Vienne, Klimt, Schiele et la musique

J’aurais pu donner à ce billet le même titre qu’à celui que j’ai écrit en février 2017 : Wien, nur du allein. Ce nouveau séjour (Vienne sur son 31), presque neuf ans plus tard, a été l’occasion de voir et revoir ces lieux où vivent si fort les témoignages de l’histoire culturelle de Vienne.

Musée Leopold

Je n’avais pas eu le temps, lors de mes précédentes visites, de prendre mon temps pour visiter l’un des plus intéressants musées de Vienne, le musée Leopold, qui se targue – à juste titre – de posséder la plus grande collection d’oeuvres d’ Egon Schiele, et de montrer dans toutes ses dimensions l’impressionnante vitalité culturelle de la Vienne du tournant du siècle.

On trouvera dans mon album photoVienne Leopold Museum – une petite partie des trésors du musée.

Evidemment, l’émotion vous saisit devant certains chefs-d’oeuvre comme ce Tod und Leben de Klimt ou cette audacieuse Caresse (Le cardinal et la nonne) de Schiele

La musique est partout dans ce musée, comme dans les rues de Vienne.

Liaison fatale

On reste pas très convaincu des talents de peintre de Schoenberg : ici sa femme Mathilde et son autoportrait (1910)

En revanche, j’avoue avoir découvert au musée Leopold, et le peintre Richard Gerstl (1883-1908) et l’aventure fatale qui l’a lié au couple Schoenberg, et à Mathilde en particulier. Une aventure qui a conduit le jeune peintre au suicide et aurait été à l’origine de changements radicaux dans l’inspiration du compositeur si l’on en croit cet article (Mathilde Schoenberg and Richard Gerstl 
Muse and Femme Fatale
)

Richard Gerstl, Portrait de Mathilde Schoenberg, 1908

À ceux qui l’ignoreraient, l’une des salles du musée Leopold rappelle que Schoenberg, comme ses amis Berg et Webern ont gagné quelque argent en transcrivant des valses de Johann Strauss.

L’inspiration Wagner

On n’est pas surpris, au musée Leopold, de voir évoquée la figure d’Otto Wagner (1841-1918), le célèbre architecte qui est, avec Klimt, Moser, Josef Hoffmann entre autres, l’initiateur du mouvement Secession.

La maison aux médaillons (1898) sur la Wiener Linkzeile (à quelques mètres du Theater an der Wien)

mais l’autre Wagner, Richard, occupe aussi une place de choix avec des compositions inattendues.

J’ai une tendresse particulière pour ce Schubert au piano de Klimt (1898) qui devait faire partie du décor de la salle de musique du palais du riche industriel Nikolaus Dumba

Comme je l’ai déjà relevé (voir Vienne sur son 31) les références à la musique sont innombrables au musée Leopold.

Menaces

Pas de visite à Vienne sans passer par la Dorotheengasse, et ses deux adresses incontournables, le café Hawelka, inatteignable cette fois-ici mais où l’on se souvient jadis avoir été accueilli par Leopold Hawelka en personne, et le magasin de musique Doblinger.

J’avais lu que cette vénérable et indispensable institution viennoise (lire l’article Doblinger menacée) risquait de devoir fermer avant la fin de l’année 2025. Mercredi dernier au matin, les portes étaient closes…

On ne parle même pas de la disparition des magasins de disques…Ne subsiste plus que celui qui est installé au rez-de-chaussée de la Haus der Musik, mais les rayons dégarnis et les bacs de CD soldés ne laissent rien présager de bon…

Pour les humeurs et bonheurs du moment, suivre mes brèves de blog !

2 réflexions sur “Vienne, Klimt, Schiele et la musique

  1. Merci Jean-Pierre, pour ces documents très intéressants et qui donnent envie d’y retourner. La dernière fois c’était d’ailleurs avec l’OPRL. Très bonne année 2026.

    Willy

    1. Merci à toi cher Willem pour ta fidélité. Je te présente tous mes vœux pour toi et les tiens.
      Que 2026 soit source de nombreuses joies musicales !

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