Les plus beaux quatuors

Lundi dernier, je découvrais un lieu – le Collège des Bernardins, rue de Poissy à Paris – et une partie de la saison de concerts qu’il propose autour de Mozart (voir ma brève de blog du 12 mai). L’affiche annonçait fièrement et tranquillement : Les plus beaux quatuors de Mozart ! Rien que ça !

Cela me rappelait les pubs de ma jeunesse pour des souscriptions de disques : Les plus belles pages de Beethoven, les plus belles symphonies, etc. Et ce n’était pas toujours de la mauvaise publicité. C’est ainsi que j’ai acquis mes premiers coffrets – je me rappelle en particulier un coffret rouge qui devait s’appeler « La magie du violon », où se trouvaient rien moins que les concertos de Beethoven (Oistrakh), Brahms et Paganini (Menuhin), Prokofiev (Milstein)…

En l’occurrence, les responsables du diocèse de Paris qui gèrent le Collège des Bernardins n’ont pas trompé la centaine de spectateurs qui se pressaient pour écouter le Quatuor Tchalik jouer trois quatuors de Mozart, comme je l’ai écrit pour Bachtrack : L’élégance du Quatuor Tchalik dans Mozart au Collège des Bernardins.

Mes plus beaux quatuors

Depuis ce beau concert, je me suis replongé dans ma discothèque en me demandant malicieusement ce que je proposerais comme « les plus beaux quatuors » si j’avais encore la responsabilité d’une programmation. Ou si je devais faire une recommandation… par exemple aux lecteurs de ce blog.

La première des recommandations serait de faire confiance à la jeune génération de quatuors, qui ne cesse de m’épater depuis la vingtaine d’années que je les suis et les écoute.

A commencer par ceux que j’ai eu la chance d’inviter – et souvent de découvrir – au Festival Radio France à Montpellier, comme les Tchalik, les Voce, les Hanson

Le quatuor Hanson jouant Haydn c’est un souvenir très particulier du festival : en 2020 j’avais tenu à ce que le Festival soit maintenu, malgré les restrictions dues à la pandémie de COVID, dans un format et sous une forme très réduits. Le quatuor Hanson était de cette aventure, et je me rappelle comme si c’était hier ce quatuor de Haydn qui peinait à surmonter la chorale très bruyante des cigales du jardin de la Maison des relations internationales où se déroulaient nos concerts.

Il y a les aînés, les Modigliani, les Ebène qu’on suit et qu’on aime quasiment depuis leurs débuts.

Mais je n’oublie pas les géants du passé, avec lesquels j’ai découvert le genre même du quatuor, et pénétré peu à peu un univers si fabuleux.

Liste évidemment non limitative !

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