L’Amérique de Porgy

Independance Day

A lire les journaux français et même américains, on n’a pas l’impression que les Etats-Unis célèbrent à leur juste mesure le 250e anniversaire de leur Déclaration d’indépendance. Tout ce qui a été prévu par Trump fait plutôt fuir le public, les exposants et les artistes.

Je relis avec autant d’amusement que d’amertume deux articles qui datent de novembre 2020 : America is beautiful et La Nuit américaine.

La force de Porgy and Bess

L’Amérique que célèbre Trump n’est à l’évidence pas celle que voulait promouvoir George Gershwin dans les années 30. Mardi dernier le Théâtre des Champs-Elysées accueillait une production étonnante du seul opéra de l’auteur de Rhapsody in blue, Porgy and Bess (lire ma chronique sur Bachtrack : Un Porgy and Bess de toutes les couleurs)

C’est un ouvrage qui mérite, à l’évidence, d’être mieux connu que par ses seuls extraits symphoniques ou ses quelques airs célèbres. Les bonnes versions ne sont pas légion.

Deux tiennent le haut du pavé : Lorin Maazel très « classique » mais avec un cast de rêve, Simon Rattle plus démonstratif mais la meilleure version récente.

On n’a toujours pas bien compris pourquoi Nikolaus Harnoncourt s’était sur le tard entiché de Gershwin…

Tendresse évidente pour ce disque d’extraits avec les plus grands Porgy et Bess

Impossible d’envisager en revanche une discographie exhaustive des autres chefs-d’oeuvre de Gershwin, l’incarnation du rêve américain.

Dans ce coffret, si on arrive à le trouver encore, il y a, en plus du Porgy de Maazel, pas mal de pépites comme cette version électrique de Rhapsody in blue pour 2 pianos !

Et pour finir ce pied-de-nez à celui qui n’aura finalement pas réussi à inscrire son nom au fronton du Kennedy Center à Washington !

Les humeurs du moment c’est toujours dans mes brèves de blog