Les fraîcheurs du chef (IX) : Eugene Ormandy en Suède

On connait le tropisme sibélien du chef américain d’origine hongroise Eugene Ormandy. Le légendaire chef de l’orchestre de Philadelphie n’était pas peu fier des clichés pris en 1951 lors de sa visite à Ainola, la résidence du compositeur à quelques encablures au nord d’Helsinki

Sibelius et Ormandy à Ainola (1951)

Un coffret témoigne des affinités du chef pour le Finlandais.

Sa version avec choeurs de Finlandia est restée à juste titre fameuse

Mais dans l’abondance des enregistrements effectués par Eugene Ormandy avec Philadelphie, on trouve d’autres pépites « nordiques ».

Comme cette 1e rhapsodie suédoise du compositeur Hugo Alfvén (1872-1960).qui porte comme sous-titre : La nuit de la Saint-Jean

Ormandy n’a jamais résisté à ces showpieces que le public américain adorait comme cette marche des boyards du Norvégien Johan Halvorsen (1864-1932)

Pour l’abondante discographie d’Eugene Ormandy, on se réfèrera aux deux articles consacrés aux deux rééditions des enregistrements stéréo réalisés pour Columbia (CBS) : Les années Ormandy et Les années Ormandy (suite).

Et dans mes brèves de blog le contraste tragique entre des actualités qui se percutent…

Les fraîcheurs du chef (VI) : Sakari en Islande

C’est un chef que j’ai découvert par le disque, Petri Sakari dirigeant l’orchestre symphonique d’Islande dans la 2e symphonie du compositeur finlandais Leevi Madetoja.(1887-1947)

J’avais même repris le début de cette symphonie comme indicatif de France Musique.

J’ai invité Petri Sakari à plusieurs reprises à Liège pour des programmes qui n’ont jamais manqué d’originalité, ainsi en janvier 2008 (Bruckner), le 12 février 2011 (Ledoux, Reger, Lindberg, Strauss).

Le chef a signé une très belle intégrale Sibelius, l’une de mes préférées dans une discographie surabondante.

Mais pour ce sixième épisode de la série Les fraîcheurs du chef, cap sur les autres enregistrements islandais du chef !

Le seul « tube » internationalement connu d’un compositeur suédois Hugo Alfvén qui mérite d’être beaucoup mieux connu : sa 1e rhapsodie suédoise (en suédois : Midsommarvaka / Soir d’été)


Quant à Uuno Klami (1900-1981) ce n’est pas un clone de Sibelius, même si les sources d’inspiration sont les mêmes

La musique islandaise est encore une terra incognita pour moi, mais grâce à Petri Sakari on peut l’approvisoiser.

Et toujours humeurs et bonheurs du moment dans mes brèves de blog : conséquences et inconséquences

Le Mozart suédois

Il est né le 20 juin 1756, quand Wolfgang est né le 27 janvier 1756, il est mort le 15 décembre 1792 à Stockholm, un an après la mort de Mozart le 5 décembre 1791. Un quasi frère jumeau du Salzbourgeois. Natif de Bavière, Joseph Martin Kraus fait, à 22 ans,  le choix de la Suède de Gustave III, souverain éclairé et cultivé.

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Je n’ai pas attendu mon séjour à Stockholm pour découvrir, écouter et aimer la musique de Kraus, qui a été très bien servie par Petter Sundkvist et l’orchestre de chambre suédois.

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Tous les clarinettistes connaissent un autre grand musicien suédois, Bernhard Henrik Crusell, contemporain de Carl Maria von Weber, qui ont, l’un et l’autre, écrit trois grandes oeuvres concertantes pour l’instrument.

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Il faut attendre la seconde moitié du XIXème siècle, et surtout le début du XXème, pour entendre une musique plus spécifiquement suédoise, dans le grand mouvement des « musiques nationales » qui se développe d’abord en Europe centrale et en Russie, et gagne l’Europe septentrionale (Grieg, Nielsen, Sibelius). En Suède, les deux grandes figures de ce « nationalisme » musical sont Hugo Alfven et Wilhelm Stenhammar. 

D’Alfven, on ne connaît et joue généralement que sa rhapsodie folklorisante (Rhapsodie suédoise n°1)  Une nuit d’été.

Mais toute son oeuvre symphonique mérite le détour, surtout dans la version idiomatique de Neeme Jârvi :

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Quant à Stenhammar, il n’est guère plus prolixe qu’Alfven, et encore moins souvent à l’affiche de nos concerts.

C’est à nouveau les Järvi, père et fils, qui nous donnent le meilleur aperçu de l’oeuvre concertante et symphonique de Stenhammar.

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J’évoquerai d’autres figures importantes de la musique suédoise, du XXème siècle et de notre temps, dans un prochain billet.

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