L’été 2026

A défaut d’échapper à la canicule qui envahit tout le pays, on pourra essayer de se rafraichir les idées, l’esprit ou le coeur, au choix, avec ces quelques musiques et/ou versions qui ont le mérite de l’originalité, sinon de l’inspiration, tirées de ma discothèque personnelle.

Feu d’artifice tiré de la prairie de Butry-sur-Oise le 20 juin 2026

Gabriel Dupont : Jour d’été

Extrait du tout dernier disque enregistré par notre cher et si regretté Patrick Davin

Glinka : Nuit d’été à Madrid

Honegger : Pastorale d’été

Par l’un de nos plus grands chefs français, Serge Baudo, auteur d’une magnifique intégrale des symphonies d’Honegger avec les si belles couleurs de la Philharmonie tchèque

Kodaly : Soir d’été

Le compositeur dirige lui-même son « Soir d’été » à la tête de l’orchestre philharmonique de Budapest

Lire : L’éloquence des Hongrois

Jacques Leduc : Ouverture d’été

Un disque rare republié dans le coffret anniversaire de l’Orchestre philharmonique royal de Liège

Michel Legrand : Un été 42

Vincent d’Indy : Jour d’été à la montagne

Josef Suk : Conte d’été

Ambroise Thomas : Le songe d’une nuit d’été, extrait

Pour rendre hommage à notre si chère Jodie Devos, bien trop tôt disparue (lire Jodie dans les étoiles) cet extrait du Songe d’une nuit d’été d’Ambroise Thomas

Prokofiev : Nuit d’été

Cette « nuit d’été » est extraite de l’opéra de Prokofiev : Les fiançailles au couvent

Et dans mes brèves de blog les dernieres nouvelles du moment à propos de la fête de la musique et de la fête des pères : 21 juin 2026.

Berlioz à Versailles

On avait quitté un ténor épuisé mais rayonnant après avoir chanté l’inchantable rôle de Fervaal de Vincent d’Indy le 24 juillet dernier à Montpellier (#FestivalRF19)

IMG_4454On était impatient de retrouver Michael Spyres dans le Benvenuto Cellini de Berlioz ce dimanche à l’Opéra royal de Versailles.

D’abord on n’est jamais déçu quand on vient à Versailles, tant la programmation de Laurent Brunner est captivante. Et les lieux inspirants.

L’affiche de ce dimanche était de surcroît l’une des plus prometteuses qui se puissent imaginer. John Eliot Gardiner (qu’on avait entendu l’an passé au festival Berlioz.. mais diriger des cantates de Bach – Les Nuits de la Côte) à la tête de ses ensembles, le Choeur Monteverdi et l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique. Et une distribution de haut vol, quoique inégale :

Michael Spyres Benvenuto Cellini
Sophia Burgos Teresa
Maurizio Muraro Giacomo Balducci
Lionel Lhote Fieramosca
Tareq Nazmi Pope Clement
Adèle Charvet Ascanio
Vincent Delhoume Francesco
Ashley Riches Bernardino
Duncan Meadows Perseus

Erreur
Cette vidéo n’existe pas

Je laisse aux spécialistes le soin de critiquer les performances vocales des uns et des autres. J’ai pour ma part retrouvé la flamboyance de Michael Spyres, et distingué les prestations d’Adèle Charvet (elle aussi présente à Montpellier en juillet dernier… comme chaque année ou presque !), ou Lionel Lhote, mais plus que tout la direction magistrale de Gardiner et l’exceptionnelle cohésion de ses troupes. Le Choeur Monteverdi est soumis à rude épreuve tout au long de l’ouvrage par l’écriture virtuose de Berlioz d’abord et la redoutable précision de la baguette du chef britannique.

On est d’autant plus impatient de voir le DVD qui sera publié de cette représentation.

En attendant, on peut, on doit même écouter cette déjà riche collection d’enregistrements berlioziens de John Eliot Gardiner

713HnFdksZL._SL1200_

61MlzwcLuNL

Les hasards du placement m’avaient fait asseoir à côté d’un voisin, que je n’ai reconnu qu’à la fin du concert, le chanteur Pascal Bertin qui a annoncé il y a quelques jours qu’il cessait de chanter pour se consacrer à d’autres activités, comme la direction artistique du festival de Pontoise. Ce qu’il dit de la musique et de son festival ne peut que nous inviter à partager quelques belles prochaines soirées. Une interview à lire ici.