fameuses Nuits dans les jardins d’Espagne de Falla, écrites en 1915 (alors que le compositeur n’habitait pas encore Grenade), dont le premier volet est une évocation des jardins du Generalife de l’Alhambra.

*Claude Samuel, directeur de la Musique de Radio France de 1989 à 1996.

P.S. Perdu dans la sierra proche de Malaga, je dois me  contenter d’une liaison internet très lente et aléatoire. Pour plus de photos et de documents, il faudra attendre le retour à Paris !

LIRE AUSSI : http://lemondenimages.me/2015/08/23/les-jardins-de-lalhambra/