Inextinguible

Salles combles pour tous les concerts auxquels j’ai assisté depuis que je suis à Montpellier. Il doit bien y avoir une raison à ce succès public !

En réalité c’est un ensemble de facteurs, mais le premier est l’originalité de la programmation. La marque de fabrique du Festival de Radio France Montpellier Languedoc Roussillon depuis ses origines.

L’Orchestre National et Alain Altinoglu jeudi dernier, plusieurs Lieder de Schubert orchestrés par Reger, un jeune ténor qui promet, en troupe à l’opéra de Vienne, encore un peu vert dans ce répertoire. Salle Berlioz du Corum pleine.

Vendredi et samedi l’Orchestre Philharmonique de Radio-France sous la houlette tressautante du fantasque et tout jeune Santtu-Matias Rouvali. Du tout Ravel – un peu en déficit de sensualité – aux trop rares Cloches de Rachmaninov, un festival de sonorités, d’explosions orchestrales et chorales. Le Corum trépidant, ovations interminables.

Hier un programme proposé par l’Orchestre national de Lille et son chef historique, Jean-Claude Casadesus – en rapport direct avec le thème du festival – le centenaire de la Grande Guerre . Adam Laloum jouait pour la première fois le Concerto pour la main gauche de Ravel, des trésors de poésie jamais entendus jusqu’alors, une technique sublimée.

Au coeur de ce programme, la 4e symphonie de Nielsen, dite Inextinguible, composée entre 1914 et 1916. Un flux sonore impérieux, tourmenté, vétilleux même, que les Lillois et leur chef défendent avec ardeur. Une grande symphonie à connaître absolument.

Même si on redécouvre l’oeuvre du contemporain danois de Sibelius, Carl Nielsen, ses six symphonies sont encore trop rares au concert. Trois versions de référence à mes yeux de la 4e symphonie :

41juqTNv1eL

Colin Davis dont ce fut l’une des dernières apparitions à la tête de « son » orchestre londonien

51aD1Y+eGtL._SY450_

Karajan qui signe avec cette somptueuse 4e symphonie l’un de ses plus beaux enregistrements

.51T1cbs-R1L._SY450_Et puis l’expert Herbert Blomstedt qui s’y est pris à deux fois (pour EMI et DECCA).

Belle interprétation de Paavo Järvi et de l’orchestre de la radio de Francfort

 

 

4 réflexions sur “Inextinguible

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s