Edition limitée

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Je l’avais promis hier, tout cet article est consacré à la plus belle parution discographique de l’année, une édition limitée certes, qui a son prix – mais amplement justifié – le plus bel hommage qui pouvait être rendu à Sviatoslav Richter pour le centenaire de sa naissance.

Ce n’est pas une compilation de plus, comme il y en eut tant pour ce pianiste, et pas toujours des plus soignées.

Ici ce ne sont que des enregistrements de concert en Russie, pour l’essentiel à Moscou, captés par la radio d’Etat, fantastiquement retravaillés, remastérisés, par ce qui fut le label soviétique, Melodia, qu’on a bien cru voir disparaître après l’éclatement de l’URSS. Et c’est tout simplement prodigieux, exceptionnel, on est en manque de qualificatifs. Comme je l’écrivais hier, l’occasion aussi de redécouvrir, s’il en était besoin, l’un des plus grands chefs russes du XXème siècle, Kirill Kondrachine, le partenaire le plus fréquent de Richter dans les concertos, et par exemple dans le Triple de Beethoven où l’on retrouve le même trio de luxe qu’avec Karajan, Richter, Oistrakh, Rostropovitch… Revue de détail ci-dessous.

Encore un mot sur l’objet, très beau boîtier noir, pochettes cartonnées or et blanc, livret quadrilingue (russe, anglais, français, allemand) remarquablement documenté, et même un grand sac de coton blanc à l’effigie du coffret !

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CD 1 Schubert Sonate 21 D 960 / Schubert-Liszt Erlkönig / Moussorgski Tableaux (8 décembre 1949)

CD 2 Bach extr.cantate 202 / Mozart 3 mélodies / Debussy C’est l’extase langoureuse / Chausson Le colibri / Ravel Cinq mélodies grecques (répétition privée) – Mozart Komm liebe Zither, Die Alte / Liszt Vergiftet sind meine Lieder / Schumann Mit Myrten und Rosen / Weckerlin Belle Manon / Falla Seguedilla / Debussy Noël des enfants qui n’ont plus de maison (Bucarest, 24 mai 1958) + Nina Dorliac, mezzo soprano.

CD 3 Haydn Sonate 50 / Chopin Ballade 3, Scherzo 4 / Schumann Novellettes op.21 (24 septembre 1960)

CD 4 Debussy Reflets dans l’eau, Hommage à Rameau, L’Isle joyeuse, Cloches à travers les feuilles, Les collines d’Anacapri (24 septembre 1960 / Franck Quintette piano (studio 1956) + Quatuor du Bolchoi

CD 5 Brahms Concerto 2 + bis 4e mvt / Beethoven Rondo si b M (28 mai 1967) + Kondrachine*

CD 6 Beethoven Concertos 1 et 3 (8 mai 1962) + Kondrachine

CD 7 Beethoven Sonates 17,18,27,28 (10 octobre 1965, à la mémoire d’Heinrich Neuhaus)

CD 8 Prokofiev Sonate 7 / Scriabine Sonate 7 / Ravel Valses nobles et sentimentales (10 décembre 1964)

CD 9 Beethoven Sonate 31 (10 octobre 1965, à la mémoire d’Heinrich Neuhaus) / Ravel Miroirs, Jeux d’eau / Rachmaninov Etude Tableau op.39/3 / Brahms Rhapsodie op.79/2 (10 décembre 1964)

CD 10 Hindemith Sonate violon / Berg Kammerkonzert (18 mai 1976) + Kagan, vi Ens.vents Conservatoire Moscou, Nikolaievski

CD 11 Prokofiev Sonates 2,4,6 (2 mai 1966)

CD 12 Mozart sonate violon K402, Beethoven sonates violon 2,4,5 (27 octobre 1975, à la mémoire de David Oistrakh) + Kagan

CD 13 Tchaikovski Extr.Saisons, Nocturne, Valse scherzo, Humoresque, Capriccioso, Valse, Romance / Rachmaninov Etudes-Tableaux op.33/4,5,8, op.39/1,2,3,4,9 (1er juin 1983, inauguration de la salle Rachmaninov du Conservatoire de Moscou)

CD 14 Même programme que CD 12 (2 juin 1983) sauf Tchaikovski Romance, Un poco di Chopin, L’Espiègle, Rêverie du soir, Chanson triste, Menuetto scherzoso, Valse de salon, Méditation

CD 15 Schubert Sonates D 566, 625, 664 (18 octobre 1978, 150eme anniversaire de la mort de Schubert)

CD 16 Schubert Sonates D 894, 566 (2 mai 1978, à la mémoire d’Heinrich Neuhaus)

CD 17 Schubert Scherzo 2, Andante D 604, Ländler D 366, Moments musicaux D 780/1,2,3 (2 mai 1978), Ecossaises D 774, extr.Danses allemandes D 790, Impromptu D 899/3 (18 octobre 1978), Marche D 606, Impromptus D 899/2,4 (3 mai 1978)

CD 18 Beethoven Triple concerto (20 mars 1972) + Kondrachine, Oistrakh, Rostropovitch / Dvorak Concerto (21 mai 1961) + Kondrachine

CD 19 Franck Trio piano / Ravel Trio piano (18 septembre 1983) + Kagan, Gutman

CD 20 Beethoven Sonate 1 / Schumann Carnaval de Vienne / Chopin Polonaise Fantaisie, Valses op.14/3, 70/3, Mazurkas op.63/3, 67/3, 68/3 post. (10 décembre 1976)

CD 21 Chopin Etude op.10/4, Etude op.25/7, Scherzo 4, Prélude op.28/15 / Debussy Le vent dans la plaine, Ondine, Bruyères / Rachmaninov Prélude op.32/12 (10 octobre 1976) Debussy Reflets dans l’eau, Hommage à Rameau, Mouvement, Cloches à travers les feuilles (18 septembre 1983)

CD 22 Beethoven Sonates 1, 7, 9, 12 (16 octobre 1976)

CD 23 Mozart Concerto 22 / Prokofiev Concerto 5 (12 mai 1967) + Kondrachine

CD 24 Britten Concerto (12 septembre 1967) / Scriabine Prométhée (3 avril 1972) + Svetlanov, OS URSS

CD 25 Haydn Sonate 22 / Chopin Ballade 1, Nocturnes op.62/2, 72/1 / Debussy Préludes II (26 mai 1967)

CD 26 Bartok sonate violon 1 / Prokofiev sonate violon 1 (29 mars 1972) + Oistrakh

CD 27 Brahms sonate violon 2 / Schubert Grand duo, andantino / Beethoven sonate violon 1, allegro (29 mars 1972) Franck Sonate violon (28 décembre 1968) + Oistrakh

CD 28 Brahms sonate violon 3 / Schubert Grand Duo / Beethoven Sonate violon 6, adagio, Sonate violon 5, scherzo (28 décembre 1968) + Oistrakh

CD 29 Beethoven sonates violon 1,3,10 (6 mai 1970) + Oistrakh

CD 30 Beethoven sonate violon 5 / Brahms Sonate violon 3 / Chostakovitch sonate violon (3 mai 1969) + Oistrakh

CD 31-32 Bach Clavier bien tempéré livre I (20 et 21 avril 1969)

CD 33 Schumann Bunte Blätter, Albumblätter, Novellette, Prélude, Marche, Abendmusik, Scherzo, Geschwindmarsch / Moussorgski Tableaux (15 décembre 1968)

CD 34 Beethoven Sonates 27, 28, 30,31 / Brahms intermezzo op.118/1, capriccio op.116/3, intermezzo op.116/5 (10 octobre 1971)

CD 35 Schubert Sonate D 958 / Brahms Capriccios op.116/3,7 , Intermezzi op.116/5,6 / Chopin Nocturnes op.15 (6 octobre 1971)

CD 36 Beethoven Sonates 3,4 (12 janvier 1975)

CD 37 Beethoven Sonate 32, Bagatelle op.126/1 / Chopin nocturne op.9/1 / Wagner Elégie (12 janvier 1975) Debussy Images I, Hommage à Haydn / Rachmaninov Préludes op.32/1, 23/8, 23/7 (6 octobre 1971)

CD 38 Mozart concerto 17 (22 décembre 1968) + Barchai OC Moscou / Berg Kammerkonzert (9 avril 1972) + Kagan, Barchai, OS radio Moscou

CD 39 Mozart concerto 14 / Beethoven concerto 3 (27 mai 1973) + Barchai OC Moscou

CD 40 Mozart concerto 18 (9 et 10 janvier 1977) + Kondrachine

CD 41 Miaskovski sonate 3 / Chostakovitch Préludes op.87/19,20,21,22 / Prokofiev Sonate 8 (22 décembre 1974)

CD 42 Bach Concertos BWV 1052, 1057, 1050 (25 mars 1978) + Nikolaievski ens.ch.Conservatoire Moscou

CD 43 Mozart Concerto 27 (29 décembre 1976) + Kondrachine / Schumann Concerto (28 mars 1973) + Barchai OS URSS

CD 44 Chostakovitch Sonate alto (26 décembre 1982) + Bashmet

CD 45 Haydn Sonate 2 / Brahms Sonate violon 1 / Chostakovitch Sonate violon (13 mai 1985) + Kagan

CD 46 Beethoven Sonates 6,7,17 (21 décembre 1980)

CD 47 Beethoven Sonate 18 / Chopin Etude op.10/12 (21 décembre 1980) Schubert Sonate D 566 (28 mai 1964) Liszt Concerto pathétique (8 janvier 1959) + Ginsburg

CD 48 Brahms Sonate 2, Klavierstücke op.119 / Szymanowski Sonate 2 (8 janvier 1959)

CD 49 Schubert Klavierstücke D 946 / Mendelssohn Variations sérieuses / Brahms Ballade op.10/2, Capriccio op.76/8, Intermezzi op.116/3,5,6,7 (28 mai 1964)

CD 50 Prokofiev Sonate 9, Légende op.12/6, extr.Visions fugitives, Valse de Guerre et Paix, Cendrillon, extr. (8 juin 1979)

*Kondrachine : toujours avec l’Orchestre Philharmonique de Moscou

** Sauf mention contraire, tous ces enregistrements ont été faits dans la grande Salle du Conservatoire de Moscou.

P.S. J’ai personnellement commandé (au meilleur prix disponible) ce coffret sur http://www.amazon.it.

Cadeaux

Je ne suis pas revenu les mains vides de mon week-end liégeois, les amis ayant souhaité anticiper un anniversaire qui n’a lieu que dans trois jours. Et comme ils me connaissent bien, ils ne sont pas trompés. Cela peut même donner quelques idées à ceux qui sont encore en panne de cadeaux à faire pour ces fêtes…

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J’avais déjà reçu des mêmes amis, et dédicacés par Pierre Lecrenier, les deux premiers tomes, inutile de dire que ce troisième est mieux venu encore. Pour ce que j’en ai déjà feuilleté, le trait est juste, les traits jamais excessifs, mais tellement inspirés de la réalité. Bravo !

Dans un genre plus direct, j’ai bien reconnu la patte d’un ami militant de toutes les causes qui nous tiennent à coeur dans le choix de ce qui est en train de devenir un bestseller

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Pour conjurer l’avenir…

L. avait repéré l’affection que j’ai pour les livres d’André Tubeuf, style et mémoire inimitables. Et qu’il me manquait certainement celui-ci. Bien vu !

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Autre album, intéressant et frustrant à la fois, parce que ce beau livre ne peut donner qu’un faible aperçu de plus de 50 ans de vie, de travail, de création au sein de la Maison de la radio (inaugurée en 1963). L’ami Gérard Courchelle a fait des choix qui n’auraient pas été les miens, mais c’est un travail remarquable, richement documenté, et sans aucun doute passionnant pour qui veut découvrir l’arrière du décor.

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Et puis demain j’évoquerai dans le détail l’une des plus belles publications discographiques de l’année, somptueux contenant et contenu. À la mesure de celui qu’elle honore pour son centenaire.

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Sviatoslav Richter ou l’exception faite homme. Et auprès de lui un immense chef d’orchestre, qui mériterait à son tour pareil hommage, Kirill Kondrachine. 

 

 

Du bon usage des nécrologies

J’ai, semble-t-il, choqué quelques beaux esprits en écrivant sur Facebook que je ne m’associais pas à l’unanimité de l’hommage à Kurt Masur. Nouvelle preuve de l’incapacité de certains à simplement bien lire ce qui est écrit, et de la presse en général à éviter les mots passe-partout, les adjectifs convenus.

Le chef allemand disparu avant hier, à 88 ans, est une incontestable figure du monde musical, et il est plus que légitime d’honorer sa mémoire et de rappeler sa carrière. Mais l’admiration n’interdit pas la nuance, au contraire. Quant à son rôle dans la chute du régime est-allemand, je veux bien croire à la légende de l’homme providentiel, mais j’ai toujours beaucoup de réticences à considérer comme des héros ceux qui ont prospéré à l’ombre sinon avec la complicité d’un régime qui a permis à l’intéressé d’occuper de prestigieux postes à Dresde puis à Leipzig. Ce qui n’ôte strictement rien aux grandes qualités musicales de Kurt Masur. 

L’ayant peu connu, je me garderai bien d’avoir un avis sur ses années américaines ou parisiennes. Je me rappelle un chaleureux message envoyé l’an passé aux musiciens de l’Orchestre National de France lors de l’inauguration de l’auditorium de la Maison de la radio, à laquelle son état de santé lui interdisait d’assister.

J’ai dans ma discothèque pas mal de gravures de Kurt Masur, mais pas nécessairement les plus attendues.

Magnifique mozartien dans une intégrale peu connue, et pourtant très réussie, des concertos pour piano de Mozart avec une pianiste est-allemande passée regrettablement inaperçue, Annerose Schmidt

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Et que dire de cette prodigieuse intégrale « live » des concertos de Beethoven avec Emile Guilels à Moscou dans les années 70 ?

71ReWLDXNAL._SL1417_71gmX+mpXZL._SL1500_De Mendelssohn bien sûr – mais c’est généalogique pour l’orchestre du Gewandhaus de Leipzig (https://fr.wikipedia.org/wiki/Orchestre_du_Gewandhaus_de_Leipzig)

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Mais pour le reste, les symphonies de Beethoven, Brahms, Bruckner, Masur n’est jamais en première ligne. Pour l’opéra le bilan est timide (http://www.forumopera.com/breve/deces-de-kurt-masur).

Reste que la personnalité de Kurt Masur a marqué les musiciens avec qui il a travaillé, et que parfois les étincelles surgissaient en concert, comme lors de cette 5e symphonie de Beethoven.

De quatre ans plus âgée que Kurt Masur, la contralto néerlandaise Aafje Heynis l’a précédé de peu dans la mort, le 16 décembre. Timbre androgyne à la Kathleen Ferrier, la chanteuse, qui s’était depuis longtemps retirée de la scène et du monde, laisse un héritage discographique nettement moins important que beaucoup de ses consoeurs. Mais tout ce qu’elle a enregistré est unique, par la sombre beauté de son timbre : Bach, Handel, Brahms, Mahler, Vivaldi (l’un des plus beaux Stabat Mater sous la direction d’Angelo Ephrikian).

 

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No-stalgie

Je n’ai pas d’inclination pour la nostalgie, le regret du temps passé. Pourtant tout ce week-end m’y poussait.

Vendredi, une promesse faite depuis longtemps au talentueux Camille de Rijck de participer à une Table d’écoute, l’émission de critique de disques de Musiq3. La chaleur (!!) de l’accueil à l’entrée de la RTBF, l’odeur des couloirs si caractéristique de toutes les radios du monde, un bref passage par la cantine où l’on aperçoit quelques figures connues, puis deux heures de très bonne humeur partagées avec le piquant animateur et ses habituels comparses Martine Dumont Mergeay et Yoann Tardivel.

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Le tout à écouter sur Musiq3 (ou à podcaster) le 27 décembre. Le sujet ? trois valses de Johann et Josef Strauss, et Die Libelle de Josef Strauss. Ringarde la famille Strauss ? Il se pourrait bien que, loin des clichés du concert viennois de Nouvel An, les auditeurs de cette Table d’écoute changent d’avis…

Le même soir, on ralliait Liège pour retrouver beaucoup d’amis. Une soirée klezmer à la Salle Philharmonique, en terrain de connaissance(s). Ma chère Isabelle Georges, le généreux Sirba Octet, des musiciens et un chef en symbiose. Les grandes soirées d’avant Noël comme il y en eut tant à Liège. Et l’incontournable Sotto piano où l’on se retrouve accueilli comme si c’était hier.

Erreur
Cette vidéo n’existe pas

Samedi c’était circuit habituel, Maastricht – la période des soldes commence toujours avant Noël aux Pays Bas ! -, la petite boutique des excellents chocolats Galler, les rues du centre de Liège sous bonne garde, des militaires et des policiers armés partout ! Et le soir un dîner surprise avec les amis de toujours, le plaisir de retrouver Les Folies gourmandes, l’une des tables les plus chaleureuses de la Cité ardente.

Ce dimanche, il ne fallait pas traîner pour être à l’heure à la « matinée » de l’orchestre du Gürzenich, à la Philharmonie de Cologne, dirigé par Louis Langrée. Et partager avec des « fans » liégeois un programme typiquement français (Ravel Ma mère l’oye, concerto en sol et la Symphonie Fantastique de Berlioz). Un répertoire peu familier pour l’orchestre, qui reste corseté tout au long du concert, un pianiste oubliable, mais on n’est pas objectif s’agissant de l’ancien directeur musical de Liège et du Music director du Cincinnati Symphony !934081_614968305301991_2951005884953696317_n

On ne peut pas refermer ce week-end en omettant les deux disparitions survenues dans le monde musical. L’une est passée inaperçue, pourtant le timbre et la beauté de la voix de contralto d’Aafje Heynis (1923-2015) n’ont pas fini de nous émouvoir, l’autre a été saluée comme toujours avec force adjectifs hyperboliques – c’est une manie dans les médias, quelqu’un de connu disparaît, surtout âgé, et c’est automatiquement « l’un des plus grands » ! – la mort du chef d’orchestre Kurt Masur (1927-2015). J’y reviendrai bien sûr, mais sans verser dans l’excès ni de critiques ni de louanges. France Musique lui consacre son lundi, l’occasion peut-être de réévaluer la carrière du vieux chef.

 

Les voix aimées

J’ai le sentiment d’arriver après la cognée. Tout a été écrit, toutes les récompenses se sont déversées sur un formidable disque, que je n’avais pas encore eu le temps de déguster comme il convient, c’est-à-dire à pas comptés, mesurés, pour en apprécier toutes les textures et les saveurs.

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À la suite de petits labels pionniers en la matière (Ricercar, Palazzetto Bru Zane), les « majors » semblent vouloir se mettre à leur tour au disque « concept », au bel objet dont chaque détail a été pensé, organisé pour mettre en valeur un programme intelligent et des interprètes totalement impliqués.

La jeune célébrité, l’envol prodigieux de la carrière de Sabine Devieilhe auraient pu conduire le producteur du disque comme la soprano à graver un disque de grands airs de Mozart, un de plus. Succès de vente assuré…

La chanteuse et ses partenaires, les musiciens de l’ensemble Pygmalion et leur exceptionnel animateur (au premier sens du terme, celui qui en est l’âme), Raphaël Pichon, en ont décidé autrement, et l’expliquent avec une clarté, une simplicité d’évidence, dans le riche et remarquable livret de cet épais CD cartonné.Ils nous racontent une histoire, font de la musicologie enfin vivante : celle d’une relation amoureuse, de passions successives et inspiratrices de Mozart pour des soeurs nées musiciennes, les filles de Fridolin Weber de Mannheim (par ailleurs cousines du fondateur du romantisme musical allemand, le compositeur Carl Maria von Weber).

Comme le rappelle Raphaël Pichon, « il y avait Aloysia Weber. Mozart en fut amoureux et composa pour elle plusieurs pages bouleversantes. Il y avait aussi Konstanze, la petite sœur d’Aloysia, que Mozart épousa en 1782. Il y avait enfin Josepha, l’aînée de la famille, pour qui le compositeur écrivit le rôle de la Reine de la nuit dans La Flûte enchantée. Ce programme reconstitue l’ambiance dans laquelle évoluait Mozart entre ses passions amoureuses et ses passions musicales. Il nous rappelle qu’un concert, au XVIIIe siècle, n’avait rien à voir avec un concert d’aujourd’hui. Les soirées étaient longues, faites d’œuvres diverses rarement données intégralement, et on ponctuait les improvisations de collations et autres libations. Des concerts vécus comme des fêtes ! » (http://www.ensemblepygmalion.com/#!mozart-soeurs-weber/c1y09)

Un disque indispensable !

Et puisque j’évoque l’autre Weber, le compositeur du Freischütz, un hommage à une illustre devancière de Sabine Devieilhe, Elisabeth Grümmer (1911-1986).

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Les pièges du français

A1E+zevt7VLJe vérifiais l’autre jour que les ouvrages, dictionnaires, jeux sur le français, la langue française, l’usage du français, n’ont jamais été aussi nombreux à être proposés comme cadeaux pour les fêtes.

C’est le paradoxe de notre époque : plus on abîme notre langue au quotidien, plus on la révère comme objet de musée.

Faisant partie de ceux qui ont l’orthographe « naturelle » – j’avais toujours zéro faute aux dictées à l’école ! – et qui aiment profondément la langue française, je pense depuis longtemps que nos règles sont beaucoup trop complexes et inutiles, qu’il faudrait donc les simplifier précisément pour aider les millions de francophones à mieux la parler.

Les exemples sont légion :

  • le participe passé : on accorde quand le complément d’objet direct est placé avant le verbe, on n’accorde pas quand il est après. Règle inutile, non signifiante ! Qu’on m’explique la différence de sens (et donc la nécessité d’une orthographe différenciée) entre : Madame la boulangère, je vous ai acheté d’excellentes chouquettes l’autre jour / merci pour les excellentes chouquettes que je vous ai achetées l’autre jour !
  • même inutilité dans ce cas de figure : « elle s’est dit en elle-même qu’elle s’était trompée » 
  • espérer/souhaiter : on nous a expliqué dans les précis de grammaire de notre enfance qu’espérer gouverne l’indicatif, parce que l’espérance est une  certitude (c’est même l’un des fondements de la foi chrétienne), et que souhaiter gouverne le subjonctif, puisque le souhait exprime une forme d’incertitude subjective. Cela donne donc : J’espère que vous pourrez venir à mon anniversaire, mais je souhaite que vous puissiez y venir ! Résultat de cette règle idiote : tout le monde écrit maintenant : « en espérant que vous puissiez venir » (mais je n’ai pas encore lu ni entendu : j’espère que vous puissiez venir). Bref encore une complication pour rien !
  • après que doit logiquement être suivi de l’indicatif (puisqu’il s’agit de faits avérés), à l’inverse de avant que qui entraîne le subjonctif de l’incertitude. On devrait donc dire : Après que vous m’avez rendu visite, j’ai pris mes informations avant que j’aille à mon rendez-vous. Cette règle est depuis longtemps obsolète, on lit et on entend couramment « après que vous m’ayez rendu visite« .

On l’a compris, il faut simplifier, sans aucunement dénaturer notre belle langue.

En revanche, il n’y aucune raison de se soumettre à certaines modes, à des mots ou des expressions de pur jargon, qui non seulement n’améliorent pas la compréhension des notions qu’ils désignent, mais appauvrissent notre vocabulaire au lieu d’en exalter les richesses.

Trois exemples courants :

 » La France a un vrai problème avec le chômage de masse » devient, en langue techno-politique : « Le chômage, c’est un sujet« .  – Monsieur le Ministre, que pensez-vous de la baisse des prix du pétrole ?- C’est un sujet en effet…

 » Maintenant un reportage qui vous montre comment les attentats du 13 novembre ont impacté la vie des Français. » Je veux bien répondre éventuellement à une question sur l‘impact que ces événements ont eu sur mon quotidien, en quoi ils m’ont touché, atteint…

En réunion, on présente aux interlocuteurs un projet « à date« . Avec un petit effort, on comprend que c’est la dernière version, la plus actuelle, celle du jour, même si cela va de soi (à quoi bon se réunir pour parler d’un projet obsolète ou dépassé ?).

Bref ce n’est pas demain la veille qu’on réduira les chausse-trapes (eh oui, il ne faut pas écrire chausse-trappes !) de notre bien vivante langue française. En attendant, on peut profiter des fêtes de famille pour s’en amuser…

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Star Wars mais encore ?

Je lis ce matin sur Facebook deux avis très contrastés : « S’il y a quelque chose dont je me fous complètement, c’est bien Star Wars »  et à l’opposé ceci : (http://www.lefigaro.fr/cinema/2015/12/16/03002-20151216ARTFIG00034–star-wars-le-reveil-de-la-force-3-raisons-d-aller-voir-le-film.php).

Malgré le conseil du Figaro je n’irai pas plus voir ce nouvel avatar de la série créée par George Lucas que je n’ai vu les précédents films (si j’ai bien dû, pour ne pas mourir idiot, voir une fois le premier ! mais je n’ai jamais accroché à la science-fiction ni en livre ni au cinéma).

Ce qui m’intéresse évidemment c’est la musique de ces films, au moins aussi célèbre. Programmer un « digest » de Star Wars dans un concert, c’est le succès garanti.

Comme Lawrence d’Arabie ou Le Docteur Jivaro ont fait la réputation (et la fortune) de Maurice Jarre, John Williams est à jamais associé à Star Wars (et E.T. et Harry Potter et Indiana Jones, etc. ). (https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Williams_(compositeur)).

Comme tous les grands compositeurs de musiques de films (Jarre, Herrmann, Francis Lai, Georges Delerue, Alexandre Desplat, Nino Rota…) John Williams est de formation classique, et sa musique l’est tout autant. Dans Star Wars, la proximité (l’emprunt ?) avec Les Planètes (1916) de Gustav Holst (1874-1934) est évidente, notamment dans ce passage :

Et, comme il arrive souvent, la plus moderne des deux n’est pas forcément la plus récente !

Deux idées de cadeaux à (vous) faire pour retrouver ces musiques de films enregistrées dans les meilleures conditions, deux coffrets (à tout petit prix mais avec un minutage généreux !)

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Des chevaliers, une élection

Après la réussite de samedi (https://jeanpierrerousseaublog.com/2015/12/12/vive-la-vie/), on ne pouvait pas imaginer un dimanche gâché.

On a d’abord voté, puis repris quelques habitudes dans son quartier, le café, la librairie (des cadeaux intelligents pour les tout-petits à mettre sous le sapin), le maraîcher, un déjeuner léger et bio. Et puis cap sur un centre culturel bien caché au coeur d’Argenteuil pour un rendez-vous que je ne voulais pas manquer. Une production épatante qui tourne depuis les triomphes de la création à Bordeaux en novembre dernier : Les Chevaliers de la table ronde de Louis-Auguste-Florimond Ronger, plus connu sous le pseudonyme de Hervé (https://fr.wikipedia.org/wiki/Hervé_(compositeur).

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L’opérette française dans toute sa splendeur, c’est-à-dire coruscante, impertinente, débridée, comme elle était conçue et jouée du temps d’Hervé et d’Offenbach, et telle que Pierre-André Weiz l’a mise en scène. Le cast est parfait vocalement et scéniquement : rien que le très sage Rémy Mathieu (qu’on avait entendu dans Fantasio à Montpellier l’été dernier) en loulou de banlieue, chaîne et survêt (Roland), le Médor ébouriffant de Manuel Nunez Camelino, les lascifs chevaliers Théophile Alexandre et David Ghilardi, les invraisemblables caricatures de personnages féminins toutes magnifiées par Ingrid Perruche (la Duchesse), Lara Neumann (la jeune fille si nunuche), Chantal Santon Jeffery (Mélusine) Clémentine Bourgoin (Fleur-de-Neige), et tous les autres qu’il faudrait citer. Une douzaine d’excellents instrumentistes sous la houlette inspirée de Christophe Grapperon. Une salle moderne à l’acoustique excellente, remplissage moyen, mais beaucoup de rires d’enfants qui ne captaient peut-être pas tous les non-dits de la partition, mais qui marchaient à fond dans le comique des situations et des personnages.

Un spectacle à voir absolument, encore beaucoup de dates à Toulon, Nantes, Rennes, Charleroi, etc. (http://www.bru-zane.com/les-chevaliers-de-la-table-ronde/index-fr.html)

En sortant du Figuier blanc d’Argenteuil, j’avais déjà affichés sur mon smartphone les premiers résultats du second tour des élections régionales, les médias belges n’étant pas tenus à la même réserve que les français. Ils annonçaient unanimement ce qu’on pouvait raisonnablement prévoir, qu’aucune région française ne serait présidée par un représentant du Front national. Mais la soirée allait réserver son lot de suspense et de surprises.

Trois régions où le score a été particulièrement serré et incertain jusqu’au décompte final (Ile de France, Normandie, Centre), un résultat finalement équilibré entre gauche et droite républicaine.

Mais, derrière les apparences, ce constat énoncé à la une de La Croix (http://www.la-croix.com/Actualite/France/Regionales-la-defaite-pour-tous-2015-12-13-1392544)

J’avais écrit (https://jeanpierrerousseaublog.com/2015/12/07/pas-de-panique/) que les électeurs voulaient de nouvelles têtes (et il y en avait beaucoup dans les listes du Front national). Le second tour l’a confirmé : de gauche ou de droite, ceux qui incarnent la nouveauté ont été privilégiés à ceux qui représentaient la continuité.

Rien ne serait pire maintenant que d’oublier ce qui s’est passé au premier tour et ce que les électeurs ont, à leur manière, redit avec force ce dimanche…

Vive la vie !

Les mauvais coucheurs vont peut-être parvenir à nous démontrer que la COP21 n’aura servi à rien, ou que l’accord négocié au Bourget est insuffisant, pas assez ceci, pas assez cela…

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Ce soir j’ai simplement envie de me réjouir, de dire merci à des dirigeants, des militants, des responsables qui, à force d’obstination et de constance, sont parvenus à cet accord véritablement historique. Comme l’ont rappelé Laurent Fabius et François Hollande, l’accord de Paris n’est pas une fin, mais le début de tout ce qui reste à faire.

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/cop21/video-cop21-francois-hollande-vous-l-avez-fait_1218985.html

Et de la même manière que nous avions appris à économiser l’énergie après les premières  crises pétrolières des années 70 (rappelez-vous : La France n’a pas de pétrole, mais elle a des idées !), les citoyens du monde ont pris conscience que de nous tous, et pas seulement de nos gouvernants, dépend l’avenir de la planète.

Ce samedi 12 décembre devait être un beau jour. France Musique n’avait pas oublié que c’était le centenaire de Frank Sinatra (1915-1998) et j’ai retrouvé non seulement la légende Sinatra, mais aussi le ton, l’esprit unique de cette chaîne de radio indispensable, trop souvent décriée, qui pourtant a nourri des générations d’auditeurs (comme moi) et qui, dans de telles occasions, prouve qu’elle est irremplaçable. Vivement le podcast et la possibilité d’écouter ce qu’on a manqué, de réécouter ce qu’on a aimé. Et bien ressortir de sa discothèque tout le rayon Sinatra… et cette chanson qui colle bien à l’humeur de ce samedi :

Juste après avoir appris l’accord de Paris sur le climat, la soirée prévue au théâtre des Champs-Elysées s’annonçait sous d’heureux auspices.

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J’allais entendre pour la première fois « live » une artiste que je suis depuis ses premiers disques, Stacey Kent, entourée de quatre excellents musiciens, son mari Jim Tomlinson (flûte et saxophone), Jeremy Brown (contrebasse), Graham Harvey (piano), Josh Morrison (batterie), rejoints pour quelques sets par un guitariste américain,  ami de la chanteuse, en vacances à Paris… dont je n’ai pas retenu le nom !

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Une soirée intime, sur le ton de la confidence, des standards, peu de chansons nouvelles, les figures tutélaires de la bossa nova, Chopin, Henri Salvador. Une belle douceur.

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Et l’émotion palpable lorsque, pour finir, Stacey Kent rappelait ce Jardin d’hiver de Salvador (et Benjamin Biolay et Keren Ann !) qui avait marqué son premier passage il y a dix ans sur la scène de l’avenue Montaigne, et que toute la salle ce soir murmurait avec elle.

Bons plans

Je ne sais pas vous, mais pour moi la période des fêtes est souvent synonyme de corvée de cadeaux. Comment faire plaisir intelligemment à ceux qu’on aime ?

Les lecteurs de ce blog sont depuis longtemps au courant de l’une de mes passions coupables, le disque. Mais à la différence de certains camarades, je n’aime pas accumuler – je n’en aurais pas la place ! – donc j’échange, je regroupe (et la profusion de coffrets publiés ces derniers mois par les « majors » contribue considérablement à cet effort de rationalisation), et je crois avoir trouvé les bons filons en jonglant avec les fournisseurs, en faisant donc jouer la concurrence.Ce sont ces « bons plans » que je livre ici.

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La presse a unanimement loué cette prodigieuse réédition du legs discographique du Beaux Arts Trio. En France (Amazon.fr ou Fnac) 118 €, en Allemagne (Amazon.de) 99 €, sur Amazon.it 78 € !

Deutsche Grammophon honore Emil Guilels, le grand pianiste russe (1916-1985) par un beau coffret regroupant ses enregistrements tardifs, une quasi intégrale des Sonates de Beethoven, des Mozart et Schubert avec Böhm et sa fille Elena, quelques incunables des années 50 en trio avec Kogan et Rostropovitch. L’Allemagne et l’Italie se tiennent (autour de 65 €), la France 10 € plus chère.

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Grâce à Tom Deacon, célèbre producteur canadien de la série Great Pianists of the XXth Century, j’apprends que la firme russe Melodia (ou pour respecter les critères internationaux Melodyia) publie une édition « de luxe » de 50 CD du légendaire Sviatoslav Richter (1915-1997). Est-ce le cours du rouble, le montant des taxes locales ? Toujours est-il que les différences de prix annoncés sont pour le moins étonnantes…

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Amazon.it 310 €, Amazon.de 461 €, Amazon.co.uk 363 £ !! Sur les sites français (Amazon, Fnac) le dit coffret n’est pas même annoncé (on doit attendre sans doute que l’année du centenaire de Richter se termine ?)

Mais les amateurs pourront encore trouver, pour beaucoup moins cher, les belles boîtes que Decca et RCA ont consacrées au pianiste (http://bestofclassic.skynetblogs.be/archive/2014/12/22/richter-centenaire-8350549.html)

Tandis que la collection Eloquence de Decca republie en CD séparés les enregistrements réalisés à Vienne, Londres et Amsterdam, pour Philips et Decca, par Pierre Monteux (1875-1964) – à suivre dans le numéro de janvier de Diapason – j’ai découvert récemment un fabuleux coffret, qui m’avait échappé à sa sortie, 11 CD de concerts donnés à Boston en 1958/1959, enregistrés en stéréo. Tout simplement prodigieux. Le feu, la fougue, la générosité, la poésie d’un chef largement octogénaire, avec parfois des accidents qui témoignent de l’ambiance électrique qui régnait dans ces concerts. Et quels solistes ! Leon Fleisher plus génial que jamais dans le 1er concerto de Brahms, Leonid Kogan éblouissant dans le concerto  pour violon de Brahms (que Monteux et lui enregistraient pour le disque – RCA – au même moment), une « Pastorale » de Beethoven orageuse à souhait. Bref, un coffret INDISPENSABLE. Cette fois acquis en France via Amazon.fr (qui propose le coffret à 55 €) qui met en lien un autre vendeur (Clic Musique) qui lui fait une offre à 34 € – et a honoré ma commande avec tout le soin et la diligence voulus. A titre de comparaison, ce coffret est téléchargeable sur Itunes pour 99 € !

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Je ne vais pas redire tout ce que j’ai écrit sur une magnifique pianiste (https://jeanpierrerousseaublog.com/2015/12/06/la-revelation-dinorah/) sauf pour signaler que j’ai acquis le précieux coffret sur Fnac.com

Enfin, dans la série des magnifiques rééditions, très attendues, un autre ensemble légendaire qui a fait les heures de gloire de Philips, le Quartetto Italiano. C’est Fnac.com qui propose le meilleur prix.

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Enfin, près d’un an après sa disparition (https://jeanpierrerousseaublog.com/2014/12/23/il-est-parti/), deux beaux ouvrages à acheter chez votre libraire (vive les librairies !)

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Mais l’un des meilleurs plans pour qui veut trouver le disque rare, l’intégrale oubliée, le tirage japonais de ses rêves, reste le seul magasin de Paris exclusivement réservé au CD/DVD classique d’occasion, Melomania, 38 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris (en face de l’église St Nicolas du Chardonnet et de la salle de la Mutualité). Et pour ceux qui n’ont pas la chance d’être parisiens ou de venir à Paris, un site remarquablement fait : http://www.melomania.com/fr/.