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Pompe et circonstances
Suite et fin (provisoire) d’une petite série royale (https://jeanpierrerousseaublog.com/2016/04/22/au-service-de-sa-majeste/). Retour sur l’étrange corporation des Masters of the Queens / Kings Music, les maîtres de musique de la Cour d’Angleterre. On s’était arrêté à Bax. En 1924, c’est un compositeur célèbre et déjà comblé d’honneurs qui accède à la royale fonction : Edward Elgar (1857-1934). Il a bien mérité cette distinction, c’est lui qui, pour le couronnement d’Edouard VII en 1902, a adapté la première de ses cinq marches intitulées Pomp and Circumstance : Land of Hope and Glory. Qui est quasiment devenue un second hymne national.
Land of Hope and Glory, Mother of the Free,
How shall we extol thee, who are born of thee?
Wider still and wider shall thy bounds be set;
God, who made thee mighty, make thee mightier yet,
God, who made thee mighty, make thee mightier yet.
Edward Elgar n’est bien sûr pas l’homme de ces seules marches. Ni celui de la modernité qui s’était emparée de l’Europe centrale dès le début du XXème siècle. On a peine à croire que son très romantique concerto pour violoncelle date de.. 1919 !
Document émouvant que celui-ci, Jacqueline du Pré et son mari de l’époque, Daniel Barenboim, enregistrés en 1967 :

Pas beaucoup plus révolutionnaire, l’autre chef-d’oeuvre célèbre d’Elgar, ses Enigma Variations (https://fr.wikipedia.org/wiki/Variations_Enigma)
Une version de référence :

Le XIXème siècle voit défiler une série de Masters of Musick qui n’ont guère laissé de traces, à l’époque où l’Allemagne et l’Europe centrale menaient la danse…

Comédies
Suite promise, chose due (https://jeanpierrerousseaublog.com/2016/04/23/william-et-elizabeth/).
Si l’on s’en tient aux seules comédies écrites par Shakespeare sous le règne d’Elizabeth I, leurs avatars musicaux sont nombreux. Après Beaucoup de bruit pour rien et Les joyeuses commères de Windsor, arrêtons nous au Marchand de Venise (1597) et à la musique de scène – Shylock – qu’a composée Gabriel Fauré pour la représentation de la pièce à l’Odéon en 1889.

En revanche, A Midsummer Night’s Dream / Le songe d’une nuit d’été (1595) a eu une descendance musicale exceptionnelle et inspiré les plus grands compositeurs.
Moins d’un siècle plus tard, Purcell met en scène The Fairy Queen.

En 1826, Carl Maria von Weber et Felix Mendelssohn livrent, l’un et l’autre, un chef-d’oeuvre, un opéra pour Weber, Oberon, une musique de scène pour Mendelssohn.

Hommage au passage à Nikolaus Harnoncourt, expert en féerie mendelssohnienne.

Ambroise Thomas signe, en 1850, un opéra-comique très lâchement inspiré de la comédie de Shakespeare et resté largement méconnu (une seule version discographique de 1956, due à Manuel Rosenthal)
Mais Benjamin Britten, en 1960, nous offre l’un des plus beaux hommages qui soient au génie de Shakespeare. J’ai encore le souvenir intact d’une représentation magique à Aix-en-Provence en 1991 (dans la cour de l’Archevêché, sous un ciel d’été et d’étoiles qui constituait le plus beau décor de la mise en scène de Robert Carsen, reprise l’année dernière)
Plusieurs belles versions au disque, dont celle du compositeur lui-même, mais on a une tendresse pour celle de Colin Davis, qui permet de retrouver le contre-ténor Brian Asawa tout récemment disparu

William et Elizabeth

Ce n’est pas l’histoire d’une reine nonagénaire et de son arrière-petit-fils telle qu’elle est saisie sur cette photo d’Annie Leibowitz.
Mais d’une autre Elizabeth, la première du nom, et du plus célèbre poète et dramaturge anglais, mort il y a 400 ans, le 23 avril 1616, dans sa ville natale Stradford-upon-Avon, William Shakespeare.


Loin de moi la prétention d’évoquer dans ce simple billet la contribution considérable de la souveraine et du dramaturge à la musique. Je me demande si Shakespeare ne détient pas le record d’ouvrages qui ont inspiré les compositeurs de toutes nationalités et cultures depuis quatre siècles…
Restons-en à ces ouvrages nés sous le règne (44 ans !) de la dernière des Tudor (https://fr.wikipedia.org/wiki/Élisabeth_Ire_(reine_d%27Angleterre) et particulièrement aux comédies surgies de l’imagination de Shakespeare pendant cette période.
Much ado about nothing / Beaucoup de bruit pour rien (https://fr.wikipedia.org/wiki/Beaucoup_de_bruit_pour_rien) : Berlioz s’en inspire librement pour son opéra Béatrice et Bénédict. Le grand Colin Davis a laissé trois enregistrements de l’oeuvre, tous avec le London Symphony, le dernier en date capté en concert quelques mois avant sa mort.

En décembre 2009, Sir Colin avait reçu la Queen’s Medal for Music des mains de la reine.

Le tout jeune Erich-Wolfgang Korngold (1897-1957) écrit en 1919 une musique destinée au Burgtheater de Vienne, il la transformera en suite pour grand orchestre :

The Merry Widows of Windsor / Les joyeuses commères de Windsor est une comédie qui résulte d’une commande d’Elizabeth qui souhaitait retrouver le personnage truculent de Falstaff déjà présent dans Henri IV. Les deux plus célèbres avatars lyriques sont évidemment le dernier opéra de Verdi, mais aussi l’ouvrage éponyme d’Otto Nicolai, dont on ne donne souvent que l’ouverture.
Pour le Falstaff de Verdi , les références sont légion. On jettera une oreille plus qu’attentive à un « live » assez extraordinaire de 1993 où l’on retrouve Solti à la tête de l’orchestre philharmonique de Berlin, et dans le rôle-titre le grand José Van Dam

Quant à l’ouvrage de Nicolai, le choix est plus restreint, une belle version Kubelik (Decca), et une récente réédition de la collection Electrola avec le Falstaff immense de Gottlob Frick et le Fenton lumineux de Fritz Wunderlich.
Suite demain de ce panorama de la comédie shakespearienne mise en musique…
Au service de Sa Majesté
Les 90 ans d’Elizabeth d’Angleterre promettaient une actualité souriante. Et voici le monde entier plongé dans l’affliction : Prince meurt le jour de la Reine, la coïncidence (un complot ?) est troublante. L’histoire se répète (https://jeanpierrerousseaublog.com/2016/01/11/la-dictature-de-lemotion/). Désolé de ne pas participer à l’émotion générale et de sourire à ce détournement d’image :

Hier donc j’évoquais le rapport de la souveraine britannique avec le monde de la musique (https://jeanpierrerousseaublog.com/2016/04/21/la-reine-et-la-musique/). De la même manière qu’elle a connu tous les chefs d’Etat, et grands personnages du monde, la longévité de son règne a permis à Elizabeth de connaître une incomparable galerie de compositeurs et de musiciens. Elle a perpétué une tradition semi-millénaire : les Maîtres de Musique de la Reine (ou du Roi).
Depuis deux ans, c’est une femme, la compositrice Judith Weir (1954) qui occupe cette fonction plus honorifique que réelle.

Sur cette photo, on aperçoit au milieu le prédécesseur de Judith Weir dans la fonction, Peter Maxwell Davies, l’un des grands noms de la musique anglaise – comme tant d’autres méconnu sinon ignoré sur le continent – disparu récemment, le 14 mars dernier.
Remontant le XXème siècle à rebours, on ne trouve pas que des éminences dans la liste de ces Maîtres de musique. J’avoue n’avoir jamais entendu une note du dénommé Malcolm Williamson (1931-2003), Australien nommé à ce poste en 1975 à la surprise générale, et vite tombé en disgrâce parce qu’incapable d’achever la Jubilee Symphony que le Palais lui avait commandée pour le jubilé d’argent de la reine en 1977.
Ce n’est pas à Arthur Bliss (1891-1975) que pareille mésaventure serait arrivée. Nommé à la prestigieuse fonction en 1953, après avoir écrit the Processional for the Coronation – pour la cérémonie de couronnement d’Elizabeth, il a le temps d’achever sa dernière oeuvre, la cantate Shield of Faith, pour célébrer les 500 ans de la Chapelle Saint-Georges du château de Windsor.
Arthur Bliss est un original à tous les sens du terme, son oeuvre mérite vraiment une écoute attentive et curieuse. Je conseille un excellent coffret de la série British Composers, naguère EMI, aujourd’hui Warner

Le prédécesseur de Bliss, Arnold Bax (1893-1953) est tout aussi passionnant. Il est certes l’auteur de la Marche du Couronnement de 1953, mais surtout de poèmes symphoniques et de symphonies qui respirent large les vastes espaces marins, comme ce magnifique Tintagel (https://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Tintagel)
C’est au très grand chef Vernon Handley (1930-2008) qu’on doit la meilleure intégrale symphonique de Bax, à découvrir et écouter sans modération !


La reine et la musique

Difficile d’ignorer que la reine Elizabeth fête aujourd’hui ses 90 ans !
En revanche, il y a peu de chances que les médias traitent un aspect nettement moins people de sa vie et de son règne : son rapport à la musique. Rapport personnel ou officiel. Petite revue de détail, grâce à l’excellent dossier constitué par ClassicFM 😦http://www.classicfm.com/music-news/latest-news/queen-elizabeth-classical-music/)
Dès 1930, le vieil Edward Elgar dédie sa Nursery suite aux deux jeunes princesses, Elizabeth et Margaret.
Le 25 mars 1944, les deux princesses et leur mère sont au Royal Albert Hall pour fêter le 75ème anniversaire du chef d’orchestre Henry Wood, qui a fondé en 1895 les célèbres Promenade Concerts (devenus Prom’s) et arrangé nombre de mélodies traditionnelles (ici sa Fantasia on British sea songs dirigée par mon ami Paul Daniel lors d’une soirée des Prom’s)
En 1951, la future reine participe avec toute la famille royale à l’inauguration du Royal Festival Hall sur Southbank. Avec le Barbican center quelques années plus tard, ce sera l’un des principaux temples de la musique classique de la capitale britannique, la « maison » de plusieurs des grands orchestres londoniens, le London Philharmonic, le Philharmonia entre autres (on y reviendra).

Le 2 juin 1953, le couronnement d’Elizabeth est évidemment accompagné par beaucoup de musique et de nombreuses créations. Le sujet mérite à lui seul tout un billet. Patience !
Quatorze ans plus tard, la reine inaugure la nouvelle salle de concert de Snape Maltings pour la 20ème édition du festival d’Aldeburgh fondé par Benjamin Britten (à droite sur la photo).

On découvre en feuilletant l’album réuni par ClassicFM qu’Elizabeth II assiste à un concert à la Scala de Milan en 2000 et y entend l’ouverture d’Elgar In the South dirigée par Riccardo Muti.

En 2005, la reine remet une nouvelle décoration The Queen Medal of Music au vétéran Charles Mackerras, en 2006 c’est le baryton gallois Bryn Terfel qui la reçoit à l’issue d’un concert organisé pour les 80 ans de la souveraine.
Prochain épisode : les « maîtres de musique » de la reine !
Le monstre amadoué
Je ne sais ce qui m’a toujours tenu à distance de cette oeuvre colossale, sans doute justement cet aspect monstrueux. Il en est de même pour la 8e symphonie de Mahler.
J’aurai donc attendu lundi soir avant d’entendre intégralement et en concert les Gurre-Lieder de Schoenberg. Bien entendu, j’avais depuis longtemps l’oeuvre dans ma discothèque, en plusieurs versions même, mais quelque chose m’avait toujours retenu d’écouter dans la continuité ces presque deux heures de musique.
J’ai profité de la générale du concert que donnaient hier soir, à la Philharmonie de Paris, les troupes en grand équipage de l’Opéra de Paris, menées par leur directeur musical, Philippe Jordan, pour rattraper toutes ces années d’indifférence.

Il fallait bien le vaste plateau du grand vaisseau conçu par Jean Nouvel pour accueillir un orchestre considérable, et au-dessus de lui les forces chorales réunies de l’Opéra de Paris et du choeur philharmonique de Prague. Il fallait surtout un maître d’oeuvre d’exception pour conférer un semblant d’unité à une oeuvre dont la composition s’est étalée sur treize ans (https://fr.wikipedia.org/wiki/Gurre-Lieder) et qui, même si elle ressortit au post-romantisme avoué de La Nuit transfigurée et de Pelléas et Mélisande, contient en germe les audaces ultérieures du dodécaphonisme. On n’est jamais très loin de Brahms ou Wagner, on flirte avec Richard Strauss, Schreker, Korngold ou Zemlinsky. Et la tentation doit être forte pour les musiciens et le chef de déployer les décibels.
C’est tout l’art de Philippe Jordan de savoir non seulement maîtriser une partition aussi complexe et les équilibres qu’elle implique sur le plateau, mais de faire entendre toutes les transparences d’une oeuvre, en même temps que sa puissance, sans jamais saturer l’espace sonore. Le seul problème, lié à la salle, pas à la direction du chef, est la restitution des parties vocales, les excellents solistes ont beau chanter à leur maximum, ils sont plus ou moins audibles selon le lieu où l’on est placé… Dommage !
Grâces soient rendues à Philippe Jordan et à ses musiciens exceptionnels de m’avoir réconcilié avec ce monstre magnifique.
Rappelons que c’est avec un autre ouvrage du même acabit, l’opéra Moïse et Aaron du même Schoenberg, que Philippe Jordan avait inauguré la première saison conçue par Stéphane Lissner.
Drôle de prénom
Il est mort il y a exactement 80 ans, le 18 avril 1936. J’ai toujours trouvé qu’il avait un prénom amusant à l’oreille d’un francophone et plutôt inadapté à sa fonction de compositeur : Ottorino Respighi.
Le plus surprenant c’est que le plus grand compositeur italien du début du XXème siècle, le contemporain de Ravel, Roussel, Szymanowski et bien d’autres, reste méconnu, en tous cas une grande partie de son oeuvre, même si le déficit discographique se comble peu à peu (https://fr.wikipedia.org/wiki/Ottorino_Respighi).
Respighi est d’abord un fabuleux maître de l’orchestre, à l’instar de Rimski-Korsakov (auprès de qui il a étudié) et Ravel. Il l’a prouvé dans ses propres compositions, mais aussi en réalisant nombre d’orchestrations scintillantes de « danses et airs antiques », de pièces de Rossini (qui ont donné les ballets Rossiniana et La boutique fantasque). Ses ouvrages lyriques restent en grande partie à redécouvrir.
Je ne serai pas très objectif en recommandant très vivement les disques réalisés par John Neschling avec l’Orchestre philharmonique royal de Liège (pour BIS), deux sont déjà parus, deux autres déjà enregistrés. La critique a salué unaniment ce qui, on l’espère, constituera une intégrale symphonique (Neschling avait auparavant enregistré la trilogie romaine avec Sao Paulo)


Le Festival de Radio France et Montpellier avait ressuscité l’un des opéras de Respighi en 2004

Pour ce qui est des trois oeuvres les plus célèbres, Les Pins de Rome, Les Fontaines de Rome, Fêtes romaines, les très bonnes versions sont légion. Cette prise de concert à Osaka en 1984 rappelle que Karajan était à son affaire :
Mais la très bonne surprise, inespérée tant elle paraissait improbable, est la réédition d’une version devenue mythique à force d’être introuvable, dans une splendide prise de son, celle d’un élève de Respighi, le chef italien Antonio Pedrotti (1901-1975) à la tête de l’orchestre philharmonique tchèque (Supraphon). Un indispensable de toute discothèque.


Tripatouillage royal
Depuis que les Harnoncourt, Leonhardt, Brüggen nous ont appris à revenir aux sources de la musique, à une approche « historiquement informée » du répertoire du passé, on s’est fait à l’idée d’une certaine authenticité, voire d’une certaine pureté originelle de ces grandes partitions baroques ou classiques. Ne lit-on pas couramment que ces grands interprètes défricheurs ont débarrassé ces oeuvres de leurs « scories », qu’ils les ont nettoyées de l’empois de la tradition ?
Et puis voilà qu’hier on découvrait – dois-je rappeler ici que je ne suis pas musicologue, ni spécialiste ? on ne m’en voudra pas, je l’espère, d’une certaine naïveté ! – qu’on se moquait bien du respect des partitions originales, quand il s’agissait en fonction des circonstances, de transformer, ajouter, retrancher, adapter au goût du jour, ces mêmes partitions. On a donc entendu, à l’Opéra royal du château de Versailles, une version très particulière de l’opéra de Lully, Persée.

Benoît Dratwicki n’eût pas donné quelques explications au début du concert, il est bien probable que l’essentiel de l’assistance très versaillaise n’eût pas remarqué ni la mention version 1770, ni que le surintendant de la musique de Louis XIV, le grand Jean-Baptiste Lully, était mort de sa belle mort en 1687, soit 83 ans plus tôt !

Car, contrairement à l’idée qu’on peut s’en faire aujourd’hui, aucune oeuvre, surtout donnée avec succès, n’était considérée comme intouchable. « Le patrimoine …est maintenu au goût du jour par des retouches musicales et poétiques de plus en plus importantes… Dès le milieu des années 1700, l’habitude est prise de retrancher ou d’ajouter des airs, après 1750 ces remaniements deviennent beaucoup plus systématiques, au point que certains auteurs y consacrent une bonne partie de leur temps et perçoivent une rémunération spécifique pour « mettre à jour les opéras anciens » (Benoît Dratwicki).
Le Persée représenté, pour l’inauguration de l’Opéra royal en 1770, à l’occasion du mariage du futur Louis XVI et de l’archiduchesse Marie-Antoinette d’Autriche, n’a plus grand chose à voir avec celui de la création en 1682. Dès 1768, Antoine Dauvergne, Bernard de Bury, François Rebel, tous musiciens appointés à la Cour, ont entrepris de profonds remaniements, tandis que le secrétaire de l’Académie royale de Musique, Nicolas Joliveau « adapte » le livret original de Quinault.

Bref, on a entendu hier une sorte d’OVNI musical, comme un remix de Lully, Rameau, Gluck, Haydn. Tout cela n’était pas pour déplaire au maître d’oeuvre de cette résurrection – qui fera l’objet d’un CD chez Alpha – l’éternel curieux et gourmand Hervé Niquet, et à sa fantastique équipe – choeur et orchestre – du Concert spirituel , rejointe par 11 jeunes solistes caméléons capables de se prêter à toutes les variations stylistiques d’une partition aussi composite (http://www.chateauversailles-spectacles.fr/spectacles/2016/lully-persee-version-1770).


La ville des ours
(https://lemondenimages.me/2016/04/15/la-ville-des-ours/)
Les villes qui portent des noms d’animaux sont plutôt rares dans le monde, encore plus lorsqu’il s’agit d’une capitale fédérale. C’est le cas de Berne, en Suisse (Bern en allemand qui se prononce comme Bär(e)n, le pluriel de Bär = ours) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Berne)
L’une des attractions touristiques de la petite ville perchée sur les bords de l’Aar fut longtemps sa fosse aux ours (Bärengraben), étendue depuis quelques années aux pentes de la rivière et laissant ainsi les deux pensionnaires actuels s’épanouir en milieu protégé.


Berne garde de beaux témoignages de son histoire.



L’un des joyaux de la capitale helvétique est sa cathédrale : (https://fr.wikipedia.org/wiki/Collégiale_Saint-Vincent_de_Berne)




Particularité des rues du centre (Kramgasse, Gerechtigkeitgasse), les fontaines ornées de figures multicolores, et les imposantes horloges.






Et on achève la visite par la place du Palais fédéral, où siègent le gouvernement et le parlement de la Confédération helvétique. C’est l’un de mes ancêtres maternels, Josef Zemp, qui l’inaugura en 1902 ! (https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Zemp).