J’avais été prévenu par Olivia de Lamberterie dans Télématin au début de cette semaine : pour elle Philippe Jaenada devait avoir le Goncourt, mais elle était presque sûre qu’il ne l’aurait pas…
Pour être franc, je ne suis pas assez grand lecteur, surtout de romans, pour avoir déjà lu cet auteur, J’avoue que je le découvre. Mais comme cela m’était arrivé pour deux précédents prix Goncourt – Nicolas Mathieu en 2018 et, dans une moindre mesure, Brigitte Giraud en 2022, je suis entré d’emblée dans le livre de Jaenada, son style, cette manière unique de raconter, de digresser (si j’écrivais des romans, c’est exactement ce que je ferais), et je ne le lâche plus.

Inévitablement, on pense à Simenon et au commissaire Maigret. Mais en plus gourmand, joyeux, étonnant.
Présentation de l’éditeur :
« Le 6 septembre 1949, une jeune femme est retrouvée morte quai de Javel, à Paris, sans sac ni chaussures, manifestement rhabillée à la hâte puis déposée là par son assassin. Elle est identifiée le lendemain : c’est Louise Cansot, le modèle le plus demandé par les peintres de Montparnasse. Rapidement, quatre suspects se détachent, évidents, presque des archétypes. On dirait le début d’un roman de Simenon, mais l’inspecteur-chef Ferrière n’a pas le talent de Maigret, et doit se résoudre à classer l’affaire au bout de six mois, sans avoir arrêté personne. Soixante-quinze ans plus tard, Philippe Jaenada reprend l’enquête à partir du dossier retrouvé puis, comme à son habitude, sollicite ses contacts aux archives, exhume tous les documents, arpente tous les lieux – remonte le temps. Pour ce livre, il a lu les soixante-quinze enquêtes de Maigret, s’inspirant humblement et fidèlement des méthodes du commissaire fictif. Et il va résoudre ce meurtre bien réel, laissant le lecteur subjugué par la dextérité de son investigation et fasciné par cette jeune femme à laquelle il redonne un visage et une histoire« .
Cadeau
J’évoquais cette pianiste – Ann Schein – dans mon dernier billet (Toussaint en blanc et noir). Je viens d’écouter sa version du 4e scherzo de Chopin. Plus qu’admirable…
Et dans mes brèves de blog à venir, mes réactions à l’actualité américaine notamment !