Un été Bernstein (II) : Schumann

 

Après Mendelssohn (Un été Bernstein (I) : Mendelssohn, Schumann le romantique a particulièrement réussi au chef Leonard Bernstein. 

Deux gravures des quatre symphonies, avec New York pour Sony, puis Vienne pour DGG, avec une préférence pour la version new-yorkaise.

Bernstein est plus démonstratif à Vienne, plus enthousiasmant à New York, donnant notamment de la 3ème symphonie dite « Rhénane » une version exaltée et exaltante, de surcroît magnifiquement captée.

Belle version live avec l’orchestre de la radio bavaroise de la 2ème symphonie :

Plus remarquable encore – si c’est possible – l’ouverture de Manfred :

Il se trouve que c’est la première oeuvre que Bernstein dirigea en concert, en 1943, lorsqu’il dut remplacer Bruno Walter, malade, à la tête du New York Philharmonic au Carnegie Hall. Tout y était déjà (l’ouverture « Manfred » est à 3’24 »)

Toute la discographie de Bernstein ici : Bernstein Centenary

Bestofclassic

Les délices d’Alicia

J’ai un seul souvenir de concert avec elle : une toute petite dame, élégante, qui fascinait l’auditoire dès qu’elle se mettait à jouer. La pianiste espagnole Alicia de Larrocha (1923-2009) a fait l’objet de plusieurs rééditions chez ses éditeurs successifs – ou parfois simultanés.

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Mais voici que Decca édite un fort coffret de 41 CD, l’intégrale des enregistrements de la pianiste espagnole pour le label britannique.  Je ne peux que redire ce que j’écrivais en mars 2016 : lire Les merveilles d’Alicia.

Tout le détail de ces 41 CD (y compris les tout premiers enregistrements de Larrocha pour la branche américaine de Decca, et une série réalisée au début des années 60 pour Hispavox, à voir ici : Bestofclassic

Un été Bernstein (I) : Mendelssohn

Leonard Bernstein est né le 25 août 1918. Le centenaire de sa naissance est abondamment et justement célébré (lire La fête à Lenny).

J’ai choisi, pendant ce mois de vacances, de distinguer quelques pépites – et quelques ratages ! – dans l’abondante discographie du chef-pianiste-compositeur-pédagogue (voir Bernstein Centenary)

Commençons par Mendelssohn, un compositeur et une oeuvre auxquels on n’associe pas d’emblée le chef américain. Alors que Bernstein est, sans doute, de tous les chefs prestigieux qui ont dirigé et enregistré  Mendelssohn celui qui en a le mieux compris et restitué le romantisme fiévreux, dramatique, inquiet, celui des Troisième (l’Ecossaise) et Cinquième (la Réformation) symphonies et d’ouvertures comme Ruy Blas – phénoménale ! – ou Les Hébrides

Ce n’est pas un hasard si Ruy Blas fait partie du « best of » symphonique concocté par Diapason pour honorer Leonard Bernstein chef d’orchestre

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Pour ces ouvertures, comme pour les symphonies 3 et 5, on préfère les premières versions gravées à New York pour CBS/Sony, aujourd’hui quasi introuvables en éditions séparées

Pour la 4ème symphonie « Italienne », la version gravée avec l’Orchestre philharmonique d’Israël (Deutsche Grammophon) semble plus solaire, plus fluide, élégante que son aînée new-yorkaise.

Toute la discographie Bernstein à retrouver ici : Bernstein Centenary

Yannick à Rotterdam

Belle surprise que cette publication estivale : un coffret de 6 CD composé d’inédits, de prises de concert, et proposé à petit prix. Pour célébrer les dix ans de direction musicale du chef québécois Yannick Nézet-Séguin à l’orchestre philharmonique de Rotterdam…et le centenaire de la phalange néerlandaise !

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Des enregistrements plutôt récents qui ne reflètent que partiellement la décennie YNZ à Rotterdam (mais il est vrai que les premiers enregistrements du jeune chef ont été réalisés pour EMI/Warner)

CD 1 Chostakovich: Symphonie n° 4 (déc. 2016)                                                                           CD 2 Mahler: Symphonie n°10 / éd. Deryck Cooke (avr. 2016)

CD3 Beethoven: Symphonie n° 8 (fév.2016) / Tchaikovski: Francesca da Rimini (nov. 2015) / Turnage: Concerto pour piano – Marc-André Hamelin – (oct. 2013)

CD 4 Bartók: Concerto pour orchestre (juin 2011)

Dvorak: Symphonie n°8 (déc. 2016)

CD 5-6 Bruckner: Symphonie n°8 (fév. 2016)

Debussy: Trois Nocturnes (déc. 2014)

Haydn: Symphonie n°44 « funèbre » (nov. 2012)

Tout a été dit et écrit sur le phénomène Nézet-Séguin (lire Eveil d’impressions joyeuses), une carrière prodigieuse, les postes les plus exposés (il prend les rênes du Met un an plus tôt que prévu, en raison du « scandale » Levine).

On se réjouit de découvrir ce coffret à tête reposée pendant les vacances qui approchent.

Le coffret est accompagné d’un bref livret trilingue (anglais, français, allemand). On aurait pu imaginer qu’un label aussi prestigieux que Deutsche Grammophon d’une part confie l’écriture et les traductions de ses textes de programme à des auteurs compétents, d’autre part qu’avant publication ces textes soient relus et éventuellement corrigés.

Apparemment, malgré la mention d’un nom de traducteur, on a dû faire appel à Google Trad pour le texte français. Le résultat est digne de figurer dans les meilleurs bêtisiers. Tout simplement illisible… qui rime avec risible !

Extraits : « Dès le départ, Nézet-Séguin donnait la sensation galvanisante que ses qualités spéciales réflétaient les propensions uniques de l’orchestre lui-même »….

La Huitième de Beethoven est une symphonie compacte, soigneusement équilibrée, qui porte son érudition avec légèreté »

Le reste à l’avenant…

Picasso à Montpellier

Les habitués du Musée Picasso à Paris ne feront pas de découverte majeure dans l’exposition Picasso, Donner à voir proposée par le Musée Fabre de Montpellier jusqu’au 23 septembre (lire Picasso et la musique). Mais on apprécie – et à en juger par l’affluence, je ne suis pas le seul ! – la proposition très pédagogique de 14 étapes, 14 moments-clés de l’oeuvre de l’artiste le plus prolifique du XXème siècle, rebelle à toutes les écoles, à tous les systèmes.

Quelques-uns de mes coups de coeur :

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fullsizeoutput_94fPicasso,

Et puis, quand on est au Musée Fabre, comment ne pas revisiter les riches collections permanentes…

fullsizeoutput_959Frédéric Bazille, La petite chanteuse italienne, 1868

fullsizeoutput_95cFrédéric Bazille, Vue sur le village, 1868

fullsizeoutput_95fNicolas de Staël, Paysage, Ménerbes, 1954

Et les grandes salles SoulagesIMG_7422

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George et Igor

Un heureux hasard a fait se succéder, à deux jours d’intervalle, les deux formations orchestrales de Radio France, à l’Opéra Berlioz à Montpellier, dans le cadre du Festival Radio France Occitanie Montpellier.

Gershwin pour l’Orchestre National de France, John Adams, Ravel, Stravinski pour l’Orchestre Philharmonique de Radio France. En point de mire, Paris, la France, thème central de l’édition 2018 (Douce France).

Un programme de concert tout Gershwin, c’est la promesse d’une salle comble. On ne s’est jamais vraiment interrogé sur les raisons de cet engouement du public, jamais démenti depuis des lustres. Beaucoup d’organisateurs – j’en ai été – cèdent à la tentation, au prétexte d’une fin de saison, d’une fête populaire, puisque c’est « grand public » et que c’est une musique d’apparence facile, légère.

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Et pourtant Emmanuel Krivine qui achevait, vendredi soir, sa première saison à la tête de l’Orchestre National de France, n’avait pas choisi par hasard les quatre oeuvres de Gershwin – l’Ouverture cubaine, le concerto en fa, Rhapsody in Blue et Un Américain à Paris. 

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(Répétition de l’Ouverture cubaine)

Rien n’est plus difficile que de conjuguer précision, cohésion d’ensemble et sentiment de liberté, de swing, dans ce répertoire, même pour une phalange d’excellence comme l’ONF. Challenge largement remporté par Emmanuel Krivine et ses musiciens, en très grande forme, dans un festival de couleurs et de rythmes.

Le concert est à réécouter ici : francemusique.fr

Hier soir, l’Opéra Berlioz était à nouveau en fête, avec le retour d’un équipage qui avait déjà fait des étincelles, lors de l’édition 2014 du Festival : Santtu-Matias Rouvali et l’Orchestre Philharmonique de Radio France. Une autre manière de célébrer le grand orchestre, après Gershwin : l’envoûtant foxtrott de John Adams The Chairman dances,le concerto pour la main gauche de Ravel,qui a plus d’une parenté avec le concerto en fa de Gershwin, et Le Sacre du Printemps de Stravinsky.

 

37607834_10156504427423194_1386275659143184384_n(Bertrand Chamayou, Santtu-Matias Rouvali et les musiciens de l’Orchestre philharmonique de Radio France)

Bertrand Chamayou est chez lui au Festival – il y a deux ans il jouait le 5ème concerto de Saint-Saëns avec l’Orchestre National, qu’il a enregistré depuis, un disque à paraître début septembre – et dans Ravel (il donnait en bis une très poétique Pavane pour une infante défunte)

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Alors Le Sacre à la manière Rouvali ? Je manque d’objectivité sans doute, mais j’ai entendu hier soir tout ce que j’aime dans cette partition, les scansions primitives – dommage que les orchestres français n’aient plus (?) de basson français, mais les solides Fagott allemands ! – , les rythmes ancestraux, la fabuleuse organisation des coloris fauves de l’orchestre. Il n’est que de réécouter le concert ici : francemusique.fr.

Et la confirmation que le jeune chef finlandais – 32 ans seulement – est déjà l’une des très grandes baguettes de notre temps. On n’attendra pas quatre ans pour le réinviter à Montpellier…

La France en joie

En 1998, le soir de la finale de la Coupe du monde de football, j’assistais à une représentation de l’un des ouvrages les plus intimistes de Britten, Curlew River, dans la cour de l’hôtel Maynier d’Oppède à Aix-en-Provence. 

On peut difficilement imaginer plus grand contraste entre l’atmosphère de cette pièce et l’exubérance qui commençait à monter dans tous les foyers de France. Les dernières notes de Britten étaient à peine achevées, qu’une immense clameur envahit les rues d’ordinaire bien calmes du centre d’Aix. La France était championne du monde, et même les plus rétifs des spectateurs aixois à cette fête du football ne tardèrent pas à rejoindre le Cours Mirabeau où la foule se rassemblait, heureuse, joyeuse et bon enfant.

Vingt ans plus tard, les hasards de la programmation, à moins qu’il ne s’agisse – soyons immodeste pour l’occasion ! – d’un sens certain de l’anticipation, ont fait que le Festival Radio France avait prévu, mardi dernier, un concert de l’Harmonie de la Garde Républicaine, le soir de la demi-finale (voir Douce France) et hier soir, quelques heures après une finale de folie, le grand spectacle de chanson française imaginé autour d’Isabelle Georges, Frederik Steenbrink, Roland Romanelli, Jeff Cohen, Fayçal Karoui et l’excellent orchestre de Pau Pays de Béarn, un spectacle placé sous l’égide du thème de ce Festival 2018, l’éternelle chanson de Charles Trenet… Douce France.

Une soirée vraiment formidable, à la hauteur de l’événement qui a fait vibrer tout un peuple…

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Intense émotion quand Roland Romanelli entonne Ma plus belle histoire d’amour c’est vous

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Et quand la foule rassemblée à l’amphithéâtre du Domaine d’O reprend la chanson fétiche du #FestivalRF18…

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Douce France

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On y est ! Le 34ème Festival Radio France s’est ouvert lundi avec les Rencontres de Pétrarque et La Série musicale, de France Culture.

Mardi, c’est l’Harmonie de la Garde Républicaine qui ouvrait le bal des 150 concerts programmés (!). La demi-finale de la Coupe du monde de football avait un peu réduit l’affluence attendue dans le magnifique amphithéâtre de plein air du Domaine d’O, mais la victoire des Bleus avait dopé musiciens et public.

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Mercredi, traditionnelle soirée d’ouverture « officielle » en présence des deux co-présidentes du Festival, Sibyle Veil, la nouvelle présidente de Radio France et Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie.

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Avec une Périchole endiablée, comme seul Marc Minkowski en a le secret, à la tête d’une formidable troupe, les choeurs de l’opéra de Bordeaux, les Musiciens du Louvre, Aude Extremo, Philippe Talbot, Alexandre Duhamel, Eric Huchet, Romain Dayez, Enguerrand de Hys, Olivia Doray, Julie Pastouraud, Mélodie Ruvio, Adriana Bignani Lesca, et plus qu’une « mise en espace », une vraie mise en scène de Romain Gilbert.

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La troisième soirée du Festival prenait un tour plus intime, quoique présentée dans le grand vaisseau de l’opéra Berlioz : sublime récital de deux « enfants » du Festival, Fazil Say et Marianne Crébassa. 

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Bonheur sans mélange de retrouver ces deux artistes qu’on aime tant…

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Art Nouveau

 

 

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Partant vendredi pour Riga (lire Riga choeur du monde) j’avais une idée assez vague de la physionomie de la capitale lettone, je savais qu’elle faisait partie de la Ligue hanséatique et je m’attendais à trouver des vestiges de l’architecture caractéristique des villes médiévales qui bordent la Baltique. Mais je ne m’attendais absolument pas à u trouver une telle concentration d’édifices Art Nouveau, y compris dans le coeur historique.

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L’art nouveau à Riga se découvre principalement sur les façades d’imposants immeubles comportant souvent plus de deux étages et de nombreuses travées. Ces façades assez majestueuses sont presque toujours symétriques. Le style Art nouveau se décline surtout par la présence ostentatoire de moulures, de sculptures et de statues représentant souvent des personnages des mythologies grecque et romaine ainsi que des faunes ou des créatures diaboliques. Certaines constructions sont par ailleurs inspirées du romantisme national letton. Ainsi peut-on voir des décorations de feuilles de chêne, arbre sacré en Lettonie, de fleurs comme les marguerites, de pommes de pin ou d’animaux de la région (écureuils, ours,…). D’autres immeubles possèdent des façades beaucoup plus sobres se référant à l’art nouveau nordique comme des frises reprenant des dessins et motifs propres aux pays scandinaves.

 

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Les Lettons Konstantīns Pēkšēns (1859-1928) et Eižens Laube (1880-1967) figurent aussi parmi les architectes les plus influents et les plus prolixes dans la construction d’immeubles de style Art nouveau de la capitale lettone.

On peut aussi citer le Germano-balte Friedrich Scheffel (décédé en 1913) auteur de la Maison du Chat Noir qui fut souvent associé à Heinrich Scheel mais aussi Wilhelm Bockslaff (1858-1945) ou Paul Mandelstam (1872-1941)

IMG_6612La maison de Konstantīns Pēkšēns aujourd’hui transformée en musée (images à voir bientôt sur lemondeinmages)IMG_6610

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IMG_6639L’architecte principal est Mikhaïl Eisenstein (1867-1921), un Germano-balte de Saint-Pétersbourg. Il est le père du cinéaste russe Sergueï Eisenstein, auteur du célèbre Cuirassé Potemkine. Son œuvre se retrouve principalement dans Alberta iela.

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IMG_6522(L’ancienne maison de la Radio au centre de Riga)

Pour écouter le célèbre Choeur de la radio lettone, rendez-vous dans le cadre du Festival Radio France le 23 juillet à la Cathédrale de Montpellier et le 25 juillet à la Cathédrale de Cahors.

 

 

Riga choeur du monde

IMG_6542(La Maison des Têtes Noires, résidence du Président de la République)

Me voici jusqu’à dimanche soir à Riga, la capitale de l’un des trois Etats baltes, que les cancres en géographie que sont les Français mélangent toujours, ici la Lettonie !

Invité par le gouvernement letton pour vivre un événement unique au monde, qui a lieu tous les cinq ans :

Je devrais retrouver, parmi cette foule de chanteurs, le formidable Choeur de la radio lettone qui est l’hôte régulier du Festival Radio France et qui, en cette année du centenaire de l’indépendance de la Lettonie, revient à Montpellier (le 23 juillet) et à Cahors (le 25) pour un programme de musiques baltes (Chants de la Baltique).

Premières impressions d’une capitale nordique, paisible et accueillante.

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36684860_10155826940512602_2614770549296988160_n(C’est sur cette place fleurie du centre historique que j’ai suivi le début du match France-Uruguay, avec une Marseillaise très applaudie par les spectateurs attablés aux terrasses des cafés)

IMG_6546Façade de la cathédrale Saint-Pierre

IMG_6560La maison aux deux chats noirs (1909)

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