Emballages/Etalages

L’Arc emballé

Ce qui est bien avec les réseaux sociaux, c’est qu’on a du prêt-à-penser à peu près sur tout.

Ainsi de l’emballage de l’Arc de triomphe de Paris, réalisation d’un projet formé depuis de longues années par Christo et Jeanne-Claude. On a tout lu, tout, n’importe quoi et le contraire. À commencer par de violentes critiques de la Maire de Paris – à qui il y a bien des choses à reprocher… sauf celle-ci ! -, du président de la République qui l’a inauguré, de l’Etat qui jette l’argent par les fenêtres…Tout le monde sait, ou devrait savoir, maintenant que cette réalisation n’a rien coûté au contribuable parisien/français.

Donc je suis allé voir l’objet de tant de passions.

Mardi soir. Mais on ne pouvait accéder à une partie de la place de l’Etoile, a fortiori pas aux abords et sous l’Arc de triomphe, probablement une manifestation officielle, à en juger par la présence de musiciens de la Garde républicaine.

J’ai trouvé ça saisissant, impressionnant, et je ne me suis pas posé la question de la valeur artistique, de la pertinence du « geste » des concepteurs (désolé je ne sais pas parler le jargon des critiques et spécialistes d’art contemporain). J’ai même trouvé ça beau. Je n’avais distingué sur aucune photo ni aucun reportage, la trame bleu blanc rouge, subtile, discrète, de l’emballage.

La très riche Samaritaine

Un peu avant, j’étais passé par la Samaritaine, au droit du Pont Neuf (oui ce Pont Neuf que Christo et Jeanne-Claude avaient emballé en 1985, suscitant les mêmes polémiques, mais sans les réseaux sociaux !).

La Samaritaine de 2021 n’a rien, mais vraiment plus rien à voir avec le grand magasin populaire de la rive droite qu’il fut durant plus d’un siècle. C’était le pendant du très chic Bon Marché de la rive gauche. C’est aujourd’hui la vitrine du groupe LVMH de Bernard Arnault et de ses marques. La belle façade sur la Seine cache désormais un hôtel de luxe.

La structure métallique et une bonne partie de la décoration d’origine ont été préservées et restaurées.

Mais on s’interroge sur la pertinence de cette ouverture d’une nouvelle grande surface du luxe, surtout après la crise sanitaire qui a éloigné pour longtemps de la capitale française les riches touristes chinois, indiens ou arabes qui constituaient l’essentiel de la clientèle des grands magasins du boulevard Haussmann.

La façade sur la rue de Rivoli qui a fait l’objet de multiples recours et causé un retard de dix ans dans la réouverture de la Samaritaine.

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