Bouquet d’hommages
Preuve s’il en était besoin de la place qu’occupe Felicity Lott dans nos coeurs et nos mémoires, j’ai rarement lu autant d’hommages personnels, sensibles, chaleureux à la cantatrice disparue ce 15 mai.
Ici même je rappelais les articles que je lui ai consacrés, le plus récent – Les bonheurs de Felicity Lott -, le plus ancien sur ce blog, le 30 octobre 2014 – Voisine – et celui du 23 février 2020 – Dame Felicity – à la suite de son récital à l’Athénée, la dernière fois que je l’ai entendue en concert.
Pour ceux qui l’ont aimée, et qui l’aiment toujours, comme pour ceux qui ne la connaissaient pas bien, cette interview que je viens de retrouver sur YouTube, qui date justement de février 2020, nous restitue la Felicity Lott telle que nous l’avons connue, telle qu’en elle-même elle a définitivement conquis nos coeurs.
Sa petite remarque sur la manière de l’appeler m’amuse et me conforte dans le minuscule combat que je mène et qui n’a aucune espèce d’importance : quand Arnaud Laporte lui demande comment on doit utiliser le « Dame » qu’elle portait devant son nom depuis qu’elle avait été anoblie par la reine. Elle répond : « Dame Felicity »… et surtout pas « Dame Lott ». Il en va de même avec l’équivalent masculin comme je le rappelle dans chacun de ces articles (Les planètes de Sir Adrian, Le centenaire de Sir Charles, Les bons choeurs de Sir Roger). Mais, en France, on continue de voir sur les programmes de concerts : le concert de l’Orchestre symphonique de Londres sera dirigé par Sir Simon Rattle…
Barenboim bis
Warner continue à récapituler le legs discographique, qui n’est pas mince, de Daniel Barenboim chef d’orchestre. Après ses années à l’Orchestre de Paris (lire Mon premier Barenboim), un coffret reprend les enregistrements réalisés à Chicago, qu’on avait, à vrai dire, soit négligés soit peu remarqués.



Tout n’est pas de première importance, mais on retrouve avec plaisir une séduisante intégrale des symphonies de Brahms.
En revanche, quelle raideur dans ce Tricorne bien sérieux !
Belle découverte que cette Nuit transfigurée de Schoenberg que je ne connaissais pas – et ces cordes de Chicago ! –
On ne se privera pas d’écouter cette version plutôt exotique de la Marseillaise…
Bain de jouvence
Quelle vraiment bonne idée – elles sont rares en ce moment chez les « majors » ! – que cette nouvelle intégrale des symphonies de Martinů proposée par Jakub Hrůša à la tête de son orchestre de Bamberg.
A ajouter dans ma discothèque aux versions de Neeme Järvi (aussi avec Bamberg !), Václav Neumann (avec l’orchestre philharmonique tchèque) et Jiří Bělohlávek (avec le BBC Symphony), et à bon nombre de versions éparses (Karel Ančerl, Walter Weller, Martin Turnovský, Charles Munch et Wolfgang Sawallisch pour la 6e symphonie)
Et toujours humeurs du moment dans mes brèves de blog
(La statue monumentale de 


Témoin cette autre nouveauté : la monumentale Herbstsymphonie (Une symphonie d’automne), le premier opus orchestral d’envergure de Joseph Marx, écrit en 1921, créé le 5 février 1922 à Vienne.
Mozart n’est pas un compositeur « autrichien » ! Mais allemand ! En effet, il naît, comme nul ne peut l’ignorer, à Salzbourg le 27 janvier 1756. L’archevêché de Salzbourg dépend du prince-électeur de Bavière, donc du Saint-Empire romain germanique, ledit archevêché ne passe sous suzeraineté autrichienne qu’en 1815 à l’occasion du congrès de Vienne. Le père de Wolfgang, Leopold, est né lui aussi Allemand, à Augsburg en Souabe ! Certes Mozart est mort à Vienne en 1791, mais on ne sache pas qu’il ait été naturalisé autrichien, concept juridique qui n’existait tout simplement pas à son époque !



La meilleure compilation des tubes de Leroy Anderson : Arthur Fiedler et les Boston Pops






