Britten l’illumination (II) : the Performer

On commémore les 50 ans de la mort du plus grand compositeur britannique du XXe siècle, Benjamin Britten (1913-1976). Suite du premier épisode Britten l’illumination quant à une discographie raisonnée du compositeur autant que de l’interprète.

Britten chef

Comme beaucoup de compositeurs, Benjamin Britten a souvent été le meilleur interprète de lui-même, mais comme chef il est loin de s’être limité à sa seule oeuvre. Il est souvent passionnant quand il dirige Bach, Mozart, voire des compositeurs plus tardifs.

Dans le répertoire baroque et classique, il est clairement du côté des « modernes » si le mot a un sens.

Benjamin Britten dirige la version de référence des rares Scènes de Faust de Schumann

Britten pianiste

Tout mélomane a depuis longtemps ces précieux documents captés à Aldeburgh. La musique à l’état pur entre Benjamin Britten et Sviatoslav Richter

Il y a aussi l’amitié féconde entre Britten et Mstislav Rostropovitch – dont le fruit le plus spectaculaire est cet ensemble de trois suites pour violoncelle seul.

On garde pour d’autres épisodes le Benjamin Britten accompagnateur de son chanteur de prédilection, son compagnon Peter Pears, et interprète de ses compatriotes (Elgar, Grainger, Holst…)

Mais pour terminer ce billet, ce bijou immortel : Kathleen Ferrier et Benjamin Britten en 1952

Kathleen Ferrier a fait ses débuts à la scène en créant le Viol de Lucrèce de Britten en 1946. On y reviendra bien sûr quand on abordera les grandes oeuvres lyriques du compositeur !

Et toujours bonheurs et humeurs du moment dans mes brèves de blog

Dispensables

« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur » ! Tout le monde connaît la célèbre citation extraite du Mariage de Figaro de Beaumarchais.

Sur ce blog, l’éloge flatteur a très nettement l’avantage sur le blâme, je fais la part belle à l’indispensable. Alors pour une fois faisons exception avec quelques déceptions, des parutions ou des manifestations qui ne me paraissent pas pertinentes, donc tout à fait dispensables !

On sait l’admiration que j’ai pour Cyrus Meher-Homji, l’infatigable animateur de la branche australienne d’Universal et surtout redécouvreur des trésors des labels Philips, Decca, Deutsche Grammophon et associés.

Je regrette toujours le prix payé en France pour ces rééditions de grande qualité, mais dont les coûts sont amortis depuis longtemps.

C’est dire si j’étais impatient de découvrir ce dernier coffret du jeune Lorin Maazel – le chef américain disparu le 13 juillet 2014 ayant été l’objet de multiples articles sur ce blog, au fur et à mesure des rééditions d’une discographie abondante.

C’est dire aussi la déception à l’écoute notamment de ce qui forme l’essentiel de ce coffret : de Bach les concertos brandebourgeois, les quatre « suites » pour orchestre, l’Oratorio de Pâques et la Messe en si.

Sans tomber dans la caricature, en dehors de l’alternance vif-lent parfois exacerbée, ces Bach sont d’une raideur obsolète malgré une distribution séduisante (Teresa Stich-Randall, Anna Reynolds, Ernst Haefliger, John Shirley-Quirk).

Les quatre symphonies – 38 à 41 – de Mozart sont tout aussi dispensables.

Seul le duo inattendu Evelyn Lear / Christa Ludwig sauve un Stabat mater de Pergolese hors sujet.

Le reste du coffret est déjà bien connu, parce que déjà publié dans le coffret DG, et lui fait partie des indispensables avec la Symphonie de Franck, la suite de L’Oiseau de feu et le Chant du rossignol de Stravinsky, et surtout d’admirables Falla (L’amour sorcier, Le Tricorne)

Quand je feuillette le dernier numéro de Diapason (mais les précédents n’étaient guère mieux fournis) et que je vois la part des critiques consacrées aux nouvelles parutions discographiques, je ne peux que constater une sorte d’inéluctable raréfaction dans ce qu’il est convenu d’appeler le grand répertoire, au profit de quelques découvertes dans des répertoires dits « de niche ».

Il y a des engouements que je ne partage pas, des disques dont je me demande quelle est la valeur ajoutée à une discographie pléthorique – comme la floraison de Variations Goldberg, le dernier tube à la mode ? –

Mais pour ne pas terminer sur une note pessimiste, quelques-unes de mes récentes « bonnes affaires » et des réussites à saluer :

Justement pour les Variations Goldberg, quelle extraordinaire idée que celle qu’ont eue Thibaut Garcia et Antoine Morinière de cette véritable recréation pour deux guitares !

Cette critique dans le BBC Music Magazine : « Angioloni delivers a compelling, energetic account of a score that should be better known »

D’un pianiste qui se fait trop discret, ce disque de sonates de Beethoven (2, 9, 14 et 31) que je n’avais pas repéré à sa sortie

Et cela juste une petite réparation, des disques perdus au cours d’un déménagement et que j’avais le plus grand mal à retrouver même d’occasion à des prix raisonnables. Hier au cours d’une visite chez Gibert, je tombe directement sur ce coffret si précieux des symphonies de Brahms enregistrées par le grand Kurt Sanderling à Dresde !

Et toujours humeurs et bonheurs sur mes brèves de blog

Karajan Live

J’ai hésité avant de commander d’abord ce coffret qui couvre la période 1971-1979, puis le précédent – 1953-1969 -. Le prix fait réfléchir (puisque j’achète tous mes disques !) mais le travail éditorial et l’objet même sont remarquables.

Tout semble avoir été déjà dit, écrit sur le chef d’orchestre salzbourgeois : Karajan est né dans la ville natale de Mozart le 5 avril 1908 et mort dans sa maison d’Anif, à 8 km de Salzbourg le 16 juillet 1989. Ici même les occurrences ne manquent pas : lire Mon Karajan

Alors pourquoi revenir à Karajan et à ces captations de concert ? D’abord en raison de quelques raretés, pas toujours indispensables, mais surtout parce qu’une fois de plus le concert, le « live » révèlent l’artiste tel qu’en lui-même le studio, trop léché, trop poli – surtout à cette période-là – le corsètent.

Avant ces coffrets réalisés à l’initiative et sous le contrôle des Berliner Philharmoniker eux-mêmes, on avait déjà les documents d’archives mis au jour par Yves St.Laurent (lire La collection St Laurent : les bons plans)

CD 1 25/09/1971

>Vivaldi, sinfonia « al san sepolcro »/ Sibelius concerto violon – Christian Ferras / Stravinsky Le sacre du printemps

CD 2 12/02/1972

>Mendelssohn symph 3 / Debussy prélude à l’après-midi d’un faune / Ravel Daphnis suite 2

CD 3 31/12/1972

>Bruckner symph 5

CD 4 8/09/73

>Mozart symph 41 / Tchaikovski symph 5

CD 5 17/02/74

>Schubert symph 8 / Penderecki capriccio violon – Leon Spierer / Moussorgski Les tableaux d’une exposition

CD 6 25/09/74

>Mozart concerto piano 23 – Jean-Bernard Pommier / Schoenberg Pelleas und Melisande. *

CD 7 8/12/74

>Bartok musique cordes / Dvorak symph 9

CD 8 20/05/75

>Berg suite lyrique / Bruckner symph 4

CD 9 25/09/75

>Richard Strauss Métamorphoses / Also sprach Zarathustra

CD 10 16/10/76

>Mozart symph conc vents – Karl Steins, Karl Leister, Gerd Seifert, Manfred Braun / Sibelius symph 5, Finlandia

CD 11 12/12/76

>Bruckner symph 5

CD 12 31/12/76

>Mozart symph 41 / Richard Strauss Ein Heldenleben

CD 13 25/06/77

>Wimberger Plays für 12 Solo-Violoncelli, Bläser und Schlagzeug / Berlioz symph fantastique

CD 14 25/09/77

>Thärichen Batrachomyomachia / Stravinsky Le sacre du printemps

CD 15 21/10/77

>Brahms double concerto – Thomas Brandis, Ottomar Borwitzky / Brahms symph 2

CD 16 04/01/78

>Mahler Das Lied von der Erde – Agnes Baltsa, Hermann Winkler

CD 17/01/78

>Sibelius symph 4. / Beethoven symph 7

CD 18 4/01/79

>Bach conc brandebourgeois 3 / Berg pièces op 6 / Dvorak symph 8

CD 19 27/01/79

>Webern pièces op 5 / Schumann symph 4 / Tchaikovski conc piano 1 – Mark Zeltser

CD 20 25/11/79

>Bach conc brandebourgeois 1 / Beethoven symph 3

*J’ai raconté le souvenir très particulier que j’ai gardé du concert que donnaient Karajan et ses Berliner à Lucerne, trois semaines avant ce concert, le 31 août 1974, avec au programme ce Pelleas de Schoenberg (L’été 74).

Les surprises d’un coffret

Les textes et les photos qui font une grande partie de la valeur de ce coffret – en allemand et en anglais seulement ! – dressent des portraits contrastés du chef, surtout lors de cette décennie 70 où la recherche du beau son va sembler l’emporter sur les considérations purement musicales. On sort en réalité des clichés, des postures, par le témoignage de musiciens, de preneurs de son, de collaborateurs qui n’étaient pas, n’ont jamais été de simples faire-valoir. Mais on admire ce qui a fait la légende Karajan – et que m’avait rapporté jadis l’un de ses rares « élèves », le chef allemand Günther Herbig, invité plusieurs fois à Liège – la fabrication, la construction d’une interprétation, avant même la recherche du son d’ensemble. Tous les documents – rares jusqu’à maintenant – qui montrent Karajan en répétition l’attestent.

On comparera donc avec intérêt les doublons qui figurent dans ce coffret (‘Le Sacre du printemps, la 5e de Bruckner, la 41e de Mozart), on ne s’attardera pas longtemps sur les rares « créations » – on imagine bien pourquoi Karajan dirige une oeuvre de Werner Thärichen, l’indéboulonnable timbalier et surtout délégué des musiciens des Berliner (!) – mais on relèvera un art consommé de la programmation. On a sans doute choisi les concerts les plus originaux pour ce coffret, mais on reste rêveur devant ce qui était proposé au public berlinois.

Il faut aussi relever que le système mis en place par Karajan et Berlin de contrôle absolu de tout ce qui était enregistré, produit, pour le concert et pour le disque, est encore très largement en vigueur aujourd’hui. On ne trouve quasiment pas trace sur internet, a fortiori sur YouTube, d’un « live » qui n’ait pas été formellement approuvé par la firme !

Exception avec ce Chant de la Terre, capté en janvier 1978 (cf. ci-dessus), avec Agnes Baltsa et Hermann Winkler :

Je rappelle que le fameux Grand Echiquier qui réunissait l’orchestre philharmonique de Berlin et Herbert von Karajan le 24 juin 1978 est visible ici : Grand Echiquier 1e partie et Grand Echiquier 2e partie.

Et toujours mes brèves de blog en fonction de l’actualité et de mes humeurs.

Affaires d’hiver

A intervalles réguliers, j’évoque ici les bonnes affaires que je fais, soit dans l’unique magasin classique encore un peu garni à Paris, soit par correspondance. Cette période de l’année s’y prête particulièrement entre soldes et déstockage.

Habilement, et utilement, le rayon classique de Gibert – qui a repris ses quartiers d’antan au rez-de-chaussée du magasin du 34 bd. St Michel, mêle disques neufs et occasions.

Entre Gibert et le site allemand jpc.de,, avec des prix bradés, j’ai eu l’embarras du choix

Chopin / Amir Katz

Je ne sais quasiment rien de ce pianiste israélien, Amir Katz, dont j’ai déjà entendu le beau piano dans les cycles de Lieder de Schubert qu’a enregistrés Pavol Breslik, et comme j’ai une passion singulière pour les Etudes de Chopin, je n’ai pas résisté.

Chostakovitch rime avec Rostropovitch

Encore un de ces clichés qui veut que le génial violoncelliste ait été un piètre chef d’orchestre… sans doute Mstislav Rostropovitch (1927-2007) n’était-il pas le technicien le plus sûr de la baguette, mais diable est-ce ce qu’on attend d’un interprète? Je réécoutais récemment les symphonies de Tchaikovski enregistrées par Rostro, quel souffle ! quelle ardeur ! et puis il chante tout de même dans son arbre généalogique. Dans cette intégrale Chostakovitch que j’avais négligée, ignorée, même – elle est proposée à 35 € sur jpc.de) on a tout de même affaire à l’ami du compositeur, à celui qui, jusqu’à son exil, a vécu la Russie tragique du XXe siècle. Je découvre, à petites doses, cette intégrale, et je m’en veux d’avoir tant tardé à le faire

Les invitations de Mireille Delunsch

Comment ai-je pu ignorer ce disque majeur, moi qui aime tant Duparc et son sublime corpus de mélodies ?

Le Bach de Tharaud

Je n’ai pas toujours été tendre avec Alexandre Tharaud mais je peux comprendre qu’Alain Lompech le défendre contre des contempteurs qui ne prennent pas toujours la peine même de l’écouter.

Ces concertos de Bach gravés il y a une quinzaine d’années ne manquent pas de séductions…

Gerstein transcendant

Toujours du piano – on en profite ! – avec Kirill Gerstein qu’on applaudissait la semaine dernière à la Philharmonie de Paris (lire sur Bachtrack : Les ascensions de Gerstein et Bychkov), et ce disque – encore un que je n’avais pas repéré ! – des Etudes d’exécution transcendante de Liszt

Hommage à Helmuth Rilling (1933-2026)

On a appris le décès d’un pilier de la vie musicale allemande, qui a été, bien malgré lui, victime de cette loi invisible des frontières, que je dénonçais ici il y a plus de dix ans. Qui, en France, connaît et/ou a entendu en concert le chef Helmuth Rilling qui vient de disparaître ?

Les discophiles ne peuvent l’ignorer, tant il a donné de son art et de son talent à servir Bach en tout premier lieu, avec cette monumentale édition

Tout cela est disponible en disques et/ou coffrets séparés à petits prix.

Je conseile à ceux qui connaîtraient mal ce chef, un coffret très intéressant qui est une sorte d’auto-portrait et qui en surprendra plus d’un par son contenu :

Ils ne sont pas si nombreux les grands chefs qui ont enregistré les Béatitudes de César Franck !

À suivre humeurs de la semaine sur mes brèves de blog !

Le piano oublié (II)

Tamás Vásáry (1933-2026)

Dans un article publié il y a un an sous le même titre (Le piano oublié) j’évoquais « la triste loi des carrières fulgurantes et des jeunesses trop vite enfuies. On les adule, on les encense et on les oublie ».

Qui se rappelle aujourd’hui ce jeune pianiste hongrois, fuyant son pays au moment des événements de Budapest en 1956 (tout comme son compatriote Cziffra), dont on vient d’apprendre la disparition : Tamás Vásáry ?

Ce n’est qu’assez récemment que j’ai trouvé, dans un magasin d’occasion, ce coffret Chopin

à propos duquel je découvre, dans les archives du Monde, cet article qui dit beaucoup de ce pianiste : Chopin par Tamas Vasary.

« Il vient, comme Cziffra, des plaines de Hongrie, et comme lui il se joue avec une aisance confondante des pièges techniques les plus redoutables. Mais la comparaison s’arrête là : les deux tempéraments sont très dissemblables : le premier est une  » force qui va « , le deuxième un miniaturiste. Vàsàry rappelle Dinu Lipatti. L’émotion qu’il dispense est de la qualité la plus rare : née du miracle de la note exactement mise en place, du timbre finement dosé, de transparences soudaines, d’utilisation de silences d’une exceptionnelle… densité (écoutez la première ballade), d’infinies délicatesses. » (Le Monde, 31 décembre 1965)

On espère que Deutsche Grammophon (ou son avatar Eloquence) pensera à rééditer un fonds discographique qui ne se limite pas à Chopin. On aime des Brahms et des Mozart qui ont du caractère.

La carrière de chef d’orchestre de Vasary, essentiellement en Angleterre, n’est guère mieux connue sur le continent, et j’avoue ne rien posséder dans ma discothèque.

Maria Tipo (1931-2025)

Je renvoie à l’article que j’avais consacré à la pianiste italienne, il y a juste un an (Ave Maria) lors de sa disparition. Je ne veux pas rapporter ici les discussions qu’elle a suscitées sur Facebook…mais juste signaler la parution d’un. coffret qui regroupe, outre la discographie que je citais dans mon premier article, une somme jadis parue chez Fonit Cetra des sonates de Clementi.

J’en profite pour signaler la nouveauté de la pianiste lituanienne Mūza Rubackytė, compagne de nombre d’aventures au Festival de Radio France à Montpellier. Je connais peu d’artistes de ce niveau – le plus haut – qui aient manifesté tout au long de leur carrière une inépuisable curiosité pour le répertoire oublié ou délaissé de son instrument, comme en témoigne cet hommage à Penderecki

Et toujours mes humeurs (parfois mauvaises) et mes bonheurs dans mes brèves de blog :Jack Lang, Epstein, Patrick Szersnovicz, Notre Dame…

Les mots et les notes

Du pipeau et du sérieux

C’est en furetant chez Gibert que j’ai découvert – et acheté – une somme dont le titre accrocheur ne traduit qu’imparfaitement le contenu.

300 pages que je vais déguster comme il se doit, et qui sont, à ma connaissance, une première en ce qu’elles peuvent intéresser aussi bien les mélomanes – et les musiciens – que les amateurs de langue française. Où l’on prend conscience de l’influence de la musique dans notre langue de tous les jours…

Trop de Chosta ?

On a frisé l’indigestion mardi soir à la Philharmonie lors du concert de l’orchestre philharmonique d’Oslo dirigé par son chef, Klaus Mäkelä : deux symphonies de Chostakovitch dans la même soirée, c’était une performance autant pour les musiciens que pour l’auditeur. Ma critique à lire sur Bachtrack !

Le jeune Maazel : cherchez l’erreur ?

Finalement j’ai commandé ce coffret – même si je continue de trouver prohibitifs les prix de cette collection, dont le travail éditorial est admirable et souvent loué ici –

On connaissait déjà une grande partie des enregistrements du tout jeune Lorin Maazel – 27 ans – (lire L’Américain de Paris), mais il manquait ceux qui avaient été publiés par Philips au début des années 60, dans des répertoires où l’on n’attend vraiment pas le chef, et qu’il n’a plus jamais touchés dans la suite de sa longue carrière

CD 1
J.S. BACH Orchestral Suites Nos. 1–3

CD 2
J.S. BACH Orchestral Suite No. 4
Brandenburg Concertos Nos. 1–3

CD 3
J.S. BACH Brandenburg Concertos Nos. 4–6

CD 4
J.S. BACH Oster-Oratorium
Helen Donath ∙ Anna Reynolds
Ernst Haefliger ∙ Martti Talvela
RIAS-Kammerchor 

CDs 5-6
J.S. BACH Mass in B minor
Teresa Stich-Randall ∙ Anna Reynolds
Ernst Haefliger ∙ John Shirley-Quirk
RIAS-Kammerchor

CD 7
HANDEL Music for the Royal Fireworks
Water Music

CD 8
PERGOLESI Stabat Mater
Evelyn Lear ∙ Christa Ludwig
RIAS-Kammerchor

CD 9
MOZART Symphonies Nos. 38 & 39

CD 10
MOZART Symphonies Nos. 40 & 41

 CD 11
DVOŘÁK Symphony No. 9 ‘From the New World’

 CD 12
FRANCK Symphony in D minor

 CD 13
STRAVINSKY The Firebird: Suite
Le Chant du rossignol

 CD 14
FALLA El amor brujo
El sombrero de tres picos
Grace Bumbry

Amateurs de baroque « historiquement informé » passez votre chemin ! Mais il y a déjà ici un péché mignon de l’Américain : l’étirement des tempos lents et la vitesse parfois mécanique pour les rapides, comme cette Water Music

On ne va se priver du bonheur d’entendre Teresa Stich-Randall dans une Messe en si qui, pour n’être pas philologique, se laisse écouter.

Et toujours humeurs et bonheurs dans mes brèves de blog

Les raretés de l’été (IX) : Casals à Prades

L’édition 2025, la 75e, du festival de Prades s’achève ce 8 août.

J’avais fait une halte dans cette charmante sous-préfecture des Pyrénées-Orientales le 14 juillet dernier et j’avais visité l’abbaye de Saint-Michel-de-Cuxa où se tiennent la plupart des concerts du festival (lire Loin du monde).

Les affiches des trente premières années du festival font évidemment rêver.

La période 1980-2020 durant laquelle le festival fut animé par le clarinettiste Michel Lethiec est chichement documentée, peu de disques, encore moins d’échos de concerts sur YouTube, Durant quelques saisons, le festival de Prades eut même une résidence au théâtre des Champs-Elysées.

Depuis 2020, on sent un festival revivifié par Pierre Bleuse. Un festival qui heureusement s’expose à un large public via YouTube en particulier.

Bach concertant et déconcertant

Comme souvent, ça commence par une discussion sur Facebook et ça devient un article de blog. Jean-Charles Hoffelé fait un portrait laudatif du dernier disque de Beatrice Rana, tout entier consacré à des concertos de Bach joués au piano. J’ai réagi à son papier en disant : « On n’a pas dû entendre la même chose », et la discussion a commencé…

Dès que cet enregistrement a été disponible sur IDAGIO, je me suis précipité pour l’écouter… et j’ai été pour le moins déconcerté.

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Je ne comprends pas le parti pris par une pianiste que j’ai admirée dès que je l’ai entendue en concert (en 2012), que j’ai invitée à ouvrir le Festival Radio France 2016 à Montpellier avec les Variations Goldberg de Bach qu’elle a enregistrées dans la foulée.

En réalité, cette approche – que je n’aime pas – révèle combien Bach est à la fois solide et fragile. C’est une musique qui tient bon, quelque traitement qu’on lui fasse subir, mais c’est une musique qui ne se révèle que lorsqu’on trouve le point d’équilibre entre toutes ses composantes : tempo, rythme, articulation, mélodie, contrepoint, etc… Dans ce concerto en ré mineur pour le clavier – mais cela vaut pour les autres – il y a les interprètes qui trouvent ce point d’équilibre… et beaucoup d’autres qui ne le trouvent pas.

Je me suis amusé à revoir d’abord ma discothèque personnelle, qui offre une variété de versions finalement assez vaste.

Glenn Gould

En écoutant Beatrice Rana et sa mécanique toute droite, j’ai pensé à Glenn Gould… que je n’avais pas écouté depuis des lustres. A tort ! Le pianiste canadien est aux antipodes, c’est le moins qu’on puisse dire de sa jeune consoeur et cela nous paraît aujourd’hui insupportable, tout autant que « l’accompagnement » de Bernstein. Mais cette vidéo est émouvante en ce qu’elle rappelle la formidable série des Young People Concerts animés par le génial Leonard Bernstein.

Tatiana Nikolaieva

La grande pianiste russe (lire La grand-mère du piano) que j’ai entendue jouer ce concerto à Evian au début des années 90 continue de me fasciner. Elle est un peu plombée par un accompagnement trop plan-plan, mais que j’aime ce Bach à la fois dense et joyeux !

Vasso Devetzi

J’ai une affection particulière pour cette version captée à Moscou au mitan des années 60 et qui a plutôt bien vieilli. Rudolf Barchai et son orchestre de chambre de Moscou sont nettement plus alertes que les Lituaniens, et la pianiste grecque, aujourd’hui bien oubliée, Vasso Devetzi (1927-1987) joue un Bach qui chante et vibre.

Pletnev et Richter

Pour continuer avec les Russes, deux visions/versions vraiment caricaturales. Celles de Mikhail Pletnev et de Sviatoslav Richter. Pourtant Dieu si on admire l’un et l’autre dans les autres répertoires !

A l’exact opposé, le pianiste allemand Martin Stadtfeld dame le pion à Beatrice Rana question vitesse et précipitation dans le vide…

La version de David Fray est étrange, elle fait dresser l’oreille au début. Le tempo est giusto, mais outre qu’on n’entend quasiment pas l’orchestre, le pianiste français fait quantité de choses qui ne sont pas vraiment écrites, le discours en devient artificiel.

Murray Perahia

C’est peut-être Murray Perahia qui trouve le mieux ce point d’équilibre entre toutes les composantes de l’oeuvre, et qui donne tout son sens à l’allegro initial

Konstantin Lifschitz

J’ai découvert récemment ces disques enregistrés par le pianiste d’origine ukrainienne, Konstantin Lifschitz, installé à Lucerne depuis 2008. Les tempi sont vifs, mais on ne perd absolument rien de la richesse de la partition et de la variété du jeu du pianiste.

To avoid

Dans les magazines anglais (Gramophone ou BBC Music Magazine) quand ils font des discographies sélectives, il y a toujours une version « to avoid » (à éviter). Ici cette étonnante captation (on trouve vraiment tout sur YouTube) d’un pianiste qui, dans les années 80, enregistra une série de concertos de Bach avec Neville Marriner – non indispensables, et qui n’est manifestement plus tout à fait en possession de ses moyens, Andrei Gavrilov.

Et toujours pour les impressions du jour : brevesdeblog

Du Bach et des livres

Comme à mon habitude j’ai plusieurs livres sur ma table de chevet ou mon smartphone. Je les ouvre en fonction de l’humeur, du moment, du lieu où je me trouve. Parfois j’en lâche un plusieurs semaines, et je le retrouve sans en avoir perdu une miette, parfois je retarde le moment de le terminer, pour prolonger le plaisir.

Visionnaires

Je me suis replongé dans deux bouquins presque hors d’âge, qui valent toujours mieux, beaucoup mieux que tout ce qui sort ces jours-ci de la plume (?) des politiques. 

L’essai de Georges Pompidou (1911-1974), je l’avais lu à sa sortie en 1974, puis plus jamais rouvert. Je redécouvre un personnage vraiment singulier, le contraire du conservateur bourgeois, gaulliste d’occasion : ses pages sur l’éducation, l’Université et son avenir, le capitalisme et le marxisme, sur les sujets de société en général, sont visionnaires, appuyées sur une culture historique et philosophique qui impressionne. Saisissant !

Quant à Roland Dumas, mort à 102 ans il y a moins d’un an, on a le sentiment qu’il a disparu de l’Histoire. Le personnage n’a jamais démenti sa réputation de séducteur sulfureux. Mais le témoignage qu’il livre notamment sur les années 80 qui sont aussi les années Mitterrand est plus que précieux, et aide à comprendre nombre de sujets de notre actualité avec les personnages de Khadafi, Reagan, Gorbatchev, Assad, le Proche-Orient, l’Iran… A-t-on vraiment beaucoup progressé depuis ?

J’ajoute – c’est évidemment de première importance pour moi – que chez l’un comme chez l »autre le style fait l’écrivain.

Le retour de Maryvonne

On avait l’impression que l’ex-directrice du Patrimoine au ministère de la Culture, maniant volontiers la polémique, Maryvonne de Saint-Pulgent, avait un peu disparu des radars. C’était sans compter sur son nouvel opus, opportunément publié pour coïncider avec le centenaire de Pierre Boulez. Que d’aucuns, qui ne l’ont pas lu, ont un peu hâtivement présenté comme un pamphlet anti-Boulez.

Cette somme « montre que le rapport de Lully et Boulez au pouvoir et ses conséquences sur notre paysage musical ne sont pas des singularités, mais le fruit d’une exception française, due à la préférence nationale pour le mécénat d’État et les régimes politiques à exécutif fort, ainsi qu’à l’importance de la musique dans notre société.. Née sous la monarchie absolue, cette exception qui concerne aussi Rameau, Berlioz, Fauré et le groupe des Six perdure sous la Révolution, sous les monarchies du XIXᵉ siècle et au XXᵉ siècle, avec des éclipses pendant les régimes parlementaires, le relais étant alors pris par d’autres lieux de pouvoir, académies et salons parisiens notamment. Cette parenthèse de quatre siècles paraît refermée aujourd’hui, la musique savante ayant cessé d’intéresser les dirigeants politiques alors que disparaissait Pierre Boulez » (Présentation de l’éditeur).

A consommer à petites doses, mais sans temps morts.

Les dames du siècle

Le hasard m’a fait trouver ces deux petits livres en même temps dans la même librairie parisienne. De l’une et l’autre dames, je sais déjà bien des choses, mais c’est toujours mieux de creuser le sujet, d’en savoir plus sur des personnages qui ont servi la petite et parfois la grande histoire

Tous ceux qui se sont passionnés pour l’histoire du Festival d’Aix-en-Provence ont forcément rencontré son nom, la comtesse Pastré. Mais savent-ils que « Lily Pastré (1891-1974) a été bien plus qu’une riche mécène. Voici le récit de la vie d’une grande excentrique, d’une grande généreuse, d’une grande amie des artistes, des années folles aux Trente Glorieuses en passant par le tourbillon de la Seconde Guerre mondiale.Née à Marseille, héritière des célèbres apéritifs Noilly Prat, elle épouse un aristocrate et vit à Paris dans un entre-deux-guerres tourbillonnant de fêtes et de concerts. Sa passion première, c’est la musique. Elle est l’amie des plus grands compositeurs et interprètes du moment. Dans sa villa du sud de Marseille, elle reçoit des personnalités aussi diverses que Christian Bérard et Édith Piaf, Luc Dietrich et André Masson. Pendant la guerre, au risque de sa vie, elle cache et aide des musiciens juifs, tels que Clara Haskil et Darius Milhaud, les sauvant d’une mort certaine » (Présentation de l’éditeur).

Quant à la sulfureuse Liane de Pougy, ce n’était pour moi qu’un nom connu. Je vais découvrir ces Dix ans de fête : « une série d’articles parus dans le quotidien La Lanterne en 1903 et 1904 qui raconte dans le détail et avec une liberté sidérante, la vie d’une demi-mondaine pendant une dizaine d’années. Comme l’annonce Liane de Pougy :  » On y reconnaîtra toutes les reines de la fête, qui ont conquis la célébrité par la grâce de leur sourire et le prestige de leur beauté. Ces mémoires renfermeront les indiscrétions les plus piquantes, relateront les aventures les plus pimentées du Tout-Paris qui s’amuse…  » (PdE)

Le crime est son affaire

Joseph Macé-Scaron récidive. Après une Reine jaune qu’on avait rencontrée in situ l’été dernier (lire Les romans de la Côte) et sa Falaise aux suicidés, l’ami Joseph opère un retour gagnant au polar.

« Depuis quelque temps, des événements inquiétants ont lieu à Baugé, petite cité angevine abritant un morceau de la Vraie Croix du Christ. 
Tout bascule lorsque des meurtres spectaculaires sont commis. Sont-ils l’œuvre d’un psychopathe ? D’un esprit avide de vengeance ? Le coupable est-il seulement humain ? 

Dépassées, les autorités font appel au capitaine Guillaume Lassire et à l’archiviste Paule Nirsen, membres du mystérieux Département S, un bureau non officiel chargé d’élucider des affaires étranges. Lancés dans une course effrénée sur les traces d’une autre croix, qui plongea l’Europe dans les ténèbres durant la Seconde Guerre mondiale, les deux enquêteurs vont remonter jusqu’aux racines du Mal.« 

On s’y plonge avec d’autant plus de bonheur et d’impatience que l’auteur a élagué, épuré une matière introductive qui était précédemment trop dense, trop riche de références. Le suspense s’en trouve décuplé, comme l’intérêt du lecteur. On imagine aisément le film qu’on pourrait en tirer.

Repasser son Bach

Je n’ai pas été très convaincu par le concert que dirigeait Klaus Mäkelä mardi soir (compte-rendu à lire sur Bachtrack: Une messe en si sans ferveur)

Je vais me replier ce week-end sur des valeurs sûres, impérissables et ferventes, de ma discothèque.

Et toujours mes impressions quotidiennes: brevesdeblog

Les années Ormandy (suite)

Un an et demi après un premier gros coffret (Les années Ormandy) dévolu aux années « stéréo » du couple Ormandy/Philadelphie, voici le suivant et dernier pour le legs Columbia (un autre suivra pour les publications sous étiquette RCA)

Je renvoie à mon premier article et à tout ce que je peux répéter sur ce grand chef (de petite taille !) Eugene Ormandy et l’Orchestre de Philadelphie dont il fut l’incarnation durant près d’un demi-siècle.

Je n’ai jamais compris l’espèce de condescendance avec laquelle une grande partie de la critique européenne regardait ce chef, qui n’aurait été préoccupé de que de beau son, de brillance orchestrale. Il est vrai que la remastérisation est spectaculaire et nous restitue le son de cet orchestre avec une définition, une précision, un espace qu’on ne connaissait pas.

Ce nouveau coffret (94 CD plus un livre cartonné trilingue) réunit les enregistrements stéréo pour Columbia des années 1964 à 1983 (en fait on parle des années de parution : de 1964 à 1968 avec un disque plus tardif en 1983 avec Yo Yo Ma) Un grand nombre d’entre eux apparaissent pour la première fois en CD, comme la Passion selon saint Jean de Bach, les Métamorphoses symphoniques de Hindemith, la Sixième symphonie de Schubert, le Concerto pour cordes de Ginastera ou la musique de ballet du « Cid » de Massenet et le Divertimento de Bartók. On retrouve bien sûr des enregistrements connus et légendaires comme les « Tableaux d’une exposition », les Première et Troisième symphonies de Rachmaninov, la Cinquième de Chostakovitch, la Dixième complétée de Mahler, ou la « Symphonie du Nouveau Monde » (exceptionnellement avec le London Symphony Orchestra), mais aussi les Quatrième et Cinquième symphonies de Bruckner. Et deux intégrales des symphonies de Beethoven et Brahms, injustement négligées par la critique, et qui méritent vraiment une écoute attentive.. et passionnante.

Isaac Stern, Rudolf Serkin, Eugene Istomin, Emil Gilels, Gary Graffman, Philippe Entremont, Leonard Rose et Yo Yo Ma sont les solistes qu’Ormandy entoure toujours du fameux Philadelphia Sound. A quoi s »ajoutent deux CD qui mettent en lumière les solistes de l’orchestre.

Alors Ormandy dans le répertoire classique ? Qu’on prenne au moins la peine d »‘écouter…

Cette 8e symphonie de Beethoven avec les Wiener Philharmoniker en 1963 :

Comme « accompagnateur » Eugene Ormandy savait, lui, comment ouvrir le 1er concerto de Chopin – quelle leçon cette longue introduction sur laquelle tant de chefs achoppent ! :

Alors, bien sûr, on aime aussi – et depuis longtemps – Ormandy et Philadelphie pour tous ces arrangements, ces pièces de genre, qu’ils jouent comme personne

Dans cet extrait trouvé sur YouTube, ne pas s’attacher à la restitution sonore – manifestement il s’agit ici d’un repiquage de 33 tours –

Les plus avisés relèveront que dans les équipes vocales qu’Ormandy invitait pour les oeuvres chorales, il y avait presque toujours la sublime Maureen Forrester (1930-2010). Clin d’oeil à Thomas Deschamps et aux amis de Classica qui nous offrent avec leur dernier numéro (lire La messe est dite) un formidable inédit :

DISC 1:
Bach, J.S.: Oster-Oratorium, BWV 249 (Judith Raskin, Maureen Forrester, Richard Lewis, Herbert Beattle)

DISC 2:
Prokofiev: Symphony No. 1 in D Major, Op. 25 « Classical »
Prokofiev: Lieutenant Kijé Suite, Op. 60
Prokofiev: The Love for Three Oranges (suite), Op. 33bis

DISC 3:
Strauss, R.: Also sprach Zarathustra, Op. 30

DISC 4:
Offenbach: Gaîté Parisienne
Bizet: L’Arlésienne Suite No. 1
Bizet: L’Arlésienne Suite No. 2

DISC 5:
Hindemith: Mathis der Maler Symphony
Hindemith: Symphonic Metamorphosis of Themes by Carl Maria von Weber

DISC 6:
Tchaikovsky: The Nutcracker, Op. 71, TH 14 (Extracts)
Tchaikovsky: Romeo and Juliet Overture-Fantasy, TH 42 (1880 Version)

DISC 7:
Bartók: Concerto for Orchestra, Sz. 116

DISC 8:
Mendelssohn: Symphony No. 4 in A Major, Op. 90 « Italian »
Mendelssohn: A Midsummer Night’s Dream, incidental music, Op. 61

DISC 9:
Ravel: Piano Concerto in G Major, M. 83
Falla: Noches en los Jardines de España, IMF 8 (Philippe Entremont)

DISC 10:
Prokofiev: Violin Concerto No. 1 in D Major, Op. 19
Prokofiev: Violin Concerto No. 2 in G Minor, Op. 63 (Isaac Stern)

DISC 11:
Traditional: O Tannenbaum
Traditional: It Came Upon the Midnight Clear
Simeone: Little Drummer Boy
Niles: I Wonder as I Wander
Handel: Messiah, HWV 56: For unto us a Child is bor
Traditional: Here We Go A-Caroling
Traditional: Good King Wenceslas
Traditional: Away in a Manger
Traditional: Jingle Bells
Traditional: We Three Kings of Orient Are
Handel: Messiah, HWV 56: Hallelujah Chorus
Traditional: We Wish You a Merry Christmas
Pergolesi: Glory to God in the Highest
Franck: Psalm 150 in D Major, FWV 69
Robertson: How Beautiful Upon the Mountain
Schubert: Psalm 23, D. 706
Beethoven: Christus am Ölberge, Op. 85: Hallelujah (Mormón Tabernacle Choir)

DISC 12/13:
Verdi: Messa da Requiem (Lucine Amara, Maureen Forrester, Richard Tucker, George London)

DISC 14:
Strauss, R.: Der Rosenkavalier Suite, TrV 227d
Strauss, R.: Till Eulenspiegels lustige Streiche, Op. 28
Strauss, R.: Salome, Op. 54, TrV 215: Dance of the Seven Veils

DISC 15:
Mendelssohn: Concerto for 2 Pianos in E Major, MWV O 5
Mendelssohn: Concerto for 2 Pianos in A-Flat Major, MWV O 6 (Arthur Gold, Robert Fizdale)

DISC 16:
Copland: Fanfare for the Common Man
Copland: Lincoln Portrait
Ives: 3 Places in New England (Orchestral Set No. 1)
Ives: Symphony No. 1 in D Minor

DISC 17:
Schumann: Piano Concerto in A Minor, Op. 54
Schumann: Introduction & Allegro appassionato, Op. 92 « Konzertstück » (Rudolf Serkin)

DISC 18:
Ravel: Rapsodie espagnole, M. 54
Debussy (orch. Ravel): Danse, L. 69 « Tarantelle styrienne »
Debussy: Nocturnes, L. 91
Debussy (arr. William Smith): Rêverie, L. 68
Debussy (orch. Smith): 2 Arabesques, L. 66: 1. Andantino con moto
Debussy (orch. Smith): Préludes, Livre 1, L. 117: 8. La fille aux cheveux de lin
Debussy (orch. Büsser): Petite Suite, L. 65: 1. En bateau

DISC 19:
Wagner: Tannhäuser, WWV 70, Act II: Festmarsch
Wagner: Lohengrin, WWV 75: Prelude to Act III
Wagner: Die Walküre, WWV 86b, Act III: Magic Fire Music
Wagner: Die Walküre, WWV 86b Act III: The Ride of the Valkyries
Wagner: Tannhäuser, WWV 70: Overture
Wagner: Tristan und Isolde, WWV 90: Prelude & Liebestod
Wagner: Die Meistersinger von Nürnberg, WWV 96, Act I: Prelude

DISC 20:
Chopin: Piano Concerto No. 1 in E Minor, Op. 11 (Emil Gilels)

DISC 21:
Dvorák: Cello Concerto in B Minor, Op. 104, B. 191
Tchaikovsky: Variations on a Rococo Theme, Op. 33 (Leonard Rose)

DISC 22:
Brahms: Concerto No. 2 for Piano and Orchestra in B-Flat Major, Op. 83 (Eugene Istomin)

DISC 23:
Brahms: Double Concerto for Violin and Cello in A Minor, Op. 102 (Isaac Stern, Leonard Rose)
Beethoven: Triple Concerto for Violin, Cello & Piano in C Major, Op. 56 (Eugene Istomin, Isaac Stern, Leonard Rose)

DISC 24:
Mozart: Symphony No. 30 in D Major, K. 202
Mozart: Symphony No. 31 in D Major, K. 297 « Paris »

DISC 25:
Beethoven: Piano Concerto No. 4 in G Major, Op. 58
Beethoven: Piano Concerto No. 1 in C Major, Op. 15 (Rudolf Serkin)

DISC 26:
Stravinsky: Petroushka

Kodály: Háry János Suite

Stravinsky: The Firebird Suite (1919 Version)

DISC 27:
Foster (arr. Harris): Camptown Races
Traditional (arr. Harris): When Johnny Comes Marching Home
Traditional (arr. Harris): Sailor’s Hornpipe
Paderewski (arr. Harris): Minuet in G Major Op. 14, No. 1
Rameau (arr. Harris): The Hen
Benjamin (arr. Harris): Jamaican Rumba
Debussy: General Lavine
Harris: March of the Mandarins
Traditional (arr. Harris): Londonderry Air
Rimsky-Korsakov: The Flight of the Bumblebee
Grieg (arr. Harris): March of the Dwarfs (Arranged by Arthur Harris)
Rimsky-Korsakov: Procession of the Nobles from « Mlada » Suite
Halvorsen: March of the Boyars
Chabrier: Joyeuse Marche for Orchestra
Saint-Saëns: Suite algérienne, Op. 60: IV. Marche militaire française
Mendelssohn: War March of the Priests from « Athalie, Op. 74 »
Rimsky-Korsakov: Farewell of the Tsar from « Tsar Saltan Suite, Op. 57 »
Ippolitov-Ivanov: Caucasian Sketches Suite, Op. 10: Procession of the Sardar

DISC 28:
Guthrie (arr. Cormier): This Land is Your Land
arr. Hunter: Down in the Valley
arr. De Cormier: She’ll be coming round the mountain
Foster (arr. Robertson): Beautiful Dreamer
arr. De Cormier: Sweet Betsy from Pike
Gould: Spirituals for Orchestra: Gospel Train – Old Time Religion
arr. De Cormier: When I First Came to This Land
arr. De Cormier: Shenandoah (or, Across the Wide Missouri)
arr. De Cormier: Home on The Range
arr. De Cormier: He’s Got the Whole World in His Hands
arr. Harris: I Wonder as I Wander
Foster (arr. Shaw): Oh, Susanna
Traditional: Deep River

DISC 29:
Tchaikovsky: Piano Concerto No. 2 in G Major, Op. 44
Tchaikovsky: Piano Concerto No. 3 in E-Flat Major, Op. 75 (Gary Graffman)

DISC 30:
Tchaikovsky: Symphony No 4 in F Minor, Op. 36
Tchaikovsky (arr. Harris): None but the Lonely Heart, Op. 6, No. 6
Tchaikovsky (arr. Gould): The Seasons, Op. 37a: No. 6, June. Barcarolle

DISC 31:
Saint-Saens: Piano Concerto No. 2 in G Minor, Op. 22
Saint-Saens: Piano Concerto No. 4 in C Minor, Op. 44 (Philippe Entremont)

DISC 32:
Berlioz: Grande messe des morts, H 75 (Cesare Valletti)

DISC 33:
Mozart: Concerto No. 1 in D Major for Horn and Orchestra, K. 412
Mozart: Concerto No. 2 in E-Flat Major for Horn and Orchestra, K. 417
Mozart: Concerto No. 3 in E-Flat Major for Horn and Orchestra, K. 447
Mozart: Concerto No. 4 in E-Flat Major for Horn and Orchestra, K. 495 (Mason Jones)

DISC 34:
Bartók: A csodálatos mandarin, Op. 19 « The Miraculous Mandarin »
Bartók: 2 Pictures, Op. 10
Bartók: 2 Portraits, Op. 5 (Anshel Brusilow)

DISC 35:
Sarasate: Introduction and Tarantelle for Violin and Orchestra, Op. 43
Cooley: Aria and Dance for Viola and Orchestra
Fauré: Élégie for Cello and Orchestra, Op. 24
Vanhal: Concerto in E Major for Bass and Orchestra
Riisager: Concertino for Trumpet and Orchestra, Op. 29
Saint-Saëns: Morceau de concert, Op. 94
Guilmant: Morceau Symphonique for Trombone and Orchestra, Op. 88

DISC 36:
Mahler: Symphony No. 10 in F-Sharp Minor (1976 Version)

DISC 37:
Haydn: Symphony No. 96 in D Major, Hob. I:96, « Miracle »
Haydn: Symphony No. 101 in D Major, Hob. I:101 « Clock »

DISC 38:
Rodrigo: Concierto de Aranjuez
Castelnuovo-Tedesco: Concerto in D Major for Guitar and Orchestra, Op. 99 (John Williams)

DISC 39:
Beethoven: Piano Concerto No. 2 in B-Flat Major, Op. 19
Mozart: Piano Concerto No. 27 in B-Flat Major, K. 595 (Rudolf Serkin)

DISC 40:
Beethoven: Christus am Ölberge, Op. 85 (Christ on the Mount of Olives) (Judith Raskin, Richard Lewis, Herbert Beattle)
Bruckner: Te Deum (Maria Stader, Helen Vanni, Stanley Kolk, Donald Gramm)

DISC 41:
Rossini (arr. Respighi): La boutique fantasque: 2. Tarentella « La Danza »
Rossini (arr. Respighi): La boutique fantasque: 4. Danse Cosaque. Allegretto marcato
Rossini (arr. Respighi): La boutique fantasque: 5. Can-Can. Allegretto grottesco « Petite Caprice Style Offenbach »
Ponchielli: La gioconda, Op. 9, Act III: Dance of the Hours
Brahms: Hungarian Dance No. 5 in F-Sharp Minor
Falla: El amor brujo: 8. Ritual Fire Dance
Smetana: The Bartered Bride: Dance of the Comedians
Rossini: Dance for Six from William Tell
Weinberger: Polka from « Schwanda »
Tchaikovsky: Eugene Onegin, Op. 24, TH 5: Polonaise
Brahms: Hungarian Dance No. 6 in D Flat Major3:22

DISC 42:
Dvorák: Violin Concerto in A Minor, Op. 53
Dvorák: Romance in F Minor, Op. 11, B. 39
Sibelius: Violin Concerto in D Minor, Op. 47 (Isaac Stern)

DISC 43:
Beethoven: Symphony No. 1 in C Major, Op. 21
Beethoven: Symphony No. 2 in D Major, Op. 36

DISC 44:
Beethoven: Symphony No. 3 in E-Flat Major, Op. 55, « Eroica »

DISC 45:
Beethoven: Symphony No. 4 in B-Flat Major, Op. 60
Beethoven: Symphony No. 5 in C Minor, Op. 67

DISC 46:
Beethoven: Symphony No. 6 in F Major, Op. 68 « Pastoral »

DISC 47:
Beethoven: Symphony No. 7 in A Major, Op. 92
Beethoven: Symphony No. 8 in F Major, Op. 93

DISC 48:
Beethoven: Symphony No. 9 in D Minor, Op. 125 « Choral » (Lucine Amara, Lili Chookasian, John Alexander, John Macurdy)

DISC 49:
Nielsen: Symphony No. 6, Op. 116 « Sinfonia Semplice »
Nielsen: Maskarade Overture
Nielsen: Maskerade: Prelude to Act II

DISC 50:
Tchaikovsky: Italian Capriccio, Op. 45, TH 47
Tchaikovsky: Eugene Onegin, Op. 24, TH 5: Waltz
Rimsky-Korsakov: Capriccio espagnol, Op. 34
Rimsky-Korsakov: Le Coq d’or – IV. Bridal Procession and Lamentable Death of Tsar Dodon

DISC 51:
Mahler: Das Lied von der Erde (Lili Chookasian, Richard Lewis)

DISC 52:
Nielsen: Symphony No. 1 in G Minor, Op. 7
Nielsen: Helios Overture, Op. 17
Nielsen: Pan and Syrinx, Op. 49
Nielsen: Rhapsodisk ouverture, CNW 39 « An Imaginary Journey to the Faroe Islands »

DISC 53:
Marcello: Concerto in C Minor for Oboe and Orchestra
Weber: Hungarian Fantasy for Bassoon and Orchestra
Debussy: Danse sacrée et danse profane, L. 103
Creston: Concertino for Marimba and Orchestra, Op. 21
Bloch: Suite Modale for Flute and Orchestra
Debussy: Rhapsody No. 1 for Clarinet and Orchestra, L.116
Liszt: Fantasie über ungarische Volksmelodien, S. 123

DISC 54:
Rachmaninoff: Symphony No. 1 in D Minor, Op. 13

DISC 55:
Lalo: Symphonie espagnole, Op. 21
Bruch: Violin Concerto No. 1 in G Minor, Op. 26 (Isaac Stern)

DISC 56:
Gershwin: Piano Concerto in F Major
Gershwin: Rhapsody in Blue (Philippe Entremont)

DISC 57:
Orff: Catulli Carmina (Judith Blegen, Richard Kness)
Mussorgsky (orch. Ravel): Pictures at an Exhibition, IMM 50

DISC 58:
Kodály: Concerto for Orchestra
Kodály: Dances of Galanta
Kodály: Dances of Marosszék

DISC 59:
Berg: Lulu Suite
Schoenberg: Theme and Variations, Op. 43B
Webern: Im Sommerwind
Webern: Three Pieces for Orchestra, Posth.

DISC 60:
Bruckner: Symphony No. 5 in B-Flat Major, WAB 105

DISC 61:
Bizet: Les Voici from « Carmen »
Mascagni: The Lord Now Victorious from « Cavalleria Rusticana »
Gounod: Soldiers’ Chorus from « Faust »
Wagner: Hail, Bright Abode from « Tannhäuser »
Puccini: Humming Chorus from « Madama Butterfly »
Verdi: Il Trovatore, Act II: Anvil Chorus
Wagner: Pilgrims’ Chorus from « Tannhäuser »
Leoncavallo: Bell Chorus from « I Pagliacci »
Wagner: Bridal Chorus from « Lohengrin »
Weber: Huntsmen’s Chorus from « Der Freischütz »
Verdi: Grand March from « Aida »

DISC 62:
Rachmaninoff: Symphony No. 3 in A Minor, Op. 44
Rachmaninoff: Vocalise, Op. 34, No. 14

DISC 63:
Dinicu (arr. Heifetz): Hora Staccato
Dvorák: Humoresque
Rimsky-Korsakov: The Flight of the Bumblebee
Tchaikovsky (arr. Frost): String Quartet No. 1 in D Major, Op. 11: II. Andante cantabile
Strauss, Johann II and Josef: Pizzicato-Polka
Bach, J.S. (arr. Kresiler/Smith): Preludium in E Major
Paganini (orch. Ormandy): Moto Perpetuo
Granados (arr. Harris): Andaluza, Op. 37, No. 5
Schubert, François (arr. Harris): The Bee
Brahms: Hungarian Dance No. 5
Novacek: Perpetual Motion
Kreisler (arr. Leidzen): Liebesfreud (Love’s Joy)

DISC 64:
Beethoven: Piano Concerto No. 4 in G Major, Op. 58 (Eugene Istomin)

DISC 65:
Respighi: Vetrate di chiesa
Respighi: Gli uccelli

DISC 66:
Gershwin: An American in Paris
Gershwin: Porgy and Bess: A Symphonic Picture (Arr. for Orchestra by Robert Russel Bennett)
Grofé: Grand Canyon Suite

DISC 67:
Schubert: Symphony No. 9 in C Major, D. 944 « The Great »

DISC 68:
Handel: Awake the Trumpet’s Lofty Sound from Samson
Handel: Judas Maccabaeus, HWV 63: See, the Conqu’ring Hero Comes!
Handel: Sing Unto God from Judas Maccabaeus
Handel: Messiah, HWV 56
Handel: Let Their Celestial Concerts All Unite from Samson
Handel: Welcome, Welcome Mighty King from Saul
Handel: David, His Ten Thousands Slew from Saul
Handel: Zadok the Priest – Coronation Anthem
Handel: Hallelujah Chorus from Messiah, HWV 56
Handel: Holy Art Thou (Largo from « Xerxes »)
Handel: How Excellent Thy Name from « Saul »
Handel: Hallelujah, Amen from Judas Maccabaeus
Handel: But as for his people from Israel in Egypt
Handel: Sing Ye to the Lord from Isreal in Egypt

DISC 69:
Shostakovich: Symphony No. 5 in D Minor, Op. 47

DISC 70:
Bach, J.S.: Jesu, Joy Of Man’s Desiring (From « Herz und Mund und Tat und Leben, BWV 147 »
Bach, J.S.: « What Tho’ the World Be Full of Sin » from Cantata No. 80
Bach, J.S.: A Mighty Fortress is Our God from Cantata No. 80, BWV 80
Bach, J.S.: « Ah, Dearest Jesus » from « The Christmas Oratorio », BWV 245
Bach, J.S.: « Sleepers Awake » from Cantata No. 140
Bach, J.S.: « Zion Hears the Watchmen’s Voices » from Cantata No. 140
Bach, J.S.: « My Soul Doth Magnify the Lord » from Magnificat, BWV 243
Bach, J.S. (arr. Walton/Katherine Davis): Sheep May Safely Graze (From « The Birthday Cantata, BWV 208)
Bach, J.S. (arr. Gounod): Father in Heaven (Ave Maria)
Bach, J.S.: « Now Keep We All This Holy Feast » from Cantata No. 4
Bach, J.S.: « Come, Sweet Death », BWV 478
Bach, J.S.: « Now Thank We All Our God » from Cantata No. 79
Bach, J.S.: In Deepest Grief – From the « St. Matthew Passion »

DISC 71:
Mendelssohn: Capriccio brillant, Op. 2
Schumann: Introduction & Allegro, Op. 134
Strauss, R.: Burleske, TrV 145: Allegro vivace. (Rudolf Serkin)

DISC 72:
Alfén: Midsommarvaka, Op. 19 « Swedish Rhapsody No. 1 »
Sibelius: Karelia Suite, Op. 11
Grieg: Norwegian Dance, Op. 35, No. 2: Allegretto tranquillo e grazioso
Grieg: Sigurd Jorsalfar (suite), Op. 56, No. 3: Huldigungsmarsch. Allegro molto
Grieg: Lyric Pieces, Op. 54, No. 2: Gangar. Allegretto marcato « Norwegian March »
Sibelius: Finlandia, Op. 26
Grieg: Lyric Suite, Op. 54, Nr. 4: Notturno. Andante

DISC 73:

Ravel: Boléro, M. 81
Massenet: Le Cid (Ballet Suite)
Falla: El Sombrero de Tres Picos, Parte II

DISC 74:
Bach, J.S. (arr. Ormandy): Toccata and Fugue in D Minor, BWV 565
Bach, J.S. (arr. Smith): Cantata No. 156, BWV 156 – Sinfonia « Arioso »
Bach, J.S. (arr. Frost): Notebook for Anna Magdalena Bach: Little Suite
Bach, J.S. (arr. Harris): A Mighty Fortress is Our God
Bach, J.S. (arr. Cailliet): Cantata Herz und Mund und Tat und Leben, BWV 147: Jesu, Joy of Man’s
Desiring
Bach, J.S. (arr. Smith): Fugue in G Minor « The Little »
Bach, J.S. (arr. Busoni): Fugue in G Minor, BWV 542 « Great »
Bach, J.S. (arr. Walton): Sheep May Safely Graze (from Cantata No. 208)
Bach, J.S. (arr. Taynton): Come, Sweet Death
Bach, J.S. (arr. Bantok): Wachet auf, ruft uns die Stimme, BWV 140 « Sleepers Awake »: I. Wachet auf, ruft uns die Stimme

DISC 75:
Beethoven: Missa Solemnis in D Major, Op. 123 (Martina Arroyo, Maureen Forrester, Richard Lewis, Cesare Siepi)

DISC 76:
Lalo: Concerto for Cello and Orchestra in D Minor
Saint-Saens: Cello Concerto No. 1 in A Minor, Op. 33
Fauré: Élégie for Cello and Orchestra in C Minor, Op. 24. (Leonard Rose)

DISC 77:
Berlioz: Harold in Italy, H. 68. (Joseph de Pasquale)

DISC 78:
Shostakovich: Symphony No. 10 in E Minor, Op. 93

DISC 79:
Rossini (arr. Respighi): La boutique fantasque
Adam: Giselle Ballet Suite (Excerpts)
Meyerbeer: Les patineurs Ballet Suite
Waldteufel: Estudiantina Waltz, Op. 191
Waldteufel: Les patineurs, Op.183
Goundod: Faust: Waltz
Ivanovici: Danube Waves

DISC 80:
Boccherini: String Quintet in E Major, Op. 13, No. 5. Minuet
Beethoven (arr. Smith): Bagatelle in A Minor, WoO 59 « Für Elise »
Handel: Largo from Xerxes
Mozart: Don Giovanni, KV527 – Minuet
Handel (arr. Harty): Water Music Suite
Clarke: Trumpet Voluntary
Beethoven (arr. Burmester): 6 Minuets, WoO 10: No. 2 in G Major
Hofstetter (attr. Haydn): String Quartet no. 5 in F Major, Op. 3 « Serenade »
Gluck (arr. Frost): Iphigénie en Aulide, Wq. 40: Gavotte
Gluck: Armide, Wq. 45: Musette
Gluck: Orpheo ed Euridice, Wq. 30, Act II: Dance of the Blessed Spirits
Fauré: Pavane in F-Sharp Minor, Op. 50
Menotti: Sebastian Suite: II Barcarolle
Brahms (arr. Jacques): 11 Chorale Preludes, Op. 122, No. 8: Es ist ein Ros’ entsprungen
Humperdinck: Hänsel und Gretel: Abends, will ich schlafen gehn
Schumann (arr. T. Frost): Kinderszenen, Op. 15: No. 7, Träumerei
Saint-Saens: Carnival of Animals: The Swan
Massenet (arr. Frost): Élégie

DISC 81/82:
Bach, J.S.: Johannespassion, BWV 245. (Judith Raskin, Maureen Forrester, Richard Lewis, George Shirley, Norman Treigle, Thomas Paul)

DISC 83:
Respighi: Fountains of Rome
Respighi: The Pines of Rome

DISC 84:
Elgar: Enigma Variations (Variations on an Original Theme), Op. 36
Vaughan-Williams: Fantasia on a Theme by Thomas Tallis – Largo sostenuto
Elgar: Cockaigne Overture (In London Town), Op. 40

DISC 85:
Gounod: Faust, Act V, Ballet Music
Thomas: Mignon: Gavotte
Offenbach: Les contes d’Hoffmann. Prelude to Act II: Minuet
Wolf-Ferrari: I gioielli della Madonna: Intermezzo from Act III
Verdi: Aïda, Act II, Gran marcia trionfale
Verdi: La Traviata: Overture
Mascagni: Cavalleria Rusticana: Intermezzo
Berlioz: Les troyens, H. 133: Marche troyenne
Rossini: Guillaume Tell: Overture
Jaernfelt: Praeludium für kleines Orchester
Liszt: Grand galop chromatique
Pierné: Cydalise et le chèvre-pied. Act I, Marche des petits faunes
Mendelssohn: Midsummer Night’s Dream, op. 61 – Intermezzo

DISC 86:
Brahms: Symphony No. 1 in C Minor, Op. 68

DISC 87:
Brahms: Symphony No. 2 in D Major, Op. 73
Brahms: Symphony No. 3 in F Major, Op. 90

DISC 88:
Brahms: Symphony No. 4 in E Minor, Op. 98
Brahms: Academic Festival Overture, Op. 80

DISC 89:
Schubert: Symphony No. 4 in C Minor, D. 417 « Tragic »
Schubert: Symphony No. 6 in C Major, D. 589 « Little »
Brahms: Variations on a Theme by Haydn, Op. 56a

DISC 90:
Bruckner: Symphony No. 4 in E-Flat Major, WAB 104 « Romantic » (1886 Version, ed. L. Nowak)

DISC 91:
Bartók: Divertimento for String Orchestra
Ginastera: Concerto per Corde

DISC 92:
Strauss, R.: Der Bürger als Edelmann Suite, Op. 60
Strauss, R.: Horn Concerto No. 1 in E-Flat Major, Op. 11. (Mason Jones)

DISC 93:
Shostakovich: Cello Concerto No. 1 in E-Flat Major, Op. 107
Kabalevsky: Cello Concerto No. 1 in G Minor, Op. 49. (Yo Yo Ma)

DISC 94:
Dvorák: Symphony No. 9 in E Minor, Op. 95 « From the New World » (London Symphony Orchestra)

Et toujours le petit frère de ce blog : brevesdeblog