Comme un résumé de mes émotions de ces derniers jours.
À lire :
http://lemondenimages.me/2016/01/09/desert-sunset/

Et : http://bestofclassic.skynetblogs.be/archive/2016/01/07/tout-brendel-8552178.html

Comme un résumé de mes émotions de ces derniers jours.
À lire :
http://lemondenimages.me/2016/01/09/desert-sunset/

Et : http://bestofclassic.skynetblogs.be/archive/2016/01/07/tout-brendel-8552178.html

Peut-on, comme mon ami Bruno Fontaine, faire un mauvais jeu de mots avec l’actualité mortuaire de cette première semaine de janvier ? Oui, surtout si c’est pour honorer l’esprit Charlie : « 2016, année d’art et décès ? ».
Le mort de ce 8 janvier, c’est bien sûr François Mitterrand. Il y a vingt ans, c’était un lundi.
J’étais alors responsable de France Musique, et en 1996, nous ne disposions d’aucun moyen de communication numérique, avec alertes instantanées sur nos portables, etc. En milieu de matinée, j’apprends, d’abord par une rumeur au sein de la Maison ronde, puis en demandant confirmation à la rédaction, le décès de l’ancien chef de l’Etat survenu au petit matin avenue Frédéric Le Play, dans le 7ème arrondissement.
Que fait-on concrètement lorsque survient ce type de nouvelle ? Je rejoins Claude Samuel, alors directeur de la Musique (et mon supérieur hiérarchique direct). Le cas n’est pas banal, nous ne sommes pas dans la situation de la mort inattendue d’un président de la République en exercice, comme pour Pompidou le 2 avril 1974. Et France Musique n’est pas une chaîne centrée sur l’information, l’actualité, comme France Inter ou France Info. Nous décidons de demander des instructions à la Présidence de Radio France qui doit bien avoir prévu le coup. On nous laisse libres de modifier ou non nos programmes. Ceux qui sont prévus pour ce lundi, notamment les diffusions de concerts, ne comportent pas d’oeuvres qui contrediraient la triste nouvelle. Nous les maintenons donc, en revanche nous prévoyons en fin d’après-midi et une partie de la soirée une sorte de rétrospective musicale des années Mitterrand, sachant que le défunt n’était pas amateur de musique. Mais de la création de la Fête de la Musique à la construction de l’Opéra Bastille, ses deux septennats sont plutôt riches de décisions musicales. Dans lesquelles Pierre Boulez (https://jeanpierrerousseaublog.com/2016/01/06/un-certain-pierre-boulez/) a joué un rôle primordial…
François Mitterrand n’a pas fini de fasciner, et les étals de librairies regorgent de biographies, témoignages, rééditions de toutes sortes. Je renvoie aux deux livres cités avant-hier (https://jeanpierrerousseaublog.com/2016/01/06/devoir-de-memoires/). Notamment les pages où André Rousselet raconte non seulement les derniers jours de Mitterrand, mais surtout les conditions dans lesquelles ce dernier l’a désigné comme son exécuteur testamentaire et comment les obsèques de l’ancien président ont dû être organisées. En présence des deux familles, et pas dans le Morvan, sur le Mont-Beuvray, où François avait semble-t-il promis à Danielle de partager sa dernière demeure, mais à Jarnac auprès de ses grands-parents…

http://www.ina.fr/video/CAB96001836
La nouvelle attendue, redoutée, est tombée ce mercredi matin. Pierre Boulez est mort dans sa 91ème année, très diminué par la maladie depuis plusieurs mois. Cette Philharmonie de Paris qu’il avait tant souhaitée, il n’avait pu l’inaugurer en janvier 2015, et son 90ème anniversaire avait été partout célébré dans le monde en son absence.
Les hommages pleuvent déjà, et ce n’est que justice. Comme cet excellent papier de Renaud Machart dans Le Monde : (http://abonnes.lemonde.fr/disparitions/article/2016/01/06/mort-du-compositeur-et-chef-d-orchestre-pierre-boulez_4842501_3382.html.)
J’ai déjà raconté un peu de mes rencontres avec Pierre Boulez, qui ne furent pas nombreuses, mais toujours heureuses. Comme l’organisation de la journée spéciale que France Musique lui avait consacrée pour ses 70 ans, le 19 février 1995 (https://jeanpierrerousseaublog.com/2015/03/16/boulez-vintage/)
L’homme que j’ai quelquefois approché était exactement l’inverse du personnage craint et redouté (parce que redoutable) qu’il s’était sans doute en partie forgé. D’une attention à l’autre, d’une écoute simple et lumineuse à qui venait lui parler, poser des questions, solliciter un conseil.
Je le voyais souvent furtivement à la fin d’un concert ou l’autre, nous n’échangions que quelques mots, mais jamais convenus, comme si le dialogue entrepris plusieurs mois, voire années, auparavant reprenait. Pierre Boulez était au courant de tout et de tous. Ainsi c’est lui qui annonça à des amis parisiens (qui ne manquèrent pas de me le rapporter… surpris que le Maitre ait porté attention à un fait aussi insignifiant !) que j’avais été nommé à la direction de l’orchestre de Liège fin 1999…
En septembre 2008 je me rendis à Lucerne, où il animait cette phénoménale Académie d’été autant pour les jeunes musiciens que pour les compositeurs. Je lui avais demandé de m’accorder quelques instants, il m’accueillit durant tout un après-midi dans la modeste chambre qu’il occupait dans un hôtel un peu old fashioned sur les bords du Lac des Quatre-Cantons, très exactement en face de la villa de Tribschen où Wagner avait coulé quelques mois heureux (et composé notamment sa Siegfried-Idyll). Aucune fatigue chez cet homme de 83 ans qui dirigeait le soir même un programme colossal.
Compte-tenu de la tradition de création de l’orchestre philharmonique de Liège – les personnalités d’Henri Pousseur et Pierre Bartholomée n’y avaient pas peu contribué ! – et de la perspective des 50 ans de l’orchestre en 2010/2011, j’avais imaginé que Pierre Boulez, d’une manière ou d’une autre, devrait être de cette fête. Une fois encore, il me stupéfia par sa connaissance précise de l’orchestre, de son histoire, de son répertoire, et sans me laisser beaucoup d’illusions (il avait tant de travaux en cours et un agenda de concerts qui commençait à lui peser) il ne ferma pas la porte à ma suggestion.
Puis nous fîmes un tour d’horizon passionnant de la vie musicale française, avec quelques coups de griffe en direction de ceux qu’il jugeait incompétents ou insuffisants, mais toujours une bienveillance extrême pour la génération montante. J’eusse aimé avoir un micro pour capter cet entretien et le partager.
Le soir même dans la nouvelle salle de concerts du festival de Lucerne, pas moins de trois créations, des pièces de Berio, Carter – la première partie atteignait les 90 minutes -et pour terminer l’exploit, le Sacre du printemps, plus sensuel, libre que jamais. Le retrouvant près de sa loge à l’issue du concert, frais et dispos, sans nulle trace de l’effort colossal qu’il avait accompli, il me dit simplement : « C’était pas mal non ? ». Que répondre, essayer de balbutier, quand on est encore sous le coup de l’émotion ? Je m’entends encore lui dire : « Pas mal en effet » ! Avec un sourire complice.
Je l’ai revu ensuite à quelques concerts, l’un à Baden Baden, en 2009 je crois, puis soudain vieilli, hésitant à la première du Freischütz de Weber dans la version de Berlioz, à l’Opéra Comique, dirigé par John Eliot Gardiner (avec ma chère Sophie Karthäuser). C’était en avril 2011. Depuis lors je n’avais de nouvelles que partielles, de sources sûres, et les dernières n’étaient pas rassurantes.
Voilà le Pierre Boulez que j’ai un peu connu, l’homme et l’artiste qu’il m’a été donné de rencontrer par-delà le masque de la notoriété.
Tous les enregistrements officiels de Boulez ont été republiés. Je rêve d’un hommage qu’il mériterait ô combien : l’édition (comme cela vient d’être fait pour Richter) des concerts de Londres, de New York et plus récemment de Lucerne, des principaux en tout cas, où le chef se laissait aller à la griserie du « live ». Comme en 1992, un concert des Wiener Philharmoniker aux Prom’s, diffusé par la BBC (et par moi sur les ondes de la Radio Suisse romande !) où l’on entend les plus sensuels et aériens Nocturnes de Debussy qui se puissent imaginer…

PS. J’aurais peut-être dû commencer par là : ma découverte de Pierre Boulez compositeur. En dehors de sa 2e sonate pour piano qu’on avait dû nous présenter (essayer en tout cas) lors d’une séance des Jeunesses Musicales de France, j’étais ignorant de la musique de Boulez jusqu’à ce direct de juin 1980, sur France Musique, où je découvris les quatre premières Notations pour orchestre créées par Daniel Barenboim à la tête de l’Orchestre de Paris. Je me rappelle ma fascination pour cet univers sonore scintillant, multiple, neuf.
Un long voyage est toujours propice à la lecture, surtout depuis qu’on peut recourir au livre virtuel (mais, me concernant, c’est l’exception). Trois bouquins, un pavé pour l’un d’eux, en lien direct avec l’actualité de ce début janvier.
D’abord une somme absolument passionnante, que les auteurs ont mis quinze ans à accoucher, les souvenirs d’un personnage qui n’évoque plus grand chose pour les jeunes générations, sauf pour les adeptes de Canal Plus : André Rousselet

Vingt ans après la mort de François Mitterrand, le 8 janvier 1996 (j’y reviendrai après-demain), c’est sans doute le témoignage le plus complet, le plus attendu aussi – Rousselet, choisi comme exécuteur testamentaire par l’ancien président de la République, ne s’était encore jamais exprimé ni sur l’illustre défunt ni sur sa vie d’aventurier des médias et de la politique. Toute la saveur et l’ironie du personnage sont dans le titre, À mi-parcours ! Même s’il les porte fièrement, l’intéressé a tout de même 93 ans ! Vraiment passionnant, souvent drôle, et de toute première main notamment pour qui veut revivre la fabuleuse explosion médiatique que la France a connue dans les années 80,90.
Et puis, autant l’avouer, on était un peu en manque depuis que Patrick Rambaud avait cessé ses chroniques du règne de Nicolas Ier. Son orientation politique notoire allait-elle le et nous priver de passer François Hollande au tamis de son humour ravageur et salutaire ? On est rassuré :

On sent bien l’affection de l’auteur pour son sujet, mais le trait fait mouche, et l’entourage en fait souvent les frais. L’ex-compagne du chef de l’Etat porte plutôt bien le surnom de Madame de Pompatweet…
Autre livre rappelant la tragique actualité de ces jours de janvier 2015. Oui, certainement, Philippe Val est de parti pris, oui il écrit, il décrit Charlie Hebdo, comme lui l’a vécu et dirigé pendant plusieurs années. Mais Philippe est devenu un ami et son témoignage, ses emportements, ses tortures intérieures, nous livrent un personnage complexe, et une situation, celle du journal satirique des vingt dernières années, qui l’est tout autant. Ce matin, à l’arrivée de l’avion, j’ai acheté le numéro spécial de Charlie Hebdo, j’adorais Cabu, mais je n’ai jamais été un lecteur régulier. Mais qu’on aime ou pas, qu’on trouve que c’est trop ceci ou cela, rien n’excusera, n’expiera jamais la tuerie du 7 janvier 2015, et même si Voltaire ne l’a jamais dite ou écrite, je reprends cette citation à lui, à tort, attribuée : « Je n’aime pas tout ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »

(Namibie IV)
On aura tant emmagasiné d’images, de paysages infiniment variés, d’horizons sublimes, de déserts perdus, qu’on reviendra dans les semaines qui viennent sur le fabuleux voyage qui s’achève bientôt.
Au hasard des dernières rencontres, ces quelques images qu’une connexion internet aléatoire me permet de charger. Des instantanés de beauté pure.
(Namibie, Etosha National Park)
Je n’ai retenu de 2015 que ces sourires d’enfants, c’est avec eux, et en buvant à leur santé, à votre santé, que je vous souhaite de sourire à la vie tout au long de l’année qui commence.




J’ai comme l’impression que, sur le plan musical, l’été 2016 ne devrait pas vous décevoir, du côté de Montpellier et de la nouvelle grande région qui rassemble Languedoc, Roussillon et Midi-Pyrénées…Du 11 au 26 juillet précisément !
(Namibie III)
À l’arrivée, ça surprend : « Hotel zum Kaiser« , Bismarck-Strasse.. on n’a pas vérifié pour Göring. Et pourtant c’est un personnage très important pour l’époque. On parle ici évidemment de Heinrich Ernst Göring (1838-1913), gouverneur du Sud-Ouest africain allemand de 1890 à 1895, et non de l’un de ses fils, le sinistre Herrmann. Certains historiens pousseront cependant l’amalgame jusqu’à rendre le gouverneur Göring responsable de ce qu’on peut appeler le premier génocide du XXème siècle, le massacre de masse en 1904, de près de 80 % des populations locales (https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_des_Héréros_et_des_Namas)
C’est à Swakopmund, seule ville de Namibie (45.000 habitants) avec Walvis Bay située sur la côte atlantique, qu’on découvre les traces très nombreuses de la présence allemande au tournant du siècle dernier. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Swakopmund)






Le plus étonnant est l’absence complète de transition entre le paysage de désert et de dunes environnant et la cité elle-même.
Les activités maritimes se concentrent quant à elles dans la cité industrieuse (et jadis sous domination anglaise !) de Walvis Bay, à une trentaine de kilomètres au sud de Swakopmund. C’est le port dont partent catamarans et autres bateaux de plaisance pour touristes en quête de faune marine. On n’est déçu ni par l’accueil, ni par les prestations, ni par les rencontres qu’on fait effectivement à bord de ces bateaux. On ne verra pas de baleines, mais des phoques, des otaries, des flamands roses, des dauphins, des pélicans, des cormorans noirs, en abondance.




En revenant de ce tour en mer, on n’a pas résisté à repasser quelques minutes par le désert et une belle dune de sable blond qui invitait à l’ascension. Cette fois pas de vertige, juste le plaisir enfantin de dégringoler la pente gravie plus rapidement qu’on ne l’imaginait (comme en d’autres contrées les pentes enneigées).

(Namibie II)

Les couchers de soleil en bord de mer, en montagne, sur un lac, peuvent être exceptionnels. Sur une immensité désertique ceinte de pentes aux couleurs accordées aux nuages, c’est un spectacle unique. Celui qu’on a eu hier soir du balcon du Moon Mountain Lodge, à quelques encâblures du site de Sesriem.


Ce mardi matin levé avant l’aurore (5 h) pour parcourir la piste qui mène à des paysages que tous les guides présentent comme uniques au monde. Surtout au lever du jour. La réalité est plus impressionnante encore que tout ce qu’on peut en voir, aucune photo, aucun film ne peut restituer l’impression physique d’immensité, d’infini, qui vous étreint sur plusieurs dizaines de kilomètres.





L’entrée du gigantesque parc naturel répond à un cérémonial précis : une « ranger » locale, coiffée d’un bonnet péruvien, recense à la main, d’une écriture régulière et serrée, tous les éléments constitutifs de votre visite : numéro, type du véhicule, occupants, heure d’entrée, tout cela doit être signé et contresigné par les visiteurs… avant qu’ils ne soient dirigés vers un guichet plus loin pour payer leur écot. Autant le dire, on aime cette façon à l’ancienne d’accueillir le touriste. Bon, pour être complet, il faut avouer qu’on se fera gruger au bout de la piste, là où les voitures n’ont plus accès, par un chauffeur de jeep qui se propose, à un prix à la tête du client, de nous conduire et de nous ramener du point extrême du parc. Mais quand on découvre le site, les dunes immenses, les lacs salés pétrifiés, les passereaux multicolores et gourmands peuplant les rares arbres vivants…on oublie tout !



Sauf qu’au milieu de l’ascension de la dune la plus haute (voir photo ci-dessus) on est obligé de rebrousser chemin. Le vertige qui paralyse soudain, sans aucune raison, et qui vous laisse immobile de très longues secondes. Je pensais avoir conjuré un phénomène que je n’avais connu que tardivement, il y a une vingtaine d’années, dans une situation tout aussi banale, sur un rocher surplombant une plage de Cassis. Situation ridicule pour les autres, humiliante pour soi-même. Les photos qui suivent ne sont pas de moi, mais d’un accompagnateur plus vaillant – et meilleur photographe – que moi : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10153348529437602.1073741878.629007601&type=1&l=a0eca59586
Au petit jour, à l’aller, une belle dizaine de zèbres du désert nous avait barré la route pour disparaître à toute allure, sans qu’on ait eu le temps de les photographier. Au retour, de majestueux oryx, solitaires, ou plus rarement groupés, arpentent fièrement leur immense territoire. Dans le lointain, des autruches, ou des émeus ?



On atteint vite le mitan du jour, la chaleur est écrasante, parfois le vent se lève et soulève le sable en rafales. Un dernier coup d’oeil sur un canyon beaucoup moins spectaculaire que ceux qu’on a vus naguère dans l’Ouest américain. Une halte roborative au lodge local, avant de reprendre la route et de revoir à l’envers, sous le soleil au zénith, en d’infinies variations de rouge, d’ocre, d’or et d’abricot, les mêmes sommets, les mêmes courbes arrondies, et des ciels infinis.



C’est presque devenu une tradition : s’échapper de Paris pendant l’entre-deux-fêtes et éviter les obligations festives du 31 décembre. En 2012, New York, neige, froid, soleil. Central Park en majesté.
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10151205833412602.461213.629007601&type=1&l=e588149486
En 2013 Saint-Petersbourg, les nuits très longues, mais ni Neva gelée, ni couches épaisses de neige sur les avenues et les trottoirs. Ceux qui ont payé à prix d’or une Saint-Sylvestre en blanc se consolent en arpentant le Jardin d’été et ses verts gazons.
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10151873520137602.1073741859.629007601&type=1&l=47f2599990.
En 2014, un déménagement à organiser de Liège vers la région parisienne. Une activité de plusieurs jours à plein temps !
Ce 26 décembre, après que mes proches ont sacrifié à la tradition (excellente) du déjeuner d’anniversaire, on attend fébrilement de prendre la direction de Roissy. En début de soirée, le terminal E est quasi désert, les touristes sont déjà partis, et les vols d’affaires sont inexistants un samedi soir de période de fêtes. Formalités d’enregistrement et de sécurité aussi légères et rapides que la nouvelle décennie qui s’est abattue sur moi…
Vol sur A 380 pour Johannesburg, classe éco, pont supérieur. Rien à dire, je réussirai même à dormir un peu. Sauf que je trouve toujours l’énorme paquebot volant pas très stable en altitude et en croisière, dès qu’un coup de vent se profile, comme il y en a souvent au-dessus de l’équateur.

(Sublime survol de Paris au décollage)


Deux heures et quelque à attendre la correspondance pour Windhoek dans un aéroport de Johannesburg particulièrement bien doté de jolies boutiques.
Et puis un vol d’une ponctualité parfaite sur South African Airways pour la Namibie, l’aéroport de la capitale étant situé sur un plateau à 40 km au sud de la ville, dès que l’avion atterrit, on a immédiatement une idée des paysages qu’on va découvrir.

Comme au départ, formalités d’arrivée, temps d’attente des bagages, réduits au minimum (et pour qui m’a déjà supporté en voyage ou au restaurant, c’est une donnée importante pour l’agrément du voyage !). Jolie guesthouse dans la zone résidentielle – ça ne s’invente pas – d’Eros de Windhoek. En quête d’un établissement ouvert le dimanche soir pour dîner, on trouvera le moyen de se tromper, confondant l’ancienne et la nouvelle adresse. Pas grave, la chaleur de l’accueil compense la banalité de la carte (poulet et porc cuits ou grillés, et des sauces un peu relevées).
Ce lundi matin direction le Sud-Ouest, le désert, des cirques montagneux, les dunes multicolores, le canyon de Sesriem. On nous a prévenus, pas loin de 6 heures de route, pour l’essentiel sur des pistes. On ne demande que cela. L’aventure commence…





Ma mère n’a jamais manqué une occasion de me le rappeler : c’est à 12h15 un 26 décembre que j’ai poussé mon premier cri. Aujourd’hui cela fait tout juste soixante ans.
On sait mon peu de goût pour les anniversaires, ce nouveau tournant ne me marque pas plus que les précédents. J’ai la chance de ne jamais avoir senti le poids des ans, ni dans ma tête, ni dans ma condition physique. Les malheurs, les épreuves j’en ai eu ma part, mais plutôt moins que d’autres, les bonheurs je les ai goûtés, assumés, vécus comme ils venaient, librement, généreusement. D’autres m’attendent, à partager avec ceux que j’aime et qui sont le vrai cadeau de la vie.


Merci à Alain S. qui était de la fête (et qui lui aussi passera bientôt le cap) de m’avoir rappelé mes… 20 ans :

PS. Ces pages vont prendre comme moi quelques vacances loin de France.