La dérive des festivals

Interruption de subsides

J’écoutais ce lundi midi un débat sur France Inter, biaisé d’avance puisque le sujet en était : l’Etat doit-il continuer à subventionner la culture ? alors que le ministère de la Culture a annoncé un gel brutal des subventions à 28 grandes institutions culturelles pour l’exercice 2026 ! A réécouter ici : France Inter, gel des subventions, la culture est-elle un luxe ou une nécessité ?

J’ai raconté sur Facebook un extrait, assez sidérant, de l’émission : « Moment d’intense gêne (je devrais dire gênance non ?) ce midi sur France Inter pendant un débat sur les subventions « gelées » aux institutions culturelles – avec entre autres Xavier Bertrand qui a bien défendu la Culture -. L’animatrice de l’émission prend un auditeur au téléphone : « Nous avons en ligne Jean-Claude Casadesus, vous êtes chef d’orchestre je crois ? » JCC rappelle brièvement que oui il a fondé l’orchestre il y a 50 ans (sans préciser lequel, puisque cela allait de soi..) et développe en quelques mots sentis pourquoi la culture est indispensable. La présentatrice le remercie – mais ne l’a toujours pas identifié manifestement – et demande à Xavier Bertrand s’il « connait cet orchestre »… Bertrand évite d’enfoncer un peu plus son interlocutrice..« 

Evidemment qu’il est inadmissible que l’Etat gèle des crédits de fonctionnement en cours d’exercice, prouvant ainsi – une fois de plus pourrait-on dire – la méconnaissance abyssale des services de Bercy du fonctionnement des entreprises culturelles !

Mais ce comportement, pour spectaculaire qu’il soit cette année, n’est pas du tout isolé. Et si on a parlé des coupes budgétaires opérées dans la culture par Laurent Wauquiez ou Christelle Morançais, présidents – de droite – des régions Auvergne Rhône-Alpes et Pays de la Loire, en criant au scandale, je n’ai pas entendu grand monde protester contre les mêmes procédés opérés par la région Occitanie, certes présidée par une élue de gauche. J’en ai été, comme directeur de festival, à la fois le témoin et la victime.

J’ai entendu Xavier Bertrand évoquer, sur France Inter, l’idée d’un financement pluri-annuel de la Culture. J’ai ici même – Variables d’ajustement – évoqué mes propres expériences en Suisse romande comme en Belgique francophone. Où en tant que responsable ou dirigeant de structures ou d’entreprises culturelles, je n’ai jamais entendu parler que de restrictions, de « contraintes » budgétaires.

Mais dans notre beau pays de France, je ne vois, ni dans les programmes des candidats, ni dans le discours politique en général, quelque perspective encourageante. Je n’ai malheureusement aucune ligne à changer à ces deux billets : L’Absente (mars 2017) Ceinture pour la culture (avril 2024).

Les festivals ne sont plus ce qu’ils étaient

L’ironie de l’histoire, c’est que c’est au cours de rencontres professionnelles à Aix-en Provence qu’un fonctionnaire du Ministère de la Culture, et pas la ministre elle-même – courageuse mais pas téméraire ! – a confirmé le « gel » – on admire la pudeur de l’euphémisme ! – des subventions.

Mon propos initial qui justifie le titre de cet article est une réflexion que je me fais depuis quelques années sur la dérive de nombre de festivals, la perte, voire la disparition, des idéaux de leurs fondateurs.

Après guerre, le besoin, la soif de culture étaient tels qu’on a vu fleurir, parfois avec bien peu de moyens, mais beaucoup d’imagination, des manifestations estivales qui compensaient l’absence ou le vide de structures culturelles permanentes. Ce furent Avignon, Aix, pour ne citer que les plus emblématiques.

A-t-on le droit aujourd’hui de poser la question de la pertinence du maintien d’un festival comme Aix-en-Provence? L’argent investi par l’Etat et les collectivités territoriales dans une manifestation qui est devenue au fil des années, une vitrine et le lieu de villégiature favori des entreprises du CAC 40, et absolument pas un festival populaire – le prix des places en atteste – ne serait-il pas mieux utilisé à irriguer les structures régionales symphoniques et lyriques qui oeuvrent, sur toute une saison, au profit de publics beaucoup plus diversifiés et plus gourmands de culture et de musique ?

Il m’arrivait lorsque j’étais directeur du Festival Radio France de Montpellier de comparer les prix des billets à Aix et à Montpellier : ma très chère Karine Deshayes chantait le 16 juillet à Aix, dans une version de concert des Vêpres Siciliennes de Verdi (prix des places de 32 à 195 €. La même Karine Deshayes chantait, le 15 juillet 2017 à Montpellier, toujours en version de concert, I Puritani de Bellini (prix des places de 5 à 45 €).

En juillet 2016 avec Karine Deshayes et Lambert Wilson à Montpellier

Et pour que la démonstration soit complète, le Tristan et Isolde donné le 11 juillet dernier à Montpellier, toujours en version de concert : prix des places de 20 à 90 €.

Mais si l’on veut bien pousser plus loin la réflexion, n’y aurait-il pas matière à s’interroger non seulement sur le modèle économique, mais peut-être d’abord sur la nécessité artistique, culturelle, d’un grand nombre de manifestations qui furent pionnières, audacieuses, innovantes, dans la promotion de talents émergents, inconnus, et qui semblent devenues de grandes machines à consommer des stars : Les Francofolies de La Rochelle, Jazz in Marciac, les Eurockéennes, les Vieilles Charrues, le Printemps de Bourges, j’en oublie, mais c’est vrai aussi dans le classique de La Roque d’Anthéron (dont la nouvelle équipe n’avait rien trouvé de mieux pour ouvrir l’édition 2026 que de faire appel à une musicienne* qui certes attire les foules mais qui n’est pas vraiment emblématique de la politique artistique développée durant des années par le fondateur du festival René Martin), même La Folle journée de Nantes sans parler d’un festival que je connais très bien (lire L’exception). J’ai aimé mettre l’accent sur la nouvelle orientation prise par le Festival de Colmar (lire Les promesses tenues d’Alain Altinoglu à Colmar) et je pourrais citer bien d’autres manifestations – je pense à La Chaise-Dieu – qui sont restées fidèles à l’enthousiasme de leurs origines et ont su se renouveler, se développer en mettant le public, les publics, en appétit.

La Rochelle, 15 juillet 2026

*Khatia Buniatishvili

Et toujours humeurs et bonheurs du moment dans mes brèves de blog

Une famille formidable

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C’est un peu notre grand-mère à tous qui s’en est allée cette nuit. La doyenne des comédiens français (et des Comédiens-Français !), Gisèle Casadesus est morte à l’âge de 103 ans, nous l’aimions bien cette délicieuse vieille dame à l’élégance si naturelle.

Je ne l’ai pas connue directement, mais je connais bien plusieurs membres de cette immense famille, au patronyme renommé depuis des générations, les Casadesus.

Commençons par les descendants directs de la défunte :

nee-en-14_article_landscape_pm_v8(Photo de famille prise à l’occasion du centième anniversaire de Gisèle Casadesus)

Le plus célèbre des quatre enfants de Gisèle est – à droite sur la photo – Jean-Claude Casadesus, l’âme et le patron incontesté de l’Orchestre National de Lille durant quarante ans.

Quelques souvenirs récents avec cet éternel jeune homme, un beau concert à Montpellier en juillet 2014 (Inextinguible); quelques mois plus tard à mon invitation il dirigeait l’Orchestre National de France pour le Grand Echiquier spécial d’hommage à Jacques Chancel en janvier 2015. Et encore à des concerts d’autres orchestres et d’autres chefs, où je le vois parfois accompagné par son jeune frère compositeur Dominique Probst (à gauche sur la photo de famille)

Je n’oublie pas l’inauguration en janvier 2013 de la toute nouvelle salle du Nouveau Siècle à Lille, un projet porté à bout de bras par J.C. Casadesus, et un programme qui donnait à entendre La Voix humaine de Poulenc, interprétée – on restait en famille – par la fille du chef, Caroline Casadesus ! Qui, elle-même, a été mariée avec le violoniste de jazz Didier Lockwood.

Comme par hasard, les deux fils de Caroline sont aussi musiciens, tombés dès leur plus jeune âge dans le bain du jazz (influence du beau-père Didier Lockwood ?) et du classique. Je me rappelle très bien le choc éprouvé un dimanche matin dans Thé ou café, il y a une petite dizaine d’années, à découvrir Thomas et David Enhco, l’un au piano, l’autre à la trompette. Depuis, nos chemins n’ont cessé de se croiser, et ils font honneur à la dynastie familiale (lire Musique sans protection).

D’une autre branche des Casadesus, on connaît bien sûr les pianistes Robert, Gaby (sa femme), et Jean (leur fils). J’ai raconté comment j’avais eu l’honneur de connaître Gaby Casadesus (Tout sur Robert). Le legs discographique de ces pianistes magnifiques est heureusement réédité (même si ce coffret n’est pas exhaustif)

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Autres figures musicales illustres de la famille : Marius, fils du patriarche Luis, et oncle de Gisèle et Robert, génial faussaire, qui a fini par avouer, en 1977, être le véritable auteur d’un concerto pour violon attribué à …Mozart, qu’il disait avoir redécouvert en 1931.

Marius a eu un fils, Gréco Casadesus, avec qui j’ai été en contact dans une circonstance bien particulière.

Pour célébrer les 50 ans de la fondation officielle en 1960 de l’Orchestre de Liège – devenu Orchestre philharmonique royal de Liège – j’avais imaginé, avec la complicité de l’éditeur Cypres, de rééditer en 2010 la totalité des enregistrements commerciaux réalisés par l’orchestre des années 60 à 2009. Un coffret de 50 CD (vendu 50 €). Il fallait évidemment l’accord des interprètes eux-mêmes, des différents labels, et de leurs directeurs artistiques. Il se trouve que les premiers disques commerciaux de l’Orchestre furent enregistrés sous la baguette de Paul Strauss, en 1972/73, pour EMI/Pathé-Marconi qui cherchait à se développer en dehors de l’Hexagone : le directeur artistique qui réalisait là ses tout premiers enregistrements était un jeune homme de 22 ans, Gréco Casadesus, avec qui j’ai correspondu et qui, pour le livret du coffret-anniversaire, avait bien voulu livrer quelques souvenirs émouvants.

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On n’a pas fini de fréquenter cette grande famille d’artistes, qu’on salue affectueusement au moment où leur doyenne les quitte…

Sous les pavés la musique (V) : tout sur Robert

On a un peu oublié aujourd’hui l’art et la personnalité de Robert Casadesus (1899-1972), le pianiste français préféré des Américains, en tout cas de George Szell.

J’ai déjà raconté, dans une précédente version de ce blog, ce rendez-vous avec Gaby Casadesus qui, à 96 ans, avait tenu à se déplacer à mon bureau de France Musique pour s’assurer que le centenaire de son mari serait bien célébré comme elle entendait qu’il le soit, par les formations et les antennes de Radio France. Elle tenait, en particulier, à ce qu’on joue Casadesus compositeur, ce qui était rien moins qu’évident… La conversation avait été passionnante avec cette dame d’une élégance et d’une courtoisie hors d’âge. Je m’étais dit qu’elle tiendrait jusqu’à ce centenaire, elle est morte six mois après à 98 ans.

Aujourd’hui nous sont restitués quantité d’enregistrements devenus introuvables, ou très partiellement réédités au fil des ans, de Robert Casadesus, de sa femme Gaby et de leur fils Jean, tragiquement disparu en 1972 à 44 ans d’un accident de voiture au Canada.

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On trouvera ci-dessous les détails de ce coffret de 30 CD, des enregistrements qui vont de 1947 à 1972. Des références déjà connues – les Ravel – et rééditées – les concertos de Mozart avec Szell, mais curieusement pas la totalité, qu’on peut avoir dans le coffret très bon marché ci-dessous. Les formidables 1er et 4eme concertos de Beethoven captés à Amsterdam avec Eduard van Beinum, la sonate de Bartok pour 2 pianos et percussions (avec le neveu Jean-Claude !), mais surtout des Chopin, Bach, Scarlatti et Rameau absolument admirables. Et puis, enfin disponibles (on les avait déjà dans un import japonais) ces sonates de Brahms et Beethoven avec le complice de toujours, le violon solaire de Zino Francescatti. Mais quand donc SONY se décidera-t-il à rééditer le legs américain de ce fabuleux violoniste ?

Béla Bartók (1881-1945)
Sonata for 2 pianos and percussion Sz.110
Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Concerto for piano and orchestra No.4 in C minor Op.44
Carl Maria von Weber (1786-1826)
Konzertstück for piano and orchestra in F minor Op.79
César Franck (1822-1890)
Sonata for violin and piano in A major, Symphonic Variations for piano and orchestra
Claude Debussy (1862-1918)
Arabesques, Children’s Corner, En blanc et noir, pour deux pianos, Estampes, Images Livre I et II, L’Ile joyeuse, Masques, Petite suite (for piano four hands), Préludes Livre I et II, Sonata for violin and piano in G minor, Sonata for violoncello and piano in D minor
Erik Satie (1866-1925)
Trois morceaux en forme de poire
Ernest Chausson (1855-1899)
Concert, Op.21
Franz Liszt (1811-1886)
Concerto for piano and orchestra No.2 in A major
Franz Schubert (1797-1828)
Divertimento « sur des motifs originaux francais » D.823  Andantino varié Op.84 No.1, Fantasia for piano 4 hands in F minor D.940
Frédéric Chopin (1810-1849)
Ballades, Sonata No.2 in B flat minor Op.35
Gabriel Fauré (1845-1924)
Ballad for piano and orchestra Op.19, Dolly Suite Op.56 for piano four hands, Quartet for piano and strings No.1 in C minor Op.15, Sonata for violin and piano No.1 in A minor Op.13,  Sonata for violin and piano No.2 in E minor Op.108, Two Préludes Op.103
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
French Suite No.6 in E major BWV817, Italian Concerto in F major BWV971, Partita No.2 in C minor BWV826, Sonata No.2 in A major for violin and piano BWV1015, Toccata in E minor BWV914
Johannes Brahms (1833-1897)
Piano concerto No.2 in B flat major Op.83, Sonatas for violin and piano in A minor Op.100, in D minor Op.108, in G major Op.78 
Manuel de Falla (1876-1946)
Noches en los Jardines de España 
Jean Philippe Rameau (1683-1764)
Gavotte, Le Rappel des Oiseaux, Les Niais de Sologne, Les Sauvages

Domenico Scarlatti (1685-1757)
Sonata in A major K.533, Sonata in B minor K.27, Sonata in D major K.23, Sonata in D major K.430, Sonata in E major K.380, Sonata in G major K.14
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Concertos for piano and orchestra No.1 in C major Op.15, No.4 in G major Op.58, No.5 in E flat major Op.73 « Emperor », Sonatas No.1 in D major Op.12 No.1, No.10 in G major Op.96, No.14 in C sharp minor Op.27 No.2 « Moonlight », Sonata No.2 in A major Op.12 No.2, No.2 in A major Op.2 No.2, No.23 in F minor Op.57 « Appassionata », No.24 in F sharp major Op.78 « A Thérèse », No.26 in E flat major Op.81a « Les Adieux », No.3 in E flat major Op.12 No.3, No.31 in A flat major Op.110, No.4 in A minor Op.23, No.5 in F major Op.24 « Spring », No.6 in A major Op.30 No.1, No.7 in C minor Op.30 No.2, No.8 in G major Op.30 No.3, No.9 in A major Op.47 « Kreutzer », 
Maurice Ravel (1875-1937)
A la manière de Borodine (valse), A la manière de Chabrier, Berceuse sur le nom de Gabriel Faure, Gaspard de la nuit, Habanera, Jeux d’eau, Le Tombeau de Couperin, Ma mére l’Oye, Menuet Antique, Menuet sur le nom d’Haydn, Miroirs, Pavane pour une infante défunte, Piano concerto « for the left hand », Prélude in A minor, Sonatine, Valses nobles et sentimentales
Robert Casadesus (1899-1972)
Toccata Op.40, Sextet for piano and wind instruments Op.58, Sonata No.2 for violin and piano Op.34, Three Mediterranean Dances for 2 pianos Op.36
Robert Schumann (1810-1856)
Carnaval Op.9, Dichterliebe Op.48 (from the « Lyrisches Intermezzo » by H. Heine), Fantasia in C major Op.17, Papillons Op.2, Romance Op.28 No.2 in F sharp major, Symphonische Etüden, Waldszenen Op.82
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Andante and Variations for piano four hands in G major K.501, Concerto for 2 pianos and orchestra No.10 in E flat major K.365, Concerto for 3 pianos and orchestra No.7 in F major K.242, Concertos for piano No.12 in A major K.414, No.18 in B flat major K.456, No.20 in D minor K.466, No.21 in C minor K.467, No.22 in E flat major K.482, No.24 in C minor K.491, No.26 in D major K.537 « Coronation », piano No.27 in B flat major K.595, Concerto in F major for 3 pianos KV.242, Quintet in E flat major for piano and winds K.452, Sonata for 2 pianos in D major K.448 (K.375a), Sonatas for piano No.13 in B flat major K.333, No.14 in C minor K.457, No.17 in D major K.576
Robert Casadesus, Gaby Casadesus, Jean Casadesus, pianos, Jean-Claude Casadesus, percussions
Zino Francescatti, violin
Maurice Marechal, cello
Jean-Pierre Drouet, percussions
Pierre Bernac, barítono
André Sagnier, flute – Lucien Debray, oboe – Marcel Jean, clarinet – Gérard Tantôt, bassoon
J. de Lancie, oboe – A. Gigliotti, clarinet – B. Garfield, bassoon – M. Jones, French horn
Joseph Calvet, violin – Léon Pascal, Alto – Paul Mas, cello
Guilet Quartet
Columbia Symphony Orchestra, Dir. George Szell
Cleveland Orchestra, Dir. George Szell
Concertgebouw Orchestra, Dir: Edward van Beinum
Philadelphia Orchestra, Dir. Eugene Ormandy
Orchestre National de France, Dir. Carl Schuricht
Orchestra della RAI di Torino, Dir. Fernando Previtali
New York Philharmonic, Dir. Leonard Bernstein
New York Philharmonic, Dir. Dimitri Mitropoulos

Un conseil d’achat : pour une fois éviter les magasins et les sites en ligne qui proposent ce coffret à 100-120 €.  En le commandant directement à l’éditeur Scribendumrecordings.com, il vous en coûtera 60 £ (env. 67 €), et vous le recevrez dans les huit jours par la poste.