Que sont-ils ou elles devenu(e)s ?

J’ai toujours été intéressé, fasciné parfois, intrigué souvent, par le sort de ceux ou celles qui sont tôt devenus célèbres, qu’il s’agisse d’artistes, de musiciens, de responsables politiques ou autres personnalités. Pourquoi, à un moment donné, disparaissent-ils de nos radars, des réseaux d’information, des véhicules de la notoriété ?

C’est à cette fin que j’avais créé à France Musique la série « Mémoire retrouvée » à l’été 1994. Ma première idée de titre était d’ailleurs… le titre de cet article : Que sont-ils devenus ? Comme me l’avaient fait alors remarquer des collaborateurs de la chaîne, cela risquait d’être vexant, au moins discourtois, pour quelques unes des personnalités que nous allions interroger, qui s’étaient certes retirées de la carrière active, mais qui n’avaient pas forcément disparu de nos mémoires. C’est ainsi que ma chère Mildred Clary avait réalisé en 1997 trois émissions de Mémoire retrouvée avec Renata Scotto, que France Musique a rediffusées en août 2023 lors du décès de la cantatrice italienne (à réécouter ici)

Au gré de mes voyages dans ma discothèque, je retrouve finalement un grand nombre de musiciens, dont je me demande ce qu’ils sont devenus.

Le violoncelliste Julian Lloyd Webber

Il porte un patronyme très familier aux amateurs de comédie musicale, puisque c’est le frère d’Andrew Lloyd Webber, le compositeur entre autres de The Phantom of the Opera, Evita ou Cats. J’ai un seul disque de Julian, que je n’ai jamais entendu en concert.

Comment s’est-il, lui le Britannique, retrouvé à enregistrer à Prague avec l’orchestre philharmonique tchèque et son chef d’alors, Václav Neumann (1920-1995). Mystère ! Mais le disque est beau.. et généreux (avec les concertos de Dvorak et Elgar)

Le ténor Luca Canonici

Ce devait être en janvier 1989, un concert-événement filmé (pour une fois) par la télévision suisse romande, à Genève, avec l’Orchestre de la Suisse romande dirigé par Armin Jordan. La star de la soirée (la télévision avait fait spécialement confectionner une affiche dont elle tenait toute la place !) était Barbara Hendricks, mais je ne me rappelle plus qui a eu l’idée de lui adjoindre un jeune ténor qui avait remplacé José Carreras dans La Bohème le film que Luigi Comencini avait réalisé à partir de la bande-son enregistrée par James Conlon

Pour tout dire, je ne suis pas le seul, ce jour-là, à être tombé sous le charme de Luca Canonici, beaucoup plus convaincant en Rodolfo que B.H. en Mimi. Et dans tous les autres airs en solo ou en duo dont il nous régala.

Je revis le jeune ténor italien une seule fois, à l’été 1990, à Aix-en-Provence où il chantait dans L’élixir d’amour de Donizetti. J’avais passé une partie de l’après-midi à l’hôtel du Roi René à recueillir les confidences d’un ami que la maladie allait emporter trois ans plus tard… C’est dire si la rencontre inopinée de Luca Canonici dans le hall de l’hôtel fut une distraction bienvenue : nous tombâmes dans les bras l’un de l’autre. Je le vis préoccupé – le stress d’avant représentation ? -, il me confia ne pas savoir mettre sa cravate. L’amitié tient parfois à bien peu de choses : je lui refis sa cravate dans un grand éclat de rire. Et depuis lors, je ne l’ai jamais revu. Je n’ai eu que ses rares disques pour garder la trace de ces fugaces souvenirs.

En allant sur sa chaîne YouTube, je découvre qu’un peu à la manière d’un Roberto Alagna, le sexagénaire Luca Canonici, ne dédaigne pas pousser la chanson

La mezzo-soprano Doris Soffel

A Genève, j’ai le souvenir de l’avoir vue et entendue plusieurs fois, dans Mahler, comme dans Rossini. Aussi belle qu’immédiatement sympathique, drôle, ne s’économisant jamais, l’anti-diva !

Je découvre cette mélodie de Massenet magnifiquement dite par Doris Soffel.

Suite à un prochain épisode.

D’une Adrienne l’autre

C’est une situation étrange et rare dans une vie de mélomane, a fortiori de critique, que de pouvoir assister à un mois d’intervalle à deux représentations du même opéra, qui n’est pas le plus couru du répertoire lyrique, Adriana Lecouvreur de Cilea.

Tamara Wilson

Le 5 décembre 2023, c’était au Théâtre des Champs-Élysées, en version de concert, un cast idéal comme je l’ai écrit dans Bachtrack : L’idéale Adriana Lecouvreur de l’Opéra de Lyon au TCE. Je n’ai rien à rajouter, ni a fortiori à retrancher à mon enthousiasme du moment.

Je n’ai malheureusement pas trouvé d’extrait vidéo de ce concert, ni de Tamara Wilson dans cet ouvrage.

La soprano américaine impressionne, non seulement par sa stature, mais surtout par l’ampleur, l’homogénéité d’une voix qui garde son velours sur toute sa tessiture. Elle était Turandot dans la récente reprise de Bastille.

Anna Netrebko

J’écrivais à la fin de mon billet du 8 décembre dernier : « J’irai voir et entendre ce qu’Anna Netrebko en fera en janvier prochain« . Promesse tenue, j’assistais mardi dernier à l’Opéra Bastille pour le compte de Bachtrack, à la première de la reprise de l’Adriana Lecouvreur mise en scène par David McVicar en 2015.

Compte-rendu à lire sur Bachtrack : Le triomphe d’Anna Netrebko dans Adriana Lecouvreur à l’Opéra Bastille

La star de la soirée c’est elle, et c’est pour elle que la foule se pressait jusqu’au dernier strapontin de Bastille. Comme on le lira sur Bachtrack, j’ai été plus réservé sur son partenaire à la scène comme à la ville.

Au disque, je n’ai jamais été pleinement satisfait par les propositions qui nous sont faites, souvent parce que le ténor en fait trop (Mario del Monaco avec Renata Tebaldi) ou que la mezzo sonne bien peu italien (Elena Obraztsova dans la seule version qui figure dans ma discothèque, mais Renata Scotto, disparue l’été dernier est une belle Adriana !)

On trouvera plus de bonheur dans ces deux DVD, le premier parce qu’il reprend le formidable casting du spectacle qu’on avait vu à Bastille en 1993 avec Mirella Freni dans le rôle titre, le second parce que c’est l’écho de la production de David McVicar, reprise actuellement à Paris, inaugurée en 2010 à Covent Garden avec un couple brûlant d’intensité !

France Musique : 30 ans ont passé, les souvenirs restent

J’ai déjà raconté ici – L’aventure France Musique – les raisons et les circonstances de mon arrivée à France Musique le 23 août 1993, il y a donc exactement 30 ans !

J’invite ceux que cela intéresse à relire mon article d’il y a cinq ans…

J’ai découvert un peu par hasard que le 6e épisode du podcast La Maison de la Radio : 60 ans de musique et de partage évoque cette période et le rôle que j’ai pu jouer (à écouter ici ou en direct le 26 août à 9 h sur France Musique)

Je garde de précieux souvenirs des presque six années que j’ai passées à la tête de la station, mais je n’éprouve ni nostalgie ni regrets. Encore moins ce qui malheureusement alimente souvent les souvenirs de ceux qui ont été « en responsabilité », l’aigreur ou la rancoeur. Ce sont des sentiments qui me sont, qui m’ont toujours été étrangers.

Oui il m’arrive de penser que j’aurais pu faire plus, mieux, plus longtemps dans les fonctions qui m’ont été confiées, mais j’éprouve plus souvent la satisfaction de voir que les projets qu’on a lancés, les transformations qu’on a opérées – et il y en a eu beaucoup à France Musique – sans heurts, sans atteinte à la dignité des personnes, sont ancrés dans l’histoire de la chaîne et dans la mémoire de ceux qui ont participé à l’aventure, et qui pour beaucoup en font encore partie.

Deux grilles etc.

Anne-Charlotte Rémond évoque dans cet épisode la grille que j’étais chargé de préparer pour janvier 1994 (sous la supervision de Claude Samuel). Elle aurait pu ajouter ma pleine et entière responsabilité dans celle qui a été établie, cette fois avec Pascal Dumay, pour la rentrée 1997. Les principes sont restés les mêmes, mais – il y a prescription – je voudrais raconter une anecdote qui illustre l’état de tension, d’incertitude que génère inévitablement l’exercice de la refonte d’une grille de programme chez les producteurs. Dumay et moi nous étions isolés pendant un week-end à l’écart de Paris pour « finaliser » le dispositif et bien entendu nous étions convenus, au moins implicitement, que nos discussions resteraient secrètes, tant que la grille ne serait pas validée, sachant que tous guettaient le moindre signe. Dans la semaine qui suivit, mon cher assistant, Sylvain Lopez (tragiquement disparu dans un accident de voiture à l’été 1999), me rapporta des « bruits » de couloir alarmistes, forcément alarmistes, sur nos travaux du week-end! Je parvins à identifier la source de ces bruits, une jeune productrice dont on me dit qu’elle était très proche du directeur de la musique…Je me retrouvai dans la très délicate situation de devoir dire innocemment (!) à ce dernier mon incompréhension quant aux fuites qu’on me rapportait. Penaud, il me promit de mettre fin à cette situation ! Finalement, « notre » grille fut très bien accueillie tant par la « maison » que par la presse.

J’ai précieusement gardé l’article de Christian Leblé paru dans Libération en janvier 1996, quelques mois avant que Claude Samuel ne soit remplacé par Pascal Dumay à la direction de la musique de Radio France : France Musique mue et remonte. Les problématiques qui se posaient demeurent peu ou prou et la nécessité de faire une « radio à l’écoute de ses auditeurs » plus évidente que jamais.

Mémoire retrouvée

Ainsi à l’occasion du récent décès de Renata Scotto, France Musique a rediffusé quelques épisodes d’une série « Mémoire retrouvée » que j’avais lancée dès l’été 1994, sur un principe simple. En radio, la plupart des personnes interviewées le sont parce qu’elles sont dans l’actualité ou parce qu’elles ont une « promo » à faire. Mais quid de celles et ceux qui ont quitté les feux de la rampe, et qui ont des tas de souvenirs à livrer… et qu’on interroge rarement ? J’avais donc proposé à tous les producteurs de la chaîne une formule et un format inédits (j’avoue que j’ai eu un peu de mal à convaincre la structure de production, déstabilisée par la liberté que je tenais à laisser aux équipes) : j’ai demandé à chacun(e) une liste de personnalités qu’il/elle souhaiterait interroger. Une fois d’accord, les producteurs prenaient contact avec elles et nous ne fixions la durée de l’émission qu’après que la rencontre entre interviewés et producteurs avait eu lieu. Ainsi, par exemple, la même productrice fit face à deux cas de figure opposés : après avoir rendu visite à un célèbre ténor (Alain V.), elle me dit qu’avec le matériau récolté, elle tiendrait tout juste une heure. En revanche, avant même d’en avoir terminé avec la grande Renata T., elle m’annonça qu’elle en aurait bien pour cinq émissions, toute une semaine. Je ne voulais surtout pas enfermer les uns et les autres dans un format.

C’est ainsi qu’avec Renata Scotto, en 1997, Mildred Clary put réaliser trois émissions : Mémoire retrouvée de Renata Scotto, à réécouter ici

Je regrette que mon successeur Pierre Bouteiller ait interrompu une série qui constitue, encore aujourd’hui, une formidable source d’archives exclusives sur le monde musical de la fin du XXème siècle.

Directs de New York et de Lyon.

Parmi les réalisations dont je reste fier, deux semaines vraiment exceptionnelles à l’automne 1998 ont marqué l’histoire de la chaîne. Anne-Charlotte Rémond évoque dans son podcast l’incroyable semaine en direct de New York avec Renaud Machart et Claude Carrière : je l’ai racontée ici lorsque Claude Carrière est mort (lire La belle carrière de Claude). Avec un incident dont je n’ai pas lieu d’être fier…

Quelques mois après l’expédition new-yorkaise, France Musique installait ses micros à l’Opéra de Lyon, pour une semaine de directs de l’amphithéâtre de la scène complètement refaite par Jean Nouvel en 1993.

Pour la première fois, les auditeurs de la chaîne allaient découvrir en direct plusieurs stars d’aujourd’hui : Karine Deshayes, Stéphane Degout, Stéphanie d’Oustrac…et l’ouvrage de Paul Dukas, Ariane et Barbe-Bleue, avec lequel le nouveau directeur général, Alain Durel, et son nouveau directeur musical, Louis Langrée, inauguraient leur mandat, Françoise Pollet incarnant glorieusement le rôle réputé inchantable d’Ariane.

Un dernier hommage à Michel Larigaudrie, disparu il y a bientôt un an, qui m’envoyait régulièrement des photos des émissions de France Musique qu’il réalisait. Je retrouve celle-ci au moment de conclure cet article : je ne reconnais pas tout le monde, sauf bien sûr à droite de la photo Rolf Liebermann (1910-1999), entre autres ancien directeur de l’Opéra de Paris, et tout à gauche Michel Larigaudrie et Olivier Morel-Maroger qui m’a lointainement succédé à la direction de la chaîne (de 2011 à 2014). Je me demande bien ce que j’étais en train de raconter à l’époque…

L’été 23 (VIII) : premiers Verdi avec Renata Scotto

J’apprends la disparition de la cantatrice italienne Renata Scotto (1934-2023). Les hommages vont fleurir et c’est bien ainsi. Même si je me rappelle avoir jadis lu ici et là des commentaires pas toujours agréables sur la personnalité de la disparue.

Pour l’adolescent que j’étais et qui se constituait peu à peu une discothèque à petit prix, Renata Scotto ce fut ma première Traviata et, quelques années plus tard, ma première Abigail dans Nabucco de Verdi.

Je me fichais bien que les critiques des magazines spécialisés que je commençais à lire à l »époque ne trouvent pas cette version assez ceci ou cela, trouvant la direction d’Antonino Votto « routinière ». Ma première Traviata fut et reste pour toujours Renata Scotto. Quand en 1980 Riccardo Muti la sollicitera à nouveau dans sa pleine maturité, je craquerai encore…

C’est encore avec Riccardo Muti au disque que je vais découvrir l’intégralité de l’opéra Nabucco. Je ne trouverai jamais version plus convaincante que celle-ci, et une fois encore Abigail sera pour moi la voix de Renata Scotto.

Je vais passer en revue ma discothèque, du côté de Puccini en particulier. Et d’autres trésors sûrement.

Merci Madame ! Vous resterez la Traviata de mon coeur.

Tosca sans chef

Soirée de gala hier à l’Opéra Bastille. Les mécènes étaient en nombre (était-ce une raison pour commencer systématiquement chaque acte en retard ?), la presse aussi. Pourtant la première de cette Tosca avait eu lieu samedi dernier. Les premiers papiers, comme celui de Forumoperalaissaient augurer du meilleur.

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La mise en scène de Pierre Audi ne se signale par aucune originalité, mais peut-on transformer, transposer, un ouvrage aussi lié à un contexte historique et géographique ?

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Alors les chanteurs ? Le public est venu pour eux, pour le ténor Marcelo Alvarezle baryton Bryn Terfelpeut-être surtout la soprano Anja HarterosEt il ne sera pas déçu.

Alvarez campe un Cavaradossi solide, un peu poseur, la voix conserve un beau métal, à Terfel il manque de la noirceur dans le timbre (ou est-ce moi qui n’ai jamais beaucoup aimé cette voix ?), mais peut-on rater Scarpia ? Aucune réserve en revanche, une adhésion enthousiaste à l’incarnation du personnage de Floria Tosca, à la voix pulpeuse, sensuelle et homogène sur toute la tessiture d’Anja Harteros. Sublime Vissi d’arte, mais toutes les difficultés vocales d’un rôle périlleux entre tous sont franchies sans que jamais la voix ne s’altère. La grande Tosca du moment, assurément !

Quelle déception en revanche dans la fosse ! Pas du côté des musiciens évidemment. Je trouve le rédacteur de Forumopera (cf.supra) bien indulgent à l’égard d’une direction plate, banale, caricaturale. Pourtant Dieu sait que l’orchestre de Puccini est riche, vétilleux aussi par ses incessants changements de couleur et de rythme. Il faut une grande baguette pour en maîtriser tous les rouages et en extraire tous les sortilèges (un Karajan, un Levine, un Solti…). Dommage qu’on n’ait pas eu Philippe Jordan… 

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La musique seulement

Un week-end à l’abri des tragédies du monde. Contraste absolu avec le dernier, tout entier consacré à préparer l’émission spéciale #SoiréeJeSuisCharlie diffusée de l’Auditorium de la Maison de la radio sur France 2, France Inter, France Culture, la RTBF, etc.

Des disques pour se retrouver, se ressourcer.

D’abord cet extraordinaire récital d’Arthur Rubinstein d’avril 1963 joint au numéro de janvier de Diapason (http://www.diapasonmag.fr/actualites/a-la-une/concert-inedit-de-rubinstein-en-1963-notre-indispensable-de-janvier-est-arrive)

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J’avais déjà une immense admiration pour le musicien et l’homme, ici je découvre un Beethoven torrentiel, un Schumann impétueux, et tout le reste prodigieux pour un pianiste de 81 ans devant un public hollandais captivé. Et quelle belle prise de son ! Indispensable !

Cela faisait un moment que j’avais le coffret de 3 CD sur ma table, pas eu le temps de l’ouvrir. Excellente idée, très bon texte, sélection intelligente des extraits, mais un défaut majeur : nulle part, ni sur les CD eux-mêmes, ni sur la couverture, ni dans le livret pas l’ombre d’une indication sur les interprètes. On reconnaît bien sûr les voix de Renata Scotto, Leontyne Price, Lucia Popp, on sait que tout est tiré du fonds RCA ou Sony. Dommage, vraiment dommage…

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Avant qu’ils ne soient, peut-être, distribués en France, on est allé chercher du côté de l’Italie, via amazon.it, deux coffrets bienvenus.

D’abord la suite des rééditions du legs Christopher Hogwood chez Oiseau-Lyre : après les indispensables coffrets Beethoven, Haydn, Mozart, Vivaldi, voici ses Bach (contenu des 20 CD : http://www.amazon.it/Bach-Recordings-Christopher-Hogwood/dp/B00Q2MK9II/ref=sr_1_1?s=music&ie=UTF8&qid=1421482197&sr=1-1&keywords=bach+hogwood). On va prendre le temps de déguster…

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Et puis tandis que Deutsche Grammophon s’apprête à rhabiller le coffret des Early Years de Lorin Maazel (mais rien de neuf, pas même les quelques disques berlinois jadis parus sous étiquette Philips), on apprécie ce regroupement des splendides Tchaikovski et Sibelius, et de quelques Richard Strauss, captés à Vienne – Maazel était dans sa trentaine – dans la miraculeuse Sofiensaal.

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C’est par Maazel et les Viennois que j’ai découvert, adolescent, les premières symphonies de Tchaikovski et surtout les symphonies de Sibelius, un coffret de vinyles déniché dans ce qui était alors une caverne d’Ali Baba pour les mélomanes aux Puces de Saint-Ouen. Là encore, un indispensable de toute discothèque !