Les fraîcheurs du chef (VI) : Sakari en Islande

C’est un chef que j’ai découvert par le disque, Petri Sakari dirigeant l’orchestre symphonique d’Islande dans la 2e symphonie du compositeur finlandais Leevi Madetoja.(1887-1947)

J’avais même repris le début de cette symphonie comme indicatif de France Musique.

J’ai invité Petri Sakari à plusieurs reprises à Liège pour des programmes qui n’ont jamais manqué d’originalité, ainsi en janvier 2008 (Bruckner), le 12 février 2011 (Ledoux, Reger, Lindberg, Strauss).

Le chef a signé une très belle intégrale Sibelius, l’une de mes préférées dans une discographie surabondante.

Mais pour ce sixième épisode de la série Les fraîcheurs du chef, cap sur les autres enregistrements islandais du chef !

Le seul « tube » internationalement connu d’un compositeur suédois Hugo Alfvén qui mérite d’être beaucoup mieux connu : sa 1e rhapsodie suédoise (en suédois : Midsommarvaka / Soir d’été)


Quant à Uuno Klami (1900-1981) ce n’est pas un clone de Sibelius, même si les sources d’inspiration sont les mêmes

La musique islandaise est encore une terra incognita pour moi, mais grâce à Petri Sakari on peut l’approvisoiser.

Et toujours humeurs et bonheurs du moment dans mes brèves de blog : conséquences et inconséquences

Le Mozart suédois

Il est né le 20 juin 1756, quand Wolfgang est né le 27 janvier 1756, il est mort le 15 décembre 1792 à Stockholm, un an après la mort de Mozart le 5 décembre 1791. Un quasi frère jumeau du Salzbourgeois. Natif de Bavière, Joseph Martin Kraus fait, à 22 ans,  le choix de la Suède de Gustave IIIsouverain éclairé et cultivé.

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Je n’ai pas attendu mon séjour à Stockholm pour découvrir, écouter et aimer la musique de Kraus, qui a été très bien servie par Petter Sundkvist et l’orchestre de chambre suédois.

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Tous les clarinettistes connaissent un autre grand musicien suédois, Bernhard Henrik Crusellcontemporain de Carl Maria von Weber, qui ont, l’un et l’autre, écrit trois grandes oeuvres concertantes pour l’instrument.

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Il faut attendre la seconde moitié du XIXème siècle, et surtout le début du XXème, pour entendre une musique plus spécifiquement suédoise, dans le grand mouvement des « musiques nationales » qui se développe d’abord en Europe centrale et en Russie, et gagne l’Europe septentrionale (GriegNielsen, Sibelius). En Suède, les deux grandes figures de ce « nationalisme » musical sont Hugo Alfven et Wilhelm Stenhammar

D’Alfven, on ne connaît et joue généralement que sa rhapsodie folklorisante (Rhapsodie suédoise n°1)  Une nuit d’été.

Mais toute son oeuvre symphonique mérite le détour, surtout dans la version idiomatique de Neeme Jârvi :

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Quant à Stenhammar, il n’est guère plus prolixe qu’Alfven, et encore moins souvent à l’affiche de nos concerts.

C’est à nouveau les Järvi, père et fils, qui nous donnent le meilleur aperçu de l’oeuvre concertante et symphonique de Stenhammar.

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J’évoquerai d’autres figures importantes de la musique suédoise, du XXème siècle et de notre temps, dans un prochain billet.

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